7 septembre 2008
Projet-pilote à Sainte-Christine
La culture du haricot s’annonce prometteuse
Denise Paquin 
Une nouvelle plante a fait son apparition cet été parmi les champs de maïs, de pommes de terre et de soya qui bordent la route 354: le haricot romain.
La culture du haricot romain, le préféré des Italiens, a emballé Danny Welsh, producteur céréalier de Sainte-Christine, qui veut maintenant faire connaître la légumineuse aux agriculteurs de la région de Québec. Il y a deux semaines, une vingtaine d’agriculteurs et d’agronomes ont quitté leurs champs pour découvrir, avec un intérêt évident, la légumineuse aux cosses roses et blanches.
En juin, Danny Welsh a décidé de semer 34 hectares de haricots plutôt que de maïs. «J’ai éliminé le sarrazin dans mes rotations et j’avais besoin d’une nouvelle plante. L’agronome Rosaire Trahan, du ministère de l’Agriculture, m’a lancé le défi», raconte-t-il.
Gilles Brisson, le plus gros producteur de céréales au Québec et président du Syndicat des cultures commerciales dans Lanaudière, lui a suggéré le haricot. Pour le seconder, Danny Welsh a fait appel à Louis Pérusse, agronome du Club agroenvironnemental Lavi-Eau-Champ, de Saint-Narcisse. «Je n’avais jamais vu ça avant un champ de haricots», avoue l’agriculteur.
À deux semaines de la récolte, Danny Welsh est convaincu d’avoir fait le bon choix. Financièrement, la production lui sera plus profitable que le maïs, affirme-t-il. «En raison des conditions climatiques dans Portneuf, la culture du maïs est problématique et on dépend en partie de l’assurance-récolte. Dans le haricot, le prix de revient est assuré par la demande mondiale, qui est en hausse», soutient-il.
Des agronomes du MAPAQ ont établi la marge de profit à plus de 640$ la tonne pour 2008. «La rentabilité est très intéressante. C’est plus du double du maïs, confirme l’agronome Louis Pérusse. Mais le haricot demande une régie plus minutieuse.» Sa culture demande également des investissements en machinerie. M. Welsh devra prévoir une dépense d’environ 65 000$ pour continuer l’an prochain, ce qui ne fait aucun doute. «J’ai l’intention de semer 100 acres, le dixième de mes champs», avance-t-il.
Danny Welsh compte aussi accroître la productivité de ses champs et diminuer les maladies en l’insérant dans la rotation des cultures. «C’est une plante à rotation qui coupe le cycle des maladies, en plus elle fixe l’azote dans le sol», explique-t-il.
La culture qui se fait entre les mois de juin et septembre aide aussi à préserver le sol et à réduire le compactage, indique Pierre Brodeur, président de Haribec, de Saint-Aimé, qui mettra en marché la récolte de l’agriculteur. L’entreprise située près de Sorel est le plus important conditionneur de haricots séchés au Québec.
Le Québec est un des plus gros producteurs de haricots romains au monde. Le fait est peu connu, probablement parce que 98% de la production est exportée en Europe et en Asie, dit Pierre Brodeur, de Haribec.
Il se cultive environ 9000 acres de haricots romain, blancs, rouges et noirs au Québec. En 2007, Haribec a nettoyé et ensaché 6300 tonnes, principalement du haricot romain, aussi appelé Roma ou Cranberry.
La superficie augmente en raison de la croissance de la demande mondiale pour cette source de protéines végétales peu coûteuse. Cependant, on est bien loin des 47 000 acres de fèves, surtout la blanche des fèves au lard, qui étaient cultivés avant la Première Guerre mondiale. «La demande a diminué parce que le haricot était considéré comme la viande du pauvre», explique Danny Welsh.
La culture du haricot à Sainte-Christine est un projet-pilote destiné à implanter la légumineuse au nord de l’autoroute 55. Au Québec, pour des raisons climatiques, la culture se concentre au sud de l’autoroute, entre Saint-Hyacinthe, Yamachiche et Shawinigan.
Or, le réchauffement de la planète fait diminuer les rendements. Le haricot exige des température plus fraîches, souligne Pierre Brodeur, de Haribec,
D’autres essais sont en cours à Saint-Casimir, Saint-Prosper et au Témiscamingue.
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Le secteur est de Cap-Santé aura l’égout
Denise Paquin 
Les contribuables du secteur est de Cap-Santé seront desservis par le réseau d’égout municipal en 2009.
Après avoir essuyé plusieurs revers auprès des gouvernements fédéral et provincial, la Ville de Cap-Santé a finalement gagné leur appui. Ils financeront les deux tiers des travaux. La Ville obtient 633 000$ de chacun des paliers de gouvernement dans le cadre du Fonds sur l’infrastructure municipale rurale (FIMR).
Ainsi soutenu, le projet est passé comme une lettre à la poste lors de la journée de registre sur le règlement d’emprunt de 2,1 M$ le 14 août dernier.
La Ville profite du réaménagement de l’intersection du chemin Bois-de-l’Ail, qui commence cette semaine, pour passer le tuyau qui raccordera le secteur au réseau l’an prochain. Elle a entrepris ces travaux vendredi de façon à laisser le champ libre à Construction et Pavage Portneuf, qui a obtenu le contrat du ministère des Transports.
«La firme d’ingénieurs BPR a réalisé les plans et devis pour le secteur de l’intersection, mais il lui faut faire le reste du projet. On attendra aussi en 2009 pour les soumissions», a expliqué la mairesse Jeanne Noreau.
Le secteur à desservir compte 68 résidences comprises entre les rues Benoît et de la Falaise, le long de la route 138. On y retrouve aussi le parc à roulottes de la rue Noreau où le sol glaiseux aurait nécessité l’installation d’installation de systèmes septiques à un coût prohibitif, parce que hors norme, a indiqué la mairesse Jeanne Noreau. Une partie des effluents se jettent dans des ruisseaux qui se déversent dans la rivière Jacques-Cartier.
En plus d’améliorer son bilan environnemental, l’allongement du réseau d’égout municipal réglera aussi le cas litigieux de la rue Duc-de-Lévy. Cette rue devait donner accès à un développement commercial, mais après entente avec le promoteur, la Ville en a modifié le zonage pour permettre la construction résidentielle. La situation n’était pas réglée puisque sans égout, les terrains ne pouvaient pas être bâtis. «Sans les subventions, on aurait été incapables d’amener l’égout au développement comme l’exige le nouveau shéma d’aménagemenet de la MRC», a indiqué Mme Noreau.
Le réseau d’égout est réalisé en fonction d’une augmentation du nombre de résidants dans le secteur , signale la mairesse Noreau, ajoutant qu’avec le temps la facture sera répartie sur un plus grand nombre de contribuables.
