«Notre mission, c’est de développer l’économie» – Pierre Fitzgibbon

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Par Alain Turgeon
«Notre mission, c’est de développer l’économie» – Pierre Fitzgibbon
Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a discuté avec des gens d’affaires de la région avec le député Vincent Caron le 14 mai à Neuville. Photo – Alain Turgeon

«Quand les entrepreneurs veulent investir, c’est notre rôle comme gouvernement d’investir aussi pour que les PME puissent avoir une chance de rayonner», a déclaré le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, devant une cinquantaine de maires et d’entrepreneurs réunis à Neuville.

Le ministre Fitzgibbon a partagé sa vision du développement économique lors d’un déjeuner le 14 mai à l’invitation du député Vincent Caron. D’entrée de jeu, il a dit avoir joint l’équipe de François Legault parce qu’il a trouvé son message très mobilisateur. «C’est un message qui disait créons de la richesse collective pour pouvoir redonner aux citoyens en éducation et en santé».

Le Québec est en meilleure situation financière que l’Ontario, mais le ministre juge «un peu troublant» que la richesse québécoise soit inférieure à celle du reste du Canada. La productivité des PME n’est pas au rendez-vous, dit-il, ajoutant qu’il a eu dans le dernier budget les munitions pour s’attaquer au problème. «La situation n’est pas désastreuse. Il faut juste corriger dans les prochaines années», a-t-il déclaré.

Selon le ministre, le gouvernement doit mettre en place des conditions pour générer de la croissance et avoir une économie forte. Le Québec est de plus en plus attractif pour les investisseurs étrangers et la main-d’œuvre étrangère et il doit attirer de gros donneurs d’ordre pour aider les PME.

«Notre mission, c’est de développer l’économie, notre richesse collective pour réinvestir et on a commencé à le faire», a lancé M. Fitzgibbon. Il veut accélérer les investissements technologiques et en innovation. Il est prêt à appuyer massivement les entreprises qui s’y lanceront. Il veut aussi accroître et diversifier les exportations. «Avec le protectionnisme, sans délaisser les États-Unis il faut bâtir l’Europe.

Il veut aussi donner un nouveau rôle à Investissements Québec. Il prône plus de flexibilité des programmes et il veut assouplir la réglementation. «Investissements Québec n’a pas à compétitionner contre les banques, mais doit aider les entrepreneurs pour les prêts plus difficiles et plus complexes et combler où il y a déficience dans la chaîne de financement», a expliqué le ministre.

On compte 250 000 PME au Québec et 40 000 entreprises seront à reprendre dans cinq ans. Selon le ministre, les Québécois ont la fibre entrepreneuriale. Il faut former les jeunes pour qu’ils aient le goût du risque.

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