Les membres du PQ dans Portneuf se rallient à Lisée

Les membres du PQ dans Portneuf se rallient à Lisée

Jean-François Lisée et Annie Morin lors du lancement de la campagne de M. Lisée à Québec le 20 juin.

«Dès le lancement de la course, le tiers des membres m’ont emboîté le pas dans l’aventure avec JFL [Jean-François Lisée]. Au final, c’est plus du deux tiers de l’exécutif qui l’a préféré aux autres candidats, la balance l’ayant préféré comme deuxième choix», a précisé Mme Morin.

Annie Morin croit que l’appel à l’unité lancé par les présidents régionaux du parti suite à la victoire de M. Lisée n’est pas ce qui a poussé les membres de Portneuf au ralliement, puisque M. Lisée était déjà leur premier ou deuxième choix.

La militante estime que ce qui a contribué énormément au ralliement des troupes au niveau national est l’éloquence du discours et les bons mots à l’endroit de ses adversaires prononcés par M. Lisée suite à sa victoire. 

Mme Morin affirme que certains présidentes et présidents de la région «qui étaient nonchalants depuis le départ de Pierre-Karl Péladeau» lui ont écrit le soir du dévoilement des résultats pour lui dire combien ils étaient enthousiastes de la victoire de M. Lisée.

«Le soir, j’ai reçu plein de messages de partout […] Certains me disaient que le discours avait changé leur vision et qu’ils étaient ravis de se rallier, que notre chef était l’homme de la situation», a-t-elle ajouté.

Selon la militante, les membres de l’exécutif portneuvois s’entendent sur le fait qu’ils vont gagner à enrichir le débat de leurs idées et «en faisant connaître les enjeux de notre patelin».

Retour sur la course

Selon Mme Morin, la course à la chefferie en était une de fond, d’idées et d’image. «JFL a réussi à se démarquer principalement sur le plan des idées et sur la clarté de celles-ci. Il s’est montré à l’écoute des gens sur le terrain», a dit celle qui était organisatrice régionale de campagne pour Lisée.

La militante péquiste souligne que M. Lisée «a su dissiper l’image du monsieur froid et distant, voire [à la] limite arrogant pour passer à celle du gars plus accessible, parlable et même comique».

«Il a démontré qu’il a la carrure de l’homme d’État et il a donné le goût aux membres d’y croire. Il a rallié des gens qui n’avaient absolument rien à voir avec le parti et convaincu des gens de revenir au parti», a souligné Mme Morin, contente que son candidat ait gagné son pari et elle, du même coup, le sien.