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Octobre 2008
 

5 octobre 2008


 

Les candidats défilent devant les maires

Alain Turgeon

Cinq des six candidats de Portneuf-Jacques-Cartier à l’élection fédérale ont été reçus par les maires de la MRC de Portneuf qui les ont écoutés poliment, mercredi dernier.
Les candidats ont eu cinq minutes chacun pour livrer leur message et les maires avaient ensuite deux minutes pour leur poser des questions. Seule la mairesse de Rivière-à-Pierre, Ghyslaine Noreau, en a posé au député sortant et candidat indépendant, André Arthur.

André Arthur
André Arthur a déclaré que si les maires étaient ses seuls électeurs, sa réélection ne serait pas assurée, ajoutant que s’il était leur seul électeur, leur réélection ne serait pas assurée non plus. Le député sortant et les maires divergent d’opinion, entre autres sur le rôle du député fédéral et son leadership. M. Arthur leur a répété que son rôle n’était pas de prendre la pôle, mais d’appuyer les gens qui faisaient appel à lui. «Arrêtez de penser que les élus municipaux, provinciaux et fédéraux doivent créer des choses. Le rôle des élus est de soutenir les forces vives de leur milieu après les avoir identifiées. Se déguiser en leader, c’est de créer des attentes qu’on est condamné à décevoir», a affirmé le candidat Arthur.

Jean Paradis
Jean Paradis, de Saint-Raymond, qui se présente comme le seul candidat vraiment indépendant dans Portneuf, s’est engagé à verser 20% de son salaire de député fédéral s’il est élu à deux fondations pour la jeunesse et les aînés et les aidants naturels. «Je vis de simplicité volontaire», dit-il pour expliquer ces dons de quelque 30 000$. Ces fondations seront indépendantes du député et de son bureau et seront gérées par des conseils d’administration qui verront à redistribuer l’argent aux organismes.
M. Paradis continuera à faire du bénévolat à la télévision communautaire de Saint-Raymond, au comité culturel de Saint-Raymond et chez les scouts. Le candidat indépendant dit avoir beaucoup d’estime pour les élus municipaux et assure qu’il sera capable de travailler avec eux pour développer la région de Portneuf.

André Turgeon
Le candidat néo-démocrate, André Turgeon, veut se faire le porte-étendard de Portneuf-Jacques-Cartier pour régler les problèmes régionaux. Il faut trouver un pont entre les deux MRC qui forment la circonscription pour faire des projets communs. Il a été vertement critiqué par le maire de Donnacona, André Marcoux, quand il a dit qu’il voulait se pencher sur le dossier de l’usine AbitibiBowater alors qu’il jugeait désastreuse la fermeture de l’usine après un investissement de 275 millions pour la machine no 4 il y a dix ans.

Richard Côté
Le candidat bloquiste, Richard Côté, a plutôt misé sur son engagement dans la MRC devant les maires. Il a pris parti dans les dossiers environnementaux, les porcheries et le barrage du Lac-Sergent et a fait partie du comité organisateur du sommet sur la forêt, rappelle-t-il. Il croit qu’il est possible de travailler ensemble et de bâtir malgré les divergences d’opinions. Il a choisi de se présenter au fédéral parce que les dossiers les plus importants pour les 15 prochaines années seront débattus à Ottawa, dit-il, dont l’accord de Kyoto et l’économie. Il mise sur l’économie, l’écologie et la qualité de vie. Il compte travailler avec les gens en place pour attirer des entreprises. Selon lui, le développement économique est conciliable avec le développement durable.

Nathan Weatherdon
Le candidat du Parti vert, Nathan Weatherdon, un anglophone qui vient d’arriver à Québec, a difficilement livré son message en français. Il a lu son message, et son effort a été souligné par le maire de Saint-Raymond, Rolland Dion. Le candidat a dit ne pas être là pour dire aux maires de voter pour le Parti vert, mais il a expliqué ce que défend son parti et les avantages de l’économie verte.

Stéphan Asselin
Le candidat libéral, Stéphan Asselin, ne s’est pas présenté devant les maires parce qu’un des membres de sa famille avait des problèmes de santé, a-t-il indiqué.

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Un gymnase pour l’école le Relais

Alain Turgeon

Les 200 élèves de l’école alternative Le Relais, de Donnacona, auront aussi leur gymnase. Québec accorde 1,8 million de dollars pour sa construction prévue en 2009.

Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a annoncé l’investissement, mardi dernier, à l’école. Le projet de 1,9 million consiste à ajouter un gymnase et deux classes. La Commission scolaire financera sa part de 84 000$ par le remboursement des taxes auquel elle a droit.
La construction du gymnase est la première phase de la réfection de l’école. Un projet de 3 millions de dollars pour la mise aux normes de l’édifice en piteux état est à l’étude.

Le bâtiment a été construit en 1926, a expliqué le président de la Commission scolaire de Portneuf, Serge Tremblay. Il y a 10 ans, la commission scolaire a décidé de créer l’école alternative dans cet édifice. Cependant, il manquait un gymnase et les élèves devaient se rendre à l’aréna de Donnacona pour faire de l’éducation physique. Selon lui, la construction d’un gymnase contribuera à la persévérance scolaire et à la réussite des élèves. Le directeur général, Jean-Pierre Soucy, ajoute que le gymnase de l’aréna n’est pas toujours disponibie et les déplacements des jeunes entre l’école et l’aréna et la surveillance posent problème.

Le ministre Hamad a déclaré que son gouvernement est heureux de contribuer à ce projet pour ramener les jeunes aux études. L’aide gouvernementale est accordée dans le cadre du plan triennal des immobilisations 2007-2010 du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). Le ministre a rappelé que le gouvernement veut investir 5,6 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour préserver et améliorer les établissements d’enseignement.

Selon M. Soucy, tout l’argent investi dans les infrastructures provient du gouvernement du Québec. Les réparations de moindre envergure dans les autres écoles de la commission scolaire sont financées par d’autres programmes de subvention du MELS.

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Retour du vélo de montage au mont Laura

Denise Paquin

Le vélo de montagne fera un retour au centre de ski de Saint-Raymond avec l’aménagement d’un nouveau sentier qui accueillera les amateurs de vélo de montagne en 2011.

La Ville et la Coopérative Vallée Bras-du-Nord ont signé, mercredi dernier, une première entente pour le développement cyclable du centre de ski, situé sur le mont Laura.

