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Juin 2008
29 juin 2008

1er juin 2008


Nouveau service ambulancier à la mi-juin

Alain Turgeon

Une nouvelle couverture ambulancière dans Portneuf dans quelques semaines devrait améliorer le service. L’abolition des horaires de faction, sauf à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, et la nouvelle gestion de la flotte d’ambulances entraîneront moins de découvertures et un meilleur temps de réponse, soutient l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale.

Prévu commencé en février dernier, le projet pilote sur les horaires fixes des ambulanciers et la gestion dynamique des ambulances devrait démarrer à la mi-juin, a indiqué Pierre Lafleur, de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale.

Selon M. Lafleur, l’Agence croit que le service sera amélioré et que le temps d’intervention sera plus court puisque les ambulanciers seront dans les véhicules localisés à des endroits stratégiques pour répondre plus rapidement aux appels. Selon lui, cette gestion dynamique appliquée dans les centres urbains comme Québec donne de bons résultats. Dans les milieux urbains, on vise un temps de réponse en moins de huit minutes dans 80% des appels. On ignore si cette norme pourra s’appliquer dans un grand territoire comme Portneuf, mais des objectifs ont été fixés (voir tableau). Un suivi se fera toutes les semaines.

Ce n’est pas ce que pense la propriétaire d’Ambulance Benoit, de Donnacona, qui a fait parvenir une lettre aux villes de son territoire pour les aviser que l’Agence lui coupe 12 heures de service avec ce projet. Le maire de Donnacona, André Marcoux, a aussi soulevé la crainte que la MRC de Portneuf ne se retrouve qu’avec une seule ambulance durant la nuit. «Il aurait été hors de question pour l’Agence de permettre un projet qui aurait entraîné une découverture ambulancière», a assuré Pierre Lafleur. Selon lui, l’Agence a même bonifié le projet pilote pour ajouter des ambulanciers. Il reconnaît qu’il y toujours des exceptions, mais l’Agence a géré le risque.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a donné suite au rapport du Comité technique sur le dé­ploiement des services ambulanciers (rapport Gauthier) et a accordé plus de 900 000$ pour améliorer les services ambu­lanciers dans Portneuf.

Selon le porte-parole syndical des ambulanciers dans Portneuf, Marco Drolet, le projet prévoit sept ambulances durant le jour où il y a le plus d’appels et quatre la nuit (entre 2h et 6h), où le nombre d’appels est le plus faible. En soirée et en début de nuit, le nombre d’ambulances variera selon l’heure (cinq ou six).

Les municipalités de Saint-Ubalde et de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier (la nuit) n’auront plus d’ambulance sur place à la suite de l’abolition des horaires de faction — où l’ambulancier attendait chez lui un appel —, mais le porte-parole syndical souligne que la localisation des ambulances fera en sorte que le temps de réponse ne s’allongera pas. Les véhicules seront munis de GPS qui indiqueront lequel est le plus près du lieu de l’appel.

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Compression de 1M$ à la CS de Portneuf
Portneuf et St-Ubalde écopent

Alain Turgeon


La Commission scolaire de Portneuf doit couper un million de dollars dans ses dépenses pour boucler son budget de la prochaine année et certaines écoles écopent.

«Tous les corps d’emploi font leur effort», a déclaré le directeur général de la commission scolaire, Jean-Pierre Soucy. Une douzaine d’enseignants, sept professionnels et des cadres ont été remerciés.

Classe à trois niveaux et enfants de quatre et cinq ans ensemble sont les résultats de la diminution du nombre d’enseignants à la rentrée pour les écoles de Saint-Ubalde et de Portneuf. La présidente du conseil d’établissement de l’école La Morelle, à Saint-Ubalde, Josée Petitclerc, et le porte-parole des parents de l’école Le Sentier, à Portneuf, Vincent Marcoux, épaulés par une trentaine de parents, ont défendu leur point devant les commissaires, mercredi dernier.

La commission scolaire coupe un enseignant à La Morelle parce que trois élèves de moins fréquenteront l’école l’automne prochain (81 à 78). Résultat, les élèves de 2e, 3e et de 4e année fréquenteront la même classe et des enfants de quatre ans seront jumelés avec ceux de cinq ans au moment où on les prépare à la première année. «On demande de rester comme cette année et d’avoir le même service que les grandes écoles. On pense qu’on a le droit», a-t-elle déclaré. Selon Mme Petitclerc, une baisse du nombre d’élèves est prévue l’an prochain, mais la clientèle augmentera par la suite. En plus, le directeur ne pourra passer que cinq jours par mois à l’école parce qu’il en dirige deux autres et qu’il n’aura plus d’adjoint.

La situation est semblable à Portneuf. Selon Vincent Marcoux, la réduction d’un enseignant fera en sorte que cinq enfants de maternelle se retrouveront dans une classe de première année. Il y aura une classe de maternelle de 20 élèves. «Vous avez dit au début de la rencontre que vous vouliez donner les meilleures conditions aux enfants pour la réussite scolaire, mais vous mettez les chiffres en premier», a-t-il dit au président Serge Tremblay sous une salve d’applaudissements.

Le directeur général souligne qu’il s’agit d’une organisation minimale. Selon lui, la commission scolaire ne veut pas se retrouver avec du personnel en trop alors que la clientèle baisse. Elle s’est déjà retrouvée avec des enseignants qui n’avaient pas d’élèves, dit-il. Le directeur des ressources humaines, Pierre Lemaire, soutient que les effectifs seront réévalués le 8 août en raison de la fluctuation importante du nombre d’élèves.

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Un hymne à la beauté du monde

Steeve Alain

Bien que plus petit, le quai Lemay n’a plus rien à envier à son voisin, le quai de Portneuf. Son aménagement comme site d’ob­servation des oiseaux en fait maintenant un lieu privilégié pour admirer les milliers d’oies et de bernaches qui s’arrêtent dans le secteur.

Le quai et le parc longeant l’embouchure de la rivière Portneuf près du fleuve Saint-Laurent représentent l’un des sites les plus importants à l’ouest de Québec pour l’observation des oiseaux migrateurs, selon René Laverdière, du Comité d’em­bellissement de Portneuf, initiateur du projet.

Deux lunettes d’observation ont été installées sur le quai qui a été solidifié par un nouvel em­pierrement. Un kiosque, des bancs et un panneau d’interprétation ornithologique complètent les aménagements effectués sur le quai. Deux autres panneaux sont installés le long du parc.

M. Laverdière, qui a procédé à l’inauguration des lieux en com­pagnie de la mairesse suppléante Chantal Hamelin, es­time qu’une quarantaine d’espèces d’oiseaux pourront être observés. «Dès la fin avril et durant le mois de mai, le site est une grande station pour des milliers d’oies blanches», a-t-il dit. Le grand héron et diverses espèces de canards devraient aussi faire la joie des observateurs.

Selon M. Laverdière, le site est déjà reconnu par le milieu ornithologique, mais inconnu du public. Sa mise en valeur permet d’en faire «un hymne à la beauté du monde qui mérite d’être reconnu», a-t-il ajouté.

Un représentant du Club des ornithologues de Québec, Georges Auger, a dit souhaiter qu’un club portneuvois se forme et se joigne aux 700 membres de l’organisation, dont certains viennent observer chaque année les oiseaux à Portneuf.

C’est en 2003 que le Comité d’embellissement a soumis le projet à la Ville de mettre en valeur le site et le quai qui était utilisé autrefois pour accueillir les barges du moulin Lemay. Le sentier d’interprétation aménagé en 2005 et la réfection du quai ont coûté environ 80 000$. La Fondation Alcoa a contribué pour 47 000$ à la transformation du quai en site d’observation.

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Travaux sur le pont: les spectacles au Moulin seront épargnés

Steeve Alain


La saison 2008 nécessitera que tout le monde s’adapte, mais les usagers du Moulin Marcoux n’ont pas à s’inquiéter des travaux qui seront entrepris sous peu sur le pont, assure la présidente de la Corporation des lieux historiques de Pont-Rouge, Louise Mainguy.

Mme Mainguy, qui a procédé samedi au lancement de la saison de spectacles à la salle Lynda-Lemay, a souligné que le ministère des Transports a fait la promesse qu’il n’y aurait pas de travaux sur le pont enjambant la Jacques-Cartier durant les soirées de spectacle.

«Les responsables du ministère ont aussi assuré que les travaux seraient effectués d’abord du côté le plus éloigné du Moulin et que ce n’est qu’à la fin qu’ils seront entrepris tout près», a ajouté Mme Mainguy, qui souhaite que le public soit au rendez-vous.

Des indications menant aux stationnements privilégiés seront aussi mis en place pour faciliter l’accès des spectateurs au Moulin, a précisé la présidente.