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La MRC veut conserver les barrages des lacs Long et Jelly
Alain Turgeon 
Les barrages du lac Long, à Saint-Alban, et du lac Jelly, dans la Zec Batiscan-Neilson, ont été identifiés comme étant essentiels par la MRC de Portneuf qui demande au Centre d’expertise hydrique du Québec de prendre les mesures afin d’en assurer le maintien.
Le Centre d’expertise hydrique du Québec (CEHQ), une agence du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, a demandé à la MRC de Portneuf de se prononcer sur une liste de quatre barrages qu’il entretient, mais qu’il jugeait non essentiels à la mission de l’État. La MRC a demandé de soustraire les deux barrages de cette liste.
Le barrage du lac Long fait l’objet de discussions depuis plusieurs mois entre la Municipalité, la Société du lac Clair, qui est propriétaire des rives où il se trouve, et le CEHQ. La Municipalité souhaite qu’il soit refait, mais les embûches sont nombreuses. Personne n’en est propriétaire. C’est la Direction principale des biens non réclamés du ministère du Revenu qui en a la charge et le CEHQ qui en est le mandataire. La route qui y mène appartient à AbibitiBowater et n’est pas entretenue durant l’hiver et le pont qui permettrait aux bétonnières de le reconstruire n’est pas assez solide et doit aussi être refait.
Le barrage de bois, haut de 3,2 mètres de haut et long de plus de 20 mètres, construit en 1960, a une capacité de retenue de plus de 25,8 millions de mètres cubes d’eau. Considérant l’importance de cet ouvrage et de son rôle pour l’utilisation récréative et de villégiature du secteur (il est au coeur du parc régional des lacs Long et Montauban), la MRC a voulu qu’il soit préservé.
Le lac Jelly se situe dans le secteur faunique le plus productif d’ombles de fontaine de la Zec. Le barrage a une hauteur de 1,7m et une retenue d’eau de 1,6 m et on y retrouve deux chalets. Ce plan d’eau a fait l’objet de travaux fauniques en 2003, dont la construction d’une passe migratoire. Sa disparition pourrait avoir des effets néfastes sur l’environnement, les ressources fauniques et la villégiature.
Par contre, la MRC croit que les barrages des lacs Caribou, à Saint-Alban, et de la Croupe, à Saint-Raymond, sont moins importants et elle a accepté la proposition du CEHQ de les considérer comme non essentiels à la mission de l’État.
Le CEHQ a répertorié quelque 160 barrages de plus d’un mètre dans la MRC de Portneuf tant sur des terres publiques que sur des terrains privés.
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Élection fédérale
Richard Côté sera le candidat du Bloc québécois
Denise Paquin 
Le président de la Table de concertation en environnement de Portneuf, Richard Côté, fait le saut en politique. Il sera le candidat du Bloc québécois dans Portneuf - Jacques-Cartier.
Ardent défenseur de l’environnement, M. Côté saute dans l’arène par «urgence d’agir». «Je vois des positions que je ne peux pas accepter. Un gouvernement militariste, Stephen Harper qui nomme la nation québécoise et coupe dans son expression», a déclaré le candidat vendredi matin, quelques heures avant l’annonce officielle de sa candidature par le chef Gilles Duceppe.
«C’est comme aux dominos, on peut mettre notre main pour arrêter la chute», a poursuivi l’homme de 56 ans, citoyen de Neuville, et qui travaille comme directeur conseil chez Multiforce Technologie, une entreprise conseil en intégration de systèmes informatiques. «J’offre une opportunité aux gens. J’ai le développement à coeur, je veux faire campagne de façon constructive et, surtout, je serai un député à temps plein», lance le candidat, une référence non voilée aux multiples engagements du député indépendant André Arthur, dont son embauche par TQS.
«L’exécutif a appuyé unanimement sa candidature et on l’a recommandée au national», a indiqué le président de l’association de Portneuf - Jacques-Cartier, Guy Lymburner.
«Il a bien hâte d’en découdre avec André Arthur», a déclaré M. Lymburner qui est très heureux que le Bloc ait trouvé un candidat de valeur comparable à Jacquelin Genois, qui s’est désisté en juin.
Selon les rumeurs, les Canadiens iront aux urnes le 14 octobre, soit le mardi suivant l’Action de Grâces. Après deux ans et sept mois de gouvernement majoritaire, le premier ministre Stephen Harper devait rencontrer la gouverneure générale Michaëlle Jean ce matin (dimanche) pour lui demander de dissoudre le gouvernement.
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Micheline Beauchemin offre un «Soleil» aux gens du cirque
Denise Paquin 
Un «Soleil» éclatant créé par Micheline Beauchemin irradie l’entrée principale de la TOHU, carrefour des arts du cirque à Montréal.
L’oeuvre de l’artiste de Deschambault-Grondines s’est illuminée pour la première fois le 20 août en présence de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre et de l’ancien premier ministre du Canada, Jean Chrétien.
La ministre Christine St-Pierre, à gauche, en compagnie de Micheline Beauchemin. (Photo : Jérôme Dubé) |
«Je voulais faire une chose heureuse et très joyeuse», a expliqué Micheline Beauchemin, mardi dernier,
de sa maison de Grondines où elle est revenue après plusieurs mois passés à Montréal à superviser la réalisation de son oeuvre.
La sculpture suspendue a été réalisée à la suite d’un concours dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics (politique du 1%).
Pour créer son oeuvre, Mme Beauchemin s’est inspirée du monde coloré du cirque, raison d’être de la TOHU. L’institution fondée en 2004 abrite, entre autres, une salle de spectacle circulaire – la première au Canada -, l’École nationale de cirque ainsi que le siège social international et le centre d’hébergement des artistes du Cirque du Soleil.
«Ça s’illumine et ça change de couleurs, du jaune citron au violet en passant par l’orangé et le rouge», explique avec enthousiasme celle qui a mis deux ans pour réaliser ce luminaire géant qui allie le métal, le verre soufflé et la fibre optique.
La passion de l’artiste pour la couleur s’exprime cependant d’une nouvelle manière puisqu’il s’agit de la première sculpture présentée au public dans laquelle elle intègre de la fibre optique et des diodes électroluminescentes (LED).
Cette intégration la réjouit d’autant plus que cela fait une dizaine d’années qu’elle travaille avec ces nouveaux matériaux. «J’ai toujours été intéressée par la technologie. J’ai toujours travaillé avec des fils spéciaux, des matériaux nouveaux», dit Mme Beauchemin qui a révolutionné l’art de la tapisserie en utilisant des matériaux inusités, notamment le métal et le monofilement, dans ses créations en deux et trois dimensions.
Cette nouvelle sculpture s’ajoute à la longue liste d’oeuvres créées sur une période de presque soixante ans et qui incluent des tapisseries, rideaux de scène, décors et sculptures qui ornent plusieurs édifices publics et sièges sociaux au Canada et dans le monde. L’une des plus connues est son «Hommage au fleuve Saint-Laurent», une série de sculptures chatoyantes de fils de soie et de métal inspirée par les glaces du fleuve dont certaines ont été exposées dans les dernières années à Deschambault-Grondines.