L’entente vise l’aménagement d’une vingtaine de kilomètres de sentiers simples traces (single track). Le projet de 117 000$ est financé à 20% par la Coopérative. La Ville allouera 75 000$ sur trois ans. Les travaux, qui ont commencé le matin même de l’annonce, seront réalisés par de jeunes adultes dans le cadre de programmes de réinsertion à l’emploi. D’autres organismes, comme le Club vélo extrême, mettront aussi la main à la pâte.

Le projet traversera, en plus du centre de ski, quatre propriétés privées. Des droits de passage seront négociés avec les propriétaires. Une partie des sentiers seront aussi pédestres, et dotés d’une signalisation appropriée.

Ce projet s’inscrit dans un plan plus large d’aménagement d’une soixantaine de kilomètres dans trois secteurs: l’Accueil Shanahan et l’Accueil Cantin dans la Vallée Bras-du-Nord et le mont Laura. Déjà près d’une quinzaine de km sont ouverts dans le secteur de l’Accueil Shanahan.
«Notre objectif est de devenir une des plus belles et des plus grosses destinations de vélo de montagne dans le nord-est de l’Amérique du Nord», a déclaré Frédéric Asselin, directeur général de la Coopérative Vallée Bras-du-Nord.
Dans un horizon de cinq ans, il croit possible d’aménager une centaine de kilomètres dans les trois secteurs et pour les relier entre eux. C’est sans compter le potentiel offert par les chemins en terres publiques et les chemins forestiers abandonnés.

Pour le conseiller municipal Jacquelin Genois, qui préside la Vélopiste Jacques-Cartier – Portneuf, le plan d’aménagement pour le vélo de montagne vient parfaire le réseau cyclable de la ville, qui compte sur la piste cyclable, le réseau routier et des voies cyclables.

«Il manquait un accès pour le vélo de montagne, pour avoir le plaisir de partir de chez nous et d’avoir rapidement accès au réseau», a-t-il indiqué.

Le vélo de montagne accroîtra aussi le potentiel attractif du centre de ski et une occupation quatre saisons. «Ça fait plusieurs années qu’on se dit qu’il y a un potentiel extraordinaire et qu’il faut l’exploiter», a déclaré Daniel Boucher, directeur des loisirs à la Ville.

Pour Frédéric Asselin, de la Vallée Bras-du-Nord, le développement du vélo de montagne peut amener à Saint-Raymond des retombées économiques comparables à celles de la motoneige. «Si on développe l’offre touristique, on créera une demande, on en est convaincus.»

C’est d’ailleurs ce point qui a fait en sorte que le projet a rapidement été accepté par le conseil municipal, a indiqué le maire Rolland Dion, qui revendique le statut de «véloville» pour Saint-Raymond.

De plus, le développement d’activités comme le vélo de montagne constitue, avec l’hébergement en refuge, un moyen sur lequel mise la Coopérative mise pour atteindre son autonomie financière, actuellement à 60% avec une chiffre d’affaires annuel de 500 000$.

Pour les propriétaires de terrain, c’est le gage d’un développement harmonieux qui ne brime pas leurs droits. Selon Frédéric Asselin, les sentiers sont aménagés sans couper d’arbre et de façon à être impratiquables pour les motocross. Il a aussi indiqué que le parc au sommet du mont Laura ne sera aucunement touché.

«Le style de dévelopement qu’on a est la meilleure clé pour obtenir les droits de passage», a invoqué le président de la Coopérative Vallée Bras-du-Nord, Jean-Claude Lafrenière.

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«Trouvailles et trésors»

Steeve Alain

Chapeau à claques, mocassins amérindiens, horloge, piano miniature, landau miniature avec bébé en porcelaine, peinture ou aiguise-crayon sont quelques-uns des objets anciens qui ont suscité la curiosité dimanche à la Maison Déry à Pont-Rouge, lors de l’atelier «Trouvailles et trésors». C’est un impressionnant total de 115 «trésors» qui ont été analysés lors de l’activité visant la sensibilisation à la conservation du patrimoine. «Il a fallu en refuser, afin de nous limiter dans le temps pour pouvoir rencontrer les gens», a indiqué Karine St-Arnaud de la Corporation des lieux historiques de Pont-Rouge. Mme St-Arnaud et Michel Girard, technicien en muséologie, ont répondu aux interrogations des propriétaires des objets et leur ont fait part de l’évaluation monétaire réalisée à distance, par internet, par le spécialiste Iegor de St-Hyppolite de l’Hôtel des Encans de Montréal, qui ne pouvait être présent. Selon Mme St-Arnaud, l’atelier pourrait être repris à tous les deux ou trois ans. Sur la photo, Claude Langevin, de Neuville, propriétaire d’une vieille horloge datant du début du siècle dernier, écoute attentivement les commentaires de Michel Girard. (photo : Steeve Alain)

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Toute une rentrée pour le Lois Jeans

Alain Turgeon

Le Lois Jeans de Pont-Rouge a connu un départ explosif dans la Ligue nord-américaine de hockey en récoltant cinq points à ses trois premières rencontres.

Pont-Rouge a gagné son match inaugural à domicile au compte de 7 à 2 contre Rivière-du-Loup et est allé battre Sainte-Marie 7 à 4 en Beauce en fin de semaine dernière avant de s’incliner 5 à 4 en fusillade contre les Chiefs de Saint-Hyacinthe jeudi.

C’est le vétéran Claude Morin qui a eu l’honneur d’inscrire le premier but de l’histoire de la nouvelle concession à la 6e minute de jeu contre Rivière-du-Loup. Il a fait dévier la passe de Sébastien Courcelles. Jérôme Bergeron n’a pas manqué sa rentrée dans la LNAH et a été choisi première étoile de la partie.

Le Lois Jeans a pris une avance de 4 à 0 en deuxième période avec des buts de Sébastien Morissette et Christian Laflamme. Chad Lacasse a déjoué le gardien de Pont-Rouge en fin d’engagement. Jean-Philippe Brière, Sébastien Courcelles et Guillaume Besse ont assuré la première victoire du Lois Jeans en troisième période.

Courcelles a d’ailleurs été une des bougies d’allumage des siens avec quatre points, dont deux buts le lendemain dans la victoire contre Sainte-Marie, où Pont-Rouge s’est permis deux buts en désavantage numérique.

Karl St-Pierre a donné les devants au Lois Jeans au milieu du premier vingt. Sainte-Marie a répliqué moins d’une minute plus tard en désavantage numérique, mais Pont-Rouge est retourné au vestiaire en avance grâce au but de Jonathan Saint-Louis à la toute fin de la période.

