Joël Godin vise la présidence de la Chambre des communes

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Par Denise Paquin
Joël Godin vise la présidence de la Chambre des communes
Joël Godin dans la Chambre des communes, où l'on voit au fond le siège du président. Photo- Bernard Thibodeau, House of Commons Photo Services

Le député de Portneuf – Jacques-Cartier Joël Godin veut être président de la Chambre des communes. Les députés effectueront cette première tâche à leur rentrée sur la Colline parlementaire jeudi.

«Oui, j’aspire à la présidence et ça c’est connu depuis 2016. Mes collègues n’ont pas été surpris quand je leur ai annoncé. C’est une démarche qui fait partie de mon parcours parlementaire», a expliqué M. Godin le 29 novembre, peu après que la nouvelle ait été dévoilée dans La Presse.

Huit d’entre eux étaient en lice vendredi, a indiqué Joël Godin qui a envoyé ce jour-là sa lettre de sollicitation à ses 337 collègues.

Le député fonde sa candidature sur les deux peuples fondateurs, le fait français et le poids du Québec, 24%, dans la population canadienne. «Il n’y a pas eu de président francophone du Québec depuis 65 ans!» lance-t-il. Le dernier natif du Québec est Louis-René Beaudoin (1953 et 1957). Jeanne Sauvé était native de la Saskatchewan.

M. Godin estime avoir les qualités, dont celle de rassembleur, pour mener les débats qui devraient s’enflammer rapidement dans le contexte d’un gouvernement minoritaire.

Il soutient que perdre son droit de parole en Chambre ne brimera pas la circonscription. «Pousser des dossiers, c’est entretenir de bonnes relations ou chialer. Mais on chiale seulement 45 minutes par jour et le reste du temps on travaille avec les ministres et les gens de pouvoir pour faire en sorte de faire passer nos dossiers sur le dessus de la pile», affirme-t-il.

Jeudi, les candidats auront cinq minutes pour s’exprimer. «Mon discours est prêt, je vous dirai qu’il est prêt depuis le mois de juin», dit le député. Si la présidence lui échappe, il lorgne la vice-présidence de la Chambre ou les postes de vice-présidents adjoints.

Le chef Andrew Scheer n’a pas confié cette fois de responsabilité à Joël Godin dans son cabinet fantôme dévoilé vendredi. Sept des 10 députés conservateurs élus au Québec en font partie. Faut-il y voir un appui? La réponse sera connue jeudi.

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