Les fonctions cognitives du cerveau

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Par Geneviève Lapointe
Les fonctions cognitives du cerveau

Le cerveau est le siège des fonctions cognitives. Ces fonctions nous sont utiles à chaque instant notamment pour percevoir le monde et agir concrètement ou pour simplement imaginer et rêver.
Il y a d’abord, les fonctions intellectuelles dont dépendent les habiletés verbales, le raisonnement non-verbal (ex. résolution d’un problème de mécanique automobile), la rapidité à correctement accomplir une tâche et la mémoire de travail (ex. retenir un numéro de téléphone pendant quelques secondes).
Ensuite, on y trouve l’attention: celle-ci se mesure par la capacité à être alerte (ex. rester vigilant dans un contexte ennuyant), par la possibilité de maintenir son attention de manière prolongée sur une même activité, par la capacité à demeurer concentré sur une tâche malgré les distractions et par le partage de l’attention entre plusieurs tâches en même temps.
Aussi, il y a les fonctions visuo-spatiales qui servent à bien percevoir les objets dans l’espace. Ces fonctions sont stimulées par exemple chez les enfants qui jouent avec des blocs Lego pour faire une construction.
La gnosie sert à percevoir et à reconnaître un objet à partir des sens ( la vue, l’audition, le toucher, le goût et l’odorat). En d’autres mots, les organes sensoriels donnent une information au cerveau mais c’est par la gnosie que le cerveau reconnaît l’objet.
La fonction langagière se présente sous la forme orale ou écrite et sous le mode d’expression (production du langage) ou de réception (compréhension des phrases). Le langage sert évidemment à exprimer des pensées et à communiquer avec les autres.
La fonction mnésique se subdivise en mémoire épisodique (lorsque les informations sont enregistrées dans leur contexte de temps et de lieu), en mémoire sémantique (les connaissances générales et le vocabulaire) et en mémoire procédurale (ex. mémoriser les gestes nécessaires pour jouer au golf).
Les fonctions praxiques assurent la coordination des mouvements pour atteindre un but quand, par exemple, on réalise un dessin.
Enfin, les fonctions exécutives ajoutent de la fluidité au fonctionnement du cerveau. En effet, elles se définissent par la possibilité d’organiser et planifier une tâche en y voyant les étapes à réaliser et en établissant des priorités. Les fonctions exécutives servent aussi à poser un jugement adéquat dans une situation en fonction des valeurs impliquées, des conventions sociales et des buts à atteindre. Elles sont reliées aussi à l’inhibition nécessaire par exemple pour maintenir de bonnes relations sociales. La flexibilité mentale est une autre de ses composantes nécessaire pour s’adapter aux changements. L’autocritique est finalement le dernier élément des fonctions exécutives et sert à avoir un regard véritable sur soi pour définir ses forces et ses faiblesses.
Il va s’en dire que l’état de toutes ces fonctions n’est pas statique et que le cerveau peut être stimulé en permanence.

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