Le Lois Jeans a marqué trois buts sans riposte sur dix tirs en période médiane. Sébastien Courcelles, Robert Guillet et le capitaine Jean-Yves Leroux ont porté le pointage à 5 à 1. David Lizotte réduit l’écart en début de troisième période, mais Jérôme Bergeron met le match hors de portée des adversaires avec quatre minutes et demie à jouer. Le Poutrelle Delta marquera deux buts rapides, mais Courcelles répliquera avec son deuxième de la rencontre.

Jeudi dernier contre Saint-Hyacinthe, Jean-Yves Leroux, Jean-Philippe Brière et Robert Guillet ont compté dans les deux premières périodes et Jérôme Bergeron a donné l’avance au Lois Jeans au troisième vingt. Les Chiefs ont égalé le pointage et ont marqué deux fois et le Lois Jeans une fois en fusillade.

Le prochain match du Lois Jeans aura lieu le 10 octobre alors qu’il recevra Saguenay. Pont-Rouge se rendra à Saint-Georges le lendemain.

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12 octobre 2008


Un débat qui ne passera pas à l’histoire

Denise Paquin

Le débat des candidats à l’élection fédérale, le 3 octobre à Saint-Raymond, a fait quelques flammèches, mais n’aura pas amené d’élément nouveau aux électeurs.

À part le libéral, tous les candidats ont saisi l’occasion offerte par le Groupe d’information politique de Portneuf (GIPP) de présenter leur position devant une centaine d’électeurs qui avaient leur parti pris.

Le député sortant André Arthur a été la cible de toutes les attaques. Son voisin de table, Jean Paradis, qui l’a asticoté durant toute la soirée, l’a finalement fait sortir de ses gonds avec la demande farfelue de tenir une minute de silence. L’accrochage a viré à l’insulte.

Le candidat Arthur a, encore une fois, tenu les maires responsables de l’échec des principaux dossiers auxquels il s’était engagé à travailler en 2006 (quai de Portneuf, interurbain). Il a aussi affirmé qu’il avait «travaillé fort» sur celui de l’eau de Shannon, un «problème extrêmement difficile».

André Arthur s’est fait huer quand il a déclaré que l’Abiti­Bowater avait fait «face à un syndicat particulièrement gour­mand» à Donnacona. «Mon rôle était bien plus important de soutenir la Ville qu’une entreprise qui ne voulait plus vivre», a-t-il ajouté.
S’il est réélu, il utilisera ses talents de communicateur pour «s’assurer que les yeux du Canada sont sur Portneuf - Jacques-Cartier». Il continuera aussi ses autre activités, d’autant plus que«la majorité des problèmes qui tou­chent profondément les gens ne relèvent pas du fédéral», a-t-il dit.

Accusant le député sortant d’inertie, de méconnaître la région et de travailler en solitaire, le candidat du Bloc québécois, Richard Côté, s’est fixé l’objectif de «développer une vision régionale, au lieu de s’opposer».
«Je ne laisserai pas seulement ma trace sur un siège de chauffeur d’autobus», a déclaré le candidat qui a fait porter l’essentiel de ses interventions sur le programme de son parti et ses engagements déjà énoncés pour Portneuf - Jacques-Cartier.

«Les gens en ont assez, ils veulent passer de la parole aux actes», a dit M. Côté qui s’est engagé à travailler pour «donner de l’espoir aux jeunes», améliorer les infrastructures, soutenir les travailleurs et les événements culturels, régler le problème de l’eau à Shannon et aider les entreprises et citoyens à prendre le virage de l’économie verte.

Le candidat du NPD André Turgeon a invoqué que son parti «est très près de la position des citoyens du Québec». Il s’est dit très préoccupé par les fermetures d’usines, les services aux jeunes, aux aînés, aux étudiants. «Il faut de la 2e et de la 3e transformation pour pas que les gens soient pris pour travailler à Lévis», a dit le candidat, allusion au commentaire du député Arthur lors de la fermeture d’AbitiBowater à Donnacona.

«Il faut refinancer les grandes écoles pour former plus de spécialistes pour soigner la population», a déclaré le candidat qui oeuvre dans le domaine de la santé, reprenant un élément du programme néo-démocrate.

Le candidat indépendant Jean Paradis s’est dit préoccupé par le soutien aux organismes de Portneuf, l’amélioration du trans­port collectif et de marchandises par train pour alléger le transport routier et développer le tourisme. Il s’est aussi engagé à donner 22% de son salaire de député à des fondations d’aide aux jeunes, aux aînés et aux aidants naturels.
Presque incompréhensible, puisqu’il ne maîtrise pas le français, le candidat du Parti Vert, Nathan Weatherdon, a invité les électeurs à voter pour son parti plutôt que pour lui

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Nouvelle façon d’enfouir à Neuville
Plus de 2 millions de dollars investis pour des cellules étanches

Alain Turgeon

La Régie régionale de gestion des matières résiduelles de Portneuf investit plus de 2 millions de dollars au site d’enfouissement de Neuville pour se conformer aux nouvelles exigences du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

La Régie construit une première cellule avec membrane étanche où elle pourra ensevelir 72 000 mètres cubes d’ordures au cours des 18 prochains mois et un bassin de rétention des lixiviats de 12 millions de litres. C’est la première phase de la construction de huit cellules qui coûteront plus de 12 millions de dollars à la Régie lui assurant d’enfouir 3 millions de mètres cubes d’ordures pendant 35 ans. Avec la récupération, on pourrait prolonger jusqu’à 50 ans, croit le président, Bernard Gagné.

Le ministère fermera tous les sites d’enfouissement qui ne respecteront pas ses nouvelles normes le 19 janvier prochain alors que les lieux d’enfouissement sanitaire doivent être transformés en lieux d’enfouissement technique. Plusieurs sites ont demandé des délais, mais celui de Neuville sera prêt. La fin des travaux est prévue d’ici la fin de l’année.

La construction de cette première cellule et du bassin coûte plus de 2 millions de dollars. À l’été, 150 000 tonnes de sable ont été déplacées pour les aménager. Les autres cellules, de 250 000 mètres cubes, coûteront 1,5 million. Elles seront construites à partir de 2010 lorsque la Régie aura reçu l’autorisation d’agrandir le site.

Ces travaux se traduisent par une hausse des quotes-parts municipales de 6% cette année et de 7% l’an prochain. La cons­truction de la cellule prévue en 2010 n’aura pas d’impact sur les quotes-parts, assurent les dirigeants. Selon eux, le site de Neuville est un des seuls où le coût de l’enfouissement est inférieur à 70$ la tonne. On estime tout de même que le tarif pour les ordures atteindra 140$ par année pour les résidences.