Saison 2008
L’un des moments forts de l’été devrait être la venue au Moulin de Kevin Parent le 2 août. L’artiste présentera des chansons de son album anglais «Fangless Wolf Facing Winter» et ses plus grands succès.

C’est le groupe de musique traditionnelle Suroît composé de quatre Madelinots qui lancera les spectacles le vendredi 13 juin. Une semaine plus tard, le 20 juin, la chanteuse et violoncelliste Jorane montera sur scène pour envouter le public avec sa musique inspirée de son album «Vers à soi».

Julos Beaucarne et Barbara d’Alcantara présenteront un spectacle intimiste intitulé «Chansons d’amour» le dimanche 22 juin et Vincent Vallières offrira les chansons de son nouvel album «Le repère tranquille» le 27 juin.

Pierrot Fournier redonnera vie à la chanson française le 19 juillet et Ricky Paquette fera vibrer la salle Lynda-Lemay avec sa voix et sa guitare au son 100% blues le 27 juillet.

Le guitariste virtuose Jorge Martinez le 9 août, le spectacle «Hommage à Pink Floyd» par la formation Dedicated Sound le 23 août et «Tous les garçons» avec Luc De Larochellière, Alexandre Beliard, Manuel Gasse et Pascal Lejeune le 29 août sont aussi au programme.

Après le groupe portneuvois Sagacité le 12 septembre et Les cœurs Joyeux en octobre, c’est Jean Maheux qui clôturera en poésie et en chanson la saison le 24 octobre.

En raison des travaux, il n’y aura pas d’expositions et le Bistro, géré par la Corporation des lieux historiques cette année, devrait être ouvert lors des soirs de spectacles et sur réservation.

Site Déry
L’ouverture de la saison au site Déry aura lieu le samedi 21 juin. Un rallye familial prévu de 10h à midi marquera le début des activités.

Les amateurs de photos sont invités à participer à un concours de photos du site qui se terminera le 15 août. De la peinture en plein air est prévue le 12 juillet et un déjeuner en musique, le 3 août.

Un marché public devant la maison Déry aura lieu le 24 août et des spécialistes des objets anciens renseigneront le public sur leurs antiquités le 28 septembre lors de l’activité «Trésors et trouvailles» dans le cadre des Journées de la culture.

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La Québec RIP à l’assaut de la Neilson

Steeve Alain

Beaucoup d’eau, des rapides impressionnants, des chutes intimidantes et des rochers sans pitié à éviter, le menu était parfait pour les participants à la coupe Québec RIP, l’épreuve de kayak extrême tenue sur la rivière Neilson au nord de Saint-Raymond, samedi dernier.

L’élite mondiale du kayak d’eau vive était présente dans la ZEC Batiscan-Neilson pour une deuxième année consécutive dans le cadre de cette compétition. Un total de 28 kayakistes provenant d’Afrique du Sud, de Nouvelle-Zélande, de l’Ouest canadien, de Californie et du Québec ont relevé le défi de l’événement commandité par le géant de la boisson énergétique Red Bull.

La rivière avait mis ses plus beaux atours pour accueillir la visite. Alors que le débit de l’eau était de 15 mètres cubes seconde l’an dernier, il se situait à 45 mètres cubes seconde en fin de semaine, ce qui est très rapide et ne permet pas aux kayakistes de manœuvrer facilement, a indiqué Jean-Philippe Villemaire de Red Bull.

Il n’y avait pas que le courant qui a rendu la tâche difficile aux kayakistes, le secteur de la rivière où se déroulait la compétition comprend six rapides de niveau 5, soit le niveau de difficulté le plus élevé. Le rapide situé à quelques mètres de la ligne d’arrivée représentait le plus grand défi, selon les responsables.

C’est à cet endroit que se sont massés bon nombre de spectateurs pour admirer les prouesses des athlètes extrêmes, même s’il fallait marcher une quinzaine de minutes dans des sentiers en forêt pour atteindre la rive de la Neilson.

Les athlètes en équipe de deux devaient franchir deux fois le parcours de deux kilomètres le plus rapidement possible. C’est l’équipe composée des Ontariens David Nieuwenhuis et Ben Marr qui a remporté la compétition pour une deuxième année consécutive. Ils ont effectué le parcours en 13 m 10 s.

David Laroche, de Pont-Rouge, et son coéquipier Jean Coulombe sont arrivés 11es en 14 m 53 s. «Après avoir terminé 2e et 3e aux deux premières éditions, je ne suis pas très satisfait de mon résultat cette année», a commenté Laroche. «Je suis par contre très satisfait en tant qu’organisateur. L’événement grandit chaque année. Les meilleurs au monde sont là et ça promet pour les années à venir», a-t-il ajouté.

Selon Jean-Philippe Villemaire, il s’agit de la seule compétition de kayak que Red Bull commandite dans le monde, un sport qui reprend en popularité. «Le kayak revient actuellement à ses origines, soit la descente de rivière», a-t-il mentionné. L’entreprise commandite aussi quatre des meilleurs kayakistes de la planète, dont Steve Fisher, d’Afrique-du-Sud, considéré le numéro un. Les gagnants de la coupe ont remporté une bourse de 5000$ en billets d’avion pour une aventure en kayak.

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8 juin 2008


 

Mario Dumont appuie la Scierie Dion et Notre-Dame-de-Montauban

Alain Turgeon

La Scierie Dion et fils de Saint-Raymond a perdu le bois de la compagnie Shermag au profit de deux usines de la Mauricie et ses dirigeants ont reçu l’appui, jeudi, du chef de l’opposition Mario Dumont qui réclame que Québec lui en alloue d’autre.

«Scierie Dion et Fils devra fermer ses portes d’ici trois semaines parce que les libéraux ont refusé de lui transférer l’ancien CAAF de Shermag et de compenser les pertes d’approvisionnement causées par l’agrandissement des aires protégées dans Portneuf», a souligné Mario Dumont.

Le projet d’usine de bûches énergétiques de 3,5 millions de dollars à Notre-Dame-de-Montauban s’évanouit du même coup puisque le projet était conditionnel au transfert du contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF) de Shermag. Mario Dumont a également rencontré le maire de Notre-Dame-de-Montaubaun, Normand Hudon, jeudi.

«Le devoir de la famille Dion est de sauver les emplois à Saint-Raymond», a déclaré le président de la Scierie Dion et Fils, Jean-François Dion, lors du passage de Mario Dumont. C’est à la ministre Julie Boulet, qui s’est opposée au transfert du CAAF de Shermag, à se débrouiller pour la survie de la municipalité de Notre-Dame-de-Montauban, a-t-il dit.

La Scierie Dion comptait sur ces 47 000 mètres cubes de bois pour poursuivre ses activités. Le CAAF de Shermag représentait 40% de la production de la scierie. Elle transformait le bois de Shermag depuis l’incendie de l’usine de Notre-Dame-de-Montauban il y a deux ans.

Le chef de l’opposition a exigé un engagement clair du gouvernement libéral afin que la baisse de l’approvisionnement soit compensée par de nouvelles attributions forestières. «Sciere Dion est une entreprise modèle qui s’est modernisée et qui a investi pour améliorer sa productivité et se sortir de la crise forestière. La famille Dion ne demande rien à personne, elle veut simplement obtenir l’approvisionnement suffisant pour faire des affaires et créer des emplois», a commenté M. Dumont qui demande au gouvernement de trouver une «vraie solution rapidement».

Selon M. Dion, l’entreprise a investi 6 millions de dollars depuis deux ans et doit opérer sur deux quarts de travail pour rencontrer ses obligations financières. L’approvisionnement proposé par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune était insuffisant et de mauvaise qualité pour le sciage.

L’entreprise a refusé l’offre.
M. Dumont ajoute que Portneuf est particulièrement touchée par la crise forestière et sa contribution pour les aires protégées est plus grande que les autres. Le gouvernement doit en tenir compte. «Ce n’est pas seulement les gens de Portneuf qui profitent des aires protégées, ce n’est pas juste à eux à en payer le prix», a-t-il déclaré.

 

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Saint-Marc-des-Carrières veut se redonner une âme

Alain Turgeon


Élus et citoyens veulent redonner une âme à Saint-Marc-des-Carrières.

Considérée comme une ville froide par certains de ses citoyens et dirigeants, Saint-Marc-des-Carrières a concocté un plan stratégique de développement pour y améliorer la qualité de vie.

Le conseil municipal a voulu savoir ce que souhaite la population, a dit le maire Michel Matte. Les élus avaient des attentes immenses et s’attendaient aussi à des demandes coûteuses lors des consultations populaires, a expliqué le maire qui souligne que les actions retenues dans le plan de développement ne nécessitent pas beaucoup d’argent.

