Pas facile d’amener des immigrants en région

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Par Denise Paquin
Pas facile d’amener des immigrants en région
La présidente de la Chambre de commerce de l'Est de Portneuf, Rachel Lunardi, a souhaité la bienvenue aux visiteurs. Photo - Denise Paquin

Tenter d’amener des travailleurs immigrants à s’installer à 250 kilomètres de Montréal, dans une région dont le nom leur était inconnu, n’est pas chose facile. L’effort réalisé par la quinzaine d’entre eux qui se sont rendus à Saint-Raymond le 9 mai n’en est que plus louable.

«Ils se sont levés à 5h du matin. Ce sont les gens les plus travaillants, les plus vaillants», a déclaré Benoit Malric, directeur des programmes immigration à la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), qui accompagnait le premier groupe de ce projet de régionalisation dans Portneuf.

En avril, près de 90 Montréalais d’adoption s’étaient montrés intéressés à faire la tournée dans Portneuf. Une trentaine avaient confirmé leur présence. Ce sont finalement 15 qui ont fait le long voyage en autobus pour découvrir une région complètement inconnue la veille.

Les gens des trois chambres de commerce et la dizaine d’entrepreneurs les ont accueillis chaleureusement. Ces derniers n’ont pas mis de temps à établir des contacts afin d’évaluer s’ils pouvaient trouver parmi eux les employés qu’ils recherchent. Même si le nombre était moindre qu’espéré, Rachel Lunardi, présidente de la Chambre de commerce de Portneuf, s’est dite satisfaite de cette première expérience. Il faut savoir que plusieurs régions sollicitent les immigrants. La veille, un groupe s’était rendu à Sherbrooke, en Estrie.

La réalité du travail pour les immigrants est implacable. Si 85% d’entre eux vivent à Montréal, ils y font face à un taux de chômage deux fois plus élevé alors que 55% des emplois sont en région. Or, partir de Montréal pour aller en région c’est «presque un deuxième déracinement», a témoigné Benoit Malric.

Le programme de régionalisation de la FCCQ est «une première exploration», a résumé M. Malric. Il a rappelé que la Fédération s’occupe du processus de préqualification pour les employeurs et permet aux immigrants de «savoir où est Portneuf». M. Malric a aussi indiqué que les entreprises peuvent profiter de programmes de formation et de subventions salariales afin de former leur nouvelle main-d’oeuvre.

La directrice de la Chambre de commerce régionale de Saint-Raymond, Édith Robitaille, a dit espérer que la journée dans Portneuf puisse «conquérir» les visiteurs. Ils avaient au programme un dîner, des rencontres avec des employeurs et une courte visite de la région.

Reste à voir si des liens s’établiront à la suite de ce premier contact.

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