Une Régie des incendies à trois municipalités

Une Régie des incendies à trois municipalités

La Régie des incendies de Portneuf naîtra malgré le retrait de deux des cinq municipalités qui devaient la composer.

Cap-Santé, Portneuf et Sainte-Christine d’Auvergne poursuivent le processus de création de la Régie malgré le retrait de Saint-Basile et de Donnacona qui jugeaient qu’elle ne leur apportait pas les avantages escomptés. «On continue l’exercice. On croit encore aux avantages», a déclaré le maire de Portneuf, Mario Alain.

Dans un communiqué, les trois maires soutiennent que le départ des deux villes ne change pas la réalité que vivent les leurs pour atteindre les objectifs du schéma de couverture de risque. Selon eux, l’objectif ultime est la sécurité des citoyens. «Nous pensons que le recours à une régie est le moyen le plus efficace pour y parvenir», disent-ils.

Le maire de Sainte-Christine d’Auvergne, Raymond Francoeur, a confirmé que sa municipalité actuellement desservie par les pompiers de Saint-Basile reste fidèle au projet malgré le retrait de son fournisseur de service. Il croit que d’autres municipalités pourraient s’y greffer.

Peu d’avantages

Intéressées depuis plus de deux ans à en faire partie, Donnacona et Saint-Basile jugeaient maintenant que le modèle proposé ne les servait plus. La première est revenue sur sa décision à la suite du retrait de la deuxième le 12 novembre. Selon le directeur général de Donnacona, Sylvain Germain, les élus étaient prêts à embarquer, mais Saint-Basile absente, le projet ne remplissait plus les «conditions gagnantes» pour sa population.

Le maire de Saint-Basile, Guillaume Vézina, explique que sa ville a toujours été en faveur de la mise en commun de services municipaux pour améliorer les services et réduire les coûts et voyait la régie comme un moyen supplémentaire d’atteindre ces objectifs. Cependant, les élus ont conclu que l’adhésion à la future régie n’apportait pas de véritables améliorations en termes financiers et de niveau de service. «Les villes de la MRC n’ont pas toutes les mêmes réalités par rapport au schéma de couverture de risque», a commenté M. Vézina. Sa ville continuera à collaborer avec ses voisins et demeure ouverte à discuter de la mise en commun d’équipements et d’expertise, affirme-t-il.