L’artiste témoigne avoir été très émue par l’accueil qui a été fait à son oeuvre. «La réaction au vernissage a été tellement positive, ça m’a fait chaud au coeur», dit-elle.
La lauréate du prix Paul-Émile Borduas en 2005 et du Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2006 ne compte pas s’arrêter là, même si elle soutient que la réalisation d’oeuvres d’envergure est très exigeante. «Je m’étais dit que je n’en ferais plus après celle-ci, et que je me concentrerais sur de petites oeuvres, mais lors du vernissage des architectes de Montréal se sont dits intéressés à travailler avec moi», raconte Mme Beauchemin.
«Je ne peux pas m’arrêter et je créerai tant que je respirerai», conclut sur un ton joyeux la dame de Grondines.
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14 septembre 2008
Un sommet pour sortir de la crise forestière
Une centaine de personnes se penchent sur l’avenir de l’industrie forestière de la région
Alain Turgeon 
La forêt dans Portneuf, c’est 600 millions de dollars en retombées annuelles et plus de 1000 emplois. C’est assez pour qu’une centaine de forestiers, élus et intervenants socioéconomiques se penchent sur l’avenir de l’industrie forestière de la région qui est en crise.
La forêt couvre 80% du territoire de la MRC de Portneuf. L’objectif du sommet qui se déroulait à Saint-Léonard, le 11 septembre, consistait à donner aux intervenants du secteur forestier une vision d’ensemble du développement de leur secteur et des orientations claires pour maintenir et créer des emplois.
Selon le préfet de la MRC de Portneuf, Michel Matte, 14 des 18 municipalités de la MRC sont touchées par les problèmes du secteur forestier. Il faut trouver des solutions pour revitaliser ce secteur névralgique pour l’économie régionale, dit-il. «Faisons preuve d’imagination. Il faut identifier des pistes concrètes à l’image de Portneuf», a déclaré le préfet. Le sommet, organisé conjointement par le Centre local d’emploi, la Société d’aide à la collectivité (SADC), Emploi Québec et la MRC de Portneuf, se tenait d’ailleurs sous le thème «On a les moyens, soyons créatifs».
«Il faut faire cet exercice ensemble sinon on n’a pas grand chance d’en sortir», a dit l’ingénieur forestier, Magella Morasse, un des organisateurs du sommet de la forêt.
Tout le monde a convenu qu’il y a une crise forestière et qu’il faut miser sur la gestion intégrée de la forêt. Selon Michel Matte, les participants ont souhaité la création d’un comité de concertation qui réunirait tous les utilisateurs de la forêt. Un comité de travail verra à analyser les conclusions des neuf ateliers qui ont eu lieu durant le sommet et à établir un plan d’action et de s’assurer de sa mise en application.
La forêt rapporte un demi-milliard de dollars à l’industrie du bois proprement dite et elle génère aussi des retombées de 40 millions par la chasse et la pêche et autant par les activités récréatives, dont les principales sont la motoneige et le VTT.
Selon le chef de l’Unité de gestion Portneuf-Laurentides, Jacques J. Tremblay, 60% de la forêt est publique et 40% privée. C’est une forêt jeune et il y a donc beaucoup de bois à venir. Cependant, les superficies d’exploitation ont diminué de 15% avec la désignation de l’aire protégée de la Seigneurie-du-Triton tandis que le volume de bois a chuté de 45%.
On prévoit une baisse de 5% des emplois au cours de la prochaine année. Pourtant, une étude de la firme Del Degan, Massé et Associés révèle qu’il y a plus d’entreprises de transformation stables et en croissance qu’en déclin.
La moitié des usines auraient besoin de modernisation. Cela représente des coûts de 12 millions sur trois ans. Il y a une possibilité de développer une entreprise sur cinq puisque 20% seulement se disent prêtes à développer de nouveaux produits. La reprise du marché du bois est prévue en 2010.
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Le Bloc en campagne
Côté «présent à temps plein»
Denise Paquin 
Le Bloc québécois veut reconquérir Portneuf – Jacques-Cartier le 14 octobre. Il compte sur un candidat qui sera «présent à temps plein» pour ses concitoyens et un adversaire conservateur absent.
Le vice-président du Bloc, Jacques Léonard a confirmé cette volonté en assistant à l’ouverture du local électoral, jeudi dernier à Donnacona, plutôt qu’à l’investiture de son chef Gilles Duceppe dans Laurier – Sainte-Marie.
L’ancien député bloquiste Pierre de Savoye (1993-2000) n’avait jamais vu un dirigeant du parti prendre part à cet événement. Il y voit un signe très positif pour les militants bloquistes.
Le président Guy Lymburner était tout sourire en présentant le candidat Richard Côté. Après avoir encaissé le désistement d’un pre-mier porte-couleurs en juin, le Bloc peut compter sur «un candidat à la feuille de route impressionnante», a souligné Jacques Léonard.
Originaire de Beauport, Richard Côté vit à Neuville depuis 1995. Dé-tenteur d’un MBA, il est directeur conseil chez Multiforce, une entreprise de Québec spécialisée en technologie de l’information.
Dans Portneuf, l’homme de 56 ans est engagé dans la défense de l’environnement et le développement économique. Il préside la table de concertation en environnement depuis 2002, est membre du conseil d’administration du Centre local de développement (CLD) et préside le comité consul-tatif agricole de la MRC. Il siège aussi au C.A. du Comité régional de l’environnement de la Capitale-Nationale.
Richard Côté veut être un agent de changement. Il s’engage en politique pour arrêter un mouvement conservateur qu’il considère nuisible pour le Québec.
Richard Côté veut soutenir et aider les leaders de la région dans le développement économique, social et culturel. «Il y a une multitude de gens ayant un savoir-faire extraordinaire dans Portneuf – Jacques-Cartier. Ils méritent d’avoir un député à leur écoute et qui les soutient dans leurs différents projets. Je suis un homme de coeur, axé vers des solutions durables, efficaces et créatives», a-t-il déclaré.
Son objectif est d’être «présent à temps plein», adaptant le slogan du Bloc «Présent, pour le Québec», allusion directe au député sortant André Arthur.
Jamais, cependant, le candidat du Bloc n’a prononcé le nom de son adversaire. «Je ne fais pas campagne contre lui mais pour les gens de Portneuf», a-t-il expliqué. Il dit avoir déjà reçu des appuis : «Quand je dis que je me présente, les gens sont contents de ma candidature.»
Le vice-président Jacques Léonard a invité les électeurs à soupeser leur vote, à ne pas voter par dérision et encore moins à s’abstenir.