Le plan stratégique de développement compte trois enjeux, dont celui de rendre la ville plus attrayante, sept objectifs et trente actions. Le plan vise aussi à garder les jeunes dans la municipalité et à développer un secteur industriel et commercial. «On l’a voulu simple parce qu’on voulait des actions concrètes et rapides», a déclaré le maire Matte. Douze actions doivent être réalisées dans la prochaine année et quatre seulement sont prévues à long terme. La Ville, seule ou avec d’autres promoteurs, est interpellée dans plus de la moitié des actions à prendre.

Le plan quinquennal comprend cinq priorités, dont celle de créer un comité d’accueil pour les nouveaux arrivants et instaurer le programme de revitalisation de la Fondation Rues principales. On veut améliorer la qualité de vie des citoyens par des petits détails, a indiqué Doris Julien, de la SADC qui a coordonné le projet de plan stratégique. La Ville veut revitaliser les rues, les avenues et le boulevard Bona-Dussault en collaboration avec le comité d’embellissement et en sensibilisant les propriétaires.

L’avancement du plan sera réévalué dans 18 mois. «La population sera en mesure de juger si les objectifs ont été atteints. Ce que vous avez priorisé, on veut le réaliser», a dit le maire. Un an et demi, c’est aussi le temps qui reste avant la prochaine élection municipale.

Selon le député fédéral André Arthur, l’indicateur de réussite du plan stratégique de développement est la capacité de Saint-Marc-des-Carrières à garder ses jeunes. «Si vous voulez savoir si ça marche, il faut voir où sont rendus vos jeunes», a-t-il déclaré.

Le maire Michel Matte a lancé l’idée d’élaborer un plan stratégique de développement sectoriel pour les municipalités de l’ouest de Portneuf.

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Un second souffle pour l’Exposition agricole de Portneuf

Alain Turgeon

La Société d’agriculture de Portneuf et Saint-Marc-des-Carrières s’associent pour donner un second souffle à l’Exposition agricole de Portneuf qui a 28 ans.

Les deux parties se sont entendues pour une période de trois ans. Ce partenariat permet à l’expo de diversifier ses activités tout en conservant sa vocation première de promouvoir et de valoriser l’agriculture, dit le nouveau président de la Société d’agriculture, Laurent Racette. Le partenariat avec Saint-Marc-des-Carrières est très positif, affirme-t-il.
De nouvelles activités se grefferont à l’exposition et devraient attirer de plus en plus de gens liés de près ou de loin à l’agriculture. Selon le maire de Saint-Marc-des-Carrières, Michel Matte, le comité a voulu envelopper les jugements d’animaux, qui sont au coeur de l’exposition, de nouvelles activités qui ont trait à l’agriculture. «On veut mettre en valeur l’importance de l’industrie agricole et démontrer que l’agriculture est encore très vivante dans Portneuf», a expliqué le maire, qui rappelle que l’agriculture et la forêt représentent 74% de l’économie de Portneuf.

Cette association entre la ville et la société confirme le partenariat qui existe déjà depuis quelques années. Selon le maire Matte, le budget de l’expo sera de 120 000$. Les deux partenaires verseront 5000$ chacun qui s’ajouteront à la subvention du MAPAQ et aux autres commanditaires. La ville prête ses équipements et son personnel pour la durée de l’expo. Le partenariat se traduit aussi par la présence du maire Matte et de son directeur des loisirs, Sylvain Morissette, sur le comité organisateur de l’expo avec le président Racette, Lise Gauthier et Isabelle Paquet, de la Société d’agriculture.

Du 17 au 20 juillet
L’exposition agricole de Portneuf a été créée en 1980 et se tenait sur une seule journée. Elle se déroulera sur quatre jours cette année – une de plus que les années passées - avec de nouvelles activités.

La première journée est consacrée à l’âge d’or. La Ville a aussi inséré dans la pro­grammation de l’expo agricole des activités qu’elle tenait à d’autres moments de l’année. C’est le cas par exemple du jamboree quad qui aura lieu durant deux jours. On retrouve également les activités classiques. Outre les jugements, les organisateurs ont conservé les valeurs sûres comme le souper champêtre, la dégustation des produits du terroir, les tires de tracteurs (modifiés et antiques) et le BBQ Desjardins. On reprendra aussi le concours de la «vache qui chie».

Il y aura aussi des conférences sur l’horticulture, des exposants de machinerie, le salon des races, une mini ferme, des jeux gonflables, des spectacles musicaux et un tournoi de poker amateur avec bourse.

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Denys Arcand éclaire «L’Âge des ténèbres»

Denise Paquin

Si Denys Arcand avait tenu mordicus à son idée, «L’Âge des
ténèbres» se serait conclu sur une scène où Élise Paré joue
une pièce de Bach à l’harmonium dans une maison de Rivière-
Ouelle. Malheureusement pour la musicienne de Deschambault,
le réalisateur s’est montré sensible aux réactions de ses
collaborateurs français et a coupé la scène finale.

Voilà une des révélations que le réalisateur Denys Arcand a faites lors de la projection-bénéfice pour l’École de musique Denys-Arcand samedi dernier à la salle Paul-Be­noît de Deschambault-Grondines.
«Il y avait un malentendu sur le sens. Les Français y trouvaient un sens religieux, comme si Jean-Marc Leblanc (Marc Labrèche) avait joint une secte. A mon grand regret, j’ai enlevé la scène», a raconté Denys Arcand aux 160 spectateurs qui venaient de visionner le film, son premier depuis «Les Invasions barbares», oscarisé en 2004.

Le réalisateur originaire de Deschambault s’est prêté avec générosité à l’échange avec le public à l’occasion de l’événement au profit de l’école de musique dont il est devenu le «saint patron» en 2006, expression utilisée par le président du C.A. René Boulard. Pendant une heure, il a démystifié le cinéma et ses rouages, expliqué les motivations de son héros tout comme celles qui l’ont mené à écrire le scénario de «L’Âge des ténèbres».

Dans ce film, le réalisateur présente un nouveau volet sous le thème de la décomposition de la civilisation nord-américaine qu’il explore depuis «Le déclin de l’empire américain». Pour Denys Arcand, la civilisation a atteint son apogée et a commencé son déclin, ce dont témoigne la fragmentation de la société et l’affaiblissemenet des institutions.

Cette fois, il a resserré l’action autour d’un seul personnage, Jean-Marc Leblanc, un fonctionnaire blasé qui n’est plus capable de communiquer avec ses proches. Tout au long du film, Denys Arcand confronte le spectateur à la vacuité et à l’absurdité de la vie quoti|­dienne actuelle. Des quartiers rési­den­tiels aux maisons gigan­tesques et vides jusqu’aux jeunes accro­chés à leurs Ipod, il constate l’échec du matériel, comme le chante Daniel Bélanger. Et partout, l’absence d’humanité.

«C’est un héros qui a passé à côté de sa vie et qui, au milieu de sa vie, décide de trouver son chemin», a raconté Denys Arcand, précisant qu’il n’était pas ce personnage.

L’idée de Jean-Marc Leblanc lui est venue d’une réflexion sur ce qui lui serait arrivé s’il avait eu le malheur de passer à côté de sa voie, le cinéma. «Contrairement à lui, j’ai plongé dans le cinéma à 20 ans. J’ai autant de plaisir à tourner qu’à 20 ans, mais avec moins d’énergie», a indiqué le réalisateur d’une quinzaine de films et docu­mentaires qui a découvert le cinéma durant ses études universitaire en histoire à Montréal.

Denys Arcand a commencé à travailler à son prochain film qui aura, celui-là, une partie autobiographique. Il a déjà écrit une vingtaine de scènes, certaines sur des napperons de restaurant.

Le réalisateur n’a pas mis de côté la possibilité de venir tourner à Deschambault. Les problèmes auquels il fait face sont d’ordre technique, comme l’hébergement d’une équipe technique de 70 personnes. Mais il ne baisse pas les bras.

L’activité-bénéfice, qui se doublait d’un tournoi de golf au Club des pins dimanche, a permis à l’école de récolter 2000$. Ce montant permet à l’organisme d’obtenir un fonds de dotation de 8000$ du programme Placement culture du gouvernement du Québec.

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Sara-Maude Juneau s’inscrit sur le circuit américain

Denise Paquin

Sara-Maude Juneau a terminé sa première année de golf aux États-Unis en terminant au 48e rang sur 124 joueuses au championnat national universitaire disputé au Nouveau-Mexique le 23 mai.

«Ce n’était pas ma meilleure performance, mais je suis satisfaite car le niveau universitaire américain est très fort», a dit la golfeuse de 20 ans de retrour à Fossambault-sur-le-Lac après une première année à l’université de Louisville, au Kentuky.

Sara-Maude s’est hissée au niveau national après avoir terminé 2e parmi les représentantes de son université au championnat de l’Est disputé quelques jours plus tôt en Géorgie.

Au Nouveau-Mexique, elle a terminé les 4 rondes du circuit du championnat de la National Collegiate Athletic Association (NCAA) avec un pointage de 303, en finale.

