6 avril 2008
Travaux routiers de 33 M$
Les Portneuvois vivront un été d’enfer
Denise Paquin 
Le gouvernement a décidé de réinvestir dans le réseau routier. Ce ne sont pas les automobilistes qui vont s’en plaindre. Cependant, les Portneuvois doivent s’attendre à vivre un été d’enfer. Le budget record de 33 M$ dégagé pour les routes de Portneuf en 2008 perturbera la circulation durant plusieurs mois, surtout sur plusieurs ponts.
Le plan de mise à niveau du réseau routier annoncé par la ministre des Transports, Julie Boulet, fera exploser le budget de voirie dans Portneuf en 2008-2009. Le ministère des Transports (MTQ) investira 33 millions de dollars dans la réfection de routes et de ponts dans la prochaine année. Pour réaliser cette «priorité nationale», le gouvernement investira 2,7 milliards de dollars pour l’ensemble du Québec.
Dans Portneuf, le MTQ investit annuellement autour de 7 M$. L’an dernier, un buget spécial de 4$ pour réparer les ponceaux avait gonflé l’enveloppe à 11 M$.
Plus de la moitié du budget annoncé pour Portneuf sera consacré à la réparation de ponts et de ponceaux. C’est le pont de la route 138 à Donnacona qui râfle la mise avec des travaux de 7,5 M$. Ces travaux, qui devraient être entrepris à la fin de l’été, comprennent le changement de la dalle et l’installation d’une passerelle pour les motoneiges.
Après avoir mis à l’épreuve la patience des automobilistes à Pont-Rouge l’été dernier, le MTQ la mettra à rude épreuve avec la réfection du pont de la route 358, au coût de 3,5 M$. Le ministère a prévu rencontrer bientôt la population pour expliquer les travaux et les contraintes à la circulation dans le secteur du Moulin Marcoux.
Les usagers du pont de Saint-Casimir ne seront pas épargnés avec la réalisation de travaux majeurs à la structure en plus de la peinture.
Deux ponts de l’autoroute 40 seront aussi réparés: éléments du tablier à Portneuf et joints de dilatation à Donnacona.
Parmi les autres travaux à mentionner, de l’asphaltage sur l’autoroute 40 à Neuville (2,5 M$), la fin de la reconstruction de la route Guilbault à Grondines (1,5 M$ pour l’asphaltage), ainsi que la reconstruction, pour près de 2 M$, d’une partie de la route de Fossambault, entre le bar Le Satellite et l’école secondaire. La Municipalité complètera les travaux en aménagant un trottoir pour les piétons dans se secteur achalandé.
À Notre-Dame-de-Montauban, une partie de la route 367 sera refaite (1 M$) et de l’asphaltage sera effectué sur la 363 à Lac-aux-Sables (770 000$). Pour presque le même montant, le MTQ stabilisera une partie du talus de la route 354 à Saint-Casimir.
Enfin, Deschambault-Grondines allouera bientôt le contrat de reconstruction de la rue Chavigny à Deschambault. Ces travaux seront effectués rapidement afin de permettre au ministère des Transports de compléter la réfection du ponceau de la route 138 à la même hauteur. Durant la fermeture d’environ six semaines, les automobilistes pourront emprunter la rue Chavigny plutôt que l’autoroute 40, comme ils ont dû le faire l’an dernier.
À Saint-Augustin
Un projet de réfection de l’autoroute 40 sera réalisé au coût de 3,8 M$ à Saint-Augustin-de-Desmaures et le système d’éclairage à la hauteur de l’échangeur de la route 138 sera effectué (2,5 M$).
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Fini la coupe à blanc autour des lacs
Saint-Raymond se dote d’un règlement sur le couvert forestier
Denise Paquin 
Les arbres ont maintenant de la valeur à Saint-Raymond, et pas seulement en planches ou en copeaux. Les propriétaires ne peuvent plus les couper sans motif valable depuis l’entrée en vigueur, il y a deux semaines, du réglement 387-07 sur la protection du couvert forestier.
Saint-Raymond, à l’instar de plusieurs municipalités, n’avait pas de réglementation sur le couvert forestier lorsqu’elle s’est retrouvée devant un cas pat, en mai 2007. Le nouveau propriétaire avait pourtant demandé un permis.
Le cas qui avait été dénoncé avec vigueur par l’Association pour la protection de l’environnement du lac Sergent (APPELS) ne pourrait plus se produire aujourd’hui, assure le maire de Saint-Raymond, Rolland Dion.
En fait, la Ville est allée plus loin que le simple cas d’espèce à l’origine de sa réglementation, résume Pierre Désy, responsable du service d’urbanisme de Saint-Raymond. «C’est un réglement préventif», affirme-t-il.
Outre la préservation du couvert forestier autour des lacs de villégiature, le réglement 387-07 limite la coupe d’arbres en milieu urbain et protége même une perspective visuelle, soit le cap Rond, cette colline indissociable du paysage raymondois.
La préoccupation démontrée par la Ville voisine réjouit le maire de Lac-Sergent, Denis Racine. «Le maire de Saint-Raymond a donné suite à nos doléances. Nos efforts ont porté», a-t-il commenté, soulignant que Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier a aussi emboîté le pas. Lac-Sergent s’est doté d’un réglement sur le couvert forestier en 2006.
Trois objectifs
Le nouveau réglement adopté par Saint-Raymond se décline en trois temps, selon le secteur où il s’applique.
En milieu urbain, qu’il soit résidentiel, commercial ou public, l’abattage sera interdit, à moins que l’arbre soit malade ou jugé dangereux. Un certificat d’autori-sation sera exigé pour procéder.
L’abattage dans une pente sera aussi interdit afin que ne se produisent plus des dommages comme ceux qui ont été causés dans le boisé des Frères, souligne le maire Rolland Dion.
Dans d’autres zones principale-ment résidentielles, le déboise-ment sera limité à l’espace néces-saire pour construire des bâti-ments. Au plus, 40% d’une superfi-cie boisée pourra être coupée pour la construction d’une maison. Au minimum, 40% de ce terrain devra être conservé dans son état naturel, sans ouvrage ni aménage-ment, comme la pose de gazon ou le remblayage.
Autour des lacs, c’est la coupe forestière, où coupe commerciale, qui sera limitée. Une coupe partiel-le sera permise sur une largeur de 300 mètres autour des lacs Alain, Rita, Sept-Îles et Sergent et le long de la rivière Bras-du-Nord, entre l’embouchure et l’émissaire du lac Noiseux. Selon Pierre Désy, la bande de 300 mètres constitue la partie la plus visible d’un lac.
Cett bande sera élargie à 1000 mètres dans le secteur compris entre l’embouchure de la Bras-du-Nord, la rivière Sainte-Anne et le rang Saguenay, afin de protéger le cap Rond. «La distance du 1000 mètres est une protection exclusi-ve au cap Rond, un secteur qui est visible de tous les points de vue à Saint-Raymond», précise l’urbaniste.
Une coupe partielle signifie la coupe d’un arbre sur trois, un arbre étant une tige de 10 cm et plus de diamètre. Cette coupe ne doit pas être reprise avant 10 ans. «Visuellement, une coupe partielle n’est à peu près pas perceptible», affirme Pierre Désy.
Pour l’heure, le directeur du service d’urbanisme invite les citoyens à s’informer sur cette nouvelle réglementation afin de connaître les interdictions et de-mander les autorisations nécessai-res. Le service d’urbanisme chargé de l’application du réglement a le pouvoir d’émettre des constats d’infraction qui peuvent mener à l’imposition d’amendes. Dans certains cas, les juges demandent même la restauration des lieux perturbés, ce qui peut être encore plus dispendieux qu’une amende, signale Pierre Désy.
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Contact emploi intéresse 727 chercheurs d’emploi
Deux fois plus de visiteurs de l’extérieur de Portneuf
Steeve Alain 
Le 8e Salon Contact emploi Portneuf a attiré 727 chercheurs d’emploi les 28 et 29 mars à Donnacona, soit sensiblement le même nombre que l’année dernière, mais deux fois plus de visiteurs provenant de l’extérieur de la région.
