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Novembre 2008
 

5 novembre 2008


 

Francoeur dit non aux libéraux

Alain Turgeon

Le député Raymond Francoeur aurait aussi été invité à faire le saut dans l’équipe libérale de Jean Charest, mais il a confirmé qu’il sera de nouveau candidat adéquiste dans Portneuf à la prochaine élection.

Raymond Francoeur dit avoir été invité à joindre le Parti libéral du Québec, proposition qu’il a refusée contrairement à ses collègues Riedl et Auger, de l’ADQ, il y a deux semaines. C’est ce qu’il a laissé savoir le 27 octobre dernier en conférence de presse.

Le député s’est dit flatté, mais aussi étonné parce que Jean Charest n’a pas cessé de critiquer les députés de l’ADQ depuis 18 mois. M. Francoeur soutient qu’il a été approché personnellement avant que le premier ministre invite, dans une allocution, tous les députés de l’ADQ à imiter MM. Riedl et Auger, mais il est resté évasif sur la façon dont cela s’est fait.

«Imaginez si j’avais accepté. Michel Matte n’aurait plus été candidat du PLQ dans Portneuf et il aurait ainsi vu fondre tous ses espoirs», a lancé M. Francoeur, qui soutient qu’il n’a pas refusé l’offre pour faire plaisir à M. Matte ni par peur de devoir l’affronter lors d’une investiture libérale. Michel Matte a été confirmé candidat libéral le 28 octobre. Contrairement aux transfuges, M. Francoeur dit ne pas avoir de difficulté à parler à son chef parce qu’il est un «batailleur».

Raymond Francoeur a donné le ton à la prochaine campagne électorale en s’attaquant à son adversaire Matte «qui se complaît à former des comités qui n’aboutissent à rien» et qui se présente parce que les sondages sont favorables au Parti libéral du Québec.
M. Francoeur rappelle qu’il s’est présenté pour l’ADQ en 2007 alors que les sondages n’étaient pas favorables. «On est au même point aujourd’hui», a-t-il dit. M. Francoeur ne connaissait pas encore la date de son assemblée d’investiture qui devrait se tenir pour la forme.

Le député dénonce aussi l’intention du premier ministre Charest d’aller en élection. «Aller en élection, c’est la dernière chose qui nous plaît avec la crise. Jean Charest essaie de trouver une raison pour les déclencher», a-t-il déclaré.

M. Francoeur affirme qu’il est «capable de faire l’ouvrage même s’il est dans l’opposition». Il avait pris l’engagement lors de la dernière campagne électorale d’améliorer la situation dans les urgences de Portneuf et ce dossier est en voie de se régler, affirme le député qui soutient qu’il a bien fait durant son mandat.

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Michel Matte confirmé au PLQ

Alain Turgeon

Le nouveau candidat du Parti libéral du Québec dans Portneuf, Michel Matte, s’est dit très surpris d’apprendre que le député Raymond Francoeur a été sollicité par son parti alors que son chef Jean Charest a affirmé ne pas faire de maraudage.

Quelques minutes après la confirmation de sa candidature pour le Parti libéral, Michel Matte a mis en doute les allégations du député Francoeur. Il a fait des vérifications auprès des instances de son parti et personne n’en avait entendu parler, dit-il. M. Matte ajoute que le premier ministre a affirmé dans un communiqué qu’il ne ferait pas de maraudage, rappelant que les deux adéquistes qui ont joint le Parti libéral ont fait les premiers pas.

Le nouveau candidat, qui était seul en lice à l’investiture libérale, veut s’inscrire dans la lignée de Michel Pagé et Jean-Pierre Soucy et sa priorité est de répondre aux attentes de la population de Portneuf. Il fera connaître ses engagements pour la région durant la prochaine campagne électorale. M. Matte veut assurer une «présence plus active sur le terrain» et demande l’appui des militants pour regagner Portneuf. Le PLQ dans Portneuf, démobilisé depuis l’élection de 2007, compte environ 500 membres, a indiqué le candidat.

Michel Matte a soutenu devant une centaine de personnes, dont la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, que Portneuf ne peut rester dans l’opposition avec qui la région n’a pas d’avenir. La ministre Blais a repris la balle au bond déclarant qu’il fallait «cesser d’avoir un regard cynique envers les politiciens» et d’en choisir des compétents qui ont une vision d’avenir et qui représentent les citoyens.

Michel Matte a travaillé dans le domaine scolaire pendant plus de 20 ans. Il a ensuite travaillé dans le secteur privé. Il est maire de Saint-Marc-des-Carrières depuis 1997 et préfet de la MRC de Portneuf depuis trois ans.

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Le PQ cherche un candidat

Denise Paquin

Pendant que le Parti libéral et l’Action démocratique lançaient les hostilités la semaine dernière, l’organisation du Parti québécois semblait toujours à la recherche d’un candidat.

Selon les renseignements obtenus, un candidat serait dans la mire de l’organisation portneuvoise mais sa candidature ne pouvait être dévoilée puisqu’elle n’était pas officielle.

Aucune annonce n’avait été faite au moment d’aller sous presse, lundi. L’an dernier, Le PQ avait été représenté par Martin Courval, de Neuville. Le candidat avait terminé troisième, avec 5667 voix, soit 17% des suffrages, loin derrière le député sortant Jean-Pierre Soucy (32%) et le député élu Raymond Francoeur (46%).

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La meilleure enseignante en sciences est à Pont-Rouge
Thérèse Gagnon remporte le prix Raymond-Gervais 2008

Denise Paquin

Il y a des professeurs qui pratiquent leur métier avec une telle passion qu’ils marquent leurs élèves pour la vie. Thérèse Gagnon fait partie de cette catégorie. Pour son engagement envers ses élèves et ses réalisations, l’enseignante en sciences et technologie à l’école secondaire Saint-Charles de Pont-Rouge vient de remporter le prix Raymond-Gervais 2008.

L’enseignante de Saint-Léonard a reçu son prix lors du 43e congrès de l’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (APSQ) qui a eu lieu à Saguenay le 18 octobre.

«L’élément qui a séduit particulièrement le jury est sa capacité à connecter avec les élèves et ses réalisations en ce qui a trait à l’éducation à l’environnement et à la paix», a indiqué au Courrier le président de l’Association, Patrice Potvin, un professeur en didactique des sciences à l’UQAM à Montréal.

«Les élèves sont vraiment marqués par cette enseignante-là», renchérit Manon Dion, conseillère pédagogique en sciences à la Commission scolaire de Portneuf qui a soumis sa candidature.

