Sauvetage d’une croix de chemin à Deschambault-Grondines

Photo de Denise Paquin
Par Denise Paquin
Sauvetage d’une croix de chemin à Deschambault-Grondines
De gauche à droite : le propriétaire Claude Chalifour, Marcel Réhel, Guy Nadeau et Louis Roberge, bénévoles des Ateliers du Moulin et responsables des travaux. Photo - CPDG

Après avoir restauré le Calvaire Naud, sur la route 138, il y a quelques années, des bénévoles ont sauvé la croix de chemin de la route Guilbault, à Deschambault-Grondines.

En trop mauvais état pour être restaurée, la croix située en face du 2e Rang a été refaite à l’identique par des bénévoles des Ateliers du Moulin de Culture et Patrimoine Deschambault-Grondines (CPDG).

Cela faisait plusieurs années que les administrateurs de l’organisme s’inquiétaient du sort de cette croix qu’ils voyaient «s’en aller à vau-l’eau», raconte son directeur Donald Vézina.

Le propriétaire du terrain, Claude Chalifour se désolait lui aussi de voir cette croix, que son père avait entretenu durant plusieurs années, se détériorer.

C’est lui qui avait déplacé la croix de son site originel pour la préserver. Elle s’élevait dans la cour de la petite école du 3e Rang, qui a fermé ses portes puis disparu, explique M. Vézina. La croix a été déménagée une seconde fois, sur son site actuel.

Le hasard a fait en sorte que M. Vézina contacte le propriétaire du terrain pour lui parler de la croix, et ce, peu de temps après le décès du père de ce dernier. M. Chalifour a accepté sans hésitation que les bénévoles se chargent de la remettre en état.

La grande croix blanche se détache désormais du paysage et capte le regard de ceux qui empruntent la route Guilbault.

«C’est une démarche de sauvegarde du patrimoine local de CPDG grâce au savoir-faire des bénévoles», résume M. Vézina.

Si les bénévoles ont refait une croix identique à l’originale, l’un d’entre eux, Marcel Réhel, a mis sa touche personnelle sur cet emblème religieux dédié, ici, au Sacré-Cœur. Il a remplacé l’élément central, un cœur bien abimé taillé dans une planche de bois, par un beau cœur rouge sculpté en trois dimensions.

La croix de chemin

Dès le 17e siècle, les premiers colons ont planté des croix aux abords des chemins. Ils marquaient ainsi des lieux de rassemblement à des endroits éloignés de l’église paroissiale. Les gens s’y agenouillaient au passage pour prier, chanter des cantiques ou, simplement, demander l’intercession du ciel pour sauver leurs récoltes. Les croix de chemin sont encore très présentes dans le paysage portneuvois.

 

 

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