Alexandre Genois se prépare à courir 450 km au Tor des Glaciers

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Par Denise Paquin
Alexandre Genois se prépare à courir 450 km au Tor des Glaciers
Alexandre Genois sera le plus jeune coureur à prendre le départ du Tor des Glaciers le 6 septembre.

Alexandre Genois relèvera le 6 septembre son plus grand défi de coureur de longue distance. Il prendra le départ du Tor des Glaciers, une course de 450 kilomètres à fort dénivelé dans les Alpes italiennes.

L’athlète originaire de Cap-Santé fait partie du groupe sélect de 100 coureurs sélectionnés pour cette course qui marquera le 10e anniversaire du Tor des Géants. «C’est fou de faire partie du groupe des 100. C’est “la course” dans le monde en 2019!» lance-t-il avec enthousiasme en entrevue téléphonique.

Alexandre Genois a été le premier Québécois a terminer cet ultramarathon en 2014. Il avait parcouru les 330 kilomètres en 128 heures. Il a ainsi contribué à faire connaître cette course en sentiers de montagne; cette année, une quinzaine de Québécois y prendront part.

Sa performance lui a permis d’être choisi pour cette nouvelle épreuve d’endurance parmi les 750 coureurs ayant participé à l’une ou l’autre des neuf éditions du Tor des Géants. L’athlète âgé de 29 ans sera d’ailleurs le plus jeune participant sur la ligne de départ.

Alors que les courses d’endurance ne cessent de hausser le niveau de difficulté, Genois est capable d’apprécier le défi que représente cette distance et son dénivelé positif de 32 000 mètres. C’est l’équivalent de quatre monts Everest ou de 51 Mont-Sainte-Anne, une montagne qu’il connaît bien pour avoir établi un record de 15 allers-retours en 20 heures en 2017.

La préparation psychologique est aussi importante que la physique. «Avec 100 kilomètres de plus que le Tor des Géants, je vais sortir encore un peu plus de ma zone de confort», analyse-t-il. «Si dans les premiers 60 kilomètres, on trouve ça beau, après la nuit il y a une prise de conscience. Il faut rester résilient, avancer. À 70, 80 kilomètres par jour, le corps s’habitue et tu en retires un certain plaisir. Après 250 kilomètres, on se surprend à penser: “Je me suis habitué!”» explique-t-il.

Dans sa préparation, il a aussi pris en compte l’analyse des cartes, car la majorité des sentiers sont peu fréquentés et non balisés. La course en une seule étape se déroulera dans des montagnes mythiques comme les monts Blanc, Cervin et Grand Paradis.

Même s’il est heureux de se lancer dans cette nouvelle aventure, Alexandre Genois annonce que ce sera la dernière du genre pour lui. «La limite est atteinte. Je suis à la croisée des chemins. Avec la famille et la carrière comme priorités, c’est plus difficile de garder ce mode de vie», avoue-t-il.

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