Depuis 17 ans, Thérèse Gagnon a révélé à des centaines d’élèves de secondaires 1 et 2 les mystères des sciences. Mais elle n’en est pas restée là. L’enseignante a aussi encouragé les élèves à aller plus loin dans leurs découvertes en fondant un club-science et un club d’astronomie. Elle a aussi mis sur pied l’expo-science annuelle qui a eu lieu au Moulin Marcoux. Environnementaliste convaincue, elle est répondante pour la commission scolaire pour les Écoles vertes Brundtland. Elle s’est aussi engagée dans la démarche pédagogique de son école. Et comme si cela n’était pas assez, Mme Gagnon est aussi conseillère municipale à Saint-Léonard.

«Mon objectif n’est pas de faire des élèves des scientifiques. Je veux en faire des citoyens critiques, capables de comprendre les défis de l’humanité», explique l’enseignante. Cet engagement entier auprès des jeunes nécessite de sa part une cohérence à toute épreuve. Et c’est avant tout cette franchise que ses élèves apprécient.

Autant elle se dépense pour éveiller les élèves à la beauté du monde par l’intermédiaire des sciences, autant l’enseignante n’a de réel souvenir d’un professeur qui l’ait vraiment marquée.

C’est sa mère, Marie, qui lui a ouvert les yeux sur le monde qui l’entoure. «Elle a été pour beaucoup dans mon intérêt pour les sciences, plus que les professeurs», raconte Thérèse Gagnon. «Elle s’émerveille de ce que la nature offre et n’a jamais eu peur des bibites», ajoute-t-elle en riant.

Ce goût pour la découverte était tel que la quadragénaire a repris le chemin de l’université, en biologie, une fois sa famille faite. «J’étais inscrite en biologie à l’université quand j’ai terminé le cégep, mais j’ai décidé d’aller travailler. Ce que j’ai fait pour des mouvements de jeunes», raconte-t-elle.

Pour la lauréate du prix Raymond-Gervais au niveau scolaire, «les scientifiques ont à s’incarner dans le monde». Et c’est ce qui est en train de se passer actuellement avec la problématique du réchauffement de la planète qui exige une réponse non seulement scientifique mais sociale, explique-t-elle.
Sur ce rapport, Thérèse Gagnon constitue elle-même un modèle remarquable de cohérence puis­qu’elle pratique la philosophie qu’elle prêche.

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Coop de santé et GMF : Différents mais complémentaires

Denise Paquin

L’instauration de deux groupes de médecine familiale (GMF) dans Portneuf semble nuire au recrutement de la coopérative de santé à Portneuf et Saint-Basile.

Même s’il ne veut présumer de l’impact des GMF sur la troisième étape de la campagne d’adhésion de la coopérative, le président du comité provisoire, Michel Bédard, de Portneuf, reconnaît que l’annonce faite par le ministre de la Santé Yves Bolduc en août dernier a semé la confusion dans la population.
«Les gens pensent que parce qu’il y a des groupes de médecine familiale, ça règle le problème du manque de médecins et on n’a pas pas besoin de coopérative. Ce n’est pas le cas», a déclaré M. Bédard mercredi dernier.

Les deux groupes créés dans Portneuf réunissent 32 médecins pratiquant en clinique privée ou en CLSC. L’objectif des GMF n’est pas de recruter des médecins mais d’accroître les services en misant sur les médecins actuellement en poste, entre autres pour le sans rendez-vous.

Le projet de coopérative de san­té, lui, est destiné à attirer à Portneuf et Saint-Basile de nouveaux médecins pour mieux desservir les 5600 habitants de ces municipalités. Ils viendront soutenir les deux médecins en poste, les Dr Giroux et Verret, qui ont d’ailleurs adhéré aux GMF récemment créés.
Michel Bédard réitère qu’il faut voir les groupes de santé et la coopérative de santé comme des services complémentaires. «Pour nous, c’est un plus si on a deux médecins de plus. Ça ajoute aussi deux médecins au GMF. Si un médecin est absent, il y a en un autre qui peut le remplacer. Tout est un plus là-dedans», dit-il.

La présence de GMF pourrait également alléger le mandat de la coopérative, fait savoir M. Bédard. Par exemple, étant donné que les GMF devront informatiser tous les dossiers des clients, la coopérative n’aura pas à faire cette tâche.

L’ouverture d’une clinique médicale sous l’aile de la coopérative pourrait aussi signifier l’ajout de services complémentaires.

M. Bédard lève le voile sur la deuxième phase du projet qui serait d’attirer d’autres praticiens (physio­thérapeute, chiropraticien, dentiste).

Le comité provisoire a lancé en septembre la troisième phase de recrutement de sociétaires afin d’atteindre le chiffre des 600 adhérents à la fin novembre. Il en comptait 340 au moment de relancer la campagne.

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La Vélopiste a refait ses ponts dans Portneuf

Denise Paquin

À la veille d’une nouvelle saison de motoneige, la Société de la piste Jacques-Cartier - Portneuf (SPJCP) et le Club de motoneige de Saint-Raymond viennent de terminer la réfection du huitième et dernier pont de la Vélopiste dans la MRC de Portneuf. La Société poursuivra ses travaux l’an prochain dans la MRC de la Jacques-Cartier.

Les travaux se sont terminés le 27 octobre sur le pont de fer qui enjambe la rivière Sainte-Anne à Saint-Raymond, le plus gros pont de la piste multifonctionnelle dans la MRC de Portneuf.

Une vingtaine de bénévoles et des employés du Club de motoneige et de la Société ont mis quatre jours pour changer complètement le revêtement de planches de bois.

Les deux organismes ont investi environ 40 000$ dans l’opération qui s’est étalée sur deux ans. «On a divisé les coûts et chaque organisme est allé chercher de l’argent dans divers programmes», a précisé Alexandra Goyer, coordonnatrice de la SPJCP. Ils ont obtenu, entre autres, 18 000$ du Pacte rural. Le Club de motoneige a aussi obtenu une subvention du programme pour les véhicules hors route.

«La piste est l’une des premières au Québec et on se rend compte qu’il y a beaucoup de programmes de développement mais rien pour la réfection des infrastructures pour le vélo, révèle la coordonnatrice de la Société de la piste Jacques-Cartier - Portneuf. Sans pont, il n’y a pas de piste.»

Mme Goyer tient à souligner l’engagement des bénévoles des deux organismes dans ce projet d’envergure, le plus important depuis la création de la piste et qu’il faudra répéter aux dix ans, prévoit-elle. Elle estime que cette collaboration entre les deux organismes est unique au Québec et fait envie dans d’autres régions.

