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2 mars 2008


Usine fermée, mais surveillée

Steeve Alain

Alors que la clef a été mise dans la porte de l’usine AbitibiBowater de Donnacona en attendant de connaître son avenir, les employés entendent s’assurer qu’elle ne sera pas démantelée.

«Rien ne va sortir d’ici», a lancé le président du syndicat des pâtes et papier de Donnacona, Robert Drolet, samedi dernier devant des confrères de travail et des citoyens qui s’étaient déplacés devant l’usine en signe de solidarité, au lendemain de la dernière journée de travail.

Une vigile 24 heures sur 24 a été mise en place et s’abrite dans une roulotte à l’entrée des installations d’AbitibiBowater. Elle veille à ce qu’aucune pièce d’équipement ne quitte l’usine dont le chauffage et les services essentiels demeureront en opération au cours des prochains mois.

«Le 23 février n’est pas une fête, mais ce n’est pas un enterrement non plus. Nous croyons possible de trouver une solution. On va avoir besoin de vous tous et toutes», a ajouté M. Drolet.

M. Drolet, qui travaille lui-même depuis 30 ans dans la papeterie de Donnacona, avoue que les derniers jours ont été difficiles à l’intérieur de l’usine. «La dernière journée a été très triste. C’était ordinaire quand je suis ressorti avec mes affaires», a-t-il dit.

Autre compagnie
Le syndicat envisage qu’une autre compagnie pourrait relancer la production à l’usine. «Nous avons deux drapeaux ici devant la roulotte, celui de la Ville et celui du syndicat, il y a une place libre (pour une compagnie)», a-t-il souligné. Le maire de Donnacona, André Marcoux, a laissé entendre lui aussi que si aucune solution n’était envisageable avec AbitibiBowater, ça pourrait fonctionner avec d’autres.

Le maire et le député André Arthur ont rencontré le ministre responsable de Développement économique Canada, Jean-Pierre Blackburn, le 14 février, pour discuter du programme de fiducie du gouvernement fédéral et des autres programmes dont pourrait bénéficier sa ville. Une rencontre avec le directeur régional de Développement économique Canada a eu lieu mardi. Selon le maire, des projets seront présentés prochainement. Selon M. Marcoux, les interventions pour la réouverture de l’usine et l’aide pour sa ville se font parallèlement.

L’annonce que AbitibiBowater est menacée par sa dette n’a rien pour encourager, mais le maire soutient que le moral tient toujours et qu’il faut continuer à travailler.

Les représentants syndicaux des travailleurs de l’usine et le directeur général du CLD ont rencontré le sous-ministre des Ressources naturelles et de la Faune mercredi dernier. La coalition se réunira cette semaine.

Le candidat du Bloc québécois dans Portneuf, Jacquelin Genois, a effectué une première sortie publique en se présentant sur place lors du rassemblement pour manifester son soutien aux employés.

 

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«Que des bons souvenirs»
- Jacques Bouillé

Steeve Alain


Le président du comité organisateur des Jeux du Québec dans la MRC de Portneuf en 2003, Jacques Bouillé, ne retient que des bons souvenirs de la grande fête sportive en raison surtout de la coopération régionale qu’elle a engendrée.

M. Bouillé, qui était aussi préfet de la MRC à l’époque, souligne que les jeux d’hiver ont été un succès grâce à l’implication de tous les décideurs. «Tous ont fait front commun pour le projet, même les maires des plus petites municipalités qui avaient peu à en retirer. Tout le monde a embarqué rapidement», se souvient-il.

Après l’annonce de l’octroi des Jeux d’hiver à la MRC de Portneuf, il a fallu une autre année et demie de travail pour s’assurer que tout se déroule bien et que les infrastructures répondent aux exigences des dirigeants des Jeux, souligne l’ex-maire de Deschambault.

Durant les mois précédant le grand événement, M. Bouillé se rappelle qu’il n’y a pas eu de morosité et que tous poussaient dans la même direction. «On n’a pas vécu ce que vit le 400e anniversaire de Québec actuellement», affirme-t-il.

