Marathon de Boston: une expérience «surréelle»

Marathon de Boston: une expérience «surréelle»

François Drolet, de Neuville, a vécu une expérience «surréelle» à sa première participation au Marathon de Boston le 21 avril.

«Quand tu prends le départ, tu vois des coureurs à perte de vue. C’était surréel comme atmosphère de voir autant de monde et l’intensité avec laquelle ils t’encouragent», a raconté François Drolet de retour à Neuville.

Il était l’un des 36 000 coureurs qui ont pris le départ du 118e marathon, un an après le double attentat suicide. Pour commémorer l’événement, un million de personnes s’étaient massées le long du parcours, le double de l’an dernier. «Les gens étaient contents de nous voir courir et de nous voir revenir. C’est vraiment la fierté de Boston. J’ai compris après la course combien c’était important pour eux», affirme le médaillé d’or des Jeux de Nagano en patinage de vitesse.

Prendre le départ parmi 36 000 coureurs, c’est un geste d’humilité, car les dossards sont attribués en fonction du temps de qualification. «Je suis parti avec le dossard 1344, il y en avait plus de 1000 devant moi dans la même catégorie, dit François Drolet. Mon seul objectif était de courir avec le sourire.»

Boston est son quatrième marathon à vie. C’est à Toronto qu’il a inscrit son temps de qualification, 2h48. Il s’attendait à être plus rapide, même si on lui avait dit le contraire parce que le parcours du marathon de Boston est valonneux. «Entre le 25e kilomètre et le 35e, il y a quatre grosses côtes. Mais à Neuville, je suis tout le temps dans les côtes. Ça a bien tenu», dit l’athlète âgé de 42 ans.

Il a abaissé son temps de 5 minutes, à 2 h 43 min 48 s pour terminer au 511e rang du classement général et au 48e rang parmi les 2628 coureurs de la catégorie 40-44 ans.

Il doit une fière chandelle à son partenaire d’entraînement Guy Dorval, qui avait l’expérience de ces grands événements. Il s’est fié à lui pour le rythme, la technique, l’hydratation. «À mon arrivée, j’avais un oeil sur une chaise roulante. Je me suis finalement tenu après Guy un bon moment pour ne pas tomber. Ça a fait mal, mais ça en vaut vraiment la peine», raconte-t-il.

François Drolet vit en partie à Montréal depuis qu’il travaille avec l’équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste. Il y a trois ans, il a mis une croix sur le dekhockey et le canot et mis l’accent sur la course à pied. Il court jusqu’à 140 kilomètres par semaine.

Sur les conseils de son entraîneur du club La Foulée, il a profité de sa présence aux Jeux Olympique de Sotchi, en février, pour courir chaque jour.

«Après avoir vécu ça c’est sûr que je veux le revivre un jour» dit François Drolet. Le Neuvillois aimerait jumeler marathon et voyage, à Athènes ou à Rio.

Il confirme que le Tour du village de Neuville aura lieu en juillet prochain. Les détails de l’événement seront annoncés bientôt.