Donnacona attire aussi Marois
Steeve Alain 

Après le libéral Sam Hamad et le chef de l’ADQ Mario Dumont, la chef du PQ, Pauline Marois, a fait un arrêt à Donnacona pour rencontrer la Coalition pour la sauvegarde de l’usine AbitibiBowater, samedi dernier. Contrairement aux deux autres, elle a été acclamée par une foule partisane et a reçu l’appui du syndicat des travailleurs de l’usine.
Après une rencontre d’une trentaine de minutes avec la Coalition, la chef péquiste a mentionné qu’il y avait des projets intéressants sur la table. Elle a pris comme engagement d’accompagner les gens de Donnacona pour réaliser la réouverture de l’usine. Aussitôt, elle a été acclamée par plus d’une centaine de partisans massés dans la salle du conseil de l’hôtel de ville.
Mme Marois a indiqué que son parti a toujours appuyé les travailleurs de l’usine. «Nous n’avons pas attendu la campagne», a-t-elle précisé. Elle se dit désolée de la façon dont ça s’est passé. «Il s’est promis des choses et c’est le contraire qui s’est réalisé. Je souhaite qu’il n’y ait pas d’autres communautés qui aient subi cela», a souligné Mme Marois quelques heures après avoir promis quelque 170 M$ pour des projets à Québec.
Auparavant durant la semaine, la chef péquiste avait dénoncé le travail du gouvernement Charest dans le dossier, dont celui des ministres Julie Boulet et Raymond Bachand. «Les tractations de Raymond Bachand avec AbitibiBowater n’ont eu comme effet que d’entraîner la fermeture de l’usine de Donnacona. Certes, on reconnaît que l’industrie forestière vit de durs moments mais abandonner complètement à leur sort 250 travailleurs est franchement honteux», a-t-elle dit.
Selon le Parti québécois, après la fermeture de la Belgo de Shawinigan et de l’usine de Gatineau, le gouvernement avait la responsabilité de maintenir ce qui pouvait être sauvé, quitte à investir dans l’entreprise le temps que le secteur forestier se relève de ces jours difficiles.
Le président du syndicat CSN des travailleurs de l’usine, Robert Drolet, a confirmé l’appui du syndicat local à Pauline Marois, rappelant que le PQ était au pouvoir lors du projet de machine numéro 4 qui avait donné un nouvel élan à l’entreprise.
Mêmes promesses
Le président de la Coalition pour la sauvegarde de l’usine, le maire André Marcoux, est resté plus réservé dans ses commentaires. Il a dit qu’il y avait eu un très bon entretien avec Mme Marois et qu’il était important que les gens sentent l’appui de tout le monde.
Selon M. Marcoux, les engagements des trois grands partis pour le redémarrage de l’usine se ressemblent. «Le gouvernement a pris des engagements en fonction de la liste d’épicerie de la Coalition et les autres partis appuient ces engagements», a-t-il indiqué.
Les promesses d’aide concernent notamment des subventions pour le redémarrage, des approvisionnements en bois et le financement des «démarcheurs».
M. Marcoux a par ailleurs confirmé avoir été approché par les libéraux pour devenir leur candidat dans Portneuf, offre qu’il a refusée au mois de septembre.
|