Dans un communiqué émis la semaine dernière, le président du Club de motoneige, Stéphane Bertrand, rappelle l’importance du sentier pour les motoneigistes et de «mettre nos efforts en commun» pour assurer sa pérennité et la sécurité des utilisateurs. De son côté, Jacquelin Genois, président de la SPJCP, signale que la réfection des ponts n’aurait pu se faire sur deux ans seulement sans le concours du Club de motoneige.

Deux ponts sont à refaire dans la MRC de la Jacques-Cartier, soit celui de la rivière Ontarizi et celui de la rivière Jacques-Cartier à Shannon, de loin l’ouvrage le plus important de tout le corridor de 68 km. La Société souhaite établir une collaboration similaire avec le Club de motoneige de la Jacques-Cartier ainsi qu’avec les militaires de la base de Valcartier qui ont travaillé à la pose du revêtement il y a dix ans sur le pont de Shannon.

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12 novembre 2008


L’usine de Donnacona sacrifiée

Alain Turgeon

Le gouvernement du Québec a sacrifié l’usine de Donnacona au profit de Dolbeau et de Grand-Mère.

Le gouvernement libéral a abandonné une condition majeure à l’octroi de l’aide financière de 35,8 millions de dollars pour la modernisation de l’usine de Donnacona en 1998 à la demande d’AbitibiBowater. L’aide gouvernementale était assujettie de l’obligation de garder l’usine de Donnacona ouverte jusqu’en 2011.

Un document obtenu en vertu de la Loi d’accès à l’information par la coalition régionale pour la relance de l’usine de Donnacona, révèle qu’AbitibiBowater a demandé au gouvernement de transférer cette obligation d’exploiter de façon continue l’usine de Donnacona aux usines de Dolbeau et de Grand-Mère, ce qu’il a accepté à la suite d’un avis du ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

La compagnie a fait valoir que ce transfert assurerait le maintien de 313 emplois à Dolbeau et 505 à Grand-Mère. Par contre, on soutenait que «la perte de 240 emplois à Donnacona aurait, à court terme, un certain impact sur la région, mais que sa proximité avec la Capitale-Nationale et son potentiel de diversification économique lui permettrait de continuer à prospérer».

Le maire de Donnacona et président de la coalition, André Marcoux, est choqué parce que tout le monde a mis beaucoup d’énergie et de temps depuis un an. «Malgré plusieurs rencontres avec les instances gouvernementales, jamais nous n’avons été interpellés ou informés des démarches. On a travaillé dans le vide. Je trouve ça très ordinaire», a-t-il déclaré. Des ministres sont même venus apporter leur soutien aux travailleurs.

«Ces tractations se sont déroulées dans le plus grand secret et dans le dos des travailleurs et de la communauté qui ont tout tenté pour garder l’usine ouverte», a déclaré la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, dans un communiqué. «Pour la transparence que nous réclamons depuis longtemps dans la façon de gérer l’industrie de la forêt et du papier, on repassera», a-t-elle ajouté.

 

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Les travailleurs se sentent trahis

Alain Turgeon

«Ils nous ont volé trois ans, ils nous doivent des choses», a décla­ré le président du syndicat des travailleurs de l’usine de Donna­cona, Robert Drolet.

Les travailleurs sont secoués, le président Drolet est frustré. «Personne n’avait vu venir ça» dit-il, en par­lant des tractations secrètes entre Québec et AbitibiBowater qui ont mené à la fermeture de l’usine de Donnacona. «Je suis tombé en bas de ma chaise».

Le président dénonce la façon dont s’est faite l’entente entre les deux parties alors que tout le monde travaillait à différents scénarios pour relan­cer l’usine. Les travailleurs se sentent trahis et jurent que Jean Charest entendra parler d’eux durant la campagne. «Il va falloir que Charest s’engage formellement et se compromette pour la relance de l’usine», a déclaré M. Drolet. Ce dernier rappelle qu’il avait rencontré le pre­mier ministre à l’Assemblée nationale en avril et que M. Charest lui avait dit que le gouvernement ferait tout en son pouvoir pour aider les travailleurs.

L’ex-président du syndicat et membre de la coalition de relance de l’usine, Gilles Papillon, demande d’ailleurs au candidat libéral Michel Matte de se retirer de la course par respect pour la population qu’a flouée le gouvernement de son parti.

M. Drolet croit que la décision de la compagnie de fermer l’usine définitivement a été prise dès novembre 2007 quand elle a annoncé une fermeture indéfinie. Il s’est dit très déçu du gouver­nement qui s’est ligué à Abitibi­Bowater pour fermer l’usine de Donnacona. «Ils nous ont menti sur toute la ligue depuis un an», dénonce le président, qui reconnaît que les travailleurs «voyaient un peu ça venir», mais qui ne baisse toujours pas les bras. «Il faut d’abord digérer ça. Ensuite, on va analyser, puis attaquer», a-t-il déclaré.

Robert Drolet soutient qu’il sera maintenant difficile de faire confiance au gouvernement et à la compagnie, mais «qu’il faut continuer à parler avec eux», soutenant que le syndicat sera plus suspicieux à l’avenir.

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Incendie de la Résidence Portneuf en 2006
Deux citoyens obtiennent la médaille du civisme

Denise Paquin

Le 3 décembre 2006, un incendie embrase la Résidence Portneuf. Carole Lévesque et Jean Brière aperçoivent les flammes et se portent à la rescousse des personnes âgées qui y habitent. Cet acte de bravoure leur a valu la plus haute distinction du gouvernement du Québec lors de la 23e cérémonie d’hommage au civisme, le 3 novembre, à Québec.

Les récipiendaires de la médaille du civisme ne s’attendaient pas à être honorés pour leur geste. «On a été surpris d’être en nomination. Ce soir-là (de l’incendie), on ne pensait pas à ça. Ce sont des gens de Sainte-Christine qui ont déposé notre candidature. C’est gentil de leur part», a commenté Jean Brière.

Linda Morin et Jean Cormier ne connaissaient pas les sauveteurs lorsqu’ils ont suggéré leurs noms aux responsables de l’Hommage au civisme. «Je voyais M. Brière parce qu’il travaillait à la quincaillerie, explique Jean Cormier. Ça nous a touché le geste qu‘ils ont posé. Le civisme est un geste qui est tellement banalisé aujourd’hui.»

Arrivés sur les lieux au début de l’incendie, Mme Lévesque et M. Brière ont cherché les résidants dans l’épaisse fumée. Ils les ont sortis hors de l’édifice et les ont amenés au chaud, dans leur auto puis ensuite au restaurant voisin, pour attendre les secours.