La cellule de toute nouvelle génération avec trois épaisseurs de membrane étanche coûte environ 110$ le mètre carré. «C’est comme un énorme sac de vidanges scellé», a comparé M. Gagné, lors de la visite du site. Le lixiviat sera pompé dans un bassin permettant un stockage de quelques années, le temps de trouver une nouvelle façon de traiter les rejets.

Selon le directeur des opérations, Jean-Luc Mercure, la Régie commencera à remplir la première cellule à la date limite du 19 janvier. Il reste encore de l’espace pour ensevelir les déchets dans le site actuel.
Nouveau projet
La Régie a aussi annoncé le début des opérations d’un centre de traitement des sols souillés aux hydrocarbures légers aménagé en collaboration avec l’entreprise SolNeuf. «Cette plateforme de décontamination permettra de renforcer l’orientation de développement durable déjà entreprise par la Régie», a indiqué le président Gagné. Le centre de traitement est situé près de l’écocentre.

Selon Stéphane Lambert, de SolNeuf, la dalle de 26 mètres sur 100 mètres peut recevoir 7000 à 8000 tonnes de sols contaminés à la fois. Le centre a une capacité de traitement de 15 000 tonnes par an, selon le type de sol et les contaminants à traiter. Le traitement des sols pollués par l’essence, le diesel et le mazout, s’effectue par bioventilation. Le sol peut ensuite être utilisé pour le recouvrement au site d’enfouissement.

L’investissement a été de 600 000$. C’est le troisième centre de traitement du genre dans la région de Québec.

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La Station de recherche fête ses 90 ans

Steeve Alain

La Station de recherche de Deschambault, appelée aujourd’hui CRSAD, a célébré son 90e anniversaire de fondation en fin de semaine dernière. Elle a profité de l’occasion pour ouvrir toute grande ses portes à la population qui a répondu massivement à l’invitation.

Quelque 1500 personnes ont visité les bâtiments de la ferme abritant chèvres, vaches, bouvil­lons et abeilles. Un chapiteau présentait de plus les races du patrimoine, soit le cheval canadien, la vache canadienne et la poule Chantecler. Des concours fort spectaculaires de labour, d’habileté de chevaux et de traction chevaline se sont aussi déroulés durant le week-end, ramenant le public à une autre époque.

Selon le président du Centre de recherche en sciences animales de Deschambault (CRSAD), Pierre Couture, plusieurs grands défis ont été réalisés au fil des ans dans la ferme qui bénéficie «d’un site, de personnel et d’équipement exceptionnels».

Le directeur général du CRSAD, Pierre Baril, a souligné qu’une quinzaine d’expériences animales sont réalisées à chaque année à Deschambault. Depuis 1999, 115 projets de recherche ont été effectués.

Hélène Vincent, sous-ministre adjointe au MAPAQ, a dit que la ferme fait partie intégrante du patrimoine agricole de Portneuf et du Québec et que le centre de recherche s’est créé une solide réputation au Canada, notamment en apiculture, sans oublier son rôle de leader en recherche caprine et autres secteurs.

«Je m’avance peut-être, mais la Station de Deschambault est celle en Amérique du Nord où il y a le plus grand nombre d’espèces sur un même site», a ajouté le doyen de la Faculté des sciences de l’agri­culture et de l’alimentation de l’Université Laval, Jean-Paul Laforest.

La présidente de la Fédération des producteurs de races patrimoniales du Québec, Darkise St-Arnaud, estime de plus que la Sta­tion a contribué à préserver et à developper les races patrimo­niales.

L’histoire du Centre a commencé en 1918 alors que le gouvernement a acheté le site pour en faire une pépinière ornementale. En 1930, le ministère de l’Agriculture le transformait en ferme-école orientée vers la production laitière, tout en se spécialisant dans la sauvegarde de plusieurs races, dont le cheval canadien et la vache canadienne.
En 1960, la ferme se transformait en véritable station de recherche agricole avec l’érection d’une quinzaine de bâtiments. La Station de recherche porte le nom de CRSAD depuis 1999, moment où se sont associés l’Université Laval et le MAPAQ pour y développer la recherche en sciences animales.

Le CRSAD emploie aujourd’hui une quarantaine de personnes. Il comprend 13 bâtiments de recherche dans les secteurs de productions bovine, laitière, porcine, caprine, apicole, cunicole et avicole. Son budget est de 2 M$.

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Le préfet veut devenir député
Michel Matte sera candidat libéral à la prochaine élection

Alain Turgeon

Le maire de Saint-Marc-des-Carrières et préfet de la MRC, Michel Matte, se présentera sous la bannière libérale à la prochaine élection provinciale.

«Je suis maire depuis 11 ans et préfet depuis trois ans. C’est un cheminement normal de me présenter à un niveau supérieur», a déclaré Michel Matte, en annon­çant son intention de se présenter pour le Parti libéral du Québec (PLQ) dans la circonscription de Portneuf en présence d’une dizaine de maires.

Cette mise au point met fin aux spéculations des derniers mois, dit le principal intéressé. M. Matte a été approché par les Libéraux et ne devrait pas avoir d’opposition à l’investiture dont il ignore la date. Elle pourrait avoir lieu à la fin du mois. Cette sortie alimente les rumeurs d’élections prochaines au Québec. M. Matte assure qu’il sera candidat même si les élections avaient lieu dans un an.

Michel Matte restera préfet jusqu’au déclenchement des élections. Ils suspendra ses activités durant la campagne électorale. S’il est élu, il démissionnera de son poste de maire et de préfet, sinon il siégera à nouveau.

«Je suis un candidat ‘Signé Portneuf’», a affirmé le préfet, expliquant qu’il est originaire de Portneuf, qu’il a travaillé dans le milieu scolaire, de la finance et la politique municipale et régionale. Il siège à la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale et au conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

Il veut défendre les intérêts de Portneuf et travailler avec les gens, mais il n’a pas voulu dévoiler son programme électoral mercredi dernier, soulignant que c’était l’annonce de sa candidature et qu’il se réserve le plaisir de l’exposer plus tard. Il a toutefois identifié la crise forestière, le parc régional des lacs Long et Montauban et la deuxième phase d’Alcoa parmi ses priorités.

Le futur candidat libéral ne veut pas dénoncer le travail du député adéquiste Raymond Francoeur qui deviendra son adversaire tant qu’il sera préfet. Il ne voit pas non plus de problème dans le fait d’annoncer qu’il se présentera contre le député à ce moment disant que l’intérêt de la région passe avant les intérêts personnels. «On travaille tous pour faire avancer la région», a-t-il dit.

