Milieux humides à conserver à Cap-Santé

Milieux humides à conserver à Cap-Santé

Des propriétaires participants avec le maire Michel Blackburn et des membres de l’équipe de la CBJC, dont la chargée de projet Myriam Trottier Paquet. Photo – Steeve Alain

Un projet de conservation volontaire de milieux humides privés près de la prise d’eau de Cap-Santé, dirigé par la CBJC, a connu un grand succès de participation.

Dix-neuf propriétaires de boisés privés situés au-dessus de l’aire d’alimentation du puits Bertrand, prise d’eau de Cap-Santé, ont accepté de participer au projet chapeauté par la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC).

Claude Sauvé, président de la CBJC, a remercié les propriétaires «d’avoir osé faire ce pas avec [la CBJC]». Selon lui, il est très rare qu’un tel projet ait autant de participants dans un milieu. Vingt propriétaires de terrains boisés avaient été approchés au départ.

Les milieux humides servent notamment à filtrer et à retenir l’eau de façon naturelle. M. Sauvé a signalé que ces lots contribuent concrètement au maintien, à long terme, de la qualité de l’eau de la source de Cap-Santé.

«Près de 10% de l’eau de ruissellement de cette infrastructure naturelle servira de recharge de la nappe souterraine qui s’avère être notre prise d’eau», a souligné le maire de Cap-Santé, Michel Blackburn.

Des membres de l’équipe de la CBJC au travail. Photo – CBJC

Près de 170 hectares de milieux humides – des tourbières et des marécages – ont été caractérisés sur 36 lots dans le cadre de la première étape du projet amorcé l’été dernier.

Les intervenants ont analysé chaque terrain et déterminé leur valeur écologique. Les espèces végétales et animales présentes ont aussi été recensées. Les données se retrouveront dans un cahier qui sera remis à chacun des propriétaires.

Le document comprendra également des recommandations sur les bonnes pratiques pour récolter le bois en milieu humide.

Michel Bertrand, l’un des participants au projet et producteur forestier, a mentionné que l’adhésion au projet n’empêche pas d’aller chercher du bois dans la forêt, mais que ça concerne plutôt la façon de le faire.

Les responsables de la CJBC rencontreront les participants sous peu pour les sensibiliser à la conservation des milieux humides. Ils seront invités à signer un engagement moral en ce sens.

Le projet est réalisé au coût d’environ 50 000$ avec l’appui financier de divers partenaires. Les résultats de l’étude se retrouvent dans le site Internet www.cbjc.org.