Alors que 9% des visiteurs au salon provenaient de l’extérieur de la région de Portneuf en 2007, cette année ce nombre est passé à 18%. Selon les organisateurs de l’événement, le plan de promotion à l’extérieur visant une visibilité accrue de Contact emploi et de la région de Portneuf peut expliquer ce résultat.
Le salon qui était ouvert au public pour une première fois le vendredi soir en plus du samedi matin regroupait 41 entreprises et offrait 465 emplois. Vendredi après-midi, quelque 460 élèves de secondaire 3 de la Commission scolaire de Portneuf ont rencontré les employeurs répartis dans les deux gymnases de l’école secondaire.
Le salon a attiré des gens de plus en plus scolarisés. Quarante-et-un pour cent des chercheurs d’emploi présents détenaient un diplôme postsecondaire, contre 26% en 2007 et 64% un diplôme d’études professionnelles, contre 55% l’an dernier.
Le sondage réalisé lors des deux journées indique aussi que 51% des chercheurs d’emploi se situaient dans la tranche d’âge des 25 à 44 ans, en hausse de 9% par rapport à l’an dernier. La proportion des hommes avec 55% et des femmes avec 45% est demeurée similaire à celle de 2007.
Près de 80% des employeurs disent prévoir embaucher à court terme des candidats rencontrés lors du salon, soulignent les responsables.
Bernard Dumont, président du comité organisateur, est très satisfait du déroulement et des résultats du salon. Selon lui, Contact emploi a su répondre aux besoins des entreprises et rencontrer ses objectifs qui sont de garder la main-d’œuvre dans Portneuf, d’informer les jeunes sur le potentiel de carrières dans la région et de susciter l’intérêt des travailleurs de l’extérieur à venir vivre et travailler dans Portneuf.
L’événement était organisé par le Centre local d’emploi en partenariat avec la Commission scolaire de Portneuf, le Centre local de développement, Carrefour jeunesse-emploi et Accès travail, la MRC et l’Union des chambres de commerce et d’industrie de Portneuf.
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Le lac Sept-Îles a de plus en plus chaud
Steeve Alain 
La Corporation d’aménagement et de protection de la rivière Sainte-Anne (CAPSA) estime que le lac Sept-Îles opère des changements importants au sein de sa balance écologique dont il faut tenir compte immédiatement. C’est ce qui ressort de la diagnose du lac rendue publique.
Selon la CAPSA, le lac subit les contrecoups depuis plusieurs années de l’utilisation résidentielle de ses rives. Les spécialistes ont observé un déboisement de la bande riveraine de l’ordre de 94% en territoire occupé, une tendance au réchauffement de l’eau, un taux de phosphore et l’apparition de fleurs d’eau de cyanobactéries à la fin de l’été.
Le document souligne que la tendance au réchauffement du climat au cours des prochaines décennies ne pourra être sans incidence sur la qualité de l’eau. La présence de plusieurs résidences dont les installations septiques sont non-conformes contribue aussi à l’apport de phosphore.
L’étude n’établit pas cependant de corrélation directe entre les impacts de la circulation nautique sur le lac et les résultats obtenus. Les lacs Sept-Îles et des Aulnaies sont toutefois sensibles à la circulation nautique en raison de rives à nu, de zones peu profondes et du phosphore disponible en période de brassage. Les analyses ont été effectuées au début du mois de septembre.
La CAPSA a par ailleurs constaté que le lac des Aulnaies, malgré des niveaux supérieurs en concentration de phosphore et d’envasement, présente une eau relativement froide, ce qui tend à démontrer une capacité de résistance face aux multiples perturbations humaines ou climatiques pouvant survenir.
L’étude commandée par la Ville de Saint-Raymond et l’Association des propriétaires du lac Sept-Îles (APLSÎ) propose neuf recommandations. Parmi celles-ci, la CAPSA recommande la mise aux normes des installations septiques afin de minimiser les surcharges en apport de phosphore et de favoriser la réalisation de programmes de revégétalisation des berges.
Le document suggère de privilégier l’utilisation d’un débarcadère commun à tous les riverains afin d’éviter la multiplication de débarcadères individuels qui entraînent l’érosion et le transport de sédiments.
La CAPSA souhaite aussi que soit limitée l’utilisation d’engrais dans la bande riveraine, que les propriétaires évitent la tonte de végétaux en bordure du lac et qu’une ouverture de cinq mètres maximum pour l’accès au lac soit permise.
Selon Michel Fleury, de l’APLSÎ, l’étude confirme les appréhensions au sujet du réchauffement. «On se doutait bien que le lac était en vieillissement. Ce n’est pas alarmant, mais il y a des tendances. Il va falloir s’occuper des fosses septiques, de la revégétalisation des rives, de la circulation nautique. Il est temps de se retrousser les manches», dit-il.
Une synthèse de la diagnose sera transmise aux résidants du lac cette semaine. L’étude devrait être déposée officiellement au Conseil de ville de Saint-Raymond lundi. Les intervenants entendent faire part de leur plan d’action au cours des prochaines semaines.
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Jean-Michel Dubé et Michelle Jobin au Concours de musique du Canada
Denise Paquin 
Les meilleurs jeunes musiciens de la province ont rendez-vous à Québec où se déroule jusqu’au 8 avril la finale régionale du Concours de musique du Canada. Jean-Michel Dubé et Michelle Jobin, de Cap-Santé, sont du nombre.
Les deux pianistes sont d’ailleurs les seuls concurrents de la MRC de Portneuf sur la cinquantaine inscrits à cette épreuve qui mènera les meilleurs à la finale provinciale à Montréal. Quinze épreuves régionales et des finales provinciales auront lieu ailleurs au Canada. Les gagnants se retrouveront à Québec en juin, pour la 50e finale nationale.
Jean-Michel et Michelle entreront en scène mardi, journée consacrée au piano et dernière journée de l’épreuve régionale à la Chapelle de la Visitation, à Sainte-Foy.
Comme en 2007 à Sherbrooke, c’est la plus jeune, Michelle, âgée de 8 ans, qui aura la tâche de casser la glace mardi matin.
La souriante jeune fille aux cheveux blonds avoue, en hochant la tête, qu’il lui arrive d’avoir le tract. Ses mains tremblent un peu, mais surtout elle «voit les veines» qui saillent au dos de ses mains, explique-t-elle en riant un peu de cette curiosité.
Mardi, elle vaincra ce trac pour jouer une «Invention», de Bach, et trois des «Scènes d’enfant», de Schumann, dont l’interprétation n’a rien d’enfantin, contrairement au titre que leur a donné le compositeur. L’an dernier, Michel-le a franchi les deux premières étapes et joué à la finale nationale.
Plutôt que d’attendre anxieu-sement son tour, Jean-Michel préfère se plonger dans la lecture. L’an dernier, il dévorait le dernier Harry Potter dans les coulisses. Il faut dire que le cadet de la famille Dubé n’est pas du genre nerveux, en plus qu’il a de l’expérience.
«Ça ne me dérange pas. Je me dis, de toute façon, qu’est-ce que ça donne?» explique avec philoso-phie l’adolescent de 16 ans qui en sera à sa huitième participation au Concours de musique du Canada.
C’est à Toronto qu’il a eu son baptême du feu en 2000. En 2003, à Calgary, il s’est classé 3e dans la catégorie des 11 ans. En 2006 à Rimouski, il a pris la 2e place.
Les concurrents plus âgés doivent fournir un programme plus exigeant. Jean-Michel jouera un Prélude et fugue de Bach et une Étude de Chopin, deux composi-teurs obligatoires. Pour conclure, il jouera un scherzo de Chopin.
En finale québécoise, il prévoit interpréter, en plus d’une sonate de Beethoven, deux pièces contemporaines, dont une de François Morel, un compositeur de Québec.
Jean-Michel, qui étudie en secondaire 4 à Donnacona tout en poursuivant sa formation musicale auprès de Marc Fortier au Conser-vatoire de Québec, découvre avec un bonheur certain la musique contemporaine. Quand il veut se détentre, il laisse de côté Mozart pour jouer du jazz.