Par leur intrépidité, Jean Brière et Carole Lévesque ont certaine­ment sauvé des vies en prêtant secours à la quinzaine de personnes qui vivaient à la Résidence Portneuf. L’incendie qui a complètement dévasté l’établissement a fait une victime.

La médaille du civisme est attribuée à une personne qui a accompli un acte de civisme dans des conditions périlleuses. Elle est accompagnée d’un insigne en or. Le ministre de la Justice Jacques P. Dupuis l’a remise à 42 personnes le 3 novembre.
«C’est impressionnant. On avait des petits papillons», a commenté Jean Brière qui avait invité à la cérémonie sa soeur Guylaine et son frère Stéphane ainsi que Linda Morin, qui avait soumis la candidature du couple de Sainte-Christine. Même deux ans après l’événement, l’homme dit recevoir encore des félicitations pour le geste que lui et sa conjointe ont posé.

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La vaccination contre l’influenza en hausse

Denise Paquin

Le blitz de vaccination contre l’influenza a permis à 2771 Portneuvois de recevoir le vaccin qui doit les protéger de la grippe l’hiver prochain. Il s’agit d’une hausse de 38% du nombre de personnes vaccinées lors de cette vaccination de masse qui s’est déroulée pour la quatrième année dans la région.

Le résultat du blitz des 1er et 2 novembre réjouit Lucie Couture, conseillère en prévention et contrôle des infections au Centre de santé et des services sociaux de Portneuf. «En deux jours, nous avons vacciné 50% des gens qui reçoivent le vaccin gratuitement lors de nos cliniques sans rendez-vous», a dit Mme Couture prenant pour comparaison les 5402 personnes vaccinées en 2007.

L’augmentation de 38% vient combler la brèche qui avait été enregistrée l’an dernier lors de la vaccination de masse. Les respon­sables n’avaient rejoint que 2006 Portneuvois dans les cliniques qui avaient eu lieu à Donnacona, Saint-Raymond, Pont-Rouge et Saint-Marc-des-Carrières. En 2006, 2832 personnes en avaient profité.

Cette diminution n’était pas due au manque d’intérêt des gens, précise Mme Couture, mais à un changement dans la procédure. La gratuité avait été élargie à la vaccination sur rendez-vous pour les bébés de 6 à 23 mois et les proches des bébés âgés de 0 à 23 mois. C’est leur absence qui a causé la diminution enregistrée.
Selon Lucie Couture, la bonne réponse des Portneuvois est reliée à la publicité hâtive sur la vaccination qui a été faite par le réseau de la santé. «On a également sollicité les groupes, comme l’Âge d’or et les Chevaliers de Colomb, pour faire du bénévolat lors des cliniques de masse. Le message est passé», explique-t-elle.
D’après la conseillère en prévention et contrôle des infections, la vaccination contre l’influenza entre dans les habitudes, même si le vaccin n’a pas toujours l’efficacité voulue, ce qui a été le cas l’hiver dernier.

La protection du vaccin devrait être meilleure cette année: «Quelques cas d’influenza ont été enregistrés au Canada et la souche était incluse dans le vaccin (donné cet automne)», dit Mme Couture.
L’hiver dernier, quatre des cinq centres d’hébergement publics ont été touchés par la grippe. Selon la responsable, le vaccin offre une bonne protection contre la grippe aux gens de 65 ans et moins. Chez les aînés et les personnes souffrant d’une maladie chronique, il permet surtout d’éviter les complications qui peuvent être fatales.

Mme Couture rappelle que les gens qui font partie des clientèles âgées ou vulnérables peuvent profiter de la clinique sans rendez-vous pour obtenir le vaccin contre la pneumonie. «C’est une parti­cularité des cliniques de vacci­nation sans rendez-vous dans Portneuf», souligne-t-elle.

Lors du blitz, 240 personnes ont été vaccinées contre la pneumonie. Cette maladie peut être mortelle, surtout chez les personnes âgées, en plus de causer divers problèmes comme des otites ou des sinusites.
La vaccination de masse permet, enfin, au CSSS de tester sa capacité à réagir en cas de pandémie. Selon Lucie Couture, les employés frôlent leur objectif de 120 personnes à l’heure. La campagne de vaccination gratuite se poursuit dans les CLSC jusqu’au 10 décembre, à raison de une session par semaine.

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Saison de rêve
Le Balbuzard champion !

Steeve Alain

Le Balbuzard juvénile A de l’école Louis-Jobin a remporté la première bannière de football de l’histoire de la Commission scolaire de Port­neuf, samedi dernier. Les joueurs de Saint-Raymond ont conclu une saison de rêve en disposant 21 à 13 des Faucons de Beauceville en finale de l’ARSEQCA.

«J’ai trouvé le quatrième quart très long. Avec les conditions, la pluie, il n’y avait plus de jeu par la passe. Ce sont ceux qui la (victoire) voulaient le plus qui l’ont remportée», a dit l’entraîneur Vincent Légaré, entouré de par­tisans sur le terrain boueux quelques minutes après la fin du match.

Avec cette victoire, le Balbuzard termine la saison avec une fiche parfaite de dix victoires en autant de matchs, incluant les deux rencontres des séries élimi­natoires. «C’est le résultat de l’implication de tous les joueurs depuis le début de la saison. Le crédit revient aux joueurs», a souligné Vincent Légaré.
«Nous avons eu 33 joueurs passionnés de football et de bons vétérans. Autant l’attaque que le défensive ont fait le travail. Avec les matchs préparatoires, notre fiche a été de 14 victoires, aucune défaite», a précisé l’un des autres heureux entraîneurs de l’équipe, Pierre Alain.

Des joueurs comme Jean-Raphaël Moisan, François-Xavier Cloutier et Pierre Gagnon entre autres ont connu une excellente saison et ont entraîné leurs coéquipiers vers le succès. Plusieurs joueurs en étaient à leur cinquième et dernière année de football à Saint-Raymond.

Le programme de football de l’école Louis-Jobin, le premier à avoir vu le jour dans Portneuf, remporte ainsi un premier championnat à sa sixième année d’existence. En plus du programme juvénile, il comprend aussi un programme cadet.

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19 novembre 2008


 

Donnacona attire aussi Marois

Steeve Alain

Après le libéral Sam Hamad et le chef de l’ADQ Mario Dumont, la chef du PQ, Pauline Marois, a fait un arrêt à Donnacona pour rencontrer la Coalition pour la sauvegarde de l’usine Abitibi­Bowater, samedi dernier. Contrairement aux deux autres, elle a été acclamée par une foule partisane et a reçu l’appui du syndicat des travailleurs de l’usine.

