Michel Matte demande de lui donner une chance
Alain Turgeon 
Le gouvernement appuierait des investisseurs qui voudraient relancer l’usine de Donnacona si l’étude de marché pour un nouveau papier est concluante.
Une cinquantaine de travailleurs de l’usine AbitibiBowater, pancarte à la main, attendaient le ministre Hamad, le 10 novembre, devant la mairie de Donnacona pour lui démontrer leur frustration d’avoir été abandonnés par le gouvernement. Ils ont également accueilli le ministre au local de campagne du candidat libéral, Michel Matte, à Saint-Marc-des-Carrières, deux jours plus tard, pour demander des comptes. «Le temps presse», dit le président du syndicat, Robert Drolet.
Répétant que ce n’est pas le gouvernement, mais la compagnie qui a fermé l’usine, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a présenté un plan en plusieurs points à la sortie de la rencontre avec la coalition pour la relance de l’usine.
On ne désespère pas de relancer l’usine. «On a des conditions gagnantes, la volonté des gens», a déclaré le ministre Hamad. Le gouvernement est prêt à financer des études, fournir des démarcheurs pour trouver des investisseurs et aider techniquement et financièrement un éventuel acheteur, a-t-il dit. M. Hamad a aussi affirmé que les travailleurs seront aidés tant et aussi longtemps qu’ils en auront besoin pour le reclassement et le ministre s’est engagé à communiquer avec la compagnie pour régler le dossier de 19 travailleurs qui étaient sur le point de prendre leur retraite. La coalition veut aussi la version complète de l’entente entre la compagnie et Investissement–Québec. Dans ce cas, M. Hamad verra ce qu’il peut faire.
Le maire de Donnacona et président de la coalition, André Marcoux, souhaitait recevoir aussi la visite du ministre du Développement économique, Raymond Bachand.
Le maire André Marcoux a déclaré qu’il avait été approché par des acheteurs potentiels. Selon lui, l’usine ne vaut plus que 15 des 197 millions qu’elle valait avant l’annonce de la fermeture. Selon le maire, la machine à papier restera dans l’usine au moins jusqu’en mai 2009. La compagnie acceptera de vendre à condition que le prochain propriétaire ne vienne pas le concurrencer.
La Ville perdra beaucoup d’argent à la suite de cette fermeture. L’usine était évaluée à 39 millions de dollars et sa valeur à chuté à 24 millions, ce qui fait perdre 350 000$ en taxes à la Ville dont le budget est de 7,6 millions de dollars. |