Après avoir initié tous ses enfants au piano, Linda Dubé enseigne le piano à l’École de musique Desjardins de Donnacona et donne des cours privés. Elle est à ce titre la professeur de Michelle Jobin.
Jean-Michel aime l’exigence du concours: «Ça devient de plus en plus sévère avec les étapes. On est jugé par deux juges, puis trois, puis cinq», explique-t-il.
En plus des bourses, les prix remportés peuvent stimuler un musicien à poursuivre une carrière. Mais pas nécessairement, dit Jean-Michel Dubé. «Le gagnant de l’an dernier voulait être ingénieur», dit-il. C’est peut-être le chemin qu’il prendra lui aussi, car il aime bien l’informatique.
La jeune Michelle ne se pose pas de question sur son avenir. Mais en apprenant le piano, elle pourra au moins accompagner son père, dit sa mère Sylvie Cervan. Michelle est la fille de Denis Jobin, qui joue et enseigne le violon.
Une autre membre de la famille Dubé, Chantal, qui réside maintenant à Québec, participera au concours chez les 21 ans.
Enfin, les quatre pianistes seront réunis pour une rare fois lors d’un récital-bénéfice le 16 mai à l’église Saint-Ambroise à Loretteville.
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Audrey Lacroix ira aux Jeux olympiques de Pékin
Denise Paquin 
Le 1er avril rimait avec 1re pour Audrey Lacroix. La nageuse de Pont-Rouge a réussi la sélection pour les Jeux Olympiques de Pékin au jour 1 des Essais olympiques à la piscine du Parc olympique de Montréal.
Après avoir raté les qualifications pour Sydney en 2000 et pour Athènes en 2004, Audrey Lacroix réalisera finalement son rêve olympique en août prochain.
Audrey a été la première avec le nageur Mathieu Bois à obtenir une place sur l’équipe nationale qui représentera le Canada aux JO de Pékin en août. Elle a remporté l’épreuve du 100 m papillon et Bois celle du 100 mètres brasse.
Lacroix a terminé l’épreuve en 59,47 s, à moins d’une seconde de son meilleur temps de 58,89 s, réalisant le critère olympique B de la Fédération internationale de natation (FINA). Elle obtient le seul billet disponible à cette épreuve puisque pour qualifier deux nageurs à une course, les deux premiers de la finale A doivent remplir le critère olympique A de la FINA.
La Pontrougeoise a devancé par 44 centièmes de seconde MacKenzie Downing, de Whitehorse, au Yukon. Geneviève Saumur, de Montréal, a terminé troisième.
Cette victoire a surpris la spécialiste du 200 mètres papillon. «Je pensais que MacKenzie allait être plus vite, alors ça m’a dérangée un peu en arrivant au virage, mais j’ai réussi à bien me reprendre et de faire ce que j’avais à faire», a commenté la nageuse à Sportcom, l’agence de presse du sport amateur.
Maintenant qu’elle est assurée d’aller aux JO de Pékin, Audrey prévoyait aborder le 200 mètres, le 4 avril, avec un poids de moins sur les épaules. «C’est un soulagement d’obtenir ma qualification olympique aujourd’hui (mardi). Je m’entraîne surtout pour le 200 m papillon, mais c’est une pression de moins de déjà être assurée d’être au sein de l’équipe. C’est un temps correct, dans les meilleurs que j’ai faits l’année dernière, alors ça démontre que je suis en forme cette semaine. J’avais fait un temps similaire lorsque j’avais fait 2 min 06,83 au 200 m papillon (aux Championnats du monde de la FINA, à Melbourne, en 2007)», a-t-elle expliqué à Sportcom.
La détentrice du record canadien du 200 mètres à 2 min 04,53 s devrait se qualifier haut la main vendredi. Le temps exigé pour faire l’équipe canadienne est de 2 min 10,84 tandis que le temps de qualification de la FINA est de 2 min 15,42 s.
Audrey, qui s’entraîne avec le CAMO de l’Université de Montréal, prévoit terminer les essais en nageant le 100 mètres libre samedi.
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13 avril 2008
Les travailleurs d’AbitibiBowater manifestent à Saint-Raymond
Le bois de leur scierie part pour la Mauricie
Alain Turgeon 
Les travailleurs de la scierie AbitibiBowater de Saint-Raymond ont manifesté lundi matin pour protester contre le transfert du bois de leur usine vers une papetière de la Mauricie.
Le transport de 9000 mètres cubes de bois vers une usine de la Mauricie a commencé dans la nuit de lundi et se fera pendant deux ou trois semaines. Les travailleurs ont voulu démontrer leur mécontentement, mais n’ont pas gêné le passage des camions.
Selon le vice-président du syndicat, Michel Paquet, les travailleurs n’ont jamais été d’accord avec cette décision de transférer le bois. «On a dit oui à AbitibitBowater depuis trois ans sauf cette fois», affirme-t-il. La compagnie utilisera la moitié du bois entreposé dans la cour de la scierie pour le transformer en copeaux pour une papetière de La Tuque. Ce bois aurait donné du travail pendant quatre ou cinq semaines aux employés de Saint-Raymond qui ont été mis à pied le 15 février.
«On ne veut pas que ce soit un prétexte pour le transfert du CAAF», dit le vice-président. Les travailleurs ignorent toujours si le bois envoyé en Mauricie sera remplacé comme ils le demandent. La scierie n’est plus approvisionnée depuis l’automne dernier, indique le président du syndicat, Yves Gilbert. Les travailleurs sont inquiets parce que le secteur de coupe de bois est à égale distance de la scierie de Rivière-aux-rats, près de La Tuque, qui appartient à AbitibiBowater, et celle de Saint-Raymond. Selon M. Paquet, une centaine d’emplois directs sont en jeu dans la région.
Les travailleurs de la scierie ont reçu l’appui des travailleurs de l’usine de papier d’AbitibiBowater de Donnacona lundi matin. Ce transfert de bois constitue également une menace pour ces employés. La scierie fournissait la moitié des copeaux à l’usine de Donnacona, a expliqué le président du syndicat de l’usine de papier, Robert Drolet.
«Ça n’a pas de bon sens», décrie le député Raymond Francoeur, qui côtoyait les manifestants lundi matin. «AbitibiBowter achète la scierie il y a trois ans et elle est en train de la fermer. Si elle voulait la fermer, elle avait juste à ne pas l’acheter», a-t-il dit.
M. Francoeur rappelle que le salaire moyen des travailleurs est inférieur à celui versé dans les autres scieries d’AbitibiBowater et que la scierie est la plus performante. La scierie a le meilleur rendement matière au Québec, confirme M. Paquet, ce qui signifie qu’elle fait plus avec une bille de bois. AbitibiBowater ne semble pas avoir de vision d’entreprise et se contente d’éteindre les feux, croit le député. «Si AbitibiBowater n’est pas capable d’opérer, on va essayer de regrouper des gens du milieu pour l’acheter», a-t-il indiqué.
Le maire de Saint-Raymond, Roland Dion, était aussi sur place pour appuyer les travailleurs. Sa priorité est de conserver le contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF). Une usine sans CAAF ne vaut rien et il veut qu’elle reste intéressante pour un éventuel acquéreur. «C’est une usine performante, ça joue en notre faveur. Tout joue en notre faveur sauf la conjoncture économique», explique le maire, qui espère un redressement en 2009. La ville n’a pas de plan d’aide pour les travailleurs ou la relance de la scierie. Haut de la page
Huit prix pour les nouvelles entreprises de Portneuf
Le Concours québécois en entrepreneuriat dévoile ses gagnants
Alain Turgeon 
La Coopérative de transformation des viandes de Portneuf sort grande gagnante du 10e Concours québécois en entrepreneuriat dans Portneuf en remportant deux des huit prix.