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Le JDHM part la saison en lion

Alain Turgeon

Le JDHM de Saint-Marc-des-Carrières, champion en titre de la Ligue senior AA de la Mauricie, a réussi sa rentrée en fin de semaine dernière en gagnant ses deux premières rencontres.

Le JDHM a écrasé Shawinigan-Sud lors de son match inaugural de la saison au centre récréatif Chantal-Petitclerc le 3 octobre par la marque de 14 à 1 et a gagné 5 à 3 le lendemain à Trois-Rivières.
Martin Garneau a compté quatre buts, Patrice Tessier a réussi un tour du chapeau et Martin a obtenu cinq points, dont deux buts dans la victoire. Le JDHM a pris une avance de 3 à 0 au premier vingt, puis est retourné au vestiaire avec une avance de 9 à 0 au deuxième tiers. Le JDHM menait 13 à 0 avant que Shawinigan-Sud évite le blanchissage à la 16e minute de jeu de la troisième période.

Le lendemain, le JDHM a pris une avance de trois buts dans la première période. Trois-Rivières est revenu dans le match en marquant deux fois en période médiane. Les deux équipes ont ensuite marqué des buts en alternance en troisième.

Le JDHM et le Tomahawk de Donnacona s’affronteront le 17 octobre dans un match interligue du calendrier des ligues senior A mauricienne et AA de la Mauricie. Le JDHM a remporté des victoires de 6 à 4 et 9 à 2 contre Donnacona en matchs préparatoires. Le match aura lieu à Saint-Marc, mais entre-temps, le JDHM joue à domicile contre la Tuque le 11 octobre, à 19h30.

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19 octobre 2008


 

Une lutte serrée jusqu’à la fin

Alain Turgeon

Le député indépendant, André Arthur, a été réélu le 14 octobre, mais sa majorité a fondu de plus de 6000 voix.

André Arthur a obtenu 15 063 voix, 662 de plus que son plus proche adversaire, Richard Côté, du Bloc québécois. La majorité du député Arthur était de 7000 votes en 2006 alors qu’il en avait récolté 20 158. Le député indépendant a reçu 33,5% des voix, une diminution de 6% par rapport à la dernière élection.
Le bloquiste Richard Côté a quant à lui amassé 32% des votes. Le Bloc québécois est allé chercher 1300 voix de plus qu’à l’élection de 2006 pour terminer avec 14 401.

La lutte a été serrée jusqu’à la fin de la soirée. L’écart entre les votes de l’indépendant Arthur et du bloquiste Côté variait de quelques centaines seulement durant le dépouillement. Le député a finalement été déclaré élu tard en soirée. Seul le député créditiste, Roland Godin, a eu des majorités plus faibles au cours des 50 dernières années dans Portneuf. C’était en 1965 et en 1972.

Le député Arthur a expliqué que le libéral et le néo-démocrate ont divisé le vote fédéraliste et les voix recueillies par les deux candidats ont grugé sa majorité. Le libéral, Stéphan Asselin, a terminé au troisième rang avec 7320 voix. Il a triplé le nombre de votes qu’a reçus son prédécesseur, Gilles Landry, qui avait été victime de la grogne des électeurs en raison du scandale des commandites à l’élection de 2006. Le néo-démocrate, André Turgeon, a aussi triplé le nombre de votes par rapport à l’élection fédérale de 2006. Il a amassé 5707 voix, représentant 12,7% des votes. Le Parti vert a recueilli 1452 voix, quelques votes de plus qu’en janvier 2006, et Jean Paradis, également candidat indépendant, en a reçu 1039.

Le taux de participation à l’élec­tion a été inférieur à 60% alors que 44 982 électeurs sur les 75 245 inscrits ont exercé leur droit de vote, 5000 de moins qu’en 2006. Le taux de participation était de 70% en 2006. Élections Canada a rejeté 1113 bulletins, presque trois fois plus qu’en 2006. Plusieurs électeurs ont été déçus de la décision du Parti conservateur de ne pas présenter de candidat dans Port­neuf-Jacques-Cartier pour laisser le champ libre au député sortant. Le candidat conservateur avait re­cueilli plus de 11 400 voix lors de la dernière élection. Le premier ministre Stephen Harper a d’ailleurs souligné la réélection du député Arthur dans son discours mardi soir.

Le Courrier de Portneuf devrait être en mesure de publier les résultats du scrutin par municipalité la semaine prochaine. Élections Canada était toujours à valider les résultats jeudi dernier.

 

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André Arthur réélu «par la peau des dents»

Alain Turgeon

Le député André Arthur a été réélu, mais il a confié à ses téléspectateurs que des élections auront encore lieu dans moins de deux ans et demi.

Le député Arthur a déclaré à sa première émission télévision à TQS, au lendemain du scrutin que le résultat du vote de mardi fera en sorte que le gouvernement ne durera pas longtemps, sûrement pas plus que les deux ans et demi qu’a duré le dernier.

Le député n’a pas voulu accorder d’entrevue au Courrier de Portneuf, qui, de son avis, n’a pas été équitable envers lui pendant la campagne électorale. Le député préfère laisser retomber la poussière et attendre d’être assermenté avant de décider s’il s’adressera encore au journal. Le député n’a pas apprécié la publication des nombreuses lettres d’opinion qui lui étaient défavorables.

M. Arthur a même déclaré jeudi au Journal de Québec que l’hebdomadaire avait aidé le Bloc qui distribuait ses pages en faisant du porte-à-porte. Le candidat du Bloc québécois, Richard Côté, a démenti ces allégations. Il ne comprend pas pourquoi le député élu s’attaque aux citoyens qui ont exprimé une opinion. «Il y en a qui dénonçaient son absence sans nécessairement appuyer notre parti. Il commence son mandat en alimentant la controverse», a-t-il ajouté.

Après une campagne «relativement relaxe», a-t-il avoué à ses téléspectateurs, André Arthur a gagné par 662 voix alors qu’il s’attendait à une victoire beaucoup plus éclatante. Le député a lui-même reconnu lors de sa première émission télévisée à TQS, mercredi dernier, qu’il avait gagné «par la peau des dents» Il a recueilli 15 063 voix, 5000 de moins qu’en 2006, et sa majorité a aussi fondu de 90%. Le député a attribué sa faible majorité à la dispersion du vote fédéraliste et il a été estomaqué par le résultat obtenu par le candidat libéral, déclarant au Journal de Québec «qu’on ne devrait jamais faire voter les gens un soir de pleine lune».