Après une rencontre d’une tren­taine de minutes avec la Coalition, la chef péquiste a mentionné qu’il y avait des projets intéressants sur la table. Elle a pris comme engagement d’accompagner les gens de Donnacona pour réaliser la réou­verture de l’usine. Aussitôt, elle a été acclamée par plus d’une cen­taine de partisans massés dans la salle du conseil de l’hôtel de ville.

Mme Marois a indiqué que son parti a toujours appuyé les tra­vailleurs de l’usine. «Nous n’avons pas attendu la campagne», a-t-elle précisé. Elle se dit désolée de la façon dont ça s’est passé. «Il s’est promis des choses et c’est le contraire qui s’est réalisé. Je souhaite qu’il n’y ait pas d’autres communautés qui aient subi cela», a souligné Mme Marois quelques heures après avoir promis quelque 170 M$ pour des projets à Québec.

Auparavant durant la semaine, la chef péquiste avait dénoncé le travail du gouvernement Charest dans le dossier, dont celui des ministres Julie Boulet et Raymond Bachand. «Les tractations de Raymond Bachand avec Abitibi­Bowater n’ont eu comme effet que d’entraîner la fermeture de l’usine de Donnacona. Certes, on reconnaît que l’industrie forestière vit de durs moments mais abandonner complètement à leur sort 250 travailleurs est franchement honteux», a-t-elle dit.

Selon le Parti québécois, après la fermeture de la Belgo de Shawinigan et de l’usine de Gatineau, le gouvernement avait la responsabilité de maintenir ce qui pouvait être sauvé, quitte à investir dans l’entreprise le temps que le secteur forestier se relève de ces jours difficiles.

Le président du syndicat CSN des travailleurs de l’usine, Robert Drolet, a confirmé l’appui du syndicat local à Pauline Marois, rappelant que le PQ était au pouvoir lors du projet de machine numéro 4 qui avait donné un nouvel élan à l’entreprise.

Mêmes promesses

Le président de la Coalition pour la sauvegarde de l’usine, le maire André Marcoux, est resté plus réservé dans ses commentaires. Il a dit qu’il y avait eu un très bon entretien avec Mme Marois et qu’il était important que les gens sentent l’appui de tout le monde.

Selon M. Marcoux, les engagements des trois grands partis pour le redémarrage de l’usine se ressemblent. «Le gouvernement a pris des engagements en fonction de la liste d’épicerie de la Coalition et les autres partis appuient ces engagements», a-t-il indiqué.

Les promesses d’aide concernent notamment des subventions pour le redémarrage, des approvisionnements en bois et le financement des «démarcheurs».

M. Marcoux a par ailleurs confirmé avoir été approché par les libéraux pour devenir leur candidat dans Portneuf, offre qu’il a refusée au mois de septembre.

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Mario Dumont revient à Saint-Raymond et Donnacona

Alain Turgeon

Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, soutient que Jean Charest parle d’économie devant les chambres de commerce, mais qu’il refuse de «se salir les mains» pour aider les travailleurs «sur le terrain».

Mario Dumont est venu donner son appui aux ex-travailleurs de l’usine AbitibiBowater à Donnacona après être passé par la Scierie Dion de Saint-Raymond, le 12 novembre.

Selon Mario Dumont, le discours économique du Parti libéral se limite à un slogan, et «quand il est question d’aider les gens il n’est pas là pour répondre aux besoins».

M. Dumont se défend d’utiliser la fermeture de l’usine de Donnacona pour faire du capital politique. Le maire de Donnacona et président de la coalition pour la relance de l’usine, André Marcoux, qui a vu passer un ministre libéral, le chef de l’ADQ, puis celui du Parti québécois à quelques jours d’intervalle, est distant. «Ce sont des appuis», a simplement dit le maire, craignant que les partis récupèrent la cause en campagne électorale. Le maire Marcoux souhaitait recevoir aussi la visite du ministre du Développement économique, Raymond Bachand.

Le chef de l’ADQ était venu ap­puyer les travailleurs en mars dernier et il a redemandé au gou­vernement de préserver l’usine durant la campagne électorale. Il demande aussi que le gouvernement s’assure que les conditions d’acquisition soient acceptables pour un éventuel acheteur. Selon lui, il a le devoir et le pouvoir de demander à AbitibiBowater de négocier de bonne foi.

Le chef de l’ADQ croit que l’usine a des chances «bien réelles» de redémarrer. «Personne ne ferait du théâtre s’il n’y avait pas de chance de relance», dit M. Dumont. Le chef de l’ADQ avait lui-même obtenu un appui à Saint-Raymond alors que le directeur général de la Scierie Dion, Jean-François Dion, y est allé d’une charge à fond de train contre les libéraux et la ministre Julie Boulet qui a torpillé son projet de bûche écologique à Notre-Dame-de-Montauban l’empêchant du même coup de profiter d’un approvisionnement en bois important. M. Dion a affirmé que les décisions du gouvernement libéral le poussent vers une fermeture.

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Michel Matte demande de lui donner une chance

Alain Turgeon

Le gouvernement appuierait des investisseurs qui voudraient relancer l’usine de Donnacona si l’étude de marché pour un nouveau papier est concluante.

Une cinquantaine de travailleurs de l’usine AbitibiBowater, pancarte à la main, attendaient le ministre Hamad, le 10 novembre, devant la mairie de Donnacona pour lui démontrer leur frustration d’avoir été abandonnés par le gouvernement. Ils ont également accueilli le ministre au local de campagne du candidat libéral, Michel Matte, à Saint-Marc-des-Carrières, deux jours plus tard, pour demander des comptes. «Le temps presse», dit le président du syndicat, Robert Drolet.

Répétant que ce n’est pas le gouvernement, mais la compagnie qui a fermé l’usine, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a présenté un plan en plusieurs points à la sortie de la rencontre avec la coalition pour la relance de l’usine.

On ne désespère pas de relancer l’usine. «On a des conditions gagnantes, la volonté des gens», a déclaré le ministre Hamad. Le gouvernement est prêt à financer des études, fournir des démar­cheurs pour trouver des inves­tisseurs et aider techniquement et financièrement un éventuel acheteur, a-t-il dit. M. Hamad a aussi affirmé que les travailleurs seront aidés tant et aussi longtemps qu’ils en auront besoin pour le reclas­sement et le ministre s’est engagé à communiquer avec la compagnie pour régler le dossier de 19 travailleurs qui étaient sur le point de prendre leur retraite. La coalition veut aussi la version complète de l’entente entre la compagnie et Investissement–­Québec. Dans ce cas, M. Hamad verra ce qu’il peut faire.

