Le Château Bellevue dit «Merci» à ses employés

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Par Denise Paquin
Le Château Bellevue dit «Merci» à ses employés
France Naud, réceptionniste à Donnacona, Kathleen Roy, animatrice aux loisirs à Donnacona, et Ginette Carrier, adjointe administrative à Pont-Rouge. Photos – Château Bellevue

Les travailleurs des lieux d’hébergement pour aînés sont en première ligne de la lutte au coronavirus. Le Château Bellevue a décidé de remercier les siens en les faisant connaître.

Des affichettes aux couleurs de l’arc-en-ciel sont apparues devant les maisons de plusieurs employés des Château Bellevue de Pont-Rouge et de Donnacona dans le cadre d’une campagne provinciale du groupe.

«C’était indispensable de saluer leur grand courage et leur engagement de façon originale et unique», affirme le PDG Frédéric Lepage en parlant des 90 employés qui prennent soin d’environ 400 résidants dans Portneuf.

«Nos gens sont confinés, ce sont des moments difficiles. Ça nous oblige à leur donner plus d’attention, ce que nos employés font bien. C’est aussi de les protéger le mieux possible, et ça commence par eux-mêmes», précise-t-il.

Les employés ont apprécié l’initiative, témoigne France Naud, réceptionniste au Château Bellevue de Donnacona : «Vraiment ça m’a fait tellement chaud au cœur !»

Mme Naud affirme que la pandémie nécessite plus de vigilance, d’empathie et de patience. «Il y a beaucoup plus à vérifier», dit-elle. C’est elle qui répond aux familles inquiètes, aux parents qui demandent s’il peuvent apporter des choses, aux résidants dont certains, dit-elle, sont désorientés par le changement de routine. Elle donne un coup de main au centre de désinfection des colis et distribue les cahiers de jeux, fort populaires, pour distraire les résidants. Le Groupe Château Bellevue a même créé une radio et des émissions de télé sur mesure pour ses résidants. «Ils sont contents et nous le disent. J’ai reçu des cartes, des dessins», dit France Naud qui se dit prête à continuer, même si «on a hâte tout le monde de voir nos familles».

Des mesures qui fonctionnent

Le Château Bellevue n’a pas lésiné à mettre en place des mesures strictes lorsque le gouvernement a interdit les visites dans les résidences pour personnes âgées de tous types le 14 mars. Dans les heures qui ont suivi, un gardien de sécurité était en poste à la porte à Donnacona.

Un gardien de sécurité est en poste depuis la mi-mars au Château Bellevue de Donnacona. Photo – Denise Paquin

Cette vigilance aura probablement permis d’éviter une contagion à la COVID-19 au Château Bellevue à Shawinigan, affirme son président directeur général Frédéric Lepage. «On a prévenu le pire à Shawinigan quand un employé a appelé pour dire qu’il avait des symptômes, un employé qu’on a isolé à titre préventif et qui a été confirmé COVID-19 positif par la suite. Donc, la vigilance de cet employé-là a fait qu’on a évité le pire. C’est ce qu’on demande à nos employés et ils le font bien», explique Frédéric Lepage.

Au Québec, 1680 résidences sur 1750 n’avaient pas de cas déclaré en date du 6 mai, selon le président du Regroupement québécois des résidences pour aînés, Yves Desjardins.

L’expérience acquise par les résidences pour aînés (RPA) dans la mise en place de mesures sanitaires compte pour beaucoup dans l’absence d’éclosion dans la grande majorité d’entre elles, selon Frédéric Lepage. «On est habitués de faire face à des problèmes sanitaires comme la gastro, l’influenza, donc, ça fait partie de notre quotidien d’avoir des normes de sécurité. Avec les équipes qu’on a sur place et les mesures qu’on prend, même s’il y a beaucoup de population sous un même toit, on est capable de bien protéger nos gens», explique le PDG du groupe.

Le président du comité des résidents du Château Bellevue à Donnacona, Marc Ferland, est rassuré par les mesures prises par l’entreprise. «La moyenne d’âge est autour de 85 ans. S’il fallait que ça rentre [la COVID-19], je ne veux même pas imaginer ce qu’il adviendrait», affirme M. Ferland qui n’a que «de bons mots pour le personnel et la direction».

L’ancien député fédéral avoue tout de même que la lassitude commence à s’installer : «Pour l’instant, bien que nous puissions prendre nos marches quotidiennes dans la cour, que l’on soit nourri et que l’on se sente en sécurité, après plus de six semaines, nos gens commencent à trouver difficile le confinement à la résidence.»

«On est prêt à toute éventualité. Les gens vont trouver ça très pénible de continuer, surtout durant la période estivale. On va trouver des façons de passer à travers cette crise-là», affirme Frédéric Lepage.

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