Mario Dumont revient à Saint-Raymond et Donnacona Alain Turgeon![]() Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, soutient que Jean Charest parle d’économie devant les chambres de commerce, mais qu’il refuse de «se salir les mains» pour aider les travailleurs «sur le terrain». Mario Dumont est venu donner son appui aux ex-travailleurs de l’usine AbitibiBowater à Donnacona après être passé par la Scierie Dion de Saint-Raymond, le 12 novembre. Selon Mario Dumont, le discours économique du Parti libéral se limite à un slogan, et «quand il est question d’aider les gens il n’est pas là pour répondre aux besoins». M. Dumont se défend d’utiliser la fermeture de l’usine de Donnacona pour faire du capital politique. Le maire de Donnacona et président de la coalition pour la relance de l’usine, André Marcoux, qui a vu passer un ministre libéral, le chef de l’ADQ, puis celui du Parti québécois à quelques jours d’intervalle, est distant. «Ce sont des appuis», a simplement dit le maire, craignant que les partis récupèrent la cause en campagne électorale. Le maire Marcoux souhaitait recevoir aussi la visite du ministre du Développement économique, Raymond Bachand. Le chef de l’ADQ était venu appuyer les travailleurs en mars dernier et il a redemandé au gouvernement de préserver l’usine durant la campagne électorale. Il demande aussi que le gouvernement s’assure que les conditions d’acquisition soient acceptables pour un éventuel acheteur. Selon lui, il a le devoir et le pouvoir de demander à AbitibiBowater de négocier de bonne foi. Le chef de l’ADQ croit que l’usine a des chances «bien réelles» de redémarrer. «Personne ne ferait du théâtre s’il n’y avait pas de chance de relance», dit M. Dumont. Le chef de l’ADQ avait lui-même obtenu un appui à Saint-Raymond alors que le directeur général de la Scierie Dion, Jean-François Dion, y est allé d’une charge à fond de train contre les libéraux et la ministre Julie Boulet qui a torpillé son projet de bûche écologique à Notre-Dame-de-Montauban l’empêchant du même coup de profiter d’un approvisionnement en bois important. M. Dion a affirmé que les décisions du gouvernement libéral le poussent vers une fermeture. |