Joël Godin choisira son candidat ce soir

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Par Denise Paquin
Joël Godin choisira son candidat ce soir
Le député Joël Godin avait appuyé Erin O’Toole lors de la course à la direction en 2017. Ce ne sera peut-être pas le cas à celle-ci. Photo - archives

C’est ce soir, le 17 juin, que les candidats à la direction du Parti conservateur du Canada s’affronteront en français dans le premier de deux débats virtuels à Toronto. C’est le moment qu’attendait le député Joël Godin pour faire son choix.

Le député de Portneuf – Jacques-Cartier avait été le dernier député du Québec à choisir son candidat en 2017, Érin O’Toole. Cette fois, il n’est pas seul. Il en reste trois, dont Richard Lehoux et Gérard Deltell, qui hésitent entre M. O’Toole, l’ancien ministre de la Justice Peter MacKay, les favoris, le député Derek Sloan et l’avocate torontoise Leslyn Lewis.

«Une course à la chefferie, c’est une occasion de “shaker” les colonnes du temple, pour réfléchir où on veut amener le parti. Le but c’est de faire le bon choix», affirme Joël Godin qui «veut savoir ce qu’ils ont dans le ventre».

L’étape des débats est d’autant plus importante que la COVID-19 a empêché la tenue des activités habituelles avant le vote prévu d’abord le 27 juin puis dont la date limite a été repoussé au 21 août.

Le député Godin veut se faire une tête sur trois points en particulier. D’abord, la position des candidats sur l’avortement. «On va arrêter de parler d’avortement, de vouloir changer les règles du jeu. Le dossier est clos et respectons la femme. Je veux une position claire», dit M. Godin qui déplore la conduite de son chef sortant Andrew Scheer à la dernière élection. «De quoi est-ce qu’on a parlé? Du “black face” et de l’avortement, c’est malheureux», dit-il.

Il avoue que Peter Mackay répond plus à ses aspirations sur ce point, contrairement à son candidat de 2017 : «M. O’Toole est un pro-choix, mais il permet à son cabinet de pouvoir voter individuellement sur ces enjeux-là.»

Joël Godin appuiera un candidat «progressiste-conservateur» qui, comme lui, veut «développer l’économie et aider les gens qui en ont besoin».

Le français est également un élément essentiel, souligne-t-il, rappelant que l’homme d’affaires Kevin «n’avait pas compris le rôle d’un politicien […] le jour où a dit qu’on n’avait pas besoin de parler français pour être premier ministre du Canada».

Les deux débats seront retransmis en direct sur le site conservative.ca à partir de 19 h, heure de l’Est.

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