André Arthur a mentionné à ses téléspectateurs qu’il parlera de la circonscription Portneuf-Jacques-Cartier à la télévision aussi souvent qu’il lui plaira. «Ce sera ma façon à moi de servir les électeurs qui m’ont fait confiance», a-t-il dit.

André Arthur ne peut plus se vanter d’être le seul candidat indépendant élu au pays. Bill Casey, un ancien conservateur expulsé du caucus après avoir voté contre le budget de son gouvernement s’est représenté comme indépendant dans la circonscription de Cumberland—Colchester—Musquodoboit Valley, en Nouvelle-Écosse. Ce dernier a obtenu 69% des voix.

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Portneuf est de plus en plus une terre d’adoption

Alain Turgeon

Le nombre d’immigrants dans Portneuf a plus que doublé en cinq ans et on compte bien en attirer d’autres en créant les outils de promotion «Vivre Portneuf».

Le nombre d’immigrants est passé de 283 en 2001 à 650 en 2006, les derniers chiffres du recensement. Ils sont en majorité Euro­péens. Les immigrants de l’Amé­rique du Sud et de l’Asie sont aussi nombreux.

Une brochure, un site Internet et une vidéo font partie de cet éventail d’outils de promotion qui serviront à présenter la région comme un milieu dynamique of­frant des emplois et une qualité de vie remarquable pour les familles.

Les démarches pour favoriser l’immigration dans Portneuf ont été amorcées en 1985. Plusieurs activités ont eu lieu depuis, dont le forum portneuvois sur l’immi­gration, en 2007. À ce moment, on a misé sur une stratégie pour dynamiser la région par la venue de nouveaux arrivants dans un contexte de vieillissement de la population et la rareté de la main-d’oeuvre. «On a besoin de tabler sur toutes sortes de solu­tions pour l’emploi dans la région et l’immigration en est une», a indiqué Marie McLaughlin, du Centre local d’emploi.

Le Comité portneuvois sur l’immigration est maintenant outillé pour faire la promotion de la région dans divers salons et même par Internet auprès des immigrants. On veut démontrer que Portneuf est un beau milieu pour s’installer en misant sur ses forces, dont celle d’être près de la ville tout en conservant les attraits de la campagne.

Le site www.vivreportneuf.com traite des dossiers de l’emploi, du logement, du territoire et des services qui intéressent ceux qui désirent s’installer dans la région. Il redirige aussi les visiteurs sur le répertoire des services de la FEDMO, vers le site de la Commission scolaire et vers le guide virtuel des nouveaux arrivants qu’avait lancé la SADC il y a quelques années. Un forum de discussion sera aussi créé pour favoriser les échanges entre des immigrants déjà installés dans Portneuf et les nouveaux arrivants ou ceux qui souhaitent s’y établir.

La brochure est axée sur la vie sociale dans le milieu. La vidéo sera diffusée par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles dans des rencontres avec des immigrants.

La réalisation de ces outils de communication a été financée par Accès Travail Portneuf, le CLD de Portneuf et le CLE de Portneuf, la Conférence régionale des élus (CRÉ), la Fondation Alcoa et la Société d’aide aux collectivités (SADC).

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La réfection de l’estacade est reportée à 2009

Denise Paquin

Le Centre d’expertise hydrique du Québec reporte à 2009 la totalité des travaux qu’il avait prévu effectuer cet automne au barrage de l’estacade à Saint-Raymond.

Le Centre réalisera une réfection majeure de la structure construite en 1975 pour contrôler les inondations en amont du centre-ville de Saint-Raymond.

Le projet, dont le coût est estimé à 1 M$, comprend la restauration des piliers et du radier (partie bétonnée de l’ouvrage), l’enrochement des rives et le renforcement du bassin de dispersion en aval de l’ouvrage, et la remise en état de la passe migratoire.

Le chantier devait commencer cet automne sur la rive nord et reprendre l’an prochain sur la rive sud. Mais la saison est trop ­­avancée, a indiqué le directeur général de la Ville de Saint-Raymond, Alain Tardif.
Les travaux devront être réalisés à sec en installant des digues provisoires. La firme d’ingénieurs CIMA a réalisé les plans et devis et surveillera les travaux. Le Centre d’expertise hydrique gère le barrage qui appartient au gouvernement du Québec.

Le barrage de l’estacade est un ouvrage qui est beaucoup plus imposant qu’il n’en a l’air. Le déversoir en béton sur la rivière fait 101,5 mètres de long, mais la longueur totale de l’infrastructure est de 471,5 mètres, car elle inclut les digues élevées de part et d’autre de la rivière Sainte-Anne.

Ce barrage a une capacité de retenue de 48 200 mètres cubes d’eau, ce qui est le double du barrage de Chute-Panet. Ceci est dû à la hauteur de la retenue d’eau de l’estacade (6,3 mètres) qui est le double de celle du barrage de Chute-Panet (3 mètres). L’estacade contient un réservoir d’une superficie de 4,7 hectares.
La Ville de Saint-Raymond prévoit également allonger son système de défense contre les inondations de la rivière Sainte-Anne. Elle construira une digue de 580 mètres sur la rive sud de la rivière. Le projet de 750 000$ sera subventionné à 72% par le ministère de la Sécurité publique.

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Salon littéraire
Les auteurs au rendez-vous

Steeve Alain

Une quinzaine d’auteurs ont pris part au premier Rendez-vous littéraire de Portneuf les 11 et 12 octobre à la Maison de la culture Georges-Hébert-Germain à Donnacona.

Bien que le public n’ait pas été présent en aussi grand nombre que souhaité, les organisateurs esti­ment que l’événement a été un succès en raison notamment des échanges qu’il a suscités entre les écrivains présents.

«Les auteurs ont partagé leurs expériences entre eux de façon spontanée. Il y a eu de belles découvertes», a indiqué Lyse Brochu, des Événements BroMar organisateurs du Rendez-vous en partenariat avec la Ville de Donnacona et la Maison de la culture.

Celui qui a prêté son nom à la Maison de la rue Notre-Dame, Georges-Hébert Germain, a rencontré les auteurs et le public présents dimanche. Il a raconté sa découverte de la lecture et de l’écriture et son cheminement comme écrivain.

«À l’origine de tout auteur, il y a un lecteur. Tout écrivain commence par lire», a souligné l’écrivain qui a entrepris sa carrière comme journaliste. M. Germain, qui a été passionné très jeune pour la lecture, a rappelé sa découverte de la bibliothèque paroissiale aux Écureuils, d’où il est originaire. «J’ai été déçu car il n’y avait que des livres de vies de saints. C’est depuis ce temps que je veux devenir un saint», a-t-il blagué devant un auditoire d’une quarantaine de personnes.

