Financement du Centre d’archives: «La tête hors de l’eau jusqu’en octobre»

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Par Denise Paquin
Financement du Centre d’archives: «La tête hors de l’eau jusqu’en octobre»
Daniel Saint-Amand tenant l'acte de cession de la Seigneurie de Grondines en 1699. Photo - Denise Paquin

Le Centre d’archives régional de Portneuf a été moins affecté que prévu par les coupes de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Il s’est remis à flot en attendant la nouvelle vague.

Il y a un an, la BAnQ a instauré un nouveau mode de financement basé sur la performance et a réduit sa subvention à 32 centres d’archives privés au Québec. Le Centre d’archives de Portneuf s’attendait à perdre 15 000$ des 28 000$ qu’il reçoit et craignait l’effet catastrophique sur l’organisme dont le budget annuel n’est que de 75 000$. La BAnQ a amputé 4000$ à son aide.

«Les efforts de diffusion des collections, supérieurs à la moyenne, nous ont rapporté des points, ce qui fait que la coupe a baissé», explique le directeur Daniel Saint-Amand.

Des efforts collectifs ont aussi permis de remettre le Centre d’archives à flot. M. Saint-Amand y a lui-même contribué en réduisant sa semaine de travail d’une journée. L’horaire du Centre est passé de 35 à 28 heures par semaine, le minimum requis par la BAnQ.

Les organismes subventionneurs régionaux ont également donné un coup de main. La MRC a reconduit son entente de cinq ans, à laquelle est assorti un financement de 19 700$ par année, y ajoutant un montant ponctuel de 3000$. De plus, elle a levé l’obligation qui liait une partie de cette aide (7000$) au traitement des archives municipales. «Cette contrainte est enlevée. Ça vient nous aider. On est assez contents», affirme le président Christian Denis.

Même l’ex-député Michel Matte, qui n’était pas au courant de la situation précaire du centre d’archives, a contribué. Il a doublé son aide, pour la porter à 4000$, avant de quitter son poste le 15 octobre.

«On se sort la tête hors de l’eau… jusqu’au mois d’octobre», résume M. Denis. Car l’entente avec la BAnQ est à renouveler.

«Nous sommes toujours à la recherche de financement. C’est la mémoire collective qu’on protège», rappelle le président du Centre d’archives régional. «C’est pourquoi le projet du livre [Portneuf, une mémoire en images] est important.»

Le Centre d’archives régional de Portneuf conserve 235 000 photos et négatifs, 169 mètres linéaires de documents, 974 cartes et plans, 607 heures d’enregistrement sonore et 25 087 heures de documents filmés. Ces milliers de documents sont confiés par des individus, des organismes et des entreprises. Ils sont analysés, classés et protégés pour l’avenir et pour les chercheurs et les particuliers qui viendront les consulter.

 

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