Quelques difficultés sont tout de même survenues en cours de route. «Le scandale des commandites nous a affecté. On misait sur cela (programme) comme financement. Il a fallu chercher ailleurs et rationaliser les dépenses», indique M. Bouillé. L’organisation a réussi à amasser plus d’un million de dollars.
L’ex-président du comité organisateur avoue que la soirée d’ouverture des Jeux à Pont-Rouge, le 28 février, lui a donné quelques sueurs froides. «On a eu peur que la vasque n’allume pas. Il y avait du vent et de la neige. On regardait et on se demandait : “va-t-elle allumer ou pas». Heureusement, un technicien a corrigé le problème»”, raconte M. Bouillé.

Lors des Jeux, tout s’est déroulé rondement, malgré le temps glacial. Seul un froid intense a forcé l’annulation d’une compétition de ski de fond à Saint-Basile. «La réception des visiteurs s’est effectuée avec une hospitalité sans faille. Nous avons eu beaucoup de félicitations au sujet de l’accueil. Il n’y pas eu de fausses notes», dit l’ex-préfet.

«Heye, 4000 bénévoles mobilisés, c’est quelque chose», ajoute-t-il. Des bénévoles le rencontrent aujourd’hui et lui disent encore comment ils ont eu du plaisir. M. Bouillé signale que des gens de l’extérieur ont découvert Portneuf mais aussi que «des gens du comté ont découvert qu’il y avait un comté».

Jacques Bouillé tient à rappeler également que la 38e finale des Jeux d’hiver a permis la modernisation de plusieurs infrastructures de loisirs dans Portneuf. Il cite en exemple les gymnases d’écoles, la piscine à Pont-Rouge et le remonte-pente au centre de ski à Saint-Raymond.

M. Bouillé souligne aussi la contribution des clubs Lions qui a conduit à l’installation d’équipements pour les personnes à mobilité réduite au Centre récréatif Chantal-Petitclerc et à la piscine Lyne-Beaumont.

Selon lui, il ne faut pas oublier non plus que Portneuf a été novateur en présentant les Jeux spéciaux pour handicapés. Rencontrer tous les athlètes et les parents a été très enrichissant, laisse-t-il entendre.
Aujourd’hui, l’ex-maire estime que le projet de mise en valeur de la vasque des Jeux devant la préfecture de la MRC à Cap-Santé pourrait être relancé. De son côté, il serait prêt à vivre de nouveau un projet du genre comme bénévole pour sensibiliser les gens à son importance.

 

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Les Jeux font bouger Portneuf

Denise Paquin

Laurie-Maude Guay n’avait que huit ans en 2003. Pourtant, elle se souvient des Jeux du Québec comme si c’était hier. «J’étais tellement impressionnée!» lance l’adolescente de Pont-Rouge.

Ce n’est pas tous les jours, en effet, qu’une nageuse reçoit une piscine semi-olympique en cadeau, encore moins qu’elle côtoie une médaillée olympique, en l’occurrence Lyne Beaumont, lors de son inauguration, comme en témoigne la photo prise à cette occasion.

«Je me souviens que j’avais dit à mes parents qu’un jour j’allais me rendre aux Jeux du Québec», raconte Laurie-Maude. «Et j’y suis allée l’été dernier!» ajoute-t-elle avec fierté.

La piscine semi-olympique, c’est le plus beau legs des Jeux du Québec, selon Pierrette Vallières, qui en est la responsable aquatique. Cet équipement a favorisé la pratique sportive dans la région plus que ne l’ont fait les Jeux du Québec, estime-t-elle.

La piscine Lyne-Beaumont est en voie de devenir l’équipement sportif public le plus populaire de la région de Portneuf. Les nageurs d’élite comme les barboteurs et même les personnes handicapées profitent du bassin de 25 mètres.

Les Jeux ont tout de même entraîné la création d’un club de nage synchronisée. «Nous n’avons que six nageuses, mais le club est affilié et participe à des compétitions», explique Mme Vallières qui avait collaboré à l’organisation de la finale en 2003.

«Ce que je retiens des Jeux, c’est le bénévolat. Il y a des gens qui me parlent encore de la finale de nage synchronisée, qui seraient prêts à aider de nouveau», affirme Pierrette Vallières.

