Guillaume Frenette ou Les Copeaux d’abord

Photo de Steeve Alain
Par Steeve Alain

Spécialisé en fabrication de portes et fenêtres ancestrales, Guillaume Frenette avoue avoir «toujours trippé sur les vieilles affaires». 

L’artisan oeuvre dans le domaine depuis une vingtaine d’années. Son atelier est installé dans une vieille grange qu’il a aménagée sur deux étages. Entre autres, des fenêtres vieilles de 125 ans d’un presbytère donnent de la lumière à l’espace de travail. «C’est un atelier de rêve», affirme-t-il.

L’artisan invite d’ailleurs ses clients à visiter les lieux. C’est une occasion de leur expliquer son travail. «J’aime montrer au client ce que je fais. Je suis en affaires, mais surtout en relation d’affaires, nous ne sommes pas dans un Wal-Mart», image-t-il.

Une porte cochère fabriquée pour une maison du Vieux-Québec trônait au rez-de-chaussée de l’atelier au moment de mon passage sur les lieux. Quelques mois, auparavant, les fenêtres de la Maison Plamondon de Saint-Raymond occupaient son temps.

Le bois est au coeur de la vie de l’artisan, tout comme le savoir-faire traditionnel. «Les preuves sont faites», souligne M. Frenette quand il parle de la durabilité des fabrications en bois. L’artisan utilise les anciennes techniques d’assemblage avec tenons et mortaises, «des vieilles connaissances délaissées avec le temps» et ses fenêtres sont fabriquées sans adhésifs. «Vu que ça bouge un peu, ça va durer plus longtemps», dit-il. 

De l’huile de lin est appliquée sur les tenons avant de les mettre en place. L’artisan utilise l’huile de lin et l’huile d’abrasin dans la fabrication de ses pièces.

Guillaume Frenette signale qu’il y a peu de différences entre des fenêtres vieilles de 125 ans et d’autres de 250 ans. «Les gueules de loup diffèrent peut-être légèrement», précise-t-il.

Maison Plamondon

Les 16 fenêtres et la restauration de la porte principale de la Maison Plamondon ont nécessité environ trois mois de travail. «Il a fallu être créatif puisqu’il y avait trois rangs de brique et que le bâti des fenêtres n’était pas visible. Il y avait aussi une complexité avec les fenêtres à guichets et les impostes», signale M. Frenette.

Les portes de l’église de Lac-aux-Sables portent aussi sa signature.

Les défis techniques l’attirent depuis toujours. «Ça doit être beau et durable», résume l’artisan. «Ce que j’aime le plus de mon travail, c’est quand on me dit: »merci, je suis content ». C’est mon cadeau», affirme Guillaume Frenette.

Les Copeaux d’abord réalise aussi des cuisines et des meubles en bois sur mesure selon une démarche traditionnelle. L’adresse Web est www.lescopeauxdabord.org.  

 

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