Dix-neuf entreprises de la région se sont inscrites dans les six catégories du concours. Les gagnants se sont partagé des prix d’une valeur de 9000$ en argent et en échange de services. De plus, le grand nombre d’inscriptions a permis au jury de choisir un projet supplémentaire parmi ceux qui n’avaient pas déjà été sélectionnés.
La Coopérative de transformation des viandes de Portneuf a reçu le prix dans la catégorie Économie sociale et la mention honorable du jury. En formant cette coopérative, les producteurs souhaitent donner une valeur ajoutée aux produits des producteurs de viandes de Portneuf et des environs et favoriser leur émergence sur les différents marchés. Selon un des responsables, Éric Trottier, la coopérative regroupe de plus en plus de producteurs. M. Trottier a remercié le CLD et le MAPAQ pour leur aide.
YHETHI Renaturalisation-Faune-Forêt, de Saint-Raymond, a gagné dans la catégorie «service» où s’étaient inscrites sept entreprises. Syslink gestion énergétique, de Pont-Rouge, a remporté le premier prix dans la catégorie «exploitation, transformation, production» parmi quatre finalistes. La bijouterie l’Art du temps, dans la catégorie «commerce», et les Jardins portneuvois Les Écureuils, de Donnacona, dans la catégorie «bioalimentaire», ont aussi gagné tandis que JBC, de Saint-Marc-des-Carrières, a reçu le prix dans la catégorie «innovation technologique et technique». Le prix supplémentaire est allé à Dépeçage GAMA, de Donnacona.
YHETHI fait de la renaturalisation de bandes riveraines et de l’aménagement faunique à petite échelle, des coupes de jardinage spécialisées et agroforestières. Syslink gestion énergétique fabrique, pose et entretient des hottes destinées aux cuisines commerciales qui permettent de réduire jusqu’à 50 % des dépenses énergétiques. Le Jardin portneuvois Les Écureuils produira des petits fruits déshydratés naturels (fraises, bleuets et framboises). L’entreprise JBC conçoit et fabrique de nouveaux fauteuils roulants pour personnes à mobilité réduite et fabrique aussi un bras robotisé. Dépeçage GAMA offre le service de dépeçage et de préparation de gibiers et d’animaux de ferme en utilisant un emballage sous-vide.
Ces sept entreprises se retrouvent finalistes pour accéder à l’échelon régional du concours qui honorera les meilleurs projets de la Capitale-Nationale le 6 mai.
«Avec les moments qu’on vit, ce n’est pas évident de prendre la décision de devenir entrepreneur», a dit le président d’honneur du concours local en entrepreneuriat, Romain Julien, de Mécanarc. Vous êtes tous gagnants d’avoir eu l’audace de le faire», a-t-il poursuivi. Haut de la page
Arthur se fait couper la parole
Alain Turgeon

Le député fédéral André Arthur a été interrompu dans son allocution à la soirée de remise des prix du concours en entrepreneuriat par un industriel de la région jugeant qu’il n’utilisait pas la bonne tribune pour passer son message.
Le député Arthur disait que la vitalité économique de Portneuf, comme celle de la Beauce, était rongée par les effets de la politique québécoise qui accorde des avantages fiscaux aux régions ressources et que les nouveaux entrepreneurs n’avaient pas choisi la bonne région pour lancer leurs entreprises, quand Sylvain Deshaies, de Pro Métal Plus, l’a interrompu.
Selon M. Deshaies, ce n’était ni le moment ni l’endroit pour «dire à de nouveaux entrepreneurs qui viennent d’investir toutes leurs énergies dans un projet qu’ils ont fait une erreur». Les propos du député ont aussi embarrassé plusieurs participants.
Le député Arthur s’est aussi indigné que Portneuf ne se range pas aux côtés de la Beauce pour dénoncer cette politique des régions ressources en vigueur depuis 2001. Pourtant, Portneuf dénonce les avantages fiscaux consentis aux entreprises de ces régions depuis 2006 et elle s’est rangée avec les industriels et élus de la région de Chaudière-Appalaches. Le préfet, Michel Matte, dit que la MRC s’est battue et se bat encore contre cette politique. Il dit avoir forcé la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Capitale-Nationale à adhérer au mouvement de contestation. Le président d’honneur du concours, Romain Julien, est d’accord avec les propos du député sur la compétition déloyale des régions ressources et selon lui, la politique devra changer à moyen terme.Haut de la page
Colloque écocitoyen portneuvois
Objectif 2009 : aller chercher le grand public
Denise Paquin 
Le 3e Colloque écocitoyen portneuvois, qui a eu lieu à Donnacona le 5 avril, a attiré une foule record de 300 participants. Or, même s’ils sont satisfaits du résultat, les organisateurs estiment qu’ils doivent trouver la formule qui fera du Colloque un événement grand public.
«On est contents, c’est notre meilleure année, mais on n’a pas encore rejoint le grand public», analyse Richard Côté, président de la Table de concertation en environnement (TCEP).
Après avoir mis en perspective les problèmes environnementaux et l’urgence d’agir, le colloque a pris cette année le virage des solutions avec le thème de l’habitation, qui concerne une bonne partie de la population.
«On avait des éléments qui touchaient chaque personne. Les conférenciers ont donné toutes sortes de trucs, il y avait une trentaine de kiosques», souligne Richard Côté. Par exemple, le charpentier-menuisier Mathieu Caron a présenté une conférence sur le bâtiment durable et Patrick Payette, des Habitations Apex, a expliqué les principes de l’énergie solaire passive en construction.
Le président de la TCEP constate cependant que l’événement continue d’attirer principalement des écologistes convaincus, informés et qui posent déjà des gestes dans leur vie quotidienne.
«Je suis certain que ce n’est pas par manque d’intérêt, mais peut-être que les gens ont peur, qu’ils ne veulent pas se faire parler de choses négatives», avance Richard Côté.
L’objectif premier du prochain colloque sera donc «d’aller chercher les gens où ils sont».
Certificat
La Table de concertation en environnement de Portneuf a profité du colloque pour décerner son certificat environnemental pour l’année 2007 à Jean-Pierre Naud.
«Signé Portneuf, Portneuf Appartenance, Portneuf haute vitesse, l’éco-chalet à Saint-Alban sont toutes des actions qui font de M. Naud l’exemple d’un écocitoyen modèle», affirme Richard Côté, président de la Table.
M. Naud, qui est président de l’Union des chambres de commerce et d’industrie de Portneuf (UCCIP), présentait lors du colloque une conférence mettant en relation l’économie et l’écologie. «La Table partage cette vision-là, a commenté M. Côté. Tu peux être très écologique et un important créateur d’emploi.»
Le certificat environnemental était décerné pour la quatrième année. Haut de la page
Le FFPE propose neuf jours bien remplis
Denise Paquin 
Le Festival de films de Portneuf sur l’environnement (FFPE) en mettra encore plein la vue du 18 au 27 avril, grâce à une sélection de films attrayante et des invités qui ne laissent personne indifférents.
Le festival doit demeurer un lieu de débat, d’échange et de création, a rappelé le directeur général Léo-Denis Carpentier lors du lancement de la programmation mercredi à Saint-Casimir.
L’agriculture sera le pivot de ce cinquième festival. Dans la foulée du Rapport Pronovost, le festival mettra la table dès le premier soir pour un débat sous le thème «Nourrir la terre qui nous nourrit». Il réunira des intervenants qui ne mâchent pas leurs mots, à commencer par Jacques Proulx, fondateur et ancien président de Solidarité rurale, ainsi que le fromager Éric Proulx et le cinéaste Hugo Latulippe.
Pour mettre en appétit, le cinéaste Pascal Gélinas, lauréat du Grand prix 2007, présentera «Terres à la dérive», réalisé l’an dernier avec l’appui du FFPE. Les festivaliers pourront aussi voir un extrait du documentaire «Le Reel du fromager», réalisé par Hugo Latulippe et mettant en scène Éric Proulx. La version intégrale du film sera présentée le 20 avril, à 19h, à Canal D.
Ce débat donnera le ton aux huit jours de projections, rencontres, ateliers et conférences qui suivront.