Même s’il ne possède pas d’étude pour appuyer ses dires, le secrétaire de la Fondation d’aide au sport amateur de Portneuf, Benoît Delisle, est certain que l’accroissement du nombre d’athlètes de haut niveau dans Portneuf est attribuable en partie aux Jeux du Québec.

«Avant, on distribuait une trentaine de bourses, dont la moitié allait à des athlètes d’élite. Aujourd’hui, on en compte une trentaine de niveau national et international», explique le pro­fesseur d’éducation physique de Saint-Basile. Et les jeunes ne se cantonnent plus au hockey. On les retrouve aussi bien en badminton qu’en basketball, en golf ou en vélo de montagne, souligne-t-il.

Jean-Pierre Soucy, l’ancien député aujourd’hui directeur géné­ral de la Commission scolaire de Portneuf, ressent un élan de fierté lorsqu’il voit un Portneuvois portant la veste rouge des béné­voles. «Je la vois partout», affirme M. Soucy qui a initié l’aventure des Jeux du Québec comme directeur général de la MRC de Portneuf.

Mais c’est sous la veste qu’il faut chercher l’impact réel de la fête de l’élite sportive québécoise. «Pour la première fois, les gens ont travaillé en concertation. Ils sont devenus conscients de la force du collectif. Comme milieu, on s’est rendu compte qu’ont était capable de recevoir», explique le directeur de la commission scolaire.

À son avis, la façon dont le secteur ouest adhère au projet de rénovation de la piscine de Saint-Marc-des-Carrières témoigne de cette nouvelle vision collective. «Il n’y avait pas nécessairement l’unanimité pour les projets supralocaux. On sent qu’il s’est développé quelque chose», dit M. Soucy.

Il fait la même évaluation du projet Portneuf en forme destiné à rendre les enfants plus actifs. «C’est une application directe des Jeux du Québec», dit Jean-Pierre Soucy qui souligne que les commanditires, Alcoa et Desjardins, étaient aussi des partenaires majeurs des Jeux du Québec.

 

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Quai de Portneuf : un projet payant pour la Ville

Alain Turgeon

Le quai pourrait rapporter gros à Portneuf.

La compagnie Métro Excavation, de Québec, veut transporter 800 000 tonnes de sables par année de Sainte-Christine à Montréal en passant par le quai de Portneuf. Un projet qui laisse miroiter des centaines de milliers de dollars en retombées à la ville de Portneuf.

Métro Excavation a trouvé une sablière à Sainte-Christine d’Auvergne qui peut l’approvisionner pendant 40 ans. La compagnie transporterait le sable par barge sur le fleuve à partir du quai et, selon le maire Pierre de Savoye, Portneuf recevrait 54¢ par tonne.

La Ville s’était positionnée dans le dossier en préférant la vocation récréotouristique à la suite d’un sondage de ses citoyens en 2006. Compte tenu des retombées et les mesures d’atténuation d’impacts proposées, le conseil municipal ne peut pas faire la sourde oreille, explique le maire. Cependant, «la Ville sera d’accord que si ses citoyens sont d’accord. Il faut que le projet soit acceptable pour la population», précise-t-il.

Métro Excavation prévoyait apporter le sable de Sainte-Christine au quai de Portneuf par camion ce que lui a vivement déconseillé la Ville. La compagnie a maintenant un projet novateur, annonce le maire. Le sable serait entreposé sur un terrain du parc industriel, puis apporté au quai par un convoyeur pneumatique fermé et en partie souterrain. Le convoyeur pourrait transporter 2500 tonnes de matériaux par heure d’un sens ou dans l’autre, explique M. de Savoye. Ciment Québec, le seul utilisateur du quai actuellement, pourrait même en tirer profit, souligne le maire. L’entreprise pourrait décharger un bateau et utiliser le convoyeur pour entreposer le matériel sur un terrain du parc industriel au lieu de la transporter pendant des jours en camion.

Selon le maire de Savoye, un projet de contournement du secteur nord de Portneuf est aussi envisagé pour les camions qui feront la navette entre la sablière et le parc industriel.