Sur les verts, elle a croisé Maude-Aimée Leblanc, de Windsor, qu’elle a côtoyée sur le circuit junior au Québec et qu’elle a rejoint l’automne dernier au sein de l’équipe nationale amateur du Canada.
La recrue a terminé sa première saison au 2e rang sur les huit membres de l’équipe féminine de son université après avoir disputé une dizaine de tournois universitaires. Le calendrier de tour­nois l’a amenée en Floride, en Ohio, au Colorado, en Caroline du Sud et en Louisiane.

Sara-Maude Juneau attribue en partie sa bonne performance à l’amélioration de sa technique et à la manière dont elle a été accueillie à Louisville.

«J’ai adoré ma première année. Je pensais que cela allait être plus dur. C’est comme une petite famille. On est tout le temps bien entourée», a-t-elle expliqué.

La Québécoise a aussi été suivie attentivement par les médias locaux qui lui ont consacré plusieurs articles. «Ils ne parlent pas juste des golfeurs, mais de tous les athlètes de l’université. C’est dû au fait qu’il n’y a pas d’équipe de sport professionnelle à Louisville», a-t-elle précisé. «Cela a de bons côtés, on est reconnus, mais des fois on est tellement reconnus qu’il faut faire attention à ce qu’on fait», a-t-elle poursuivi en riant.

En raison de son programme sportif chargé, la golfeuse qui a été trois fois championne de la région de Québec de 2004 à 2006 avoue ne pas avoir aussi bien fait dans ses études en administration du sport. Elle compte bien reprendre le taureau par les cornes en septembre puisqu’elle tient à faire carrière dans le milieu sportif. Sa formation lui ouvrira plusieurs portes que ce soit en gestion d’infrastructures sportives, gestion d’athlètes, en coaching ou marketing.

Sara-Maude dit qu’elle ne ralentira pas la cadence cet été puisqu’elle entreprend sa première saison de tournois au sein de l’équipe canadienne. Elle est l’une des 10 recrues sélectionnées en novembre par l’Association royale de golf du Canada (RCGA).

Elle prévoit jouer un tournoi par semaine. Sa première sortie officielle l’amène en Écosse (voir autre texte). La saison se terminera au championnat canadien.

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15 juin 2008


Service téléphonique local
Il faudra composer le 10 chiffres le 21 juin

Denise Paquin

Portneuvois, il vous reste un peu moins de trois mois pour exercer vos doigts à composer 10 chiffres pour rejoindre votre voisin par téléphone. À partir du 6 septembre, tous les gens habitant dans la région de l’indicatif 418 devront composer 10 chiffres pour leurs appels locaux. Mais certains ajustements devront déjà être effectués à partir du 21 juin qui marquera le début de la période de transition.

Plus de 1,2 million de résidants entre Portneuf et Shefferville devront s’ajuster à ce changement destiné à éviter l’épuisement du nombre de numéros de téléphone. La région de l’indicatif 418 manquera de numéros en octobre prochain, prévoit le Conseil de radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui a autorisé le changement le 13 août 2007.

Pour les appels locaux, les abonnés devront composer le 418 en plus du numéro. Ils continueront à le précéder du 1 pour les appels interurbains.

L’indicatif de l’Est du Québec est le dernier à passer en mode de composition à 10 chiffres au Québec. La pénurie de numéros de téléphones a déjà touché le 514 à Montréal, amenant la création du 450 dans la couronne. Les abonnés du 819, dans l’ouest du Québec, composent l’indicatif depuis 2006.

À partir de vendredi, les abonnés entendront un message les invitant à composer l’indicatif régional. Ce message est sans incidence pour les appels habituels. Cependant, il pourrait nuire à la transmission d’appels d’urgence ou de messages par télécopieur ou cellulaire, selon l’Alliance des télécommunicateurs (AT), qui regroupe les principaux fournisseurs de services de télécommunications au Québec. C’est pourquoi elle invite les abonnés à modifier leur connection avant le 21 juin.
L’Alliance a mis en ligne le site www.10chiffres.com qui indique les procédures à suivre pour effectuer la transition sans problème.

Les abonnés de Telus, par exemple, ont reçu plusieurs communiqués les invitant à se préparer. Les abonnés de l’Internet bass vitesse devront absolument modifier leur connection avant le 21 juin, à défaut de quoi le lien sera inopérant.

Le 581
L’obligation de composer l’indicatif 418 pour les appels locaux ne sera pas suffisante pour contrer une pénurie de numéros de téléphone. À partir de septembre, le CRTC introduira donc l’indicatif 581.
Contrairement à ce qui s’est produit à Montréal, où le 450 est entré en vigueur en Montérégie et à Laval, le nouvel indicatif sera en vigueur en parallèle avec le 418.

Ceci veut dire qu’un nouveau résidant pourra obtenir le nouvel indicatif dans un secteur où tous ses voisins ont le 418!

Sainte-Anne-de-la-Pérade, qui fait partie du 418, a commencé l’an dernier à s’habituer à composer le 819 pour rejoindre des municipalités de la MRC des Chenaux et Trois-Rivières.

«C’est un petit inconvénient, mais on finit par s’habituer», a commenté le maire Gilles Devault.
Le président de l’Union des chambres de commerce et d’industrie de Portneuf (UCCIP), Jean-Pierre Naud estime que le changement occasionnera peut-être des coûts aux gens d’affaires qui devront modifier leur papeterie. «Quand même, les Portneuvois sont plus habitués à composer les indicatifs car il font affaires avec des gens plus éloignés, affirme-t-il. Ça va devenir un réflexe.»

Pour Jean-Pierre Naud, ce changement est bien moins problématique que celui des frais d’interurbain sur le territoire de Portneuf. «C’est le vrai problème. On veut avoiir un comté plus uni, il faut toujours continuer à parler»,


Le candidat du Bloc se désiste

Denise Paquin


La longévité du gouvernement Harper a eu raison du candidat du Bloc québécois dans Portneuf-Jacques-Cartier. Jacquelin Genois a remis sa démission à l’exécutif du parti le 3 juin.

Celui dont la candidature avait été annoncée en catastrophe par le chef Gilles Duceppe en prévision du renversement du gouvernement à la suite du dépôt du budget n’attendra pas 2009.
«Je l’avais dit que c’était pour une élection en hiver ou au printemps, et la campagne électo­rale tarde à venir», s’est justifié M. Genois mercredi dernier.

«Dans le nouveau contexte, bien malin qui pourrait prédire la date d’une éventuelle élection au pays. Il n’est pas impossible que celle-ci n’ait lieu qu’en fin d’année 2009. À mon âge, je ne veux pas vivre cette période de valse-hésitation», a jouté M. Genois qui estime que le chef libéral Stéphane Dion a tout à perdre à maintenir le gouvernement conservateur en place.

Jacquelin Genois disait vouloir «réaliser un but qu’il avait poursuivi toute sa vie» lors de l’annonce de sa candidature. Aujourd’hui, il opte pour la poursuite de son engagement municipal et régional. Il dit aussi faire le choix de la qualité de vie.

«Je me retrouverais dans la situation où je continuerais d’être échevin et président de la piste cyclable tout en préparant une investiture, en cherchant des sous et en me faisant connaître? demande-t-il. Non, je ne veux pas.»

L’homme de 64 ans retraité de la Commission scolaire de Portneuf assure qu’il ne se désiste pas parce qu’il a peur de livrer bataille à André Arthur, au profit d’un autre candidat ou parce qu’il ne croit plus au Bloc.

«Je croyais en mes chances, beaucoup de gens me l’avaient dit aussi, affirme M. Genois. J’aurais aimé faire campagne contre André Arthur.»

Jacquelin Genois regrette «la peine qu’il cause» aux instances régionale et nationale du Bloc québécois. «Je suis peiné pour les membres de l’exécutif du comté et pour MM. Duceppe, Guimont et Plamondon qui m’ont fait sentir à l’aise dans cette nouvelle expérience», dit-il. Mais son désistement ne change rien à son engagement pour le Bloc qui est, à son avis, «toujours le meilleur parti à Ottawa».

L’oganisation du Bloc québécois dans Portneuf - Jacques-Cartier misait beaucoup sur la candidature de Jacquelin Genois, un candidat de valeur qu’elle avait mis plusieurs mois à trouver.
L’exercice est à recommencer. La circonscription est la seule dans la région de Québec à ne pas avoir de candidat du Bloc.

Le président de l’association de comté, Guy Lymburner, n’a pas retourné notre appel.


Inauguration du poste de la SQ à Pont-Rouge

Alain Turgeon

«Les 48 000 citoyens de Portneuf peuvent être fiers», a déclaré le commandant de la Sûreté du Québec du district de Québec, Pierre Toulouse, lors de l’inauguration du poste de la SQ de la MRC de Portneuf à Pont-Rouge le 6 juin.