Aux souverainistes, il a rappelé la nécessité de la présence du Bloc québécois à Ottawa, présence que l’ancien ministre Jacques Brassard a remise en doute la semaine dernière, accusant le Bloc de délaisser la souveraineté et de faire campagne en utilisant des idées de gauche, devenant un clone du NPD.
«Le Bloc québécois est une nécessité essentielle, une nécessité existentielle pour les Québécois», a déclaré le vice-président Jaques Léonard, chaudement applaudi par la trentaine de militants présents.
«Le Bloc défend les consensus de l’Assemblée nationale», a-t-il ajouté. «Le Québec envoie 52 milliards en revenus à Ottawa, nous avons le droit de décider qui va surveiller le fédéral. Il faut des gens fiables et crédibles pour défendre les intérêts des Québécois», a-t-il ajouté.
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Pas de conservateur pour ennuyer Arthur
Alain Turgeon 
Le Parti conservateur laisse la voie libre au député sortant André Arthur. Le parti a décidé de ne pas opposer de candidat à l’indépendant de Portneuf-Jacques-Cartier à la suite du désistement du maire de Lac-Sergent, Denis Racine.
Au bureau régional du Parti conservateur à Québec, on a vite redirigé notre appel concernant ce dossier à Ottawa. Frédéric Baril a confirmé que le Parti conservateur n’opposait pas de candidat à André Arthur «parce que le député indépendant a fait la preuve qu’il pouvait travailler avec le gouvernement, qu’il était un bon député pour les citoyens de Portneuf, qu’il a travaillé fort et qui mérite d’être réélu».
Le ministre des Transports, Lawrence Cannon, lieutenant de Stephen Harper au Québec, et les instances régionales du Parti conservateur avaient pourtant affirmé que le parti présenterait un candidat dans Portneuf et le député sortant André Arthur estimait même qu’il était normal qu’il le fasse.
L’avocat et maire de Lac-Sergent, Denis Racine, a été approché par le Parti conservateur à l’automne 2007 et avait accepté d’être candidat, mais il s’est finalement désisté pour des raisons personnelles et professionnelles. «Cela ne m’a pas été imposé, c’est vraiment ma décision», a déclaré M. Racine. La campagne électorale interfère avec d’autres obligations professionnelles et familiales, dit-il. Président de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie du Québec, M. Racine avait planifié un voyage en France pour assister aux activités de la Commission franco-québécoise des lieux de mémoire communs en octobre et avait prévu devancer son arrivée en Europe pour souligner son 25e anniversaire de mariage.
Cependant, il affirme que le scénario aurait pu être différent si les élections avaient eu lieu en autre temps. M. Racine confie aussi qu’il était mal à l’aise avec le fait que les députés conservateurs des circonscriptions voisines ont invité le député Arthur à des activités de financement. «Ça me mettait dans une drôle de situation», a-t-il conclu.
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André Arthur surpris
Alain Turgeon 
André Arthur est surpris que le Parti conservateur ne lui oppose aucun candidat aux élections du 14 octobre.
«Je m’attendais à en avoir un», a dit le candidat indépendant et député sortant de Portneuf-Jacques-Cartier, jeudi dernier. «Je n’ai jamais demandé à ce qu’il n’y en ait pas», a-t-il précisé.
Le député sortant devrait déposer son bulletin de candidature au cours des prochains jours. Il souhaite rencontrer les citoyens dans les centres commerciaux et en profiter pour faire signer son bulletin de candidature. Il n’aura probablement pas de local de campagne ni de pancartes électorales. M. Arthur, qui a dépensé moins de 1 000$ pour sa campagne il y a 30 mois à peine, est à mettre au point une campagne de financement qu’il dit originale. Celui qui avait été élu avec le slogan «faites-vous plaisir» n’a pas encore choisi le thème de sa campagne.
Comme les élections auront lieu à la mi-octobre, son émission quotidienne à TQS sera retardée. Elle devait être diffusée à partir du 29 septembre.
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Les ligues de hockey senior de la Mauricie se rapprochent
Alain Turgeon 
Les deux ligues de hockey senior de la Mauricie, dont font partie deux équipes de Portneuf, se sont rapprochés cette saison pour solidifier les bases du hockey senior en Mauricie et conserver l’intérêt grandissant des partisans pour le hockey senior.
Le président de la Ligue de hockey senior A mauricienne, Guy Villiard, et celui de la ligue senior AA de la Mauricie, Maryon Leclerc, sont au diapason. Leur but est d’assurer l’existence du hockey senior dans la région pour offrir un débouché aux bons joueurs à leur sortie du hockey mineur.
Un premier pas a été franchi l’été dernier avec l’élaboration d’un calendrier interligue. Les deux ligues ont uniformisé certains de leurs règlements administratifs et pour le reste elles suivront la réglementation de la Fédération de hockey sur glace. Selon le président Villiard, les deux ligues n’ont pas l’intention d’interdire les bagarres malgré le projet de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michèle Courchesne. Les présidents reconnaissent toutefois que les sanctions risquent d’être plus sévères puisqu’elles seront édictées par la fédération. Les deux ligues ont aussi un préfet de discipline commun.
«Quand l’objectif est de faire du bon hockey, c’est très facile de s’entendre», a déclaré Maryon Leclerc. «Ce rapprochement n’entraînera pas de guerre, mais des rivalités», a pour sa part indiqué Guy Villiard. On veut qu’un match de hockey senior soit un «événement» dans les municipalités.
Le calendrier compte 22 matchs dans chaque ligue, dont 10 interligues. Les statistiques des joueurs seront compilées durant les matchs interligues, mais chacun conservera ses classements. Les champions de chacune des ligues se rencontreront en finale pour couronner le grand vainqueur.
Duel présaison
La saison commencera durant la première fin de semaine du mois d’octobre. Les matchs préparatoires commencent en fin de semaine alors que le JDHM de Saint-Marc-des-Carrières sera au Cap-de-la-Madeleine tandis que le Tomahawk de Donnacona affrontera le JDHM dans un premier match présaison le 20 septembre. Bien des gens attendent cet affrontement depuis longtemps, reconnaît le directeur général du Tomahawk, Marc Belleau. Ce ne sont que des matchs préparatoires, mais la direction veut prouver aux partisans qu’ils auront droit à un bon spectacle durant la saison.
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21 septembre 2008
Enfouissement des fils à Cap-Santé
Le compte de taxes ou le paysage?
Denise Paquin 
Les citoyens de Cap-Santé sont très sensibles à la beauté de la place de l’Église et du Vieux Chemin, mais ne sont pas prêts à la rehausser en haussant du coup leur compte de taxes.
C’est le sentiment qu’ont exprimé mardi dernier la centaine de citoyens présents à l’assemblée d’information sur le règlement d’emprunt de 415 000$ pour l’enfouissement des fils électriques que leur propose le conseil municipal.
