Le Centre femmes dénonce l’austérité

Le Centre femmes dénonce l’austérité

Le Centre femmes de Portneuf a laissé des constats d’infraction concernant l'austérité et son financement au bureau du député Michel Matte.

Quatre centres de femmes de la région, dont celui de Portneuf, ont placardé le palais de justice de Québec de constats d’infraction le 5 avril. Le Centre femmes de Portneuf en a laissé deux au bureau du député Matte, dont un comportant des revendications plus spécifiques à sa situation, notamment au sujet de son financement, avec une lettre expliquant sa démarche.

L’infraction reprochée est le manque d’équité envers les femmes de Portneuf puisque le centre n’a pas accès au financement du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC). Selon sa coordonnatrice, Catherine Durand, le centre n’a pas de financement de base récurrent pour assurer sa mission alors que 90 autres en bénéficient.  Subventionné par projet, il est toujours en recherche de financement. Le budget du PSOC est stable, mais les demandes croissent, dit Mme Durand. Les dirigeantes exigent que le PSOC soit augmenté pour que le Centre femmes de Portneuf puisse répondre aux besoins. Une rencontre a eu lieu avec le député il y a quelques jours pour lui faire part de sa situation. Selon Mme Durand, le député semblait favorable à sa cause.

Dénonçant différents impacts de l’austérité sur les femmes, le Centre femmes d’Aujourd’hui et les centres des femmes de la Basse-Ville et de Portneuf et le Centre ressources pour femmes de Beauport demandent au gouvernement de cesser de couper dans les services publics et d’augmenter les tarifs. Depuis l’automne 2014, les travailleuses de centres remarquent une hausse de la fréquentation de leurs organismes suivant les nombreuses compressions dans le réseau de la santé et des services sociaux. «Les mesures d’austérité mises en place par Québec attaquent tout particulièrement les femmes, c’est-à-dire plus de la moitié de la population du Québec», explique la porte-parole régionale pour l’action, Isabelle Boily.