La construction de ce nouveau poste occupé depuis déjà près d’un an par la Sûreté du Québec est la concrétisation de plusieurs années de discussions, a rappelé le commandant. Ce poste représente «le succès de la mise en commun des effectifs pour que chaque municipalité ait le service auquel elles sont en droit de recevoir» selon M. Toulouse.

La MRC de Portneuf a signé une première entente de service avec la Sûreté du Québec en 1998. À l’époque, la SQ avait deux postes (Saint-Raymond et Portneuf) et les villes de Donnacona et de Cap-Santé étaient desservies par la Sûreté municipale. Ce corps de police a été dissous en 2001 puis la décision de fusionner les deux postes de la SQ en 2004 a entraîné des débats houleux au conseil de la MRC. Six municipalités le voulaient chez elle. Finalement, c’est Pont-Rouge qui a gagné. La Ville a construit l’édifice et le loue à la SQ.

Le sous-ministre de la Sécurité publique, Paul Girard, dit avoir donné Portneuf en exemple en deux occasions dernièrement. Il a cité l’ouverture des élus au changement, puis la beauté du nouveau poste.

Selon le préfet de la MRC Michel Matte, les maires ont préféré miser sur les effectifs policiers plutôt que sur le ciment et la MRC a obtenu deux policiers de plus lors du renouvellement du contrat en échange de la construction d’un seul poste et d’un poste relais dans sa ville, Saint-Marc-des-Carrières.

Selon les dirigeants de la SQ, les bénéfices d’un seul poste se font sentir. «La nouvelle façon de travailler donne de bons résultats», a dit M. Toulouse.

Le poste de la SQ de la MRC de Portneuf compte 55 policiers et cinq employés civils et 15 véhicules, dont 10 autopatrouilles, en plus des VTT et motoneiges.

Phosphores au lac Sergent
Les trois municipalités font la lutte

Denise Paquin


L’effort consenti par Lac-Sergent pour préserver son plan d’eau s’est transformé, au cours de la dernière année, en mouvement concerté des trois villes du bassin versant. Ce changement réjouit le président de l’Association pour la protection de l’environnement du lac Sergent (Appels), Claude Phaneuf, qui a dévoilé, mardi, le programme d’invervention estival de son organisme.

Pour empêcher qu’un propriétaire coupe à blanc son boisé, comme cela est survenu l’an dernier, la Ville de Saint-Raymond a adopté un règlement qui limite radicalement l’abattage d’arbres sur le pourtour des lacs Sergent et Sept-Îles.

Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, de son côté a été particulièrement active. Après avoir aboli l’utilisation d’engrais et de pesticides dans les bassins versants des lacs Saint-Joseph et Sergent, la Vile a adopté, en avril, un règlement sur la vidange des fosses septiques et imposé, en mai, un moratoire sur un projet de lotissement de 33 terrains en bordure du chemin Tour-du-Lac. C’est le deuxième fois qu’un projet immobilier est mis en veilleuse autour du lac. Lac-Sergent avait fait de même il y deux ans.

Claude Phaneuf félicite ces efforts, dont l’action de Saint-Raymond. «Même si ce règlement de foresterie n’est pas aussi sévère que celui de Lac-Sergent, il est dans l’esprit de celui-ci», souligne le président qui rappelle que l’objectif de l’Appels est l’harmonisation de la réglementation des trois villes.

«La problématique que l’Appels voit, c’est une problématique de phosphores. L’idée c’est de ne pas avoir d’apport supplémentaire en phosphores au lac», soutient sont président.

Cet été, le plan pour limiter ces apports se poursuivra sur plusieurs volets. La Ville a octroyé 16 000$ à l’organisme pour poursuivre la renaturalisation des rives, montant auquel Sainte-Catherine a ajouté 500$. Une distribution de près de 3000 plants a eu lieu le 31 mai. Lac-Sergent veut l’établissement d’une bande arbustive de cinq mètres sur le pourtour du lac d’ici 2001. Elle va évaluer l’avancement des travaux l’automne prochain et peut-être accélérer le mouvement.

Elle a aussi confié à l’Appels le monitoring du lac. L’évaluation de la qualité de l’eau se fera jusqu’en septembre, plutôt qu’en août. L’an dernier, c’est à la fin septembre qu’étaient apparues les cyanobactéries, indique Claude Phaneuf.

L’Appels mise sur l’information des propriétaires avec la mise en place de six affiches de grandes dimensions, la distribution d’affichettes aux 130 membres de l’organisme, qu’ils sont invités à mettre bien en vue, et la distribution, à la fin de juin, du guide de bonnes pratiques réalisé sous la coordination de la Corporation de bassin de la Jacques-Cartier. Les Sergentois pourront aussi débattre des embarcations à moteur et de l’urbanisation (voir autre texte p 19).

La Ville soutiendra ces efforts en embauchant pour la deuxième année un inspecteur vert. Une attention particulière sera portée à la trentaine de ruisseaux qui se jettent dans le lac, dont plusieurs sont affectés par de haut taux de coliformes fécaux.

Enfin, l’Appels a remplacé son slogan «sans compromis» par «un lac en santé, notre bien commun». «Certains riverains le percevaient négativement, comme s’il n’y avait pas moyen d’adapter la renaturalisation», explique Claude Phaneuf.

Après quatre ans, l’Appels devient une référence, selon son président. «Des gens qui veulent acheter une maison s’informent auprès de nous de l’état du lac, s’il est baignable, de la présence de bateaux, dit Claude Phaneuf. Une association, c’est un avantage.


Le Marché public, un exemple pour les régions

Denise Paquin

Le Marché public de Deschambault a suscité un tel engouement l’été dernier qu’il est devenu un exemple de projet structurant pour le développement du secteur agroalimentaire des régions du Québec.

C’est à ce titre que la ministre des Affaires municipales et des Régions Nathalie Normandeau a remis le prix du Mérite municipal 2008 à son président Richard Boucher le 5 juin à Québec.
Le Marché public de Deschambault a remporté le prix dans la catégorie organisme à but lucratif d’une municipalité de 2000 à 4999 habitants.
Unique dans la région de Portneuf, le marché qui s’est installé dans le coeur du village de Deschambault l’été dernier a vu passer près de 400 personnes chaque samedi, entre 10h et 14h.
Une dizaine de producteurs - maraîchers, petits producteurs de viande, de fromage, etc. - y ont vendu avec succès leurs produits dans une atmosphère de fête.
«Le Marché a changé le visage du coeur du village», déclare Richard Boucher, président de l’événement et copropriétaire de Terra Sativa, à Saint-Alban.

À son avis, le marché témoigne aussi de l’engagement des producteurs dans leur collectivité. C’est sans compter l’impact social et économique.

Pour la première fois, les consommateurs portneuvois peuvent trouver au même endroit une kyrielle de produits alimentaires produits ou confectionnés par des artisans locaux. C’est la redécouverte de l’agriculture de proximité, complémentaire des stands qu’on trouve notamment le long de la route 138 à Neuville.

La Municipalité de Deschambault-Grondines a présenté la candidature du Marché public au 18e concours du ministère sous le thème «Ma municipalité, une porte ouverte sur mon milieu de vie». En tout, 14 lauréats ont été couronnés au Québec dans les catégories citoyen, employé municipal et organisme sans but lucratif.

Les candidatures étaient jugées par un jury de cinq personnes dont deux sont de Portneuf. Normand Bolduc, maire de Neuville, y représentait la Fédération québécoise des municipalités, et Michel Gauthier, président de Promutuel Portneuf-Champlain, représentait le commanditaire de la Semaine de la municipalité.

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22 juin 2008

Les citoyens de Portneuf appelés à se prononcer
Il faudra plus de contribuables pour s’opposer
à l’emprunt de 804 000$

Alain Turgeon

La Ville de Portneuf propose aux citoyens d’emprunter 804 000$ pour dévier le ruisseau des Écoliers et refaire l’aqueduc et l’égout dans le secteur sud, des travaux évalués à 1,3 million de dollars. Les contribuables devront se prononcer sur ce règlement d’emprunt le 26 juin et ils devront être plus nombreux que la dernière fois pour demander un référendum.

Près des trois quarts des coûts des travaux seront remboursés par les contribuables du secteur sud. Selon le maire Pierre de Savoye, les travaux d’aqueduc et d’égout seront payés par les contribuables du secteur sud tandis que la réfection de la canalisation du ruisseau des Écoliers et la voirie seront payées par l’ensemble de la population. Selon le maire, cette façon de faire est plus équitable. Cela se traduit par une facture de 220 000$ pour les contribuables du secteur nord et de 584 000$ pour ceux du secteur sud.

La Ville payera 40% du coût des travaux avec le transfert de la taxe d’accise de 492 000$ et en utilisant 83 000$ de son surplus accumulé. Le remboursement d’une partie de l’emprunt sur 20 ans pour le ruisseau et la voirie coûtera 3¢ du 100$ d’évaluation. Ce taux de taxe peut diminuer avec la hausse du rôle d’évaluation.