Côté cinéma, le FFPE proposera une programmation de 32 films en compétition. La majorité sont québécois et une grande partie font état de phénomènes inquiétants, tels «SOS uranium» qui traite de l’effet de l’uranium dans les Laurentides, «Shannon - Quand l‘eau vous empoissonne», ou encore «Amazonie, cuivre et compagnie» sur l’exploitation canadienne de mines en Amérique du Sud.
Les gens qui ont aimé le film «L’homme est son projet», de Bruno Boulianne, lauréat du Grand Prix 2005, pourront le voir sous un autre jour avec la présentation de deux documentaires en compétition: «50 tonnes d’épinette» et «La guerre qui n’en finit pas».
Quelques films étrangers seront présentés soit dans le volet compétition ou lors d’une présentation spéciale qui aura lieu le 26 avril. Le FFPE accueillera entre autres le Hongrois Tibor Kocsis, qui a remporté le prix du film étranger l’an dernier avec «New Eldorado», un documentaire sur l’ouverture de la plus grande mine d’or en Europe et ses impacts sur un petit village de Roumanie.
Le FFPE étend à six lieux son réseau de diffusion avec des projections à Saint-Raymond et Saint-Alban.
Le réalisateur Éric Tessier, natif de Saint-Casimir, le comédien Christian Bégin, la porte-parole du festival Geneviève Bilodeau seront membres du jury.
Par ailleurs, le festival reprend l’invitation faite par le parrain de l’événement, Jacques Languirand, qui avait dit, l’an dernier: «Il faut faire un lien entre économie et écologie.»
Le regroupement des chambres de commerce, l’UCCIP, profitera du festival pour lancer l’idée que la région de Portneuf se lance dans la culture du saule pour remplacer les grains dans la production d’éthanol. De son côté, Action plans d’eau plein air, de Saint-Alban, inaugurera son chalet locatif écologique construit dans le secteur des Gorges.
L’animatrice Pascale Tremblay et la réalisatrice Hélène Choquette présenteront en primeur des séquences de la nouvelle série «Mission: Zéro déchet électronique», qui sera présenté à Télé-Québec. Le producteur Marc Saint-Onge avait lancé l’idée l’an dernier à Saint-Casimir.
Le cabaret Kino sera encore de la partie. Enfin, les ateliers scolaires rejoindront cette année 700 enfants d’une dizaine d’écoles. Grâce au saxophoniste Charles Papasoff certains d’entre eux apprendront à imposer une trame sonore sur un film. Plusieurs activités sont aussi au programme pour le Jour de la Terre qui sera célébré le 20 avril. Toute la programmation peut être consultée dans le site Internet du Festival. Haut de la page
Audrey Lacroix a atteint tous ses buts
À ses premiers JO, elle nagera quatre épreuves
Denise Paquin 
Audrey Lacroix a réussi haut la main la sélection en natation
pour les Jeux de Pékin. Elle a conclu les essais à la piscine
olympique de Montréal, le 5 avril, avec des tickets pour quatre
épreuves.
Déjà assurée de participer au 100 mètres papillon dès la
première journée des essais, la nageuse de 24 ans a réalisé facilement sa qualification pour le 200 mètres en remportant l’épreuve en 2 min 08,87 s, avec plus de deux secondes d’avance sur sa plus proche poursuivante, la Québécoise Stéphanie Horner.
Tout comme au 100 mètres, Audrey a été la seule nageuse à réussir le temps prescrit par la FINA (2 min 10,84 s) pour le 200 papillon, sa spécialité.
Pour ajouter la cerise sur le sundae, la Pontrougeoise a réussi le 4e meilleur temps au 100 mètres libre (55,95 s). Elle participera ainsi à l’épreuve du 4 x 100 mètres libre avec Erica Morningstar, détentrice du record canadien de la distance, Juli Wilkinson et Victoria Poon.
Sa première place au 100 mètres papillon récoltée le 1er avril l’a inscrite automatiquement à une quatrième épreuve, le 4 x 100 mètres quatre nages.
But atteint
«J’ai réussi à être sélectionnée sur les trois épreuves. J’ai pas mal fait ce que je voulais faire», a commenté Audrey Lacroix qui prend quelques jours de repos à Pont-Rouge.
La semaine a été épuisante, a confié la nageuse. «Il y avait beaucoup de pression, dit-elle, mais le fait de me qualifier tôt m’en a enlevé.»
Satisfaite de ses performances, Audrey s’est surprise à faire «une super bonne course» au 100 mètres libre, en fait la meilleure de sa vie sur cette distance.
Audrey ne croit pas qu’elle pourra faire mieux en portant la nouvelle combinaison LZR Racer de Speedo que les nageurs pourront porter à Pékin. «Je ne suis pas sûre que je vais la porter», dit-elle, précisant que le premier essai n’a pas été concluant. Elle ne croit pas qu’un simple maillot puisse faire des records: «Peut-être un ou deux dixièmes, mais plus que ça c’est le résultat de l’entraînement», affirme-t-elle.
Sa position sur la situation politique de la Chine et les manifestations qui accompagnent la tournée du flambeau olympique est plus tranchée. «S’il y avait un boycott à faire, il aurait dû être fait il y a sept ans. Le but du CIO en accordant les Jeux à la Chine en était un d’ouverture. Ce n’est pas en restant chez nous qu’on peut changer les choses, comme l’a dit l’entraîneur Pierre Lafontaine», a commenté Audrey Lacroix.
La délégation canadienne de 27 nageurs compte six Québécois. Ils auront leur premier rendez-vous à Vancouver en mai, puis se retrouveront à Singapour après le championnat canadien, en juillet.
Pont-Rouge de la partie
Le père d’Audrey, Jean Lacroix, qui a assisté à toutes les épreuves avec sa femme Claudine, a confié avoir trouvé très émouvant «de la voir gagner». «Les gens encourageaient les nageurs. À ce stade, il n’y a plus d’équipe, mais des jeunes qui veulent se classer sur l’équipe canadienne», a-t-il commenté.
Pour la famille de la nageuse, le moment était encore plus important puisqu’elle ne l’accompagnera pas à Pékin en août. En plus des coûts très importants de ce voyage, il n’est pas certain que des billets pour les épreuves au Centre national de natation seront disponibles, indique Jean Lacroix.
En revanche, il prévoit convier les Pontrougeois à une rencontre où ils pourront voir évoluer leur concitoyenne sur un écran géant. «Je suis en train de penser à rassembler les gens pour voir la demi-finale du 200 papillon. Et si elle gagne, on continuera !» lance-t-il.
La Ville de Pont-Rouge devrait être aussi de la partie pour soutenir l’athlète. «On va sûrement faire quelque chose. On va en discuter (au conseil)», assure le maire Claude Bégin.
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20 avril 2008
aint-Léonard devient promoteur résidentiel
Steeve Alain 
Alors que le printemps se pointe enfin, un développement résidentiel municipal voit le jour au coeur du village de Saint-Léonard. Le projet chapeauté entièrement par la Municipalité comprend un total de 26 terrains.
La phase 1 du projet qui en compte trois propose une douzaine de terrains tout près du cimetière. Trois de ceux-ci sont déjà vendus et trois résidences seront érigées ce printemps. La vente des terrains va financer les prochaines phases, dit le maire Denys Langlois.
C’est après avoir constaté une stagnation dans la construction résidentielle sur leur territoire que les dirigeants municipaux ont décidé d’acheter l’automne dernier des terrains tout près de l’église au sud est de la rue Lesage.
L’achat des terrains au coût de 100 000$ s’échelonne sur cinq ans, ce qui a permis d’éviter un règlement d’emprunt, signale le maire. Les trois phases du projet, qui comprennent l’aménagement de deux nouvelles rues et la mise en place des services d’aqueduc et d’égout, coûteront au total quelque 400 000$. La phase 1 nécessite un investissement de 120 000$.
«Le projet est ambitieux pour une municipalité de 1000 habitants, mais nécessaire pour le développement de notre communauté. Pour qu’il y ait de la construction résidentielle, il faut avant tout des terrains à vendre et dans plusieurs secteurs pour offrir un choix», avoue M. Langlois.
