Mayday, Mayday !

par Robert Jasmin
Mayday, Mayday !

Ces deux mots, Mayday, Mayday ! , sont ceux qui ont été lancés sur les ondes quelques secondes avant que le navire Dali tombe dans une panne totale. Des mots de détresse trop connus, hélas, dans le monde des transports maritimes ou aériens. La catastrophe est survenue quelques minutes plus tard quand le paquebot a percuté le pont de Baltimore. C’est en lisant les détails dans les journaux que j’ai appris que le signal de détresse avait été lancé par l.es deux mots Mayday, Mayday ! J’étais curieux de connaître l’origine de ces mots.

En 1923, un pilote français en détresse à bord de son avion lance un appel : « Venez m’aider! ». Cet appel est reçu en Angleterre par le chef de la radio de l’aéroport de Londres. L’officier n’entends que le deuxième mot, m’aider. Il écrit à l’anglaise le mot
Mayday ! Depuis, une convention non écrite a consacré ce mot dans le monde des transports. J’ai poussé plus loin ma curiosité et j’ai appris que l’anglais avait emprunté au français plus de 10,000 mots de son vocabulaire.

Voyons-en quelques uns de ces mots français passés dans la langue anglaise totalement inchangés : réservoir, omelette, faux-pas, avant-garde, bon voyage, rendez-vous, cul-de-sac, faux-pas, laisser-faire, eau de toilette, restaurant, bon appétit, ridicule, sabotage, répertoire, bureau, cabaret, chic, cliché, risqué, machine, chauffeur, menu, gâteau, soufflé, vinaigrette, baguette (tant en cuisine qu’en musique pour le chef), élite, façade, débris, ballet etc.

Même la haute cour de Londres a eu recours au français pour pouvoir fonctionner et se dire elle-même: « sovereign » (souverain) ;  » justice » ; « counsel » (conseiller) ; « etiquette »  ; « curfew » (couvre-feu) ; « money » (monnaie) ; « advice' » (avis) ; ‘habit » (habitude). Même à la table, le français est à la rescousse : « veal »  (veau) ;  « port » (porc). En somme, il leur fallait trouver un peu de « variety »  (variété) pour assurer leur « identity » (identité) même dans la « literature » (littérature) et les oeuvres « poetic » (poétiques).

Voila peut-être une manière pour les parents et les enseignants de convaincre nos jeunes esprits colonisés de la qualité et de l’importance de notre langue et que même les Anglais ont souvent trouvé que les choses se disaient mieux en français. L’heure est à la fierté et à la vigilance! MAYDAY ! MAYDAY !

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