La BILP 2019: haut lieu du savoir-faire

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Par Denise Paquin
La BILP 2019: haut lieu du savoir-faire
La présidente de la BILP 2019, l'historienne Évelyne Ferron, convie le public des villes et des régions à converger vers Deschambault-Grondines cet été. Photo - Denise Paquin

Savoir-faire actuel et histoire se lieront de nouveau cet été à Deschambault-Grondines à l’occasion de la 8e Biennale internationale du lin (BILP).

Dix-neuf artistes provenant de six pays ont avivé leur créativité et plongé dans leur parcours artistique pour illustrer le thème la nouvelle exposition d’art contemporain, «Détours et dérives», qui s’ouvrira le 15 juin.

Si la moitié d’entre eux proviennent de l’étranger (Europe et États-Unis), les autres sont du Canada et du Québec, dont une Portneuvoise, Gabrielle Boucher, de Pont-Rouge.

En plus de s’éclater dans ses lieux habituels – l’église, le Vieux Presbytère et le Moulin de La Chevrotière -, la Biennale installera une oeuvre extérieure dans le sentier de la Fabrique à Grondines. L’Ontarienne Ann Marie Hadcock utilisera les 500 plants de lin qui pousseront dans la serre de l’école primaire de Grondines pour réaliser «Spires», inspirée de la première église.

Les artistes iront aussi à la rencontre du public lors d’événements et d’ateliers. La suite de l’échange avec l’événement Contextile, au Portugal, amènera deux artistes portugaises en résidence d’un mois à Deschambault. Leur atelier au Moulin sera ouvert au public.

La Biennale innove également en faisant appel à la relève pour une première exposition au presbytère de Grondines. Près d’une vingtaine d’étudiants provenant de quatre maisons d’enseignement de la confection et du design textile de Montréal et de Québec y présenteront leurs créations sous le thème «Vivement le vent qui dérange».

Savoir-faire et histoire

La présidente d’honneur, l’historienne et communicatrice Évelyne Ferron, a témoigné de son enthousiasme à «aider une super belle initiative dans la région de Portneuf», lors du lancement de la programmation au Centre Matéria de Québec, le 23 mai.

«Le retour du tricot, du crochet, du macramé, on voit ça partout sur les réseaux sociaux. Il y a un intérêt à retourner à ce qu’on fait avec nos mains. La Biennale c’est la chance de pouvoir voir ce qu’on fait avec nos mains, mais d’un angle très artistique, très contemporain», a-t-elle déclaré pour poursuivre: «Avec le thème “Détour dérives”, on va se promener avec la fibre et on va aller chercher quelque chose qu’on n’a jamais vu, c’est ça le but de l’art contemporain aussi, nous amener ailleurs, de nous faire réfléchir et de créer un effet wow! Que quelqu’un réussisse à faire ça avec de la fibre c’est vraiment impressionnant.»

Elle-même résidante de Deschambault-Grondines, Mme Ferron estime que «marier l’histoire entre art contemporain et région c’est le grand défi». Elle estime que son village «y arrive très très bien et la région de Portneuf le met bien en valeur aussi».

La 8e Biennale sera inaugurée le 15 juin et se poursuivra jusqu’au 3 septembre, tous les jours de 9h30 à 17h30, et jusqu’au 29 septembre, du mercredi au dimanche, de 10h à 17h.

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