Le maire souligne que Saint-Léonard est constitué d’une communauté relativement jeune comparativement à l’ensemble de la MRC de Portneuf. «Le taux de personnes de moins de 14 ans représente l’un des plus élevés de la MRC», indique M. Langlois.
La Municipalité mise sur un milieu de vie à l’échelle humaine et l’environnement exceptionnel du secteur pour attirer de nouvelles familles et inciter les jeunes Léonardois à demeurer dans la localité. «La vue sur le paysage, les montagnes et le mont Saint-Bernard, va demeurer intacte avec un cimetière et une zone agricole comme voisins», assure le maire Langlois.
La construction de deux nouvelles rues, les rues Benoît et Girard, a été entreprise il y a quelques jours. Les terrains d’une superficie moyenne de 16 000 pieds carrés sont vendus au prix de 1,23$ le pied carré avec tous les services. Un programme de crédit de taxes en vue de favoriser la construction est accessible dans le secteur.
Le maire Langlois dit que la Municipalité n’a pas baissé les bras depuis la fermeture de l’usine Tembec et que le Comité de diversification et de développement de Saint-Léonard - Saint-Raymond commence à donner des résultats.
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Les bénévoles de Portneuf honorés
Alain Turgeon 
René Jobin et la jeune Isabelle Drolet ont été
proclamés «bénévoles de l’année» dans
Portneuf parmi les 36 bénévoles honorés lors
du Gala des bénévoles et de la jeunesse de
Portneuf.
Isabelle Drolet, âgée de 13 ans, est bénévole au local des jeunes de Saint-Basile. Elle s’est démarquée par sa présence et sa participation à toutes les activités de financement du local et en s’occupant de la cantine. René Jobin, de Pont-Rouge, est Chevalier de Colomb depuis 27 ans et a toujours démontré son grand attachement envers les Chevaliers. Il est très dévoué et il fait aussi du bénévolat pour d’autres organisations dans la ville.
Le Gala des bénévoles et de la jeunesse de Portneuf se déroulait sous le thème «Le bénévolat pour atteindre son plein potentiel», jeudi dernier à Donnacona. Quinze bénévoles «juniors» et 21 autres plus âgés ont reçu des certificats. Les candidatures des bénévoles honorés ont été présentées par les organismes de la région. Un bénévole de chacune des catégories a ensuite été nommé par tirage.
«C’est une chose à laquelle on ne s’attend pas», a dit M. Jobin, qui remercie le Conseil des Chevaliers de Colomb de Pont-Rouge d’avoir soumis sa candidature. «C’est une marque de gratitude», a dit celui qui a été Grand Chevalier pendant deux ans.
Isabelle Drolet est bien contente de recevoir cet honneur. Elle fait du bénévolat au local des jeunes depuis qu’elle a droit d’y entrer, dit-elle. Avant, elle faisait du bénévolat avec sa mère. «C’est là qu’on voit qu’on est toujours remercié pour ce qu’on fait», a souligné la jeune fille.
Le député Raymond Francoeur a lancé un défi aux bénévoles pour la prochaine année, celui d’intéresser une autre personne à ce qu’ils font.
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Scierie Dion investit 3,5 millions à Montauban
Alain Turgeon
Scierie Dion et Fils, de Saint-Raymond, investira 3,5 millions de dollars pour relancer la Scierie Montauban de Shermag détruite par un incendie il y deux ans, s’il récupère le CAAF de l’entreprise.
Le projet prévoit la construction d’une usine de fabrication de bûches énergétiques, mais sa réalisation est conditionnelle au transfert du contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF) de 47 700 mètres cubes détenu par Shermag.
En annonçant la création de la Coop d’optimisation Montauban, dont la mission sera d’optimiser la récupération de la fibre forestière, vendredi matin, le président de Scierie Dion et Fils inc., Jean-François Dion, a indiqué que ce projet créera 30 emplois à Notre-Dame-de-Montauban et maintiendra les 50 emplois existants à la scierie à St-Raymond.
«Cette initiative, qui mobilisera la contribution financière et logistique d’autres partenaires importants, contribuera à la relance économique de la rêgion de Portneuf et de la Mauricie, notamment dans la municipalité de Notre-Dame-de-Montauban» a précisé M. Dion. L’incendie de la scierie au début de 2006 avait laissé 59 travailleurs sans emplois.
La demande de transfert du CAAF est appuyée par tous les acteurs du milieu ainsi que l’ensemble des partenaires et clients éventuels de la nouvelle entité. «La mise en oeuvre du projet appartient au ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, et nous avons bon espoir qu’il rendra une décision favorable dans les prochains jours», a déclaré M. Dion.
Établie à Saint-Raymond depuis 1993, Scierie Dion et Fils est une des rares scieries de bois feuillus au Québec à être certifiée par la Forest Stewardship Council {FSC) en plus d’avoir développé une expertise unique pour répondre aux besoins de clients de classe mondiale, tel que Shermag. Au cours des dernières années, I’entreprise a pris le virage vert en réalisant des investissements importants afin de moderniser ses équipements pour maximiser la récupération de chaque bille de bois sciée.
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La MRC distribue l’argent du Pacte rural
Alain Turgeon
Dix organismes de la région, deux fois plus que l’an dernier, se partagent 75 000$ provenant du Pacte rural 2008 de la MRC.
Les projets régionaux reçoivent le quart de l’enveloppe du Pacte rural de 339 300$. Un montant de 10 000$ a été gardé pour subventionner éventuellement la Coopérative de transformation des viandes de Portneuf si elle ne réussissait pas à trouver du financement ailleurs. Dans le cas contraire, le montant sera reporté en 2009.
Accès Travail Portneuf recevra la plus grosse subvention pour sa stratégie d’accueil des nouveaux arrivants, un projet de 100 000$. La MRC lui a accordé 15 000$. La Corporation de transport régional de Portneuf, la Ressourcerie de Portneuf, pour son agrandissement, et les Rendez-vous culturels de Saint-Casimir, pour le festival du film sur l’environnement, reçoivent 10 000$ chacun. La Vallée Bras du Nord obtient 8000$. Le Club Quad Nature, pour la construction d’une passerelle, le Comité de mise en valeur du lin, pour la Biennale internationale, et Concert’Action Portneuf, pour Portneuf en spectacle, reçoivent 5000$. Portneuf en forme, avec 4000$, et le Club de motoneige Saint-Raymond, avec 3000$ pour refaire des ponts sur la piste Jacques-Cartier-Portneuf, sont les autres bénéficiaires du Pacte rural.
Ces dix organismes demandaient 134 000$ pour des projets qu’ils évaluent à plus d’un million de dollars.
Projets locaux
Dix-sept des dix-huit municipalités de la MRC ont présenté une quarantaine de projets qui seront financés par le volet local du Pacte rural.
Les municipalités reçoivent 55% du montant annuel du Pacte rural et 20% de l’enveloppe va en plus aux municipalités dévitalisées. Elles ont utilisé 200 000$ des 254 000$ mis à leur disposition en 2008 pour des projets dépassant le million de dollars. Seule la ville de Saint-Raymond n’a pas encore présenté de projets.
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Les Portneuvois brillent à Secondaire en spectacle
Steeve Alain 
Les danseuses de la troupe de danse funky de l’école secondaire de Donnacona et l’interprète Kevin Julien, de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, seront du Rendez-vous panquébécois de Secondaire en spectacle, à la suite de leur couronnement lors des finales régionales.
Les membres de la troupe de danse ont ébloui le jury lors des finales régionales au Cégep de Limoilou, remportant le premier prix de la catégorie Danse et expression corporelle pour la région de la Capitale-Nationale.

La troupe composée de 16 filles de secondaire 2 à 5 a présenté une chorégraphie d’une durée de six minutes sous le thème de l’évolution de la danse. «La troupe a offert une très bonne performance. La pièce comprend cinq styles de danse et cinq changements de costumes», a précisé le responsable des activités étudiantes à l’école secondaire, Jimmy Martel.