Métro Excavation fera une étude de faisabilité. Elle devra faire vite puisque Transport Canada a imposé un échéancier sur l’avenir du quai de Portneuf. Le fédéral veut que les décideurs cessent de tourner en rond sur la vocation du quai. Il donne jusqu’à la mi-juin aux divers intervenants régionaux pour s’entendre sur l’avenir du quai de Portneuf sinon il ira en appel d’offres. Une réunion a eu lieu au début du mois de février avec les gens intéressés.

Le programme de cession des quais a été reconduit jusqu’en 2012. Les travaux de réfection commencés l’an dernier se poursuivront à l’été, mais la Ville veut s’assurer que le quai sera remis en état pour prolonger sa vie utile d’au moins 25 ans. Elle devra ensuite prévoir une partie des revenus du quai pour des réparations ultérieures, dit le maire.

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Pont-Rouge réchauffe l’hiver

Steeve Alain - Denise Paquin


Profitant d’une magnifique journée d’hiver, plus de 2000 citoyens ont envahi le stationnement de l’aréna de Pont-Rouge pour la première Fête aux flambeaux, le 23 février.

Le succès de cette première activité hivernale pour les familles à Pont-Rouge a même pris les organisateurs par surprise. «On voulait commencer modestement, dit Michel Godin, directeur des loisirs et de la culture. Plus de 2000 personnes, c’est extraordinaire. Ça nous incite à revenir l’an prochain.»

La Ville souhaitait créer un événement hivernal rassembleur, une fête de la famille. L’objectif a été atteint. Les bambins faisaient la queue par dizaines pour entrer dans le gigantesque château gon­flable. Plus loin, ils s’entas­saient dans la calèche pour faire un tour. L’ambiance bon enfant a permis aux gens de se connaître.

Michel Godin s’est dit impressionné de constater que les nouveaux-venus s’intègrent rapi­dement dans cette ville de 7000 habitants qui affiche l’un des plus forts taux de croissance dans la MRC de Portneuf. «Je ne peux pas dire combien il y a d’enfants à Pont-Rouge, mais il s’est installé 300 nouvelles familles depuis deux ans», indique M. Godin.

Dans la soirée, jusqu’à 22h, les Pontrougeois ont pu se rassembler autour d’un feu de joie tout en regardant un spectacle de danse et de chansons sur une scène entourée de flambeaux.
Pendant ce temps, 200 per­sonnes prenaient le départ des randonnées de ski et de raquette au Centre de plein-air Dansereau.

Pour plusieurs, il s’agissait d’une première visite au centre qui enregistre 30 000 visiteurs par an. La Fête aux flambeaux était aussi de faire découvrir les sites de loisirs extérieurs, rappelle Michel Godin.

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9 mars 2008


 

Après Baie-Comeau, Deschambault?
L'aluminerie est la 2e priorité chez Alcoa Canada

Alain Turgeon

L'entente pour la modernisation de l'aluminerie de Baie-Comeau étant conclue, la priorité du président d'Alcoa Canada, Jean-Pierre Gilardeau, est l'agrandissement de celle de Deschambault, qui, dans un scénario optimiste, ne se réalisera pas avant 2012.

«Ma deuxième priorité est Deschambault», a dit M. Gilardeau, ancien directeur général de l'aluminerie, qui se lance dans une négociation accélérée avec Québec pour l'agrandissement de l'aluminerie de Deschambault évalué à 1,4 milliard de dollars. L'aluminerie aura besoin d'un bloc d'énergie de 500 mégawatts et augmentera sa production de 336 000 tonnes. Deschambault produirait près de 600 000 tonnes d'aluminium annuellement.

Alcoa et Québec souhaitent en venir rapidement à une entente. Les parties se sont donné jusqu'à la mi-juin pour ficeler une entente semblable à celle de Baie-Comeau. «Il y a un sacré bout de chemin de fait. Il y a une volonté du gouvernement et de notre part», a déclaré M. Gilardeau qui estime qu'il y a plus de 50% de chance de réussir la négociation, mais qui avertit du même souffle que «la capacité d'Alcoa de démarrer des usines est limitée». Les choix sont faits à l'interne. Le projet de Baie-Comeau est tombé dans une bonne période, dit-il.