Sept ans après sa première demande au ministère des Ressources naturelles, le conseil municipal a eu le feu vert d’Hydro-Québec l’été dernier. Le projet d’environ 1,5 M$ permettra de faire disparaître fils et poteaux de la place de l’Église jusqu’à l’école et sur une centaine de mètres sur le Vieux Chemin.
Hydro-Québec assumera les deux tiers des coûts pour faire disparaître ses poteaux et installer un réseau souterrain. Le reste des coûts, environ 450 000$, seront payés par la Ville. Ils comprennent, entre autres, l’enfouissement des réseaux de câblodistribution et de téléphone, le réarrangement des entrées électriques de 18 clients, l’installation d’une quinzaine de lampadaires.
La Ville mise sur une aide du Pacte rural et compte puiser dans son fonds général pour réduire la note à 415 000$, montant du règlement d’emprunt qui doit être adopté en réunion spéciale mardi. La dépense pourrait être réduite de 125 000$ par une subvention du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. La Ville a aussi lancé une campagne de financement auprès d’organismes et d’entreprises.
Au final, les contribuables devront assumer une hausse de la taxe foncière variant entre 2 et 3 cents pour les 10 prochaines années, selon qu’il y ait subvention ou non, soit entre 27$ et 40$ pour une maison évaluée à 120 000$.
Pour le conseiller Michel Bertrand, l’occasion est à ne pas rater puisque chaque fois que le programme change, les coûts augmentent pour les villes. Le projet d’enfouissement des fils a été établi comme priorité dans le nouveau plan de développement stratégique de Cap-Santé.
L’amélioration visuelle du site contribuera à rehausser la fierté collective des villageois et à accroître son effet de levier touristique, a-t-il aussi invoqué.
Cependant, plusieurs contribuables ont trouvé le projet mal préparé, étayé sur des chiffres provisoires, allégeant la facture avec des subventions hypothétiques.
Ils craignent aussi l’augmentation du prochain compte de taxes, surtout l’entrée en vigueur, en 2009, du nouveau rôle d’évaluation. La mairesse Jeanne Noreau a confirmé que la hausse serait encore «assez considérable» pour les riverains.
Les contribuables auront l’occasion de trancher la question lors de la journée de registre prévue le 7 octobre si le règlement d’emprunt de 415 000$ est adopté mardi. La mairesse Jeanne Noreau a déclaré que le conseil ne demandera pas un référendum si les opposants consignent les 230 signatures requises.
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André Arthur lance sa campagne et blâme les mairesLe candidat vendra des affiches pour financer sa campagne
Alain Turgeon 
Le député sortant et candidat indépendant dans Portneuf-Jacques-Cartier, André Arthur, a commencé sa campagne en blâmant les élus municipaux pour les dossiers qu’il n’a pu régler.
Commentant son bilan des 30 derniers mois, M. Arthur a souligné qu’il a fait des bouts de chemin dans des dossiers, mais qu’ils n’ont pas abouti en raison du «manque total de leadership du monde municipal dans Portneuf paralysé par des rivalités», ajoutant que la dynamique des maires est différente dans la MRC de La Jacques-Cartier.
André Arthur estime qu’il a bien représenté la population et a été présent dans le milieu. «Chaque fois qu’on a eu besoin de moi, j’étais présent», affirme le député sortant, mais il n’a pas pris les devants dans les dossiers puisque ce n’était pas son rôle. Quand il l’a fait, dit-il, «les maires n’ont pas suivi», rappelant leur refus de tenir un référendum sur l’abolition des frais d’interurbains.
M. Arthur avait identifié en 2006 des problèmes majeurs auxquels il voulait s’attaquer, dont l’abolition des frais interurbains et l’avenir du quai de Portneuf. Se sont ajoutés en cours de mandat les démêlés avec Postes Canada au sujet des boîtes postales.
Il ne croit toujours pas à la relance de la papetière d’AbitibiBowater à Donnacona, et son rôle de député était de permettre à la Ville et aux citoyens de traverser la crise. Il a ouvert la porte des ministères, dit-il, vantant le dynamisme du maire Marcoux.
André Arthur soutient que les citoyens de Portneuf-Jacques-Cartier «ont trouvé une certaine fierté» d’être représentés par le seul indépendant élu au pays. Il assure ne pas être un candidat conservateur déguisé en indépendant, mais qu’il est nécessaire pour un indépendant d’avoir de bonnes relations avec le gouvernement. Il a fait remarquer qu’il a aussi voté en faveur des projets du Bloc québécois et du Parti libéral.
Le cumul des emplois d’André Arthur fait aussi beaucoup jaser. Selon le candidat, les citoyens qu’il rencontre n’en font pas de cas. La semaine de travail d’un député est de 80 heures, dont 30 heures à des fins partisanes, réplique-t-il. Un député de parti doit passer du temps en Chambre et assister aux caucus. Comme il est indépendant, il utilise ces heures pour faire autre chose. André Arthur soutient qu’il peut tout de même être un bon député.
Affiches électorales
Le candidat Arthur mènera une plus grosse campagne que la dernière fois, mais elle ne sera pas traditionnelle. Afin de se faire voir tout en finançant sa campagne électorale, le candidat vendra des affiches à installer sur les pelouses. Il espère en vendre un millier. Ses partisans pourront les acheter pour quelques dollars au 951-VOTE. Il pourra même les autographier et il ira les livrer s’il le peut, une façon de rencontrer les gens personnellement au lieu de faire du porte-à-porte.
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Un ancien Rhinocéros dans la course
Denise Paquin
André Arthur ne sera pas l’unique candidat indépendant sur le bulletin de vote le 14 octobre. Jean Paradis, de Saint-Raymond, y sera lui aussi.
L’homme de 45 ans qui avait représenté le Parti rhinocéros en 1984 reprend du service pour faire obstruction au député sortant. «Je ne veux pas qu’il ait un comté gratis», a-t-il lancé en entrevue mercredi dernier, ajoutant que son slogan de campagne est «J’ai dit non, j’ai dit oui, j’y vais!»
Jean Paradis avait récolté 1222 voix (2,6%) lors du passage de la vague bleue qui avait porté au pouvoir le Parti progressiste-conservateur et son candidat Marc Ferland dans Portneuf.
«Les gens avaient trouvé ça drôle, c’était une forme de contestation politique», raconte-t-il. «Le fait que Portneuf ait élu M. Arthur, c’est aussi de la dérision, mais c’est devenu un facteur de désintéressement politique», ajoute le candidat.
Jean Paradis déplore le vide démocratique qui s’est instauré dans Portneuf. «C’est une aberration que le Parti conservateur ne présente pas de candidat. Il y a une qualité d’hommes politiques dans Portneuf, comme Denis Racine, qui n’osent pas se présenter», dit-il au sujet du désistement du maire de Lac-Sergent.