Selon M. Martel, les deux autres représentants de l’école, l’interprète Vanessa Leclerc-Pelletier et son accompagnateur au piano, Marc-Antoine Boily, ont aussi offert une bonne performance dans la catégorie Interprétation lors de la soirée du 9 avril.
Kevin Julien, de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, a remporté le premier prix dans la catégorie Interprétation le 10 avril. L’élève du Collège Champigny a interprété en duo avec Audrey Harrisson-Boisvert «Le clown» de Daniel Bélanger. Environ 200 jeunes artistes de 13 écoles secondaires ont pris part aux finales régionales présentées durant deux soirées devant plus de 1000 spectateurs.
Les gagnants se préparent maintenant pour le 8e Rendez-vous panquébécois de Secondaire en spectacle qui se déroulera du 29 mai au 1er juin à Gatineau, où ils représenteront la région de Québec. Quelque 800 participants du Québec et de la Saskatchewan âgés de 12 à 17 ans présenteront leur spectacle dans un environnement composé de professionnels de la scène.
Les membres de la troupe de danse envisagent organiser des activités de financement afin de financer leur voyage de quatre jours en Outaouais.
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Les Diablos junior B remportent la Coupe Desjardins
Alain Turgeon 
Les Diablos junior B de Donnacona-Pont-Rouge ont remporté la Coupe Desjardins contre toutes attentes. La troupe de Sylvain Jackson et Daniel Boulard est la seule de la région à avoir accédé aux grands honneurs de ces championnats régionaux de hockey.
Les Diablos ont gagné alors qu’ils étaient les négligés. Ils avaient terminé au 7e rang sur 17 équipes en saison et ils ont dû battre trois équipes qui les avaient devancés au classement général.
Les Diablos ont essuyé un revers de 6 à 2 contre les Gouverneurs de Sainte-Foy à leur premier match à l’Arpidrome de Charlesbourg, mais se sont bien repris. Après cette défaite, les Diablos ont remporté une victoire de 2 à 1 en prolongation contre Chaudière-Etchemin, alors qu’ils n’étaient que neuf, puis de 5 à 3 contre les Éperviers de Beauport, tout juste derrière eux au classement, mais qui les avaient battus en série.
Les Diablos affrontaient en finale les Gouverneurs 2 de Saint-Foy, qui ont terminé en tête du classement général en saison, et ils ont soutiré une victoire de 3 à 2. Steven Jackson a compté deux buts et Vincent Cantin a marqué le but victorieux.
«Les joueurs le méritent. Ils ont tout donné», a déclaré l’entraîneur adjoint, Daniel Boulard. Les entraîneurs ont quant à eux su garder la motivation, l’espoir et diriger l’équipe de manière à aller chercher cette coupe.
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28 avril 2008
Les projecteurs sont tournés vers le FFPE
Maryse Gaouette 
Le 5e Festival de films de Portneuf sur l’environnement a été lancé le 18 avril avec la première du film «Terres à la dérive», de Pascal Gélinas, d’un documentaire sur les réflexions d’Éric Proulx, de Saint-Raymond, intitulé «Le reel du fromager» et d’un débat qui n’en a finalement pas été un.
La salle était bondée, en début de soirée, pour accueillir Jacques Proulx, l’invité d’honneur du festival. M. Proulx, connu pour son rôle de président de Solidarité rurale du Québec de 1991 à 2008 et de celui de l’UPA pendant 12 ans, s’est fait plutôt discret et il a participé au débat qui n’a pas eu lieu puisque tous les panellistes abondaient dans le même sens; l’agriculture est en mauvaise posture.
Le véritable coup d’envoi a été donné par la présentation du documentaire de 35 minutes «Terres à la dérive» tourné par Pascal Gélinas, récipiendaire du Grand Prix et du Prix du public du FFPE 2007. Citadin, M. Gélinas a tenté de découvrir, de comprendre et d’expliquer les bouleversements qui ont malmené les régions rurales depuis l’arrivée de ses ancêtres. Ses scènes avec René Genest, de Saint-Casimir, qui exprime son désarroi devant le fait que le peuple est dépossédé de ses terres, sont particulièrement prenantes.
Hugo Latulippe a ensuite présenté le documentaire qu’il a réalisé sur Éric Proulx, agriculteur et fromager de Saint-Raymond. Dans un monologue de 22 minutes, ce dernier partage ses réflexions sur la situation des agriculteurs, l’industrialisation qui les menace et son désir de prendre une part active à leur survie. «Il n’y a pas de pays sans paysans», a-t-il lancé.
La soirée s’est terminée par une table ronde regroupant les divers intervenants de la soirée. Jacques Proulx a mentionné à quelques reprises qu’il fallait se tourner vers les réussites. « Les pouvoirs sont forts de la faiblesse de ne pas agir », a-t-il lancé, tout en exhortant les municipalités à jouer un rôle pour que les autorités compétentes comme la Commission de protection du territoire agricole du Québec adaptent leur réglementation aux nouvelles réalités.
Le Marché public à Deschambault et Terra Sativa, un groupe qui prône l’agriculture soutenue par la population en préparant des paniers de produits frais qu’il distribue dans les environs, font partie des bons coups dans la région. Tous s’entendaient pour dire que l’agriculture est un projet de société et qu’il faut assurer l’autonomie alimentaire en diversifiant les produits et les modes de culture et en se réappropriant les terres et les ressources de manière à nourrir la terre qui nous nourrit!
Un film en 72 heures et sans sommeil !
Steeve Alain 
Réaliser un film de A à Z en 72 heures. Un peu fou pourraient dire certains. Pourtant, voilà la défi que les participants au Kabaret Kino du Festival de films de Portneuf sur l’environnement (FFPE) à Saint-Casimir ont relevé.
Jeudi matin, alors que commençait le compte à rebours menant à la projection des films samedi soir, ils étaient une vingtaine à la réunion de production à l’Auberge du Couvent. Cindy, une participante pour une 4e année au FFPE, lance pince-sans-rire qu’elle n’a pas l’intention de dormir jusqu’à la projection.
Lors de la rencontre dirigée par le coordonnateur Louis Blackburn, lui-même kinoïte l’année dernière, chacun se présente. On y découvre un vidéaste provenant du Mexique, Israel, et un autre de New York, Adam. Des élèves d’une école secondaire de Shawinigan tentent aussi de relever le défi tout comme des Portneuvois, dont Marie Ravelingien, Éric Trudel et Stéphane Groleau.
M. Blackburn indique que le «kinolab » sera ouvert 24 heures sur 24 comme lieu de rencontre et de montage des films au couvent. Les participants sont invités à faire part de leurs besoins et se partager de l’équipement. Des comédiens, dont Tristan Dubois, ont déjà offert leurs services, tout comme des musiciens qui peuvent créer des musiques originales et un technicien machiniste.
Le responsable suggère aux vidéastes de s’assurer d’obtenir l’accord des figurants de Saint-Casimir si l’objectif est une diffusion éventuelle au canal D. Et le thème doit demeurer l’environnement. Dernière consigne : «Il s’agit d’un court métrage, ne vous lancez pas dans quelque chose de trop long et partez avec l’état d’esprit de terminer le film trois heures avant la projection. Ce qui ne sera pas le cas, j’en suis sûr», dit M. Blackburn.
Le marathon commence ensuite lentement pour la plupart. Certains ont des scénarios, d’autres se laisseront transporter par l’inspiration en circulant à Saint-Casimir et dans les environs, caméra à la main. «Il y a comme un flou artistique au début», image M. Blackburn.
Les films des vidéastes ont été projetés samedi à la Salle des Chevaliers de Colomb.
Reconstruction inusitée du pont à Pont-Rouge
Les travaux se dérouleront de juillet à novembre
Alain Turgeon 
Le ministère des Transports utilisera une méthode inusitée pour reconstruire le pont enjambant la rivière Jacques-Cartier, à Pont-Rouge, pour le garder ouvert durant les travaux qui s’échelonneront de juillet à novembre.