Alcoa devait d'abord conclure des ententes sur les coûts d'électricité qui garantissent l'avenir de ses trois alumineries, dont celle de Deschambault, jusqu'en 2040, explique le président. «C'est bon pour nous et c'est bon pour nos enfants», a déclaré Jean-Pierre Gilardeau. Par la suite, il a privilégié la modernisation de l'usine de Baie-Comeau qui est la plus mal en point et qui utilise des technologies vieillissantes qui n'auraient pas rencontré les normes environnementales en 2015. De plus, 900 emplois étaient en jeu, dit-il. Alcoa investira 1,2 milliard à Baie-Comeau pour changer les cuves Soderberg avec un prêt sans intérêt de 228 millions de dollars du gouvernement du Québec.

Alcoa qui réclamait du gouvernement des tarifs raisonnables, compétitifs à l'échelle mondiale et prévisibles en 2003 lors des négociations pour le renouvellement des contrats avec Hydro-Québec, a signé au tarif L des grandes entreprises (4,2¢ par kilowattheure). Selon le président Gilardeau, les demandes ont changé parce que le prix du métal a grimpé, passant de 1800$ à plus de 3000$ la tonne. Les trois alumineries utilisent 1562 mégawatts.

Si Alcoa a jeté du lest au sujet du prix de l'électricité, Québec n'exige plus de création d'emplois en transformation où il faut des niches spécialisées pour être viables, selon M. Gilardeau.

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Portneuf et Saint-Basile veulent des médecins
Rencontres d'information les 12 et 18 mars

Denise Paquin

Portneuf et Saint-Basile s'unissent pour mettre sur pied une coopérative de santé dans le but d'attirer de nouveaux médecins. Le projet sera exposé aux citoyens des deux villes lors de rencontres publiques le 12 mars à Portneuf et le 18 mars à Saint-Basile.

À cette occasion, le comité provisoire composé d'élus municipaux et des représentants du CLD de Portneuf et de la Coopérative de développement régional Québec-Appalaches dévoilera le projet qu'ils ont conçu dans les derniers mois.

Chacune des deux municipalités peut compter sur un médecin. L'objectif du comité dirigé par Michel Bédard, de Portneuf, et Paulin Leclerc, de Saint-Basile, est d'accroître les services médicaux afin de soutenir les médecins en place et de mieux répondre aux citoyens.

La coopérative de solidarité en santé est en train de devenir le modèle pour palier au manque de services médicaux en région.

En Mauricie, Saint-Étienne-des-Grès et Sainte-Thècle ont la leur et Saint-Boniface est en train de créer la sienne. Dans le Bas-du-Fleuve, Kamouraska recrute actuellement des membres et du personnel. Dans Bellechasse, la coopérative de Saint-Damien est en service. «Il y en a une en formation à Saint-Joseph de Beauce. Nous avons assisté à une rencontre d'information», dit Paulin Leclerc.

À l'instar des Caisses populaires Desjardins, une coopérative de santé est une entreprise formée de membres sociétaires. La coopérative a la responsabilité de fournir un lieu de travail au personnel médical et de recruter des médecins.

Pour être viable, une coopérative doit voir le jour dans un bassin d'au moins 6000 citoyens. Portneuf et Saint-Basile en comptent ensemble environ 5700. Les promoteurs ouvriront la porte aux citoyens des municipalités avoisinantes.

Les deux assemblées publiques auront lieu à 19h. Celle à Portneuf se tiendra à la salle du conseil municipal et celle à Saint-Basile, au Centre Ernest-J.-Papillon, au 100, rue Sainte-Angélique.

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La Base de plein-air 4-Saisons est à vendre

Denise Paquin

Les Frères de Notre-Dame de la Miséricorde cherchent un acheteur pour le Centre de plein air éducatif 4-Saisons à Lac-Sergent.

L'âge faisant son oeuvre, les frères se sont résolus, l'an dernier, à vendre leur propriété qu'ont fréquentée des générations de jeunes Portneuvois. «Nous avons eu une attaque de lucidité», raconte Frère Omer Beaulieu, qui dirige l'institution depuis plus de 40 ans. La communauté religieuse enseignante établie depuis 1932 à Lac-Sergent ne compte plus que cinq membres, dont l'âge moyen est de 75 ans.

