Premières actions contre le myriophylle à épi à Lac-Sergent en 2019

Premières actions contre le myriophylle à épi à Lac-Sergent en 2019

Lac-Sergent va s'attaquer concrètement au myriophylle à épi en posant de la toile de jute et en faisant de l'arrachage. Photo - Archives

L’année 2019 verra se concrétiser les premières actions du programme environnemental de la Ville de Lac-Sergent.

Après avoir lancé le printemps dernier un programme de remplacement des installations septiques non conformes, la Ville met en place des mesures pour lutter concrètement contre le myriophylle à épi. «Les gens veulent qu’on prenne des actions, nous le faisons», affirme le maire Yves Bédard.

Lac-Sergent installera une station de lavage d’embarcations à moteur. Elle sera aménagée en mai pour être prête en juin pour les 200 embarcations recensées l’été dernier.

«Elle doit être installée à au moins 30 mètres de la rive. Elle sera installée en face du Club nautique dans une rue qui sert de stationnement», explique M. Bédard. Les embarcations devront s’y faire laver à l’entrée comme à la sortie du lac, afin de ne pas contaminer d’autres plans d’eau avec le myriophylle.

Toile et arrachage

Deux méthodes pour enrayer la plante envahissante dans le lac seront mises à l’essai. De la toile de jute sera posée sur le fond du lac sur une superficie de 10 000 mètres carrés dans le secteur longeant le corridor de compétition de canoë-kayak. «C’est un secteur où il y a beaucoup de circulation», dit le maire. Il s’agit de la méthode la plus efficace connue pour éradiquer la plante, car elle coupe la lumière dont elle a besoin pour prospérer.

Des bénévoles et des plongeurs seront aussi appelés à faire de l’arrachage de plantes envahissantes dans trois secteurs ciblés.

Ensemble, la pose de jute et l’arrachage couvriront 7% de la superficie du lac. La Ville attend les certificats d’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Faune et du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation qui lui permettront de passer à l’action.

Financement

La Ville met en place une réserve financière d’environ 100 000$ pour financer ces projets. Elle prévoit une dépense de 25 000$ pour la station de lavage, de 45 000$ pour la pose de la toile et de 23 300$ pour l’arrachage dans son programme triennal d’immobilisation.

La réserve sera constituée à partir d’une taxe spéciale de 100$ qui entre en vigueur en 2019. De plus, les revenus d’immatriculation municipale des embarcations et d’utilisation de la rampe de mise à l’eau seront versés à cette réserve.

La Ville a aussi fait des demandes de subventions, notamment au programme pour détecter, contrôler et éliminer les plantes nuisibles dans les lacs mis de l’avant par Québec l’été dernier, et doté d’un budget de 8 M$.

Le programme environnemental de la Ville a été mis au point par le comité regroupant des représentants du bassin versant et la CAPSA. Il prévoit aussi l’amélioration de l’affichage et le renforcement du code de conduite à l’intention des propriétaires d’embarcations, la publication d’un guide des meilleures pratiques pour les propriétaires, l’établissement d’un plan pour corriger la gestion des eaux de surface du réseau routier et l’analyse de cinq tributaires du lac Sergent.

Il s’ajoute au programme de remplacement des installations septiques destiné à éliminer les sources de polluants domestiques. La Ville s’est fixé l’objectif de faire remplacer 130 installations par année d’ici trois ans. Jusqu’à maintenant, 58 installations ont été changées et une soixantaine le seront avant le 30 juin prochain. «Nous n’avons pas eu besoin de prendre de moyens coercitifs», se réjouit le maire Bédard. Avant de commencer le programme, plus de 320 des 450 maisons du lac avaient des installations non conformes. La Ville offre de l’aide financière pour étaler la dépense sur 15 ou 20 ans.