Le maire de Donnacona et président de la coalition, André Marcoux, souhaitait recevoir aussi la visite du ministre du Développement économique, Raymond Bachand.

Le maire André Marcoux a déclaré qu’il avait été approché par des acheteurs potentiels. Selon lui, l’usine ne vaut plus que 15 des 197 millions qu’elle valait avant l’annonce de la fermeture. Selon le maire, la machine à papier restera dans l’usine au moins jusqu’en mai 2009. La compagnie acceptera de vendre à condition que le prochain propriétaire ne vienne pas le concurrencer.

La Ville perdra beaucoup d’argent à la suite de cette fermeture. L’usine était évaluée à 39 millions de dollars et sa valeur à chuté à 24 millions, ce qui fait perdre 350 000$ en taxes à la Ville dont le budget est de 7,6 millions de dollars.

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Portneuf dit non au projet de Métro Excavation

Alain Turgeon

La Ville de Portneuf rejette le projet industriel de Métro Excavation au quai de Portneuf, peu rentable pour elle, et développera plutôt la vocation récréotouristique du quai quand elle en sera la propriétaire.

Le conseil municipal a décidé de ne pas donner suite au projet de transbordement de sable au quai de Portneuf proposé par Métro Excavation l’an dernier. Se basant sur une étude de Génivar payée par l’entreprise, la Ville a conclu que les avantages de l’exploitation industrielle du quai ne compensaient pas les inconvénients.

Les revenus de la Ville ont été évalués à 150 000$, loin des 400 000$ que laissait miroiter le projet présenté en 2007. La compagnie Métro Excavation, de Québec, souhaitait transporter 800 000 tonnes de sables par année de Sainte-Christine à Montréal en passant par le quai de Portneuf. L’étude démontre qu’il n’en transporterait que 300 000 tonnes. Les coûts d’entretien des installations portuaires et du réseau routier devaient être garantis par les revenus tirés par la Ville.

Les inconvénients étaient trop grands ou pour les citoyens ou pour la compagnie ou pour la Ville, selon les projets proposés. Le premier obligeait la Ville à changer le zonage pour de l’entreposage entre la route 138 et le quai, ce que n’aurait pas accepté la population, croit le conseil. Le deuxième entraînait d’irréalistes contraintes d’ingénierie pour le promoteur et une troisième option aurait coûté 8,5 millions de dollars à la compagnie.

La Ville s’était déjà prononcée pour la vocation récréotouristique du quai à la suite d’un sondage de ses citoyens en 2006, mais les retombées escomptées et les mesures d’atténuation d’impacts proposées ont forcé le conseil municipal à examiner le projet de Métro Excavation. «On a fait nos devoirs méticuleusement. On est allé au fond de la proposition de Métro Excavation», a dit le maire Pierre de Savoye.

La Ville informera Transport Canada, propriétaire du quai, qu’elle prendra le quai à la condition que sa vocation soit récréonautique et récréotouristique et que les conditions de cession soient financièrement acceptables. Le gouvernement fédéral répare les quais qu’il cède et octroie une aide pour assurer sa viabilité par la suite. «On veut être traité comme les autres ont été traités», a déclaré le maire de Savoye.

Selon le maire, l’activité industrielle n’est pas pour autant terminée au quai de Portneuf tant que Transport Canada sera propriétaire, mais il est trop tard, dit-il, pour qu’une autre compagnie puisse présenter un projet pour utiliser le quai à des fins industrielles. Ils avaient jusqu’au 15 juin dernier pour soumettre une demande.
«On est maintenant rendu à une autre étape. Cela nous permet d’aller de l’avant. Ça fait 15 ans qu’on tourne en rond avec le quai», a commenté le maire. Selon lui, il reste de nombreuses démarches avant que la Ville devienne propriétaire du quai et les travaux de réfection du quai ne commenceront pas avant 2010.

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Le Noël d’Antan de retour

Steeve Alain

Cap-Santé se prépare fébrilement pour accueillir son 8e Noël d’Antan les 28, 29 et 30 novembre. De nouveau, la «fête au village» fera vibrer la Place de l’église et ses environs.

Cette année, le marché de Noël des artisans et son village de 25 maisonnettes sera plus animé que jamais alors que des chorales circuleront sur le site samedi et dimanche après-midi en chantant Noël, une nouveauté.

Danse celtique et musique traditionnelle donneront aussi le goût de danser et de chanter aux visiteurs à l’extérieur. «L’objectif est de recréer l’esprit du village, de fête au village pour que les gens et les artisans aient du plaisir dehors», explique la coordonnatrice du comité du Noël d’Antan, Claire Vaillancourt.

De plus, pour la première fois, une exposition de crèches du monde sera présentée dans l’é­glise. Une quarantaine de crèches de collectionneurs de la région de Portneuf seront exposées.
Encore cette année, plus de 70 artisans et artistes sont attendus. Ils seront installés dans les maisonnettes à Place de l’église, au gymnase de l’école Bon-Pasteur, au presbytère et à la Salle Albert-Fortier.

L’événement sous le thème de la chasse-galerie prendra son envol avec la traditionnelle arrivée de saint Nicolas vendredi soir. L’ancêtre à la longue barbe sera accompagné par Le Jeune Chœur Portneuvois à partir de son point de départ de l’Auberge de l’Étang jusqu’à Place de l’église.
«Nous invitons les gens à suivre la carriole de saint Nicolas à partir de l’Auberge de l’Étang. Le départ est prévu à 19h», invite Mme Vaillancourt. L’arbre du village sera ensuite illuminé.

Des sites de stationnements dûment identifiés situés sur le route 138 seront desservis par des navettes. Les responsables indiquent que la circulation automobile pour les visiteurs à Place de l’église sera interdite par mesure de sécurité.

Les organisateurs invitent par ailleurs les visiteurs à acheter les grelots en vente sur le site qui servent comme source de financement et donnent la chance de gagner des œuvres de l’artiste Jeannette Trépanier.

Il est possible de consulter le programme d’activités sur le site Internet de la Ville de Cap-Santé à www.capsante.qc.ca.

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La MRC de La Jacques-Cartier dévoile sa politique culturelle

Steeve Alain

Deux années après son adoption, la MRC de La Jacques-Cartier a finalement dévoilé sa politique culturelle régionale. Le document bilingue de 52 pages intitulé «Un héritage grandeur nature» sert déjà à orienter les projets culturels du territoire.