L'hiver dernier, L'Institut des Frères de Notre-Dame de Miséri­corde, nom légal de l'institution, a lancé un appel de propositions aux commissions scolaires de la région de Québec.

La Commission scolaire de Portneuf s'est montrée intéressée, mais en décembre le conseil des commissaires a décidé de ne pas acquérir la propriété. L'administra­tion avait envisagé y transférer l'école alternative Le Relais, à l'étroit dans ses locaux de Donnacona.

«Nous avons fait faire une évaluation. La mise aux normes de l'édifice aurait coûté entre 7 et 8 millions de dollars. C'était trop cher», a expliqué le directeur général Jean-Pierre Soucy. De plus, la situation de l'établissement en périphérie du territoire de la commission scolaire n'était pas souhaitable, pour le transport des élèves en particulier.

La décision a peiné les frères: «On avait donné la préférence à la commission scolaire de Portneuf», dit Frère Omer. Mais il ne perd pas espoir: «Nous avons un nouveau coureur en piste, une école de karaté», annonce-t-il.

«Nous sommes à la recherche d'un organisme qui assurera la vocation éducative par le plein air, explique le directeur. Nous nous tournerons vers un promoteur en dernier recours.»

La situation du Centre de plein air 4-Saisons pourrait, en effet, susciter l'envie des spéculateurs. L'établissement possède une belle propriété foncière avec un accès au lac Sergent. L'édifice de brique rouge compte six dortoirs totalisant 120 lits, une cafétéria, une bibliothèque, un gymnase, et des équipements sportifs et de plein air.

Une petite partie de l'espace est occupée par les bureaux de la Ville de Lac-Sergent.

Lorsque les frères obtiendront l'offre qu'ils souhaitent, ils se relogeront dans l'une des deux maisons à proximité, indique Frère Omer Beaulieu.

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10 000 personnes signent la pétition de Jean-Marie Plamondon

Alain Turgeon

Contre vents et marées, Jean-Marie Plamondon, de Saint-Raymond, continue à amasser des signatures pour que le gouvernement du Québec suspende la Loi 95 qui remplacera l'enseignement reli­gieux confessionnel par un cours d'éthique et de culture religieuse en septembre prochain.

Bloqué par les hautes instances des Chevaliers de Colomb, dont il est membre, et par une partie du clergé, Jean-Marie Plamondon a tout de même amassé 10 000 signatures en faveur du libre choix pour les parents d'inscrire leurs enfants à un cours de religion catholique.

Québec supprimera l'option entre l'enseignement moral et religieux et imposera dans toutes les écoles primaires et secondaires publiques et privées un cours d'éthique et culture religieuse. Se­lon M. Plamondon, le gouverne­ment enlève l'autorité parentale avec cette loi. «Les parents n'ont même plus le droit de décider pour leurs enfants», déplore-t-il. «Je demande aux parents et à tous les citoyens de ne pas se laisser faire et de réagir rapidement, de signer et de faire signer la pétition.»

M. Plamondon a initié la pétition pour contrer la Loi 95 en février 2007 à la suite des déclarations du cardinal Marc Ouellet. Il comptait sur les Chevaliers de Colomb «qui sont normalement les défenseurs des autorités religieuses». Il a reçu l'approbation du cardinal, mais les instances des Chevaliers de Colomb lui ont expliqué leur refus de collaborer soulignant que le conseil des évêques était en faveur de la loi.

M. Plamondon ne s'est pas laissé abattre et a fait circuler sa pétition avec l'appui d'autres organisations, dont l'Association des parents catholiques du Québec et la Coalition pour la liberté en éducation qui organisent aussi des marches et des conférences. Il a fait parvenir la pétition à toutes les fabriques du diocèse de Québec. Il a aussi envoyé une lettre personnelle à tous les députés provinciaux dans laquelle il demande à ce que le cours d'éthique et de culture religieuse soit optionnel tant à l'école publique que privée et que les différents groupes confessionnels reconnus par l'État puissent offrir un enseignement religieux à l'école. Selon l'Association des parents catholiques du Québec, 78% des parents inscrivent leurs enfants en enseignement moral ou religieux au primaire et 60% au secondaire.

