Dominique Bernard, Hubert Reeves et les fous de Dieu

par Robert Jasmin
Dominique Bernard, Hubert Reeves et les fous de Dieu

Dimanche dernier, des milliers de personnes se sont réunies dignement sur la grande place au centre de la ville d’Arras en France pour exprimer leur reconnaissance envers Dominique Bernard, ce professeur assassiné en voulant protéger ses élèves dans le lycée où il enseignait. Les derniers mots que ce héros a entendu avant de mourrir furent : « Allahu Akbar ! » (Dieu est grand !) prononcé par le tueur islamiste armé d’un couteau. Ce crime est survenu quelques jours à peine après que des hordes barbares aient assassiné froidement des bébés, des enfants, des pères et des mères, toujours au nom du même dieu.

Ce massacre fut perpétré par les troupes du Hamas. Le Hamas, ce sont ces extrémistes islamistes que la population de Gaza a choisi comme représentants. Une population, disons-le, poussée au désespoir à force de vivre sur cette enclave-prison-à-ciel-ouvert où s’entassent plus de deux millions de personnes. Ce petit territoire, tenu en laisse par Israël  au moyen d’un blocus inhumain, ne pouvait engendrer, tôt ou tard, que des terroristes. Ceux-ci se sont rués sur des civils qui habitaient des villages israéliens du voisinage.

Israël, de son côté, avait illégalement agrandi son territoire en colonisant toute une partie de la Palestine poussé par l’idéologie messianique propagée par d’autres fous d’un autre dieu unique. Il ne faut évidemment pas établir d’équivalence entre les deux crimes. Le massacre froid et calculé de civils innocents est impardonnable. Mais, dans les deux cas, on fait appel à une autorité qui est attribuée à un être imaginaire.

Le temps est venu de propager des messages qui remettent de la dignité dans les rapports humains en excluant toute référence à des croyances qui ne devraient jamais sortir de l’esprit de chaque individu et donc, à l’exclusion de toutes les religions organisées. Voici celui que nous laisse en héritage, le grand Hubert Reeves, mort le jour de l’assassinat de Dominique Bernard : « L’homme est l’espèce la plus insensée : il vénère un dieu invisible et massacre une nature (j’ajouterais : et des êtres vivants) visible ! Sans savoir que cette nature visible qu’il massacre est ce dieu invisible qu’il vénère ! »

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