Vers une expropriation déguisée pour le casse-croûte de Neuville?

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Par Mathieu Hardy
Vers une expropriation déguisée pour le casse-croûte de Neuville?
La forte affluence et le manque de stationnement sont au coeur du litige entre les proprétaires du casse-croûte de Neuville et les voisins. (Photo : Archives)

C’est encore et toujours la guerre entre les propriétaires du casse-croûte de Neuville et leurs voisins. D’un côté, les restaurateurs disent faire preuve de bonne foi et être victimes de leur renommée, alors que de l’autre, les résidents environnants en ont soupé de devoir réclamer la tranquillité et le maintien de la sécurité aux abords de la route 138. Se dirige-t-on vers une expropriation déguisée? Voilà la crainte du propriétaire, Denis Bergeron.

«Petit à petit, on est en train de nous fermer», dit Denis Bergeron, à bout de souffle. Chaque jour est un calvaire pour l’homme d’affaires qui a acheté, en 2017, l’entreprise sous la recommandation du maire Gaudreau, dit-il.

Problématique

Encore cet été, des voisins ont mentionné à TVA et Radio-Canada en avoir assez et ont soulevé la problématique du manque de stationnement dont le nombre de cases est improportionnel en rapport au nombre de places disponibles sur la terrasse, qui a été agrandie par M. Bergeron. Ce à quoi le propriétaire réplique que lorsqu’on achète une business, on veut la rentabiliser-. Les 12 cases de stationnement ne sont pas suffisantes pour les clients qui affluent à cette cantine, entre autres, pendant les heures des repas.

Multiples démarches

C’est justement ce manque qui a amené Denis Bergeron et sa conjointe Nathalie à entreprendre des démarches pour trouver, en vain, des solutions alternatives. Plusieurs options ont été envisagées depuis 2018, mais les propriétaires doivent toujours composer avec des écueils ou essuyer des refus.

L’été 2023 marque l’ultimatum aux yeux des restaurateurs. Alors que les multiples couvertures médiatiques dont ils font l’objet augmentent considérablement leur achalandage, ils n’en peuvent plus. L’espoir de se présenter devant les tribunaux pour conclure positivement cette affaire et de pouvoir opérer leur casse-croûte sans prises de bec les empêche de lancer la serviette.

Denis Bergeron dit avoir mis en demeure récemment le ministère des Transports et la Ville de Neuville, leur réclamant du soutien.

Il déplore leur inaction dans cette problématique en plus d’être amer envers le maire Bernard Gaudreau qui, dit-il, aurait adopté une résolution empêchant le stationnement en bordure de la route 138 devant le casse-croûte, en juillet 2021, à la veille des élections municipales.

«C’est carrément abusif et discriminatoire ce qu’il a fait», argue le propriétaire.

Interventions policières

À cela s’ajoutent les allées et venues des policiers de la Sûreté du Québec alertés par les voisins, qui se déplacent pour remettre des contraventions aux clients fautifs. Les voisins filment les clients et parfois les injurient verbalement, les sommant de quitter les lieux et les menaçant de ne plus fréquenter les lieux, expose M. Bergeron, avec un cas de figure.

C’est d’autant plus préoccupant pour l’homme d’affaires en raison du fait que l’une des voisines est une ancienne propriétaire de la cantine construite à cet endroit en 1954.

Denis Bergeron se demande pourquoi le stationnement a été toléré, bien qu’il soit interdit par la loi, sur la route 138 aux abords du casse-croûte, et ce, jusqu’à ce qu’il s’en porte acquéreur.

Retour en arrière

«Nous, ce qu’on veut, c’est pouvoir opérer notre commerce dans la tranquillité et la clémence», réitère M. Bergeron. Pour ce faire, il demande que la situation soit rétablie telle qu’elle l’était avant que le ministère des Transports interdise, par divers moyens, le stationnement sur l’accotement de chaque côté de la route 138 à défaut de ne pouvoir abaisser la limite de vitesse à 50 kilomètres / heure dans le secteur.

Ni la Ville de Neuville ni le MTQ n’ont voulu commenter l’affaire, puisqu’il s’agit d’un dossier judiciarisé.

Néanmoins, Denis Bergeron est clair : «il va falloir que quelque chose se passe parce que la situation est rendue critique.»

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Ouellet Denise
Ouellet Denise
9 mois

Les gens sont rendus intolérant on en voit ailleurs et pas de chialage comme ça aussi bien pas aller vivre dans certain secteur de Neuville, vraiment très ordinaire.