Cueilleur de plantes médicinales, Jean Paradis dit agir par souci démocratique, afin de donner aux électeurs de la circonscription l’occasion d’excercer leur liberté de choix. Il ne croit pas que sa présence donnera un coup de pouce au député sortant.
Le candidat comptait déposer son bulletin de candidature vendredi, le 19 septembre. Il fera campagne sans budget, mais a trouvé un local électoral au 144, de la rue Saint-Joseph, celui qu’occupe habituellement le Parti libéral en campagne. «Nous mettons à la disposition des artistes de Portneuf la vitrine pour exposer leurs offres: peintures, album musical, livres», dit-il.
«Je fais compagne avec les gens de toutes allégeances», conlut le candidat qui invite les gens à le rejoindre au 418 805-6264 ou au 418 337-6249.
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Richard Côté veut exercer un leardship dynamique
Denise Paquin 
Le candidat du Bloc québécois dans Portneuf – Jacques-Cartier est certain que l’industrie forestière a encore un avenir dans la région, à condition d’être orientée vers un développement durable et soutenue par les programmes gouvernementaux appropriés.
«Au Sommet sur la forêt, on a identifié des problèmes. Le secteur forestier est en très grande difficulté, mais il y a des solutions. Encourager la transformation secondaire comme cela se produit avec les fromagers, cela doit être suivi par les forestiers», a déclaré Richard Côté lors d’une rencontre avec la presse mercredi à Donnacona.
Défenseur farouche de l’environnement, le candidat estime que l’accroissement de la superficie des aires protégées au Québec ne n’oppose pas à l’exploitation de la forêt. «Le problème du Québec, c’est qu’il n’y a en pas assez. On est très loin de l’objectif du 8% et c’est plus qu’une priorité (de l’atteindre). Aux États-Unis, ils protègent plus de 20% de leur forêt et ils viennent prendre le bois au Canada», a déclaré M. Côté.
Il prévient qu’il ne faut pas faire avec le bois ce qui s’est produit avec la morue. «Les gens de l’industrie comprennent qu’il y a des pratiques à changer, affirme-t-il. Il faut fixer des cibles et donner aux gens les moyens.»
Le candidat du Bloc québécois défend les travailleurs portneuvois, entre autres ceux de Tembec à Saint-Léonard et d’AbitibiBowater à Donnacona. Il rappelle avoir marché avec les travailleurs lorsque l’usine a fermé l’hiver dernier. «Je veux que les gens travaillent et vivent dans Portneuf – Jacques-Cartier. Il n’aurait «jamais invité les travailleurs à se présenter à la Davie», a-t-il dit indiqué, faisant référence au message qu’avait lancé à l’époque le député sortant André Arthur aux travailleurs d’AbitibiBowater.
Richard Côté estime que les électeurs sont prêts à écouter un message écologique. «Le film de Al Gore, c’est déjà dépassé. Les gens sont touchés et ils vont l’être davantage dans les cinq prochaines années», avertit-il.
Il qualifie la situation canadienne de «chaos économique». «La pollution et les changements climatiques vont causer des milliards en conséquences à cause d’une industrie qui n’a jamais ralenti», juge-t-il. «On va arriver avec des solutions pour faire rimer économie et écologie. Le Bloc est le seul parti capable de contrer les conservateurs et leur position sur l’environnement», affirme-t-il.
Richard Côté soutient que la souveraineté du Québec est essentielle et qu’elle s’inscrit dans une tendance mondiale. «La tendance autonomiste est celle des pays émergents comme en Amérique du Sud», a-t-il souligné. «Je suis convaincu que le Québec doit prendre sa place davantage et c’est pour ça que je suis (sic) à Ottawa», a-t-il lancé.
Le ton a aussi monté d’un cran dans le camp bloquiste la semaine dernière concernant le député sortant. Même s’il n’a jamais prononcé le nom d’André Arthur, Richard Côté a dit ne pas apprécier qu’il «ridiculise ses adversaires». André Arthur a traité ses opposants de «poteaux» la semaine dernière.
Il n’a pas aimé non plus l’entendre dire que «les gens manquaient de leadership» dans Portneuf – Jacques-Cartier. «Et lui, quel leadership a-t-il?»
Richard Côté affirme que les Portneuvois pardonnent à André Arthur parce qu’il est connu, un comportement qu’ils n’accepteraient pas d’un autre.
En congé sans solde, le candidat s’est donné comme priorité de rencontrer les maires des 26 municipalités de la circonscription tout en faisant du porte à porte d’ici le jour du vote.
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Accident de travail mortel à Pont-Rouge
Le pont reste ouvert durant les travaux
Alain Turgeon 
Bernard Côté, âgé de 57 ans, de Saint-Apollinaire, a été écrasé à mort par la grue qu’il manoeuvrait sur le pont de la rivière Jacques-Cartier en construction, à Pont-Rouge, le 12 septembre dernier, mais cet accident de travail ne remet pas en cause la circulation sur le pont.
La victime était en train de remonter des blocs de béton quand le camion sur lequel était installé un bras articulé s’est renversé sur lui et l’a coincé contre la rampe du pont. La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) mène une enquête.
Les pompiers de Pont-Rouge ont mis environ deux heures avant de dégager le grutier qui était déjà mort. Ils ont dû utiliser de la machinerie lourde pour soulever le camion et les pinces de décarcération pour libérer la victime. L’accident est survenu vers 9h30 et le pont a été rouvert douze heures plus tard.
Le ministère des Transports n’a pas l’intention de fermer le pont pour la durée des travaux après cet accident. Louise Villeneuve, du MTQ, a indiqué qu’aucune demande en ce sens n’avait été faite de la part de l’entrepreneur du chantier, la compagnie EBC, de L’Ancienne-Lorette. La circulation sur une voie du pont ne semble pas en cause dans l’accident.
Mme Villeneuve explique que l’entrepreneur a remis un plan de santé et sécurité et les exigences semblaient avoir été rencontrées. Elle affirme que le MTQ réévaluera la situation selon les recommanda-tions et les conclusions de l’enquête ou si l’entrepreneur demande des modifications dans la façon de travailler.
Mme Villeneuve assure que le ministère des Transports collaborera à l’enquête si on le lui demande.
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28 septembre 2008
Plusieurs erreurs sur la carte d’électeur
Denise Paquin 
Lorsqu’on voit une erreur sur sa carte d’électeur, on peut s’offusquer ou la trouver drôle. Mais quand l’erreur concerne tous les électeurs d’une municipalité...
La semaine dernière, les 1900 électeurs de Cap-Santé ont été appelés à voter à la «Salle/Cabane à sucre, 375A, rue Principale»?
Même si la comédie «Sirop» a tenu l’affiche quelques semaines à la salle communautaire Albert-Fortier, ce n’est pas une raison suffisante pour se tromper. D’autant plus qu’il n’y a pas de rue Principale à Cap-Santé.
