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29 mars 2012 à 15h42

Loi C-19: un Neuvillois témoigne devant le Sénat

Le témoignage de Benoît Laganière, de Neuville, et Heïdi Rathjen, du Groupe des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes, a clôt l'audition du comité du Sénat sur l'étude du projet de loi C-19 aujourd'hui à Ottawa.

Le témoignage de Benoît Laganière, de Neuville, et Heïdi Rathjen, du Groupe des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes, a clôt l'audition du comité du Sénat sur l'étude du projet de loi C-19 aujourd'hui à Ottawa.
Photo: Courrier de Portneuf - Archives

Le témoignage de Benoît Laganière, de Neuville, et Heïdi Rathjen, du Groupe des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes, a clôt l'audition du comité du Sénat sur l'étude du projet de loi C-19 aujourd'hui à Ottawa.
Photo: Courrier de Portneuf - Archives

C'est avec un mince espoir d'être entendu, mais avec la conviction de toujours défendre une cause juste que Benoît Laganière, de Neuville, a plaidé pour le maintien du registre des armes d'épaule aujourd'hui devant le comité d'étude du Sénat sur la loi C-19.

«J'étais présent à Polytechnique quand c'est arrivé et il faut que personne ne revive ça», a-t-il déclaré mercredi (hier) quelques heures avant de quitter Neuville pour Ottawa.

Benoît Laganière et Heidi Rathjen, deux diplômés de Polytechnique et membres de Polysesouvient, ont poursuivi leur lutte contre la loi C-19, qui modifie le Code criminel et la Loi sur les armes à feu. Ils ont demandé à être entendus par le Comité des affaires légales et constitutionnelles du Sénat qui a accepté de les écouter avant de clore ses audiences aujourd'hui, le 29 mars.

Il s'agissait de la dernière journée du processus d'audience amorcé le 14 mars et la dernière étape avant que le Sénat, à majorité conservatrice, entérine la loi adoptée en 3e lecture par le gouvernement fédéral le 15 février dernier.

«On sait que le Sénat est à majorité conservatrice, mais on est confiant. On ne peut pas lâcher, on ne sait jamais ce qui peut se passer», a déclaré M. Laganière, soulignant que les tentatives effectuées pour rencontrer des sénateurs conservateurs ont été vaines.

Les deux porte-paroles de Polysesouvient voulaient saisir l'occasion de rappeler aux membres du comité sénatorial que 300 organismes des quatre coins du Canada et la majorité des corps policiers se sont opposés à l'abolition du registre des armes d'épaule.

Ils avaient également préparé une liste de questions pour faire ressortir les risques que la loi C-19 fera peser sur la population canadienne. «Au-delà de la perte des données du registre, les gens vont pouvoir acheter des armes sans permis. C'est extrêmement grave, car on ne pourra pas les retracer», avance Benoît Laganière.

Selon le groupe Polysesouvient, la loi C-19 «éliminerait l'obligation pour les vendeurs commerciaux ou privés de vérifier la validité du permis de possession d'un acheteur d'arme d'épaule». Ce faisant, la loi «éliminera l'encadrement légal qui permet à la police de faire appliquer l'interdiction de vente d'armes d'épaule aux individus n'ayant pas de permis de possession», estime Polysesouvient.

Photo - Polysesouvient

«Il ne faut pas oublier que dans la catégorie des armes d'épaule, il y a des centaines de fusils semi-automatiques comme ceux [utilisés] à Polytechnique et en Norvège [tuerie de l'île d'Utoeya qui a fait 77 morts en juillet dernier]», souligne Benoît Laganière.

L'ingénieur de Neuville, qui dit avoir des liens éloignés avec Maryse Laganière, jeune femme de Grondines qui est l'une des 14 étudiantes à être tombée sous les balles de Marc Lépine en 1989, met maintenant des espoirs dans le gouvernent du Québec.

En décembre dernier, Québec s'est engagé à faire appel aux tribunaux pour empêcher la destruction des données du registre des armes en feu. «C'est à la suite de notre rencontre avec le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil qu'il s'est engagé à aller devant les tribunaux», indique Benoît Laganière.

Québec entreprendra ses recours judiciaires dès que le projet de loi C-19 aura reçu la sanction royale.

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3 commentaires / Ajouter un commentaire


Est né en même temps que le registre le Permis de Possession et Aquisition (PPA) C'est lui, qui a une influence directe sur les statistiques. Il est obligatoire afin de se procurer une arme. Il n'est émi qu'après une rigouruese enquête des corps policier sur le demandeur. Pas le registre. Il (le PPA) demeura toujours en place. C'est assez éloquent de conctater les méfaits de la désinformation et du contrôle de l'information.

Normand


Normand, je connais le PPA, la loi 9 (sur les armes a utilisation restreinte ou prohibée)... Les vendeurs aurront toujours l'obligation de demandé le PPA, mais il ne pourra plus avoir de sanction s'ils ne le fonds pas, car comment savoir qui a acheter l'arme, (s'il avait ou pas son PPA) s'il n'y a plus de registre? Il y a souvent de la désinformation, mais ici, je dois avouer, la question n'est pas la. La question est : oui stephen a commit une grave erreur en abolissant le registre, MAIS ca ne sert plus a rien de garder ce registre seulement au Québec...

gab


Tu fait erreur Gab, pour les armes sans restriction le marchand doit s'assurer que l'acheteur possède un PAA valide autrement il s'expose a de graves sanctions (amende et perte de license entre autre). Pour ce qui est des armes restreintes et prohibée, le registre qui existe depuis 1934 restera toujours en vigueur et aucun marchand ni particulier ne peur se soustraire a la loi en vigueur, bref ces armes a feu demeurent extremement contrôlé.

Jacques

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