Les appuis entrent réguliè­rement, dit-il. Les signataires de la pétition, français et anglais, viennent de partout au Québec. M. Plamondon veut faire un dernier blitz avant la remise officielle de la pétition ce printemps. Il est convaincu qu'il aurait eu dix fois plus de signatures si tous les Chevaliers de Colomb y avaient participé.

M. Plamondon est conscient qu'il va à contre-courant, mais il dit «faire pour le mieux». «J'essaie de rendre services à nos enfants et petits-enfants. On pourra dire qu'on a fait quelque chose», dit-il. La pétition est disponible en communiquant avec M. Plamondon au 337-7215 ou par courriel à l'adresse jmptoyota@hotmail.com

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Saint-Raymond tire un trait sur le bingo

Denise Paquin

Le bingo n'a plus la cote. Tandis que Donnacona et Cap-Santé tentent de sauver la mise, Saint-Raymond a tiré un trait, lundi soir, sur une activité qui avait cours depuis une trentaine d'années au centre communautaire.

«L'assistance est en chute libre depuis cinq ans et nous connaissons une baisse importante de nos revenus», explique Daniel Boucher, directeur des loisirs à la Ville de Saint-Raymond qui agit comme requérant pour Bingo Saint-Raymond.

Les statistiques compilées par le responsable démontrent que la fréquentation moyenne du bingo est passée de 147 personnes en 2003 à 108 personnes en 2007. Durant la même période, les profits de 41 144$ encaissés en 2003 se sont transformés en un déficit de 1000$ l'an dernier. Et la trou se creuse. Depuis le 1er novembre, les pertes dépassent les 7000$ tandis que la moyenne de joueurs a diminué à 101.

«Avec ces résultats, Bingo Saint-Raymond ne pourra même pas renouveler sa licence», dit Daniel Boucher. Le 1er juin, la Régie des alcools, des courses et des jeux fixera le prix de la licence en fonction des profits réalisés. Pas de profits, pas de licence.

Les mesures prises il y a un an pour hausser les revenus et attirer des joueurs n'ont pas fonctionné. Après avoir haussé les coûts des cartes et diminuer le personnel, Bingo Saint-Raymond avait envisagé diminué la valeur des prix offerts, mais a abandonné l'idée puisqu'elle aurait aggravé la situation.

Le vieillissement de la population est la cause de la disparition du bingo au Québec. «C'est un paradoxe puisqu'il n'y a pourtant jamais eu tant de personnes âgées», souligne Daniel Boucher. Les jeunes retraités ont un choix plus vaste d'activités que le bingo. Et ceux qui y jouent délaissent l'activité en raison de leur mauvais état de santé ou parce qu'ils ont de la difficulté à trouver un moyen de transport.

«C'est un problème de relève. C'est un phénomène social, dit Daniel Boucher. Les nouveaux retraités ne sont pas attirés par le bingo et l'accès aux jeux de hasard, comme le casino ou le vidéopoker, est plus facile.»

La disparition du bingo a aussi un impact financier. La Ville a pris à sa charge les activités qui étaient auparavant financées par les profits de l'activité, tel l'entretien des patinoires de quartier, l'achat de livres pour la bibliothèque, le transport des jeunes du camp de jour à la baignade et le Rendez-vous de la santé. La Ville a injecté 50 000$ dans ces services à la population depuis deux ans.



16 mars 2008


Mario Dumont à la rescousse à Donnacona

Alain Turgeon

Les travailleurs de l’usine de papier de Donnacona ont reçu du renfort dans leur lutte contre la fermeture de l’usine. Le chef de l’opposition, Mario Dumont, somme le ministre des Ressources naturelles et de la Faune de faire pression sur AbitibiBowater pour que la compagnie rencontre les employés.

Mario Dumont a rencontré le syndicat et la coalition pour la survie de l’usine de papier le 7 mars dernier à Donnacona, plus de trois mois après l’annonce de la ferme­ture de l’usine et deux semaines après l’arrêt de la production.

Sa présence à Donnacona à ce moment est motivée par la nécessité de rajouter de la pression pour que la compagnie rencontre les travailleurs, dit Mario Dumont. Le chef de l’ADQ et le député Raymond Francoeur déplorent que la direction de la compagnie refuse de rencontrer les travailleurs. «La situation ne peut pas durer et elle doit être corrigée», a expliqué M. Dumont. De plus, le dossier fait partie des enjeux de la rentrée parlementaire, répond le chef de l’ADQ.