Selon Stéphanie Laperrière, agente de développement culturel à la MRC, le délai entre l’adoption de la politique par les maires de La Jacques-Cartier en 2006 et sa publication s’explique en grande partie par le temps nécessaire à sa traduction et à sa conception graphique.

Comprenant des interventions visant à développer le sentiment d’appartenance au territoire, les intervenants jugeaient essentiels de présenter la politique dans un document bilingue. La politique a été dévoilée lors des Journées de la culture à la fin du mois de septembre.

La politique reconnaît l’importance de la culture dans le développement du territoire. Le préfet de la MRC, Michel Giroux, estime que l’exercice a permis de dégager le constat que le patrimoine naturel et culturel constitue le ciment qui relie les neuf municipalités du territoire.

Le document, qui servira d’outil de gestion pour les projets culturels, présente l’histoire du territoire et des municipalités, son portrait géographique et socioéconomique, mais surtout son portrait culturel et les ressources patrimo­niales qu’on y retrouve.

La politique culturelle comprend cinq axes d’intervention; soit développer l’identité culturelle régionale; faciliter l’accès et la participation de tous les citoyens à la vie culturelle; reconnaître la contribution des artistes et artisans, reconnaître la contribu­tion des organismes culturels; et prioriser la consolidation des acquis et le développement de projets structurants et durables mettant en valeur les spécificités régionales et locales.

Elle résulte d’un processus entrepris en 2002 qui a nécessité la participation de plusieurs intervenants. Des consultations publiques ont notamment été organisées dans l’ouest et dans l’est du territoire et des mémoires d’orga­nismes culturels ont été présentés.

N’ayant pas attendu la publica­tion de la politique, les responsables ont déjà posé des gestes à partir d’un plan d’action triennal qui entrera bientôt dans sa troisième année.

L’Événement Découverte tenu au mois d’août dernier représente une des activités du plan d’action. Selon Mme Laperrière, les circuits patrimoniaux ont connu un très bon succès. C’est sous le thème «Savoir et Mémoire» que se dérou­lait l’activité à Sainte-Catherine, Fossambault-sur-le-Lac et Lac Saint-Joseph.

Après un dépliant sur les beaux paysages de la MRC paru récemment, un livre sur l’occupation du territoire de la Jacques-Cartier doit être publié en 2009. Un document traitant du patrimoine agricole et un inventaire du patrimoine bâti sont aussi en cours de réalisation.

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26 novembre 2008


 

Michel Matte se dit un homme d’action

Alain Turgeon

«Mes paroles sont toujours assorties d’actions. Ce ne sont pas juste des souhaits», a lancé le candidat libéral Michel Matte qui présentait les grands dossiers sur lesquels il veut travailler, dont ceux de la santé et de l’économie.

Le candidat libéral dit être en meilleure position pour concrétiser la construction du CHSLD à Pont-Rouge, ouvrir des lits de courte durée et développer des services de santé. «Je veux être un accélérateur dans le dossier des soins de santé», dit le candidat Matte, qui rappelle qu’il a été président de la coalition pour les urgences et que «le problème est à peu près réglé». «Si la tendance se maintient, je suis convaincu qu’il n’y aura plus de découverture», a affirmé M. Matte.

«Je ne veux pas juste sauver des emplois, je veux aussi en créer», poursuit le candidat rappelant l’octroi d’un fonds de diversification économique de 1,5 million de dollars par le gouvernement libéral, dont 500 000$ destinés à Donnacona, à la suite des fermetures de l’usine d’AbitibiBowater. Selon Michel Matte, aucun candidat des autres partis n’aurait eu accès comme lui au ministre du Développement économique, Raymond Bachand, quand il a appris la teneur de l’entente menant à la fermeture de l’usine. «Ce ne sont pas juste des promesses, c’est de l’action», dit Michel Matte, qui dénonce l’inaction de Raymond Francoeur qui est député depuis 20 mois et pour qui «le seul engagement a été de dire qu’il sera plus présent».

Selon Michel Matte, le syndicat des travailleurs de l’usine de Donnacona a refusé son offre de rencontre. Le président du syndicat, Robert Drolet, soutient qu’il acceptera de rencontrer M. Matte s’il est accompagné de son chef, le premier ministre Jean Charest. «Les autres candidats sont venus nous rencontrer avec leur chef», a-t-il dit.

Le candidat rappelle que le gouvernement libéral a mis en place des programmes d’aide spéciaux totalisant 1,4 milliard de dollars sur cinq ans en plus d’aider les travailleurs victimes de la crise forestière. L’aide aux familles a augmenté de 43% depuis cinq ans avec le soutien aux enfants et les congés parentaux.

«L’économie d’abord, oui, mais la culture aussi parce qu’elle est économiquement rentable», dit M. Matte. Il faut soutenir l’industrie culturelle, selon Michel Matte qui souligne que sa présence comme préfet et à la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale a permis d’obtenir 100 000$ sur trois ans pour deux événements culturels majeurs dans Portneuf, le Festival de films de Portneuf sur l’environnement et la Biennale du lin.

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René Perreault s’engage pour la santé

Denise Paquin

Chaque Portneuvois «doit avoir accès à un médecin de famille», déclare le candidat du Parti québécois René Perreault, qui se dit prêt à travailler à mettre en oeuvre toute mesure sensée qui permettra d’atteindre cet objectif.

Faute de médecins, plusieurs Portneuvois ne peuvent être malades qu’entre 9h et 17h, a souligné René Perreault qui a dévoilé ses engagements en santé jeudi dernier.

Portneuf a un urgent besoin de médecins et le candidat s’est dit prêt à soutenir toute mesure qui contribuera à assurer l’ajout et la rétention de médecins dans la région. Entre autres, il vise la création de groupes de médecine familiale, avec ajout de services spécialisés (psychosociaux par exemple), l’allongement des heures d’ouverture des CLSC et des cliniques privées, et l’ajout de personnel infirmier.

Le candidat propose l’embauche d’infirmières dans des points de service du CLSC à Saint-Ubalde et Rivière-à-Pierre pour soutenir les médecins. Il appuie aussi la création d’une coopérative de santé pour amener des médecins à Portneuf et Saint-Basile. «Ça va très bien où des coopératives existent, comme à Sainte-Thècle», dit-il.