Quelques milliers d’électeurs de Saint-Raymond se sont aussi fait jouer un tour. Ils ont été invités à se rendre au 102, rue Beauséjour, qui est en fait un terrain vacant! La salle des Chevaliers de Colomb qu’on retrouvait à cette adresse a été détruite par un incendie en juin 2007.
Ces erreurs ont été causées par des «problèmes administratifs», a expliqué Monique Garcia, agente de liaison d’Élections Canada pour les 10 circonscriptions de la Ville de Québec, incluant Portneuf - Jacques-Cartier. Celle-ci nous a contacté jeudi dernier en lieu et place de la directrice de scrutin de la circonscription, Paulyne Rodrigue, que nous avions essayé de rejoindre par deux fois.
Il n’y a pas que Cap-Santé et Saint-Raymond qui ont été affectées, a reconnu Mme Garcia, sans donner les noms des municipalités touchées.
Elle a déclaré que les erreurs ont été rectifiées mercredi, avec l’envoi de nouvelles cartes de couleur jaune, pour les distinguer des cartes fautives. Élections Canada se devait d’agir en toute urgence puisque le vote par anticipation commence vendredi.
Les gens de Cap-Santé iront voter à la salle Albert-Fortier et ceux de Saint-Raymond concernés par l’erreur, à l’Hôtel Roquemont, un endroit où s’est déjà tenu le scrutin dans les années passées. «Nous devons avoir des accès pour les personnes à mobilité réduite», précise Monique Garcia. Or, le centre communautaire, qui avait été envisagé, n’offre pas cette facilité.
Les autres électeurs de Saint-Raymond se rendront à la Maison de la justice, sur la côte Joyeuse. C’est à cet endroit que se tiendra le vote par anticipation en fin de semaine prochaine.
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550 marcheurs et 27 000$
Une marche qui rapporte
Steeve Alain
Cinq cent cinquante marcheurs, répartis dans cinq municipalités, ont pris part à la première marche-bénéfice de la Fondation des services santé et sociaux de Portneuf, dimanche dernier. L’activité a permis d’amasser 27 000$.
La marche qui s’est déroulée à Saint-Raymond, Pont-Rouge, Donnacona, Saint-Marc-des-Carrières et Saint-Casimir avait comme porte-parole officiel le dynamique professeur d’éducation physique et chroniqueur plein air à TVA, Marcel Bouchard.
M. Bouchard, ainsi que les dirigeants de la Fondation, a accompagné les marcheurs à chacun des départs aux quatre coins de Portneuf, livrant un message valorisant la bonne santé physique. «Si on veut rester en vie, il faut bouger», a-t-il dit aux participants de tous âges qui ont marché cinq kilomètres sous un temps radieux.
Selon la directrice générale, Carole Landry, la Fondation avait deux buts à atteindre avec cette marche-bénéfice, soit un objectif personnel de prévention de la santé et un objectif communautaire de soutien à la Fondation, ce qui a été accompli. Le thème de l’activité allait dans le même sens, soit «Un petit pas pour la Fondation. Un grand pas pour la santé».
La marche-bénéfice sera de retour l’an prochain durant la même période et l’objectif est déjà fixé à 1000 marcheurs. La Fondation remercie les marcheurs, les commanditaires et les donateurs qui ont permis de faire de l’activité de financement un succès.
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Enfouissement des fils
Cap-Santé retire son projet
Denise Paquin 
La Ville de Cap-Santé met sur la glace, du moins pour cette année, son projet d’enfouissement des fils sur la place de l’Église et sur une partie du Vieux Chemin.
En réunion spéciale mardi dernier, le conseil municipal n’a pas adopté le règlement d’emprunt de 415 000$ qui aurait donné le coup d’envoi à sa réalisation.
L’opposition manifestée par les citoyens lors de la réunion d’information, le 16 septembre, a forcé le conseil à reconnaître qu’il avait agi hâtivement. «On reconnaît qu’il n’y avait pas de certitudes», a déclaré la mairesse Jeanne Noreau en entrevue mercredi.
Le conseil a accéléré le processus sans avoir toutes les confirmations en poche parce qu’il voulait respecter l’échéance posée par Hydro-Québec. «Cette réponse hâtive permettait l’arpentage des lieux avant la neige», lit-on dans le communiqué émis par la mairesse.
Mais c’est finalement le ministère des Communications qui a freiné l’élan de la Ville. Les responsables du dossier ont appris, deux jours après l’assemblée publique, que le ministère ne subventionne que les travaux sur des sites historiques. Or, le Vieux Chemin n’a aucun statut particulier, contrairement à l’îlot paroissial (église, presbytère, cimetière et chemin) qui est protégé complètement.
La Ville doit donc effectuer la citation historique de la partie du Chemin du Roy visée par l’enfouissement des fils, un processus qui prendra trois mois, indique Mme Noreau. Ce délai repousse d’autant l’attribution de la subvention d’environ 125 000$ demandée au ministère de la Culture. «C’était presque certain qu’on l’avait, mais on ne peut être assuré tant que la ministre n’a pas signé», a commenté la mairesse.
Devant ces nouveaux faits, le conseil souhaite maintenant qu’Hydro-Québec conserve Cap-Santé sur sa liste prioritaire pour 2009. Il en a fait la demande par résolution à la société d’État.
Après avoir attendu sept ans, la Ville ne veut pas abandonner le projet. «Je m’aperçois que les gens sont en faveur», indique Jeanne Noreau qui reconnaît tout de même l’argument financier. Le projet de 1,5 million de dollars, financé au tiers par la Ville, coûterait entre 27$ et 40$ par habitation sur 10 ans, selon qu’il est subventionné ou non par le ministère de la Culture.
L’abandon du règlement annule du même coup la journée de registre du 7 octobre, lors de laquelle les citoyens auraient pu demander un référendum en réunissant au moins 230 signatures. L’exercice démocratique se serait terminé là, puisque Jeanne Noreau avait assuré, le 16 septembre, qu’elle abandonnerait le projet plutôt que de tenir cet exercice.
D’ici à ce que le projet d’enfouissement revienne sur la table du conseil, la Ville entend mobiliser les organismes locaux pour organiser des activités bénéfices. Déjà 2000$ ont été recueillis. Selon la mairesse, l’argent amassé diminuera d’autant le règlement d’emprunt. Elle ne doute pas que les gens de Cap-Santé appueront l’initiative: «Un projet comme celui-ci qui met en valeur notre joyau villageois est très rassembleur», affirme-elle.
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Découvertures médicales à l’urgence de Saint-Marc-des-Carrières
Les maires de l’ouest s’opposent
Alain Turgeon 
Les sept maires du secteur ouest de Portneuf ont manifesté contre les découvertures médicales à l’urgence de Saint-Marc-des-Carrières durant les fins de semaine et réclament la relance de la commission d’enquête sur l’accès aux services de santé qu’avait créée la MRC en 2007 et qui n’a finalement jamais siégé.
