Carotté à L’Olympia de Paris

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Par Denise Paquin
Carotté à L’Olympia de Paris
Carotté fera l'aller-retour en France pour jouer à L'Olympia de Paris le 22 février. Photo - Karl Meury

À peine revenu de sa première tournée en France, le groupe Carotté s’apprête à faire résonner son punk-trad à L’Olympia de Paris.

Après avoir participé à une tournée de six spectacles à guichet fermé avec le groupe Ludwig Von 88 début novembre, les musiciens portneuvois sont les invités de leurs amis de Marcel et son orchestre, le 22 février.

«Mononcle Serge l’a fait une fois. Les Cowboys fringants la font. C’est la plus mythique des salles!» lance avec enthousiasme Médé Langlois en entrevue en compagnie d’Étienne Bourré-Denis, deux des six membres du groupe.

Lorsque les Marcel les ont invités à faire l’Olympia, «on ne s’est même pas posé la question, avoue Médé Langlois, même si on n’avait jamais pensé à ça».

Le guitariste et maraîcher de Neuville a déjà foulé la scène de cette salle de 2500 places avec Les Houlala! il y a huit ans. L’émotion est quand même aussi forte aujourd’hui. «On est impressionnés. Ce sera le plus gros show de Carotté», dit-il.

Forts de leur connivence depuis plus de cinq ans, de deux albums populaires et de tournées annuelles qui les ont menés aux quatre coins du Québec et aux Francos de Montréal, les six musiciens de Carotté rêvaient de tourner en France.

Médé Langlois et Étienne Bourré-Denis reconnaissent que comme groupe québécois de musique alternative Carotté avait un double défi à relever: «présenter le folklore québécois et le punk rock» aux Français. Mais pas question de diluer la sauce. «On a travaillé un peu plus fort. Ils ne comprennent pas tout, on parle plus lentement, mais on n’a pas changé nos chansons», assure Étienne.

Carotté a reçu un bel accueil et le public a été réceptif. Plusieurs médias ont parlé d’eux. Leur succès «Chant de pot» s’est rapidement inséré dans les «playlists» tandis que les albums «Punklore et Trashdition» et «Dansons donc un quadrille avant de passer au cash» devenaient disponibles, signale Médé.

Le groupe qui s’inspire fortement de ses racines rurales portneuvoises a aussi découvert qu’il pouvait rallier les agriculteurs français. «En France, on a eu beaucoup de questions. C’est le même discours qu’au Québec, le taux de suicide des agriculteurs. On veut les encourager», raconte Médé Langlois.

Carotté a mis la pédale au plancher en 2019 avec une soixantaine de spectacles. «Vouloir, on en ferait plus que ça!» lance Médé. Mais tous les gars ont aussi un emploi, une famille. L’année 2020 s’annonce chargée et il est question d’un troisième album. «Des idées, il y a en plein, tout le temps!» lance Étienne Bourré-Denis.

Et pourquoi ne pas retourner en France l’an prochain? Pourquoi pas, en effet, maintenant que le groupe a trouvé une agence de spectacles, 3C Tour, pour lui ouvrir les portes.

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