M. Dumont demande au ministre Claude Béchard d’encourager la compagnie à accepter de rencon­trer les employés qui ont un plan de relance à proposer et lui demande plus de transparence dans le dossier. Le chef de l’opposition convient que le ministre ne peut forcer une compagnie à garder une usine ouverte, mais il a les atouts en main (c’est lui qui accorde les contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestiers) pour au moins faire pression sur la compagnie pour qu’elle rencontre les employés avant de prendre une décision sur l’avenir de l’usine. Il veut aussi que le ministre fasse connaître sa position et fasse état des discussions sur l’avenir de l’usine.

«Avec les appuis qu’on a, cela démontre qu’on veut aller de l’avant rapidement», a dit le maire de Donnacona et porte-parole de la coalition, André Marcoux, qui réitère sa demande d’une rencontre avec la compagnie.
Selon le maire Marcoux, la venue de Mario Dumont à Donnacona a eu des répercussions positives. «Les choses ont bougé en début de semaine», a-t-il dit.

 

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Hydro-Québec fait son nid à Saint-Augustin
Le tracé de la ligne de 315 kV est choisi

Alain Turgeon


Hydro-Québec a arrêté le tracé de la ligne qui servira à alimenter le poste de 315kV qu’il veut construire dans le parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures. Les citoyens sont invités à en prendre connaissance aujourd’hui (dimanche) au complexe municipal.

Les consultations publiques qui ont eu lieu l’automne dernier ont permis d’établir un tracé qui tient compte de la protection des terres agricoles, du paysage près de l’autoroute 40 et de l’éloignement des résidences, trois demandes du milieu. Hydro-Québec a tenté d’enlever le plus d’irritants possible. Il a utilisé des pylônes moins apparents et a changé le tracé original de 13,2 km, a indiqué Jean-Marc-Darveau, d’Hydro-Québec. Le tracé retenu est le plus long des deux proposés lors des consultations publiques.

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures et la Communauté métropolitaine de Québec ont donné leur aval au projet, souligne-t-il.

La ligne devait longer la route Fossambault sur 850 mètres puis l’autoroute 40 vers l’ouest avant de la traverser à la hauteur de la halte routière pour se rendre à la ligne de 315 kV sur le territoire de Pont-Rouge. Après les consultations, la ligne traversera la route Fossambault, contournera une érablière et passera au sud du chemin de fer. Selon M. Darveau, la ligne sera à plus de 1,3 km de la route 138 et à au moins 250 mètres de la 40. À cette distance, la ligne est dans un boisé, ce qui réduit l’impact visuel, expliquent les responsables du projet. La ligne traversera l’autoroute à 400 mètres à l’ouest de la halte routière du ministère des Transports. En aucun moment Hydro-Québec ne touche à une des nombreuses érablières dans le secteur, assurent les responsables.

La ligne sera supportée par environ 40 pylônes dans une emprise de 60 mètres de largeur. Des pylônes tubulaires seront installés de la route Fossambault à la voie du CN, puis des pylônes à empattement réduit seront utilisés jusqu’à la halte routière. Ils sont aussi moins hauts. Au nord de la 40, les pylônes conventionnels seront utilisés dans les secteurs boisés.

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Coop de santé: avant les médecins, les cotisants

Denise Paquin

Avant de penser à séduire des médecins, les citoyens de Portneuf et Saint-Basile doivent se demander s’ils veulent une coopérative pour combler leur manque de médecins. Au moins 600 personnes devront répondre oui à cette question d’ici le mois de juin pour que la coopérative de solidarité voit le jour.

«Le chiffre à atteindre pour entamer le recrutement, c’est 10% de la population», a statué Frédéric Audet, de la Coopérative de développement régional Québec-Appalaches, lors de la rencontre d’information qui a eu lieu à Portneuf mardi soir.
L’objectif de la coopérative de santé projetée est d’assurer aux populations de Portneuf et Saint-Basile des services de médecins de famille. Concrètement, la coopérative offrira des locaