Un sixième polar pour Diane Vincent

Un sixième polar pour Diane Vincent

Diane Vincent vient de publier la sixième aventure de son duo d'enquête formé de Josée Marchand et de Vincent Bastianello. Photo - Archives : Denis Baribault; infographie: Courrier de Portneuf

Bien prétentieux est celui qui se croit imperméable aux beaux discours des manipulateurs. Même une fine mouche comme Josette Marchand y succombe dans le nouveau roman de Diane Vincent, «Le paon, le cobra et la sorcière».

Trois histoires s’entrecroisent dans cette sixième aventure policière de Diane Vincent mettant en vedette le duo d’enquête formé par la massothérapeute Josette Marchand et l’inspecteur du SPVM Vincent Bastiannello.

«Ce n’est pas un roman traditionnel. Ça ne commence pas avec un meurtre», explique d’entrée de jeu l’auteure de Deschambault-Grondines.

Après avoir exploré la blessure physique, notamment dans «Peaux de soie» et «Épidermes», l’écrivaine verse dans une étude psychologique de ses personnages en les confrontant à des êtres manipulateurs aux pratiques criminelles.

«Je voulais explorer les gens sous influence», explique Mme Vincent. «On ne sait pas à quel type de discours on va être vulnérable», avance-t-elle. Celui d’un fou de Dieu, d’un gourou du Nouvel-Âge ou d’un manipulateur de bas étage? Mais une chose est sûre: «On le serait tous un peu», assure-t-elle. Cette sixième enquête policière veut donc «susciter une réflexion dans les filets de qui on peut tomber».

Des régions à Paris

«Le paon, le cobra et la sorcière», paru en septembre aux Éditions Triptyque (Nota Bene), conforte la place de Diane Vincent parmi les auteurs de polars québécois.

«Je ne pensais pas me rendre à six. Je me disais que le sujet était porteur pour quatre ou cinq», avoue Mme Vincent qui annonce du même souffle que «le septième est en route».

Cette professeure de sociolinguistique à la retraite a créé un véritable duo d’enquête, comme ceux qu’on retrouve chez les auteurs scandinaves.

Mme Vincent à amorcé une première tournée provinciale des salons du livre. «Mon éditeur m’a proposé de faire tous les salons que Nota Bene fait», indique celle qui s’est rendue cet automne à Jonquière, Sherbrooke, Rimouski et Montréal, le 23 novembre. «J’ai découvert avec plaisir les salons en région. C’est très agréable», indique l’écrivaine qui apprécie l’intérêt sincère des gens à découvrir des auteurs moins connus. Mme Vincent fera aussi une première apparition au Salon du livre de Paris, en mars avant d’être à Québec en avril.