Le Centre de santé et de services sociaux de Portneuf a décidé de concentrer les découvertures médicales du jeudi après-midi au dimanche matin à partir du 1er décembre plutôt que de continuer les fermetures sporadiques durant la semaine.
Les maires de l’ouest de Portneuf dénoncent ce bloc de découvertures médicales pouvant s’étirer sur 64 heures toutes les semaines et craignent que ce soit le début de la fin pour l’urgence de Saint-Marc-des-Carrières. «Si on laisse faire, ce sera peut-être 50% et plus de découverture», dit le maire de Saint-Casimir, André Filteau.
Déplorant que les maires aient reçu de l’information erronée sur les intentions du Centre de santé, son directeur général, Denis Bouchard, s’est voulu rassurant. «L’urgence de Saint-Marc-des-Carrières n’est pas en danger de fermeture», a-t-il dit. Il assure que l’urgence ne sera pas fermée pendant 64 heures comme le prétendent les maires. Il prévoit une découverture de 16 heures par semaine et que cette décision s’applique jusqu’au 30 juin 2009, le temps de régler le problème d’effectif médical. Les découvertres la fin de semaine garantissent la présence de médecins la semaine, a-t-il souligné.
M. Bouchard explique que le Centre de santé a préféré grouper les découvertures médicales durant ces quatre jours pour ne plus causer de confusion dans la population sur la présence ou non de médecin à l’urgence. Les gens vont savoir qu’il y a un médecin 24 heures par jour du dimanche matin au jeudi et cela aura aussi pour effet de réduire les déplacements des malades. Selon lui, les patients en observation doivent être transférés dans les hôpitaux de Québec chaque fois qu’il y a une découverture.
Les maires se demandent pourquoi l’ouest est seule à écoper. L’urgence de Saint-Marc-des-Carrières traite 19 000 personnes et celle de Saint-Raymond 21 000 chaque année. Le maire de Deschambault-Grondines, Gaston Arcand, a rappelé que le ministre actuel de la Santé et de Services sociaux, Yves Bolduc, avait recommandé au Centre de santé de fermer l’urgence de Saint-Marc-des-Carrières pour garder celle de Saint-Raymond ouverte alors qu’il était consultant lors de la crise des urgences en 2006.
Selon M. Bouchard, le Centre de santé était à court de 11 médecins il y a un an et demi et il n’en manque que quatre qui entreront en poste l’été prochain. Ensuite il ne devrait plus y avoir de problème de découverture dans les urgences de Portneuf, dit-il.
Les maires sont outrés par le manque de transparence du Centre de santé. «On est partenaire. On n’a pas été consultés, pas informés», dit le préfet et maire de Saint-Marc-des-Carrières, Michel Matte. La pilule est d’autant plus difficile à avaler que plusieurs maires ont participé à la marche de la Fondation des services santé et sociaux de Portneuf la veille de la décision. «Quand ils ont besoin pour faire des pressions politiques, on est approchés, mais quand ils prennent une décision, nous ne sommes pas avisés», a déploré le préfet. Le maire de Saint-Thuribe, Richard Genest, demande qui porterait la responsabilité s’il devait y avoir un décès parce que l’urgence est fermée.
Denis Bouchard répond qu’il s’agissait seulement d’une réorganisation des horaires et que les services n’ont pas été réduits. «S’il y avait eu des changements majeurs, les maires auraient été consultés», a-t-il déclaré. Le directeur général soutient qu’il ne peut pas consulter tous les maires chaque fois qu’il veut modifier ses horaires.
Les maires inviteront le conseil d’administration du Centre de santé à s’expliquer le 15 octobre à la MRC.
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Le Club de l’Âge d’or en butte à la FADOQ
Denise Paquin 
La FADOQ est sur le point de désaffilier le Club de l’Âge d’or de Donnacona parce qu’il ne respecte pas le contrat qui lie les deux organismes depuis 2003.
Le 12 septembre, 350 des 550 membres ont appris par lettre de la FADOQ que le Club de l’Âge d’or n’était plus autorisé à faire le renouvellement de leur carte de membre.
Gérald Lépine, directeur général de la FADOQ régions de Québec et Chaudière-Appalaches, explique que le Club de l’Âge d’or ne peut vendre sa carte, au coût de 10$, et celle de la FADOQ, au coût de 25$. Il invite donc les membres à se procurer leur carte FADOQ dans un autre club.
Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’en faisant ainsi, ils ne pourront plus participer aux activités organisées par le Club de l’Âge d’or de Donnacona.
«Ils nous ont désaffiliés sans nous le dire», a commenté Ghyslain Pelletier, secrétaire du club, rencontré en compagnie du président Léonce Marcotte lundi dernier.
Selon les administrateurs, le problème tient en trois mots: la salle Donnallie. Le Club de l’Âge d’or l’a fait construire au coût de 400 000$ en 1996. Pour Léonce Marcotte, il est naturel qu’elle soit ouverte au plus large public possible.
À Donnacona, 200 des 550 membres n’ont pas leur carte de la FADOQ. Appliquer à la lettre l’ultimatum de la Fédération consiste à leur fermer la porte au nez. «On a le droit d’inviter les membres du club ou de la FADOQ, et même les non membres», déclare le président.
Le club vend bien deux cartes, 10$ pour le Club et 25$ pour le Club et la FADOQ, dont 15$ sont envoyés à la Fédération, explique Léonce Marcotte.
«On n’est pas contre la FADOQ, mais elle veut avoir le contrôle sur tous les clubs. Il faut être différents. On veut que la FADOQ respecte notre statut d’organisme incorporé et de membres», dit-il.
Les administrateurs sont même prêts à voir se créer un club FADOQ à Donnacona. Les deux entités existent à Portneuf, illustrent-ils. Dans Québec et Chaudière-Appalaches, la FADOQ compte 179 clubs et 80 autres ne lui sont pas affiliés.
Rejoint jeudi, le directeur de la FADOQ des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, Gérald Lépine, a déclaré que «la décision leur appartient» et «qu’il trouve ça malheureux», mais a dit ne pas vouloir en discuter du sujet sur la place publique.
Il a indiqué que le conseil d’administration régional attend les représentants de Donnacona vendredi. C’est à ce moment que toutes les parties seront fixées sur l’avenir de la FADOQ à Donnacona.
Ce n’est pas la première fois que les administrateurs du Club de l’Âge d’or ont maille à partir avec la FADOQ. En 2005, ils ont contesté et gagné leur cause sur l’établissement de la cotisation à partir de la liste de membres de l’année en cours. «Ça a fait changer la façon de récolter les cotisations partout au Québec», affirme Léonce Marcotte.
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