Il a mentionné que son entrée au journal La Presse en 1969 lui a amené la passion d’écrire, une passion qui a pris de l’ampleur au magazine l’Actualité durant les années 1980. M. Germain, qui a réalisé plusieurs biographies de personnages célèbres, dont Céline Dion, ne se définit pas aujourd’hui comme un biographe mais plutôt comme un portraitiste.

Georges-Hébert Germain travaille actuellement à l’écriture d’un roman ayant comme thème la «Société des 21», des gens de La Malbaie prenant possession du Saguenay durant la période trouble de la rébellion des Patriotes en 1837-1838. Le sujet du «gambling» est un autre thème sur lequel il prévoit écrire.

Les auteurs présents au Rendez-vous littéraire avaient tous comme point commun qu’ils habitaient ou étaient originaires de la région, qu’ils aient été publiés ou non.

Il est possible que le Rendez-vous soit repris l’an prochain.

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29 octobre 2008


 

Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier
Le nouveau poste incendie inauguré

Steeve Alain

Le nouveau poste incendie de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier a été inauguré officiellement dimanche dernier. Le bâtiment plus fonctionnel accueille 30 pompiers volontaires ainsi que les premiers répondants et hébergera aussi sous peu le Centre des opérations d’urgence du secteur.

Les maires de Sainte-Catherine, Jacques Marcotte, de Fossambault-sur-le-Lac, Guy Maranda et de Lac Saint-Joseph, O’Donnel Bédard, ont procédé à l’inauguration de la caserne qui dessert leur territoire depuis janvier dernier. Tous ont souligné l’apport important du directeur Rolland Hamel dans la réalisation du projet.

Le bâtiment de quelque 13 500 pieds carrés comprend six baies pour accueillir actuellement cinq véhicules d’urgence du Service incendie, dont le nouveau camion incendie. Les équipements des 18 premiers répondants sont aussi installés dans l’édifice moderne conçu pour résister aux séismes.
Selon le directeur intérimaire du Service incendie, Pierre Beaumont, le nouveau camion n’aurait pas pu entrer dans l’an­cienne caserne installée dans la zone urbaine. M. Beaumont estime qu’un nou­veau poste était devenu nécessaire en raison de l’expansion de la municipalité.

Le poste incendie est situé sur la route Fossambault à l’entrée du parc industriel, un peu en retrait de la ville. Selon M. Beaumont, le temps d’intervention est plus rapide. «On gagne en sécurité. Quand on pense qu’il fal­lait éviter les enfants en ‘skateboard’ en quittant la caserne pour nous rendre à une in­tervention», a laissé entendre M. Beaumont.

Le maire Marcotte a rappelé que le nouveau bâtiment et les équipements modernes qui s’y greffent sont le résultat de l’adoption du schéma de couverture de risques de la MRC de la Jacques-Cartier. «Nous livrons à la population un joyau», a-t-il dit.

Le poste incendie a coûté 2,2 M$, auquel se sont greffés quelque 300 000$ d’équipements. Le Service incendie s’est notamment doté d’une caméra thermique. Les trois Municipalités ont défrayé 40% des coûts du projet répartis selon des ententes de services.

Les intervenants souhaitent que la caserne devienne aussi un lieu de formation et de prévention. Un partenariat a déjà été réalisé en ce sens avec le Centre de formation professionnelle de Neufchatel, alors qu’un camion échelle de l’école s’est retrouvé l’été dernier à Sainte-Catherine. Deux pompiers ont également été engagés à plein temps, dont un est spécialisé en prévention auprès des résidants.

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Les travaux commencent à Saint-Casimir

Denise Paquin

Le troisième plus gros chantier routier de l’année dans la région de Portneuf a été entrepris lundi à Saint-Casimir. La réfection du pont de la route 354 surplombant la rivière Sainte-Anne nécessitera six mois de travaux.

Le pont sera l’objet de travaux majeurs à la structure et de travaux de peinture. Le contrat de 3 325 000$ a été octroyé à Construction injection EDM de Québec.

Ces travaux n’occasionneront que des entraves partielles dans les deux prochains mois. Elles seront levées complètement durant la période des fêtes. Puis, en début d’année 2009, les travaux nécessiteront la fermeture complète du pont pour quatre mois.

Durant cette période, les véhicules de promenade en provenance de la route 363 seront détournés vers le pont des Lefebvre alors que les véhicules lourds devront emprunter la route 354 en direction de Sainte-Anne-de-la-Pérade (R-159).

Comme la plupart des contrats accordés cette année, ce chantier coûtera plus cher que les 2 675 000$ prévus à la programmation du ministère des Transports. La différence est de 25% environ.

C’est tout de même moins qu’à Donnacona où la reconstruction du pont de la route 138 représente 50% de plus que le coût projeté (11,3 M$) ou à Pont-Rouge, où le coût de la reconstruction du pont de la route 358-365 a doublé, passant de 3,5 M$ à 7,4 M$.

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André Arthur gagne dans 12 municipalités

Alain Turgeon

Les électeurs de 12 des 28 municipalités de la circonscription Portneuf-Jacques-Cartier ont donné un appui majoritaire à André Arthur le 14 octobre dernier.

Le député Arthur a gagné dans sept des neuf municipalités de la MRC La Jacques-Cartier, mais seulement dans cinq des dix-huit de la MRC de Portneuf. Il avait gagné dans 22 municipalités de sa circonscription, dont 17 de Portneuf, en 2006.

Cependant, le député André Arthur a reçu 1079 voix de plus que son plus proche adversaire, le bloquiste Richard Côté, dans la Jacques-Cartier tandis que le Bloc québécois a obtenu seulement 53 voix de majorité dans Portneuf malgré ses victoires dans 12 municipalités (les deux candidats sont arrivés ex-aequo à Lac-Sergent). Saint-Augustin-de-Desmaures a aussi donné une majorité de 364 voix au bloquiste. Le député indépendant et le candidat du Bloc québécois ont été au coude à coude dans 11 municipalités où les écarts étaient inférieurs à 50 voix.

Le député André Arthur a recueilli 15 063 voix, Richard Côté, 14 401, le libéral Stéphan Asselin, 7320, le néo-démocrate, André Turgeon, 5707, le candidat du Parti vert, Nathan John Weatherdon, 1452, et l’indépendant, Jean Paradis, 1039.