Le ministère des Transports entreprendra des travaux de 3 millions de dollars pour reconstruire le pont âgé de 77 ans. Il construira une structure qui enrobera le pont actuel et permettra son élargissement. Selon l’ingénieur en structures du MTQ, Bruno Beauregard, on construira un nouvel arc sous la structure actuelle en juillet et en août. La construction de la chaussée est et du trottoir se fera jusqu’en septembre, puis ce sera la construction de la travée ouest jusqu’en novembre.
Cette option limite les impacts sur la circulation en gardant une des deux voies du pont ouverte durant les travaux, expliquent les porte-parole du MTQ. Une passerelle sera aménagée pour les piétons et les cyclistes. La démolition du pont actuel aurait engendré de nombreux impacts négatifs pour les résidants et l’environnement.
La chaussée et les trottoirs seront élargis. La largeur totale de la chaussée passera de six à sept mètres et celle des trottoirs de chaque côté du pont passera de 1 à 1,5 mètre. Le MTQ veut acquérir une bande de terrain au nord de la route 365.
Le design du nouveau pont et ses abords a été développé pour favoriser l’intégration architecturale avec le milieu patrimonial. Il sera recouvert de granite poli. Le belvédère, les abords du pont et la terrasse du Moulin seront aménagés afin d’offrir une vue sur la rivière et le Moulin Marcoux. Selon le maire, Claude Bégin, la Ville a demandé à ce que les pièces métalliques et les lampadaires du pont soient peints en rouge.
Échaudés
Les citoyens de Pont-Rouge n’ont pas oublié les longues files d’attente lors des travaux en 2007 à l’intersection des routes 365 et 358 l’an dernier et ils l’ont fait savoir aux représentants du ministère des Transports venus présenter le projet mardi dernier.
«C’est certain qu’il va y avoir des impacts à moins de construire un autre pont ailleurs», a dit M. Beauregard, devant les inquiétudes des résidants. Le ministère innove à Pont-Rouge en formant un comité ad hoc de bon voisinage pour la durée des travaux. Le maire Bégin et la population souhaitent que les journées de travail soient allongées pour accélérer les travaux.
Les porte-parole ont assuré que des caméras de surveillance seront installées et que des signaleurs détenant une formation en gestion de la circulation seront sur le chantier. Contrairement à l’an dernier, les camions lourds seront autorisés à emprunter le pont. Les véhicules lourds seront cependant invités à utiliser d’autres routes. Un détour par le pont Déry est aussi prévu pour la circulation locale. Le ministère des Transports installera des feux de circulation temporaires à l’intersection de la rue Du Jardin et de la route 365 et des travaux sur le Chemin du Roy entre le pont Déry et la route des Commissaires seront aussi réalisés.
Ces travaux prolongeront de 100 ans la vie utile du pont, soutient le ministère des Transports.
Un plan de développement quinquennal pour Pont-Rouge
Alain Turgeon 
La Ville de Pont-Rouge grossit rapidement et s’est dotée d’un plan stratégique pour orienter son développement au cours des cinq prochaines années.
La Ville a présenté son plan stratégique de développement contenant 62 actions, dont 16 prioritaires, à réaliser à court, moyen et long terme qui viennent s’ajouter à la quarantaine d’autres qu’elle mène déjà pour le développement économique, la croissance du secteur domiciliaire et la qualité de vie des résidants, la culture et le patrimoine, le tourisme et pour contrer l’exode des jeunes.
«Pont-Rouge se développe à une vitesse effarante et le conseil municipal est à la remorque de ce développement. Il était temps de faire un plan pour être proactif», a déclaré le maire de Pont-Rouge, Claude Bégin. Selon lui, le plan appuie la vision des élus municipaux d’une part et il servira à combler les lacunes dans l’administration de la ville.
Plus d’une soixantaine de personnes ont assisté aux 13 rencontres tenues entre février 2007 et février 2008 pour cerner les enjeux de la ville et arrêter les actions, a expliqué la conseillère responsable de la planification stratégique de la ville, Hélène Dubé, qui a initié le projet en 2006. Le plan stratégique a été élaboré avec la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC).
Dix-huit objectifs ont été fixés et le quart des 62 nouvelles actions pour les atteindre doivent se réaliser à court terme. Près de la moitié d’entre elles sont sous la responsabilité de la Ville.
Attirer et garder les petites industries et développer le commerce, augmenter le nombre de places en garderie et conserver les acquis scolaires, former un comité d’embellissement et devenir une destination touristique en créant, entre autres, des événements sportifs et garder les jeunes à Pont-Rouge tout en assurant des loisirs aux aînés sont quelques-unes des priorités établies. On veut aussi développer un programme de revitalisation du centre-ville, trouver des solutions pour régler le problème du trafic lourd et mettre en valeur la rivière Jacques-Cartier.
Le député fédéral de Portneuf-Jacques-Cartier, André Arthur, a souligné que Pont-Rouge devait créer de la richesse pour payer les actions prévues au plan en attirant des entreprises pour garder les jeunes dans la ville sinon elles resteront des voeux pieux.
Après le diagnostic, l’action concertée au lac Sept-Îles
Steeve Alain 
Après la publication du bilan de santé du lac Sept-Îles qui indique un vieillissement et un réchauffement du plan d’eau, les intervenants tant de la Ville de Saint-Raymond que de l’APLSÎ entendent tout mettre en oeuvre pour améliorer la situation.
L’automne dernier, le lac a connu un premier épisode de cyanobactéries et l’Association des propriétaires du lac Sept-Îles (APLSÎ) et la Ville veulent s’attaquer à trois problèmes en particulier en 2008, soit le déboisement de la bande riveraine, les installations septiques inadéquates et la circulation nautique, tout cela possiblement avec l’imposition de nouveaux règlements municipaux.
Michel Fleury, qui est responsable du Comité environnement de l’APLSÎ, demande d’ailleurs à la Ville de mettre en vigueur des réglements pour obliger l’ensemble des utilisateurs du lac à collaborer. «La persuasion avec une tape sur l’épaule a ses limites. On aimerait être appuyé par réglementation», dit-il.
La diagnose écologique réalisée par la Corporation d’aménagement et de protection de la rivière Sainte-Anne (CAPSA) indique que 55% du périmètre total du lac, soit 10,7 kilomètres de rive, souffre d’un manque de végétation. Selon M. Fleury, c’est 12 kilomètres qui nécessitent des interventions.
Pour pallier au problème, un programme de renaturalisation des rives est mis en place et des plants seront distribués aux propriétaires inscrits les 14 et 21 juin. Environ 12 000 plants sont réservés à cette fin et seront vendus au prix coûtant. De plus, 500 arbustes seront offerts gratuitement. La Ville pourrait obliger par règlement la renaturalisation des rives.
Pour ceux qui ne peuvent reboiser eux-mêmes, un service de plantation est offert par la CAPSA, mais il n’est pas gratuit puisqu’il faudra débourser 25$ l’heure plus taxes. Un service conseil pour le réaménagement des rives est aussi offert, cette fois au coût de 50$ l’heure plus taxes.
Puisque le tiers des 482 résidences du lac n’ont subi aucune inspection de leurs installations septiques depuis 1981, la Ville effectuera plus d’inspections et envisage de réglementer la vidange périodique des fosses septiques. «Nous sommes pro-actifs dans ce dossier», a assuré le maire Rolland Dion qui s’est dit surpris de constater le peu de données concernant les fosses septiques.
De plus, les intervenants souhaitent la collaboration des plaisanciers qui circulent en bateau. Bien qu’il soit difficile de chiffrer le nombre d’embarcations sur le lac l’été, le maire Dion affirme qu’il y en a trop. «On ne part pas en guerre contre les bateaux. On veut mieux encadrer cette activité», a résumé M. Fleury. Ce sont certains types de bateaux qui causent le plus de dommages en produisant de fortes vagues.
L’APLSÎ dispose d’un budget de 15 000$ en 2008 pour la sensibilisation et l’information auprès des propriétaires. L’association regroupe 85% des propriétaires du secteur. |