La RCR a sauvé l’entraîneuse du Club de canoë-kayak de Lac-Sergent

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Par Denise Paquin
La RCR a sauvé l’entraîneuse du Club de canoë-kayak de Lac-Sergent

Si les membres du Club de canoë-kayak de Lac-Sergent ont connu une saison de compétition exceptionnelle en 2018, ils ont aussi passé près de vivre la plus dramatique de leur histoire. Leur entraîneuse-chef Li-Yue Grenier a frôlé la mort l’été dernier.

La jeune athlète ne tenait pas à rendre public l’événement qu’elle a vécu, mais elle estime que c’est l’occasion de faire la promotion de la réanimation cardio-respiratoire (RCR) qui lui a sauvé la vie.

La plongée qui a failli être fatale

C’est en plongeant dans le lac pour vérifier les bouées qui servent à baliser les couloirs que l’ancienne championne canadienne de kayak s’est accrochée à un hameçon piqué dans l’une d’elles.

«C’était un leurre, un rapala à maskinongé. Il s’est pris dans ma peau. Je n’ai pu l’enlever. Ils l’ont ôté à l’hôpital», nous a raconté Mme Grenier en marge d’un point de presse sur le championnat provincial en août dernier.

Le sauvetage

Voyant qu’elle ne remontait pas, des entraîneurs de son équipe ont plongé et ont réussi à la ramener à la surface. L’athlète avait perdu conscience.

Ceux d’entre eux qui avaient suivi un cours de réanimation cardio-respiratoire (RCR) ont réussi à réanimer et maintenir en vie leur entraîneuse-chef jusqu’à l’arrivée de l’ambulance. Après plusieurs jours dans un état critique à l’hôpital, Mme Grenier a retrouvé la santé et a pu reprendre ses activités un mois après le tragique incident.

«Je n’ai aucun souvenir des événements, mais je n’ai aucune séquelle. J’ai vraiment été chanceuse», se réjouit Li-Yue Grenier.

Des spécialistes lui ont dit que sa bonne forme physique avait contribué à son rétablissement. Mais Mme Grenier veut surtout remercier son équipe de jeunes entraîneurs. Elle conseille aussi vivement de suivre des cours de réanimation cardio-respiratoire (RCR). «Il faut que dans les clubs des gens soient formés. Ça peut arriver à tout le monde», affirme celle qui entraîne le club de Lac-Sergent depuis trois ans. Elle invite aussi les pêcheurs à retrouver leurs leurres ou, si c’est impossible, à en signaler leur présence afin de protéger les baigneurs. Car, elle a pu le constater, les hameçons ne sont pas un danger seulement pour les poissons.

 

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