Courrier de Portneuf Journaliste

Actualités parallèles

Ils sont tous deux, des jeunes de bonne famille. Le premier se nomme Dylan Roof, il est âgé de 22 ans. Il a froidement assassiné avec une arme à feu, des parents et des grands-parents. Les 9 victimes avaient un point en commun : elles étaient de peau noire. Les 9 ont été exécutées alors qu’elles priaient dans un lieu de culte de Charleston. Ce jeune homme vient d’être condamné à mort par une cour de justice. Le second s’appelle Alexandre Bissonnette, il est âgé de 27 ans. Il a froidement assassiné avec une arme à feu, six hommes, pour la plupart pères de famille qui laissent derrière eux, 17 orphelins. Les 6 victimes avaient un point en commun: elles étaient de foi musulmane. Les 6 ont été exécutées alors qu’elles priaient dans un lieu de culte à Québec. Ce jeune homme sera probablement condamné à la prison à vie puisqu’il vit dans un pays plus évolué où la peine de mort, réminiscence des temps anciens et barbares, a été abolie. *  *  * N’allons pas croire pour autant que notre monde manque de lumières. Dans la foulée des tristes événements de la semaine dernière les propos les plus édifiants que j’ai entendus à la radio furent ceux d’une jeune étudiante musulmane. Parlant des victimes de la tuerie de la mosquée, elle disait ceci : 
« Avant d’être musulmans, ces hommes étaient des pères, des maris, des amis chers, des hommes qui pouvaient 
s’accomplir et être utiles pour tous par leur travail ou leur 
enseignement, en somme, des êtres humains comme les autres ». Des mots tellement justes : avant d’être musulmans… On pourrait les paraphraser en disant des victimes de Charleston : avant d’êtres des afro-américains, c’étaient des pères, des mères, des grand-mères, en somme des êtres humains. J’allais mettre un point final à ma chronique lorsque j’ai reçu un courriel d’une amie. Elle m’écrit à propos de sa nièce qui vient de lui annoncer qu’elle se remet très bien de l’ablation d’un rein qu’elle a donné au mari d’une amie afin, dit-elle, qu’il puisse continuer à vivre, à travailler et à jouer avec ses enfants. Nous sommes à des années-lumières de l’univers exécrable d’un Donald Trump qui, selon la preuve fournie par un quotidien de ce matin, aurait été une source d’inspiration pour le tueur de Saint-Foy.

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