La Ville a adopté un règlement d’emprunt inférieur de 300 000$ à celui présenté aux citoyens le mois dernier après avoir pris connaissance des soumissions. Les citoyens avaient contesté le premier règlement d’emprunt de 1,2 million obligeant le conseil municipal à refaire ses devoirs. Cette fois, les élus veulent mettre toutes les chances de leur côté. Il faudra plus de citoyens pour s’opposer au règlement d’emprunt et demander la tenue d’un référendum. Le nombre de signatures requises est passé de 195 à 288. Le règlement précédent avait été refusé par 196 personnes.

Selon le maire de Savoye, la Loi sur les cités et villes prévoit deux façons de calculer le nombre de citoyens habiles à voter pour que 10% de la population soit consultée. Contrairement à la première fois où elle a fixé le nombre de signataires selon le nombre de logements, la Ville a utilisé la liste électorale et a fixé le nombre minimum de signataires du registre à 288 personnes. Selon le maire, cette façon est plus juste parce qu’elle évite que 6% ou 7% des citoyens décident pour toute une population.
Selon le maire, environ 80 personnes ont assisté au dépôt du projet de règlement d’emprunt et aucune n’a ouvertement manifesté son désaccord.


La SQ ouvre ses portes

Steeve Alain


Un peu plus de 500 Portneuvois ont répondu à l’invitation
de la Sûreté du Québec de la MRC de Portneuf et ont visité
le nouveau poste à Pont-Rouge samedi dernier.

Selon le directeur du poste, le capitaine Michel Boisvert,
l’objectif a été dépassé. Il y a eu 502 visiteurs bien comptés.
«C’est une très grosse participation», a-t-il dit.

Les visiteurs ont découvert les bureaux tout neufs, dont les cellules, les divers équipements policiers et ils ont pu rencontrer des policiers de la Sûreté du Québec spécialisés dans des domaines particuliers. Une portraitiste a notamment fait la démonstration de son travail, la conception de portraits-robots, maintenant appuyé de l’ordinateur, tout comme un responsable de l’identité judiciaire. Deux techniciens en explosifs ont expliqué aux visiteurs leur travail et le fonctionnement du robot.

Un reconstitutionniste d’accident, un policier motard, des plongeurs ainsi qu’un maître-chien accompagné de Minuit, une chienne de trois ans, étaient aussi sur place. Une quinzaine de policiers de la MRC de Portneuf ont également discuté avec les visiteurs.


Denis Racine, ou la passion de faire revivre les petites gens

Denise Paquin

Porter le patronyme Racine et s’intéresser à la généalogie ? L’association n’est pas banale, avouez-le. Après 40 ans de recherches sur les origines des familles québécoises, le maire de Lac-Sergent, Denis Racine, accueille toujours avec plaisir le commentaire qui ponctue inévitablement un premier contact avec un congénère, qu’il soit Québécois ou Français.

Le président de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) risque d’entendre la remarque souvent dans les jours qui viennent. Denis Racine préside, en effet, le 28e Congrès international des sciences généalogique et héraldique qui s’ouvre demain à Québec.

Pour souligner le 400e anni­versaire de la fondation de la ville, plus de 350 délégués provenant de 30 pays discuteront pendant une semaine de leurs découvertes sous le thème «La rencontre de deux mondes : quête ou conquête».

Accueillir pour la première fois au Québec le congrès mondial de généalogie constitue un point culminant dans la carrière de ce spécialiste qui s’est découvert une passion pour la généalogie bien avant le droit ou les affaires publiques.

M. Racine se souvient exactement de l’événement qui a allumé «cette passion dévorante» : «C’était l’Expo de Montréal, en 1967. J’avais 15 ans et j’ai passé une semaine chez un oncle qui avait toute la généalogie de la famille», raconte-t-il.

Ce premier contact a eu l’effet d’une étincelle qu’a attisée un voisin qui se trouvait être le pré­sident de la Société de généalogie de Québec. Denis Racine aura tôt fait de lui succéder, à seulement 22 ans.
En 1971, il visite pour la première fois Fumichon, commune près de Lisieux, en Normandie, où est né Étienne Racine. Ce charpentier-menuisier établi à Québec en 1634 épousa Marguerite Martin, fille aîné d’Abraham, dont les terres surplombant le cap Diamant deviendront le Parc des Champ-de-Bataille il y a un siècle.

En 1979, M. Racine publie son premier ouvrage, le «Dictionnaire généalogique des familles Racine», résultat de sept années de recherche. Les cinq volumes réédités deux fois seront bientôt disponibles en format élec­tronique.
Depuis, le généalogiste multiplie les voyages pour remonter la piste des origines. «Ma femme est une veuve de la généalogie», avoue-t-il en souriant.

Il se rend souvent en Europe et en Nouvelle-Angleterre, où se trouve une descendance impor­tante des ouvriers du textile exilés durant la crise économique. «S’ils n’étaient pas partis, nous serions entre 15 et 20 millions au Québec aujourd’hui», affirme M. Racine qui présentera, jeudi, une conférence sur la présence canadienne-française en Amérique.

En plus de ses recherches sur sa famille, il contribue au Fichier Origine. Ce document créé il y a 10 ans recence 10 000 personnes qui ont laissé une descendance au Québec. C’est le travail dont il est le plus fier. En mai, il est allé offrir à la Ville de La Rochelle une version du document pour souligner les fêtes du 400e anniversaire de Québec.
Ce qui passionne Denis Racine, c’est de juxtaposer la grande et la petite histoire. «Ce qui distingue les historiens des généalogistes, c’est que les premiers s’intéressent aux grands et les seconds aux per­sonnages modestes», résume-t-il.

«La généalogie consiste à établir une relation entre vous et l’histoire, à se demander qu’est-ce qu’on fait mes ancêtres ? Qu’est-ce qu’ils faisaient lors des grands moments de l’histoire ?» précise-t-il.
Cette motivation exige de fouil­ler une multitude de do­cuments : registres des naissances et des décès, contrats de mariage, recen­sements, archives nationales, car­tes. «En analysant les documents notariés, les faits parlent, on voit vivre les gens», dit le spécialiste.

De cette exploration du passé, il retient surtout que «nos ancêtres étaient des gens qui avaient la couenne dure». «La traversée de la France au Québec était difficile, sans oublier que nos ancêtres ont beaucoup exploré. En l’espace de 100 ans, ils sont allés jusqu’au Mississipi, jusqu’aux Rocheuses, à pied», rappele-t-il.

Denis Racine affirme que la Québec est le paradis de la gé­néalogie. Les archives et états civils ont été bien conservés ; on retrouve même plusieurs do­cuments dans l’Internet. «Aujour­d’hui, on peut établir l’arbre généalogique d’une per­sonne en environ une heure», affirme-t-il.

La quête se complique lorsqu’on veut remonter le filon en France, où plusieurs registres ont été détruits. Et davantage si un patronyme écossais, anglais ou amérindien s’insinue dans une lignée. M. Racine avoue que son arbre généalogique contient quelques cases vides qui ne seront probablement jamais comblées.
En 2001, il a solutionné une énigme vieille de 30 ans en trou­vant en France le contrat de mariage du frère de son ancêtre Étienne, datant de 1628, et une descendante dudit frère qui vit à Paris. «De trouver cette cousine a été le couronnement de ma carrière. J’étais très ému lorsque je l’ai rencontrée», raconte-t-il.

L’esprit cartésien du juriste trouve aussi son compte dans cette recherche à jamais inassouvie. La place des Amérindiens dans la généalogie des Québécois est un sujet qui l’intéresse particulièrement. «Aujourd’hui, plusieurs personnes se glorifient d’avoir du sang autochtone. La généalogie peut servir à établir ce statut», dit l’avocat.
Aussi, voit-il beaucoup de nouveaux défis émerger pour les futurs généalogistes en raison de l’utilisation du patronyme de la mère et des patronymes doubles ainsi que l’arrivée croissante d’immigrants des pays du Maghreb et d’Amérique du Sud. Un arbre aux ramifications qui se multiplient pour attiser la flamme des futurs adeptes de cette science.

Sainte-Christine rend hommage à Denis Côté

Steeve Alain


Le domaine Au chalet en bois rond de Sainte-Christine d’Auvergne a inauguré le 8 juin sa nouvelle salle de réception et de spectacle baptisée du nom d’un des plus célèbres enfants de la localité : l'accordéoniste Denis Côté.

