Chefferie du Parti conservateur: Joël Godin appuierait Jean Charest

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Par Michel Harvey
Chefferie du Parti conservateur: Joël Godin appuierait Jean Charest
Le député de Portneuf–Jacques-Cartier soutiendrait le candidat Jean Charest si jamais ce dernier décidait de se lancer dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada. Photo – Michel Harvey

Le député de Portneuf–Jacques-Cartier soutiendrait le candidat Jean Charest si jamais ce dernier décidait de se lancer dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada pour succéder à Erin O’Toole.

« Les candidats ne courent pas les rues. Pierre Poilievre s’est manifesté, mais de mon côté, je veux un chef ou une cheffe qui est progressiste-conservateur parce qu’il y a deux solitudes : la droite sociale et les progressistes-conservateurs. Ça fait trois courses à la chefferie depuis 2017 ; alors, on ne construit rien pendant ce temps-là », mentionnait le député fédéral.

Sa position est claire depuis la sortie de M. O’Toole.

« La députée conservatrice manitobaine Candice Bergen a été élue cheffe par intérim du Parti conservateur du Canada et elle fait bien ça. Il faut voir maintenant au niveau philosophique où elle se positionne. Ce n’est pas naturel pour moi d’être dans le même bateau que Mme Bergen parce qu’elle est plus de droite sociale », nous confiait Joël Godin.

« Je suis un député qui a été élu progressiste-conservateur au Parti conservateur du Canada. Au lendemain de l’élection de notre nouvelle tête dirigeante, si ça ne rejoint pas mes convictions ; si ça ne respecte pas mes principes en politique, j’aurai un choix à faire. Je consulterai les gens qui m’ont appuyé, les membres de mon parti pour voir quelles sont leurs intentions, mais je vais respecter mes convictions. »

« Je veux être clair. Si c’est le cas, il y aura des options que j’envisagerai : siéger comme indépendant, siéger dans un autre parti, démissionner ou participer à la création d’un nouveau parti progressiste-conservateur. »

« Il y a plusieurs personnes qui ont signifié un certain intérêt : Jean Charest, Peter McKay, Patrick Brown et Pierre Poilievre, qui est le seul qui a indiqué qu’il plongeait. Ce qui est important de comprendre, ce n’est pas la population qui détermine le nouveau chef, ce sont les membres. »

« Je ne prendrai pas position avant de connaître la liste des candidats et candidates. Je veux avoir la meilleure personne qui peut unir l’ouest et le centre incluant le Québec et les Maritimes. Si c’est Jean Charest qui est la meilleure personne, je vais être avec lui. Moi, Pierre Poilievre, ce n’est pas mon candidat. Il est de droite économique, ce que je suis. Mais il est plus populiste. Il tend plus vers la droite extrême à la Maxime Bernier et moi, ça ne me réconforte pas », commentait clairement Joël Godin.

DOSSIERS RÉGIONAUX

Quant à son travail dans le comté, Joël Godin souhaite toujours faire avancer des dossiers qui lui tiennent à cœur.

« La priorité, on travaille sur le quai de Portneuf, mais il y a également les interurbains sur ligne dure qui étaient un de mes engagements en campagne électorale. Il y a également des représentations qui sont faites concernant le train à grande fréquence (TGF), un projet qui continue d’évoluer. Je souhaite qu’il y ait une desserte dans Portneuf : une station d’embarquement et un débarcadère. »

« Tantôt, il va falloir aussi aider nos organismes qui ont été mis sur pause pendant deux ans en raison de la pandémie et s’assurer qu’ils pourront repartir convenablement en les accompagnant auprès des instances fédérales. »

MANIFESTATIONS DES CAMIONNEURS

« Ces temps-ci, être député fédéral, ça occupe », disait Joël Godin en ce qui a trait à la situation qui prévaut actuellement devant le Parlement canadien, les camionneurs qui font face à la Loi sur les mesures d’urgence.

« Les événements se sont bousculés depuis le départ de M. O’Toole et l’arrivée des manifestants qui a pris une ampleur considérable. Les mesures d’urgence et les débats concernant ce projet de loi-là », a commenté le député.

« Ce qui est malheureux, c’est que le premier ministre du Canada ne soit pas intervenu depuis le début et là, il sort son bazooka avec ses mesures d’urgence. Si on se fie à ce qui s’est passé au pont Ambassador à Windsor, ils n’ont pas eu besoin de mesures semblables pour dénouer le problème. »

« Je trouve ça lâche de la part du premier ministre du Canada d’agir de cette façon-là. Tu n’as jamais parlé aux manifestants dans ce siège. Tu ne peux pas dénouer une impasse quand tu ne parles pas à la partie adverse. C’est inacceptable ce qui se passe. On ne peut pas encourager la désobéissance civile et c’est ce qui se déroule présentement », s’exprimait M. Godin.

« C’est historique ce que l’on vit actuellement. La Loi des mesures d’urgence, qui remplace la Loi des mesures de guerre, c’est la quatrième fois qu’on l’utilise dans l’histoire du pays : Première Guerre mondiale, Deuxième Guerre mondiale, les années 70 avec Pierre Elliott Trudeau et toute la crise d’Octobre, et aujourd’hui, son fils sort le bazooka pour tuer une mouche. »

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Nicholas St-Jean
Nicholas St-Jean
9 mois

Bonjour Mr. Godin,

Au dernière élections j’ai voté en votre faveur mais si vous donné vôtre appuie à Mr. Jean Charest mon vote n’ira pas au parti conservateur soyez avisé! P.S . plusieurs compatriotes n’ont pas oublier le manque d’ethique de se dirigeant!