La plus grande majorité du député André Arthur a été acquise à Saint-Raymond où il a reçu 622 voix de plus que Richard Côté. Il a reçu l’appui de 41% des électeurs. Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier n’est pas en reste puisque les citoyens lui ont aussi donné près de 500 voix de majorité en votant pour lui dans une proportion de 42%. Deux fois plus d’électeurs de Shannon et de Saint-Gabriel-de-Valcartier ont égale­ment voté pour le député. André Arthur a aussi gagné à Pont-Rouge, quoique sa majorité se soit beaucoup effritée, Fossambault-sur-le-Lac, Lac-Saint-Joseph, Sainte-Brigitte-de-Laval, Stoneham-et-Tewkesbury, Rivière-à-Pierre, Saint-Basile et Sainte-Christine d’Auvergne, comme en 2006.

Richard Côté a recueilli le plus de votes à Saint-Augustin-de-Desmaures qui est resté fidèle au Bloc québécois et où il a obtenu 2490 voix, mais c’est à Deschambault-Grondines qu’il a recueilli son plus haut pourcentage de vote avec 42%. C’est d’ailleurs la seule municipalité où il obtenu plus de 40% des voix. Donnacona, qui avait accordé sa confiance à André Arthur par 200 voix en 2006, l’a donné cette année au bloquiste par moins de 300 voix. Il a obtenu 1340 des 3663 votes valides. Il a aussi amassé plus de 1200 voix à Saint-Raymond et 1000 voix à Pont-Rouge et Lac Beauport.

L’autre candidat indépendant, Jean Paradis, de Saint-Raymond, a reçu le plus de votes dans sa ville, y recueillant 24% de tous ses votes. Le libéral Stéphan Asselin a terminé troisième dans 20 municipalités se permettant même de chauffer le député dans certaines petites municipalités où le Bloc a gagné. Il a cependant obtenu plus de 500 votes seulement dans les quatre plus populeuses. Le candidat néo-démocrate, André Turgeon, a terminé derrière le député indépendant et le candidat du Bloc québécois dans sept municipalités.

En tout, 46 095 personnes sont allées aux urnes le 14 octobre. Il y a eu 646 bulletins rejetés dans Portneuf, 333 dans la Jacques-Cartier et 134 à Saint-Augustin-de-Desmaures. Plus de 100 bulletins ont aussi été rejetés à Saint-Raymond, Pont-Rouge et Donnacona, représentant 3% du vote dans ces villes. À Saint-Augustin-de-Desmaures, 7676 personnes sont allées aux urnes. Ils étaient 4531 à exercer leur droit de vote à Saint-Raymond et 3649 à Pont-Rouge.

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La Capsa et Québec sur la même longueur d’onde

Steeve Alain

Forte d’un plan quinquennal approuvé officiellement par le gouvernement du Québec, la Corporation d’aménagement et de protection de la rivière Sainte-Anne (CAPSA) entend poursuivre durant encore plusieurs années son travail de protection de l’eau.

Le premier Plan directeur de l’eau (PDE) de la CAPSA pour le bassin versant de la rivière Sainte-Anne est le troisième à avoir été adopté dans la province par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, conformément aux orien­tations de la Politique nationale de l’eau.

Selon la directrice générale de la CAPSA, Nancy Blanchette, l’organisme avait déjà amorcé son PDE en 2001, issu de consultation publique, qui tenait compte des nombreuses préoccupations de ses partenaires. Il a finalement été adopté officiellement au printemps dernier.

Le PDE présente cinq grands enjeux et plusieurs orientations, soit entre autres garantir à la population une eau de qualité optimale et en quantité suffisante; favoriser la conservation de la biodiversité et mettre en valeur les espèces fauniques et floristiques en lien avec le milieu aquatique; et soutenir et développer harmonieu­sement les activités récréotouris­tiques reliées à l’eau.

Le document présente une cinquantaine d’objectifs à atteindre et des actions à poser dans le cadre d’une gestion intégrée de l’eau selon un échéancier allant jusqu’en 2013. Il sera en quelque sorte adapté aux besoins à chaque année. «Nous allons présenter un plan d’action annuel qui s’intègre dans le plan quinquennal selon les priorités du moment, les problématiques environnementales et les programmes gouvernementaux», précise Mme Blanchette.

La mise en œuvre du plan s’est poursuivie l’été dernier. La CAPSA a supervisé des travaux de mise en valeur et de restauration agroenvironnementale à la rivière Chevrotière et à la rivière Niagarette. Elle a aussi appuyé les résidants du lac Sept-Îles dans la protection de leur bassin d’eau et poursuivi son plan de lutte contre les cyanobactéries. La CAPSA a de plus installé des panneaux d’interprétation dans des sentiers pédestres au lac Simon.

L’organisme, qui compte huit employés, travaille en partenariat avec les MRC et les municipalités, de façon à harmoniser le PDE avec les schémas d’aménagement et les plans d’urbanisme. L’UPA, des intervenants du milieu et divers propriétaires riverains sont également partenaires de la CAPSA qui œuvre dans Portneuf depuis 1987.

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Valérie Carpentier consacrée à Magog

Alain Turgeon

Valérie Carpentier, de Sainte-Anne-de-la-Pérade, a été consacrée à son troisième passage aux Découvertes de la chanson de Magog et Pascale Bourdages, de Saint-Alban, a terminé juste derrière.

La chanteuse, âgée de 14 ans, a remporté une bourse de 1500$ des Découvertes de la chanson de Magog, une autre de 250$ du club Optimiste de Magog-Orford et le prix Archambault dans la catégorie interprètes 14 à 17 ans.

Valérie Carpentier a chanté trois chansons lors de la demi-finale et de la finale qui avaient lieu les 10 et 11 octobre derniers. Elle a interprété deux fois la chanson «Amsterdam», de Jacques Brel, en demi-finale et en finale, «Oui je l’adore», de Pauline Ester, et «Parc Belmont», de Diane Dufresne.

«C’était stressant», a-t-elle dit. Elle en était à sa troisième participation au concours et cette fois a été la bonne. Elle avait été finaliste l’an dernier. Valérie Carpentier n’en est pas à son premier succès. Elle a gagné à la soirée de la relève de l’Expo Donnacona en 2007 et a répété l’exploit au concours «Tropic star», à TQS, l’été dernier, à Bromont. Cela lui donne la chance d’enregistrer un album, probablement au printemps prochain. Valérie souhaite faire carrière comme chanteuse.

Valérie Carpentier ajoutera une corde à son arc. Le prix Archambault au concours Découvertes de la chanson de Magog était une guitare. Elle n’en joue pas, mais son père oui. Elle va apprendre, dit-elle.

Valérie Carpentier et Pascale Bourdages suivent des cours à l’école de musique Denys-Arcand, de Deschambault.

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