Le Cinéma Alouette change de mains

Photo de Denise Paquin
Par Denise Paquin
Le Cinéma Alouette change de mains
Nady Moisan, qui a dirigé le Cinéma Alouette durant 29 ans, passe la main à Annie Plante et Marco Drolet. Photo - Denise Paquin

L’odeur du maïs soufflé continuera à flotter dans le hall du Cinéma Alouette, à Saint-Raymond.

Après 29 ans à la direction de cette véritable institution culturelle régionale, dont 16 comme propriétaire, Nady Moisan passe la main à Annie Plante et Marco Drolet. Ils poursuivront les activités du cinéma fondé en 1947 et toujours le seul  entre Québec et Trois-Rivières. Comme preuve de cette longévité, il affiche toujours «Théâtre Alouette» sur sa marquise.

«Mon personnage quitte avec beaucoup d’émotion, mais avec le sentiment du devoir accompli», a déclaré Mme Moisan en annonçant la transaction cet après-midi.

Annie Plante et Marco Drolet maintiendront les sept emplois actuels et les activités du cinéma. «On est nouveaux dans le cinéma et en affaires. On va avoir un apprentissage à faire», a déclaré Marco Drolet qui n’a pas voulu dévoiler le montant de la transaction.

Le couple, deux paramédics chez Dessercom, pourra compter sur Nady Moisan qui leur transmettra son expertise dans les prochains mois. «Ce qui est merveilleux c’est que le Cinéma Alouette va avoir une suite comme tout bon film», a-t-elle lancé avec une joie évidente.

En plus d’effectuer des investissements pour maintenir la qualité des projections et ajouter une deuxième salle, Nady Moisan a mené plusieurs luttes pour défendre le cinéma en région et proposer une programmation intéressante à son public, qui a ses particularités. Ainsi «La Bolduc» a été plus populaire que «The Avengers» à Saint-Raymond, a-t-elle souligné. Les films pour la famille et les films québécois ont la cote, avant les «blockbuster», dans les deux salles du Cinéma Alouette.

Nady Moisan a mentionné que si la section club vidéo, l’une des dernières au Québec, est appelée à disparaître, les nouvelles plateformes comme Netflix ou Amazon ne feront pas mourir le cinéma. «Le cinéma c’est une sortie et, en région, c’est abordable. En plus, on a le contact avec les clients», a déclaré celle qui a raconté qu’une dame de 98 ans enchantée d’avoir vu «La Bolduc» l’avait remerciée personnellement.

 

Partager cet article

Leave a Reply

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des