Pour René Perreault, le chef du Parti libéral Jean Charest se trompe de cible lorsqu’il annonce l’allocation de bonus pouvant aller jusqu’à 8000$ par année pour retenir les infirmières dans le réseau de la santé public. «Ce qu’elles veulent, ce sont de bonnes conditions de travail», déclare le candidat qui était, jusqu’en mai dernier, à la tête du syndicat des travailleurs du Centre de santé de Portneuf.
Les aînés sont un autre cheval de bataille du candidat péquiste. L’amélioration des soins à domicile et l’ajout de mesures fiscales pour les aidants naturels devront contribuer à les garder le plus longtemps possible dans leur milieu.

Mais cela ne devient plus possible éventuellement. Et compte tenu du vieillissement de la population, René Perreault propose que le projet de 32 lits en centre d’hébergement prévu à Pont-Rouge soit doublé à 64 lits. «D’ici 2013, le plan stratégique du CSSS prévoit un manque de 80 lits», a-t-il rappelé. Si l’ajout n’est pas possible, il suggère que la structure de l’édifice soit faite en fonction d’un agrandissement.
M. Perreault a souligné que les engagements de son parti rejoignent le plan stratégique 2008-2013 du Centre de santé et de services sociaux de Portneuf dévoilé au début du mois de novembre.

Le candidat ne s’est toutefois pas engagé à garantir l’ouverture complète de l’urgence du CLSC de Saint-Marc-des-Carrières, mais il a dit qu’il y travaillerait dès le 9 décembre. «Je serai un candidat de terrain, de service, pour défendre les intérêts des Portneuvois», a-t-il conclu.

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André Marcoux ne préside plus la coalition pour la relance de l’usine

Alain Turgeon

Le maire de Donnacona, André Marcoux, a démissionné de la présidence de la coalition régio­nale pour la relance de l’usine AbitibiBowater. M. Marcoux explique que des divergences d’opinions avec le syndicat des travailleurs l’ont amené à quitter les fonctions qu’il assumait depuis l’annonce de la fermeture de l’usine en 2007.

«La relation de confiance n’y était plus», dit le maire Marcoux. Il semble que le président et les travailleurs ne s’entendaient pas sur la façon de mener le dossier. Selon le président du syndicat des travailleurs, Robert Drolet, il est normal d’avoir des divergences d’opinions. «Chacun a sa manière de travailler, mais l’objectif reste le même, celui de la relance de l’usine», a-t-il dit. Un nouveau président sera désigné lors de la prochaine rencontre de la coalition.

Le maire Marcoux continuera de siéger comme membre de la coalition composée d’une dizaine d’autres représentants d’organis­mes locaux et régionaux. Sa démission de la présidence ne signifie pas qu’il abdique sur la relance de l’usine, assure-t-il. M. Marcoux continuera «à travailler pour la ville» et faire du développement économique. «Il y a d’autres problèmes et d’autres projets à Donnacona», a-t-il commenté.

La coalition n’a pas encore reçu les résultats de l’étude de faisabilité pour la fabrication d’un nouveau papier à l’usine de Donnacona. Le rapport devait être rendu vendredi dernier, mais son dépôt a été reporté. La firme KSH n’a pu le livrer à la coalition qui l’attendait cette semaine.

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L’endettement nuit à la santé
Les associations de consommateurs tiennent la 5e campagne «dans la marge jusqu’au cou»

Alain Turgeon

L’endettement nuit à la santé, sou­tiennent les associations de consommateurs du Québec dont la cinquième campagne de sensibili­sation au crédit et à l’endettement «dans la marge jusqu’au cou» a lieu cette semaine.

«Les personnes qui viennent nous consulter pour des problèmes d’endettement ont des difficultés non seulement sur le plan financier, mais aussi sur les plans physique et psychologique», affirme Nicole Petitclerc, consultante budgétaire depuis plus de 15 ans à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de Québec et Portneuf.

Selon Mme Petitclerc, les personnes aux prises avec des pro­blèmes d’endettement se sen­tent anxieuses, déprimées, vivent des conflits avec leur famille et souffrent de divers malaises. Une enquête éclair de la Coalition des associations de consommateurs du Québec confirme clairement les constats que font les con­sultants budgétaires depuis plusieurs années à l’effet que l’endettement cache des problèmes sociaux bien réels et des conséquences néfastes sur la santé. Près de huit personnes endettées sur dix se disent découragées et ont envie de tout abandonner, révèle l’enquête. Mme Petitclerc rencontre bon an mal an une centaine de personnes par année dans Portneuf.

La Coalition réitère sa demande au gouvernement du Québec d’interdire la sollicitation et la publicité sur le crédit cette fois «en l’amenant sur le terrain de la santé», explique Mme Petitclerc. L’État a un rôle majeur à jouer pour freiner la croissance de l’endet­tement et ses effets sur la santé, croient les responsables des ACEF. La coalition est appuyée par la population. Selon un sondage réalisé en 2007, trois Québécois sur quatre souhaitent que le gouverne­ment interdise ou réglemente la sollicitation sur le crédit.

La Coalition a réédité ses auto­collants «non à sollicitation et à la publicité sur le crédit» qui peuvent être retournés aux émetteurs de carte et une pochette de protection pour carte de crédit sur laquelle se trouve un avertissement sur l’utilisation du crédit.

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Pont-Rouge
Le pont fermé pendant 30 heures

Alain Turgeon

Le pont de la route 365 enjambant la rivière Jacques-Cartier, à Pont-Rouge, sera complètement fermé pendant 30 heures en fin de semaine prochaine.

Le ministère des Transports (MTQ) fermera le pont de 6h, le samedi 29 novembre, à 15h, le dimanche 30 novembre, si les conditions météorologiques permettent de réaliser des travaux.

Les automobilistes pourront exceptionnellement emprunter le pont Déry en cette période de l’année et les poids lourds devront utiliser une route alternative (les routes 358 et 367 et le rang du Brûlé). Selon Louise Villeneuve, du MTQ, la passerelle pour piétons sera toujours ouverte.

Le ministère de Transports ferme le pont pour effectuer le bétonnage de l’arc construit sous le pont qui servira à enrober la structure actuelle et permettra son élargissement. Selon Mme Villeneuve, le ministère agit toujours de cette façon pour laisser durcir le béton avant de le soumettre aux vibrations et aux chocs.

Mme Villeneuve a indiqué qu’aucune autre fermeture complète du pont n’est prévue durant les travaux et l’entrepreneur a avisé le ministère des Transports qu’il respecterait l’échéancier fixé au début des travaux. La reconstruction du pont sera donc terminée quelques jours avant Noël.

Les travaux de 7,4 millions de dollars sont réalisés par EBC inc., de Québec. Depuis le mois de septembre, une voie sur deux est fermée alors que des travaux sont effectués sur le tablier et sous le pont.

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