«Je suis très content, très touché qu’on ait pensé à moi», a commenté Denis Côté qui, cela va de soi, a été le premier à présenter un spectacle dans la salle toute neuve dont il a qualifié le son d’extraordinaire.
«Je ne pensais jamais à l’âge de six ans, en apprenant mes premières notes sur la galerie avec ma grand-mère à Sainte-Christine, qu’il y aurait un jour une salle de spectacle portant mon nom dans mon patelin natal», a-t-il ajouté, se rappelant aussi avoir accompagné adolescent son père bûcheron Lorenzo sur la même terre qui accueille aujourd’hui le domaine.

La salle située au premier étage du bâtiment principal à l’entrée du site dans le rang Saint-Jacques s’inscrit dans le concept scandinave rustique du domaine et peut accueillir 125 personnes.

Denis Côté s’y produira tout comme d’autres artistes représentant tous les styles de musique dans le cadre, entre autres, de soupers-spectacles, a indiqué Valérie Moisan, responsable des communications. Parmi ceux-ci, Roland Martel et son orchestre ainsi que Guy Dusseault font partie de la programmation.

La salle sera offerte en location pour divers événements, mais aussi pour les villégiateurs du domaine. «Ça permet d’élargir les horizons. Nous avons par exemple des clients qui louent des chalets dans le cadre d’un mariage et qui se retrouvent une cinquantaine», a précisé Mme Moisan.

La salle, propriété de Céline et Michel Breton, comprend un bar et un restaurant de fine cuisine baptisé «L’oie blanche» sur le même étage.

Le domaine
L’entreprise de la famille Breton ne cesse de prendre de l’expansion. Le domaine compte 47 chalets en bois rond, dont 31 sont offerts en location. Cinq lacs ensemencés de truites ont été aménagés sur le site qui s’étend du rang Saint-Jacques jusqu’à la rivière Sainte-Anne.

Selon Mme Moisan, 85 terrains ont été vendus jusqu’ici et 25 autres sont encore disponibles. Les propriétaires des lieux prévoient ajouter cinq à sept nouveaux chalets par an au cours des cinq prochaines années.

Des investisseurs français, tunisiens, américains et canadiens ont acheté des terrains sur lesquels sont installés les chalets de type scandinave qui peuvent être offerts en location. L’entreprise de la famille Breton veille à l’entretien des bâtiments locatifs et offre divers services, dont une épicerie.

Mme Moisan précise que la clientèle du «village» provient notamment des régions de Montréal, de l’Outaouais et de Québec. Les bâtiments offrent un environnement rustique mais «il n’y a pas de compromis sur le confort», assure-t-elle. Les chalets sont classés trois ou quatre étoiles. Certains sont équipés de spas, de bain tourbillon et de tables de billard.

L’entreprise Au chalet en bois rond est née il y a une dizaine d’années. Plus d’une trentaine de personnes travaillent sur le site durant la haute saison.


La relève en art visuel s’expose à Donnacona

Denise Paquin

La Maison de la culture Georges-Hébert-Germain de Donnacona présente jusqu’au 5 juillet sa première exposition professionnelle en arts visuels. Sept jeunes artistes de la relève, dont deux la région, voient leurs œuvres réunies sous le thème «7, l’exposition consacrée aux artistes de la relève en art visuel».

Une trentaine d’œuvres sont accrochées au rez-de-chaussée et à l’étage de l’édifice de la rue Notre-Dame. Des photographies, des œuvres picturales et une vidéo font partie de l’exposition, la première organisée entièrement par la Maison de la culture.

Il est important de donner une place aux artistes de la relève qui ont bien souvent de la difficulté à exposer le résultat de leur travail, affirme Isabel Trépanier, commissaire de l’exposition et membre du conseil d’administration de l’organisme.

Sept artistes ont été sélectionnées parmi les 37 candidatures soumises au jury composé d’artistes et de membres du conseil d’administration. «Nous avons été agréablement surpris par la réponse des jeunes artistes. Le choix n’a pas été facile», a indiqué Mme Trépanier.

Selon la commissaire, chacune des artistes a été sélectionnée en raison de son talent et non de son lieu d’origine puisque la provenance des candidates n’était pas indiquée au jury. Toutes ont moins de 35 ans et sont de récentes finissantes d’écoles.

Les deux artistes de la région sont Martine Lavoie, de Pont-Rouge, et Julie Vézina, de Donnacona. Elles sont toutes deux photographes, diplômées du Cégep de Matane. Martine Lavoie propose des photos inspirées de la mode et de l’humain, tandis que Julie Vézina présente des paysages à couper le souffle qu’elle a captés en Islande.

Les autres artistes proviennent des quatre coins de la province. Il s’agit de Karine Courcy, Marie-Andrée Houde, Marie-Claire Lantin, Évelyne Morin et Laurence Nerbonne.

Isabel Trépanier souhaite que l’art moderne se développe à la Maison de la culture. Elle veut présenter éventuellement une exposition d’art contemporain réservée exclusivement à des artistes portneuvois. «On pourrait même se servir du deuxième étage de la Maison pour des expositions l’été lorsqu’il n’est pas utilisé», indique-t-elle.

L’exposition est ouverte au public du jeudi au vendredi, de 17h à 21h, et les samedi et dimanche, de 12h à 17h.

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29 juin 2008


 

Le député Francoeur déçu de la dernière session

Alain Turgeon

Le député adéquiste de Portneuf, Raymond Francoeur, dénonce l’attitude du gouvernement libéral qui a rejeté tous les projets de loi qu’a présentés son parti lors de la dernière session parlementaire.

M. Francoeur s’est dit déçu que le gouvernement libéral ait rejeté systématiquement les projets de loi proposés par les deux groupes d’opposition. «Ces projets de loi devraient être étudiés avant de les rejeter, mais le gouvernement libéral essaie de tout contrôler», dit-il.

«Le temps d’attente moyen dans les urgences de la région ne semble pas vouloir s’améliorer, le décrochage scolaire atteint des sommets historiques dans les écoles secondaires, les cas d’agressions sexuelles ont augmenté de 50 % depuis 10 ans et pendant ce temps, le gouvernement nous tourne le dos quand nous lui offrons notre collaboration», a-t-il décrié. Le député, qui est devenu le porte-parole de l’opposition aux transports au cours de la dernière session, se réjouit par contre que les projets de loi qui ont été soumis par le gouvernement aient été «négociés » avant leur adoption.

Selon M. Francoeur, le gouvernement libéral n’a aucun menu législatif valable pour les citoyens du Québec. Les députés ont passé seulement 1102 heures en Chambre et en commissions parlementaires en 2007-2008, le nombre le plus bas depuis au moins 10 ans. Les quelques projets de loi qu’il a apportés ont consisté en des ajustements techniques, soutient-il.

La dernière session a pourtant été profitable au gouvernement libéral qui a grimpé dans les sondages, même dans la région de Québec, alors que l’Action démocratique du Québec ne cesse de dégringoler. Le député de Portneuf soutient que le PLQ garde la cote à cause de son inertie. Selon M. Francoeur, le gouvernement libéral ne fait pas d’erreurs parce qu’il ne fait rien et la population ne peut rien lui reprocher. «Les gens sont contents qu’il n’y ait rien de négatif qui sorte», explique-t-il, affirmant que la population s’intéresse peu à la politique. La situation pourrait changer, selon lui, avec la suite du scandale Norbourg et l’îlot de l’UQÀM.

Il a aussi une réponse toute faite pour expliquer la déconfiture de son parti. Selon lui, l’ADQ baisse dans les sondages en dehors des périodes électorales parce que son message est filtré par les médias alors qu’en campagne le message est livré directement aux électeurs. Au cours de la session parlementaire, les députés adéquistes sont revenus aux idées et aux valeurs de base de l’ADQ en étant plus présents sur le terrain, rappelle-t-il.

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Association des plus beaux villages du Québec
Gaston Arcand nommé à la présidence

Denise Paquin


Le maire de Deschambault-Grondines, Gaston Arcand, ne pourra plus dire que son village est le plus beau du Québec. En tant que nouveau président de l’Association des plus beaux villages du Québec, il devra en dire autant des 36 autres localités membres de l’organisme.

Le maire Arcand a été nommé à la tête de l’Association le 16 mai. Il est le premier élu municipal à prendre la présidence et succède au fondateur Jean-Marie Girardville, qui demeure membre du conseil. «Il a été décidé à la dernière assemblée générale que le prochain président soit un élu. J’ai accepté le poste», explique Gaston Arcand.

Cinq des sept membres du conseil d’administration de l’organisme fondé en 1997 sont maintenant des élus, dont le maire de Sainte-Pétronille, Jacques Grisé, qui assure la vice-présidence.

L’Association des plus beaux villages du Québec fait la promotion des municipalités qui mettent en valeur leur patrimoine architectural, la beauté de leurs paysages et leurs attraits culturels et historiques. Dans Portneuf, Cap-Santé et Neuville font aussi partie de ce regroupement.

