La CAPSA mènera une étude triennale pour la protection du petit poisson des chenaux

Photo de Stéphane Pelletier
Par Stéphane Pelletier
La CAPSA mènera une étude triennale pour la protection du petit poisson des chenaux
À compter du 28 décembre, les employés de la CAPSA seront sur la banquise afin de visiter les cabanes et les pêcheurs. (Photo : Offerte par Association des pourvoyeurs de Ste-Anne-de-la-Pérade)

Pendant la saison hivernale, les employés de la CAPSA visiteront les cabanes du village de pêche à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Leur objectif ne sera pas de pratiquer la pêche, mais plutôt de récolter des informations sur les habitudes des adeptes de cette activité 

Cette nouvelle phase fait suite aux études pilotées par la CAPSA entre 2019 et 2021. Celles-ci se consacraient à l’embouchure de la rivière Sainte-Anne en tant qu’habitat du poulamon atlantique. Ce second volet visera à mieux connaître et protéger les populations de ce poisson, communément appelé p’tit poisson des chenaux. 

État de la population 

Selon la responsable du projet, Marie Moulin, les populations de poulamon ont déjà connu deux déclins par le passé et l’état de leur population est actuellement inconnu. Elle fait également remarquer que le poulamon atlantique est une espèce essentielle à l’écosystème du fleuve Saint-Laurent, étant à la base de l’alimentation de nombreuses autres espèces de poissons de l’estuaire fluvial. 

Touchant cet attrait bien ancré dans le patrimoine de la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade, l’étude visera principalement deux objectifs. Celui d’obtenir des données sur l’état de la population du poulamon et celui de favoriser des comportements de pêche durable auprès des amateurs de cette activité de pêche blanche, comme la remise à l’eau.  

Sondage 

Les dernières données sur la population de poulamon de la rivière Sainte-Anne remontent aux années 90 et avaient été obtenues par une enquête de pêche. L’équipe de la CAPSA appliquera une lors de sa visite des cabanes du village de pêche à Sainte-Anne-de-la-Pérade.  

Les pêcheurs seront alors invités à répondre à un court sondage pour connaître le nombre de poissons capturés, ceux consommés et les remises à l’eau.  

Habitudes des pêcheurs  

Les données obtenues permettront ainsi de mieux connaître les stocks de ce poisson, dont près de 65 % de la population estuarienne remonteraient la rivière Sainte-Anne pour y frayer. Ces données permettront également d’en savoir davantage sur le succès de pêche et les habitudes des pêcheurs.  

Finalement, bien que la population du p’tit poisson des chenaux soit réputée résiliente, cette étude contribuera à anticiper d’éventuelles problématiques, dont celles pouvant être attribuables à l’impact des changements climatiques.  

De 2022 à 2025 

Réalisé en complicité avec l’Association des pourvoyeurs de Ste-Anne-de-la-Pérade, le Plan de conservation et de pêche durable du poulamon atlantique de la rivière Sainte-Anne sera d’une durée de trois ans, de 2022 à 2025. Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution du Programme Interactions communautaires, lié au Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026, et mis en œuvre par les gouvernements du Canada et du Québec. Il a également bénéficié d’un soutien financier de la Fondation Héritage Faune. 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
1 Commentaire
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Denis Petitclerc
Denis Petitclerc
30 jours

Il se fait beaucoup de gaspillage. Pourtant, c’ est un délice avec la peau enlevé en étant semi congelé et, cuit a feux doux avec un peu de beurre, poivre et oignons. C’ est une belle viande blanche .Évidemment que , les gros s’ arrangent mieux que les petits pour enlever la peau.