Durant son mandat de un an, le maire Arcand «veut amener à un autre niveau» l’organisme que M. Girardville avait fondé en s’inspirant d’une association qui existe en France. «Il faut assurer une permanence et le rayonnement de l’Association», dit-il.

M. Arcand a déjà parlé du financement de l’organisme à la ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau. Le directeur général Jules Savoie a de son côté entrepris une recherche de fonds auprès d’entreprises.

L’organisme a aussi une visée de développement, principalement touristique, et de maintien des populations rurales. Pour faire connaître les villages, l’Association dispose d’un site Internet (www.beauxvillages.qc.ca) et distribue déjà chaque année une vingtaine de milliers de dépliants.
Le directeur général Jules Savoie veut augmenter la visibilité de l’organisme en cette année du 400e anniversaire de Québec. «Nous visons le tourisme européen qui est habitué au concept puisqu’il existe des réseaux de beaux villages en France, en Italie et en Wallonie», indique-t-il.

Une entente avec CJMF-FM permet aux maires des villages membres de parler de leur localité dans des capsules d’information diffusées quotidiennement à 7h15, annonce Gaston Arcand.

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Mécanarc pourrait réaliser une mosaïculture à New-York

Denise Paquin

La porte Hope réalisée par Mécanarc pour les fêtes du 400e anniversaire de Québec pourrait amener l’entreprise de Portneuf à fabriquer des structures de mosaïques végétales à New-York et même au Japon.

«Les gens de Mosaïcultures Internationales de Montréal ont été tellement impressionnés par la structure qu’ils nous ont demandé de faire une soumission pour un projet à New-York», a révélé Romain Julien, président de Mécanarc, jeudi dernier.

L’entreprise pourrait avoir à concevoir et réaliser une structure en forme de rocher qui serait livrée à New-York en octobre. Un autre projet de mosaïculture est aussi envisagé pour le Japon, laisse entendre M. Julien.

La structure de la porte Hope a été mise en place par les employés de Mécanarc au début du mois de juin à la jonction de la côte de la Canoterie et de la rue des Ramparts. «Il a fallu creuser 20 pieds dans le roc pour installer la structure», raconte Romain Julien qui est heureux de voir son entreprise explorer un nouveau secteur d’activité. C’est un contrat de 186 000$ que lui a accordé la Ville de Québec.

Une entreprise de Lac-Saint-Charles, Balco Decor, a mis en place 30 000 plants de végétaux qui reproduisent la structure de pierre de la porte originale construite en 1786 et démolie en 1871.

La porte de près de huit mètres de hauteur par 10 mètres de large et 2 mètres d’épaisseur pèse près d’une quinzaine de tonnes métriques. Il s’agit de la plus grosse des sept mosaïques végétales mises en place par le service d’horticulture et de foresterie urbaine de Québec dans divers secteurs de la ville pour le 400e.

«C’est vraiment impressionnant quand on passe en-dessous. La finition est tout en petites planches», dit Romain Julien. La porte est plus haute que l’ouvrage original afin de permettre le passage des camions incendie.
La reconstitution de la porte Hope est aussi appréciée par les gens du quartier qui voudraient la conserver en permanence, selon le président de Mécanarc. «Elle pourrait être décorée de branches de sapin en hiver. Si la structure reste en place, il faudra la galvaniser», dit M. Julien.

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Les Métis se rassemblent à Saint-Raymond
Ils souhaitent la reconnaissance comme nation au Québec

Steeve Alain


Une centaine de Métis du Québec, dont plusieurs représentants de clans familiaux se sont rassemblés dans le rang Bourglouis à Saint-Raymond la fin de semaine dernière pour discuter notamment de la reconnaissance de leur communauté comme nation.

Peuple souvent marginalisé identifié à la lutte de Louis Riel au Manitoba au 19e siècle, c’est au Québec qu’il a pris naissance et les descendants Métis québécois souhaitent aujourd’hui prendre la place qui leur revient et être reconnus tant par les Premières Nations que par le gouvernement.
Un gouvernement provisoire a été mis en place et des rassemblements tels que celui tenu à Saint-Raymond visent à permettre aux Métis de réaffirmer leur spécificité culturelle, spirituelle, sociale et politique et leur volonté d’autonomie gouvernementale.

Le porte-parole national des Métis du Québec, Claude Riel-Lachapelle, a souligné que les Métis ne sont pas revendicateurs de nature, mais que de plus en plus de personnes usurpent actuellement le nom de «Métis» pour soutirer des avantages en forêt, entre autres, et qu’il est important de réagir puisque les véritables Métis en subissent les contrecoups.

«On ne peut se prétendre Métis comme ça», a dit le descendant de Louis Riel, précisant qu’il y a une distinction entre Métis et métissé. Les Métis sont issus de mariage entre autochtones et nouveaux arrivants et leur identité est basée sur l’hérédité et le style de vie et non sur la quantité sanguine. «Plusieurs Québécois sont métissés, mais ils ne sont pas Métis. Une grand-mère indienne dans la généalogie ne suffit pas à devenir Métis», indique-t-on sur le site Internet de la nation.

Les Métis mettent actuellement en place un registre national avec les communautés des autres provinces, basé sur les clans familiaux avec un code strict d’appartenance à la communauté. Quelque 2500 personnes sont enregistrées en ce moment comme citoyens de la Nation Métis du Québec.

Le rassemblement en forêt à Saint-Raymond a donné lieu à certaines cérémonies ancestrales, dont la levée du drapeau de la nation au son du violon et la remise de ceintures fléchées aux couleurs des clans familiaux à chaque représentant.

«La ceinture fléchée représente la colonne vertébrale de la nation Métis. Elle différencie chaque famille» a indiqué un autre porte-parole Métis, Claude Aubin. Chaque clan a une ceinture à ses couleurs et une autre ceinture représente l’ensemble de la communauté.

Les Métis disposent aussi d’un drapeau national depuis 1812 qui arbore le symbole de l’infini. La langue Métis est le «méchif», un français créolisé. Les dirigeants veulent faire connaître la culture Métis et faire en sorte qu’elle ne représente plus un «peuple oublié».

Les Métis disent ne pas revendiquer des territoires, mais des accommodements territoriaux pour pratiquer leurs activités traditionnelles. «On ne peut revendiquer des terres. On est des squatters», a dit M. Riel-Lachapelle. La reconnaissance nationale ferait officiellement des Métis du Québec la 12e nation autochtone de la province.

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Au dojo de Saint-Raymond
Première femme 3e dan dans Portneuf

Denise Paquin

Audrey Rousseau Dussault a établi une marque dans sa carrière d’athlète, pour le Dojo de Saint-Raymond et pour les femmes de la région de Portneuf en obtenant le grade de 3e dan en karaté le 24 mai, à Québec.

Après trois ans d’entraînement, la jeune femme de 24 ans de Saint-Raymond est devenue la première femme de la région à atteindre ce niveau dans la discipline du Yoseikan Karaté-Do.

Audrey Rousseau Dussault a convaincu le comité des grades de la Fédération Yoseikan Karaté-Do en exécutant avec assurance et dextérité diverses épreuves. Elle a, entre autres, exécuté des katas, démontré son habileté à manier les armes, dont le célèbre sabre japonais «Katana», et à sortir victorieuse en jui-jitsu, en combat continu et en combat en cercle. Durant cette dernière épreuve, la karatéka se retrouve entourée de huit adversaires qui l’attaquent au hasard!
«J’ai commencé à faire du karaté à 14 ans avec mes amis. Aujourd’hui, je suis la seule qui a continué», lance en riant Mme Rousseau Dussault.

Sitôt atteint le 2e dan, elle a poursuivi l’entraînement pour le 3e. «Ça a pris trois ans. Plus on monte et plus c’est difficile. Je prévois quatre ans pour arriver au 4e», explique-t-elle.
La karatéka donne des cours à des jeunes au Dojo de Saint-Raymond et s’entraîne presque tous les jours.

Audrey Rousseau Dussault rappelle que l’apprentissage de ce sport de combat se double d’un travail de maîtrise de soi qui est très profitable dans la vie de tous les jours.

Pour l’instructeur en chef du Dojo de Saint-Raymond, Alain Lavoie, l’accomplissement de l’athlète est le résultat de sa persévérance et d’un travail d’équipe dont il est bien fier.

C’est aussi cette combinaison qui a amené une autre élève du Do-jo, Gina Sirois, à obtenir, le 24 mai, sa ceinture noire. Pour cette athlète, le défi à relever consistait à revenir à l’entraînement, et un grade de ceinture brune, après un arrêt de 18 ans.

Elle est revenue à l’entraînement en compagnie de sa fille Florence, elle-même ceinture bleue et qui montre beaucoup d’aptitude, selon Alain Lavoie. Mme Sirois a participé à plusieurs compétitions provinciales en combat et en kata. Elle a reçu avec émotion sa ceinture des mains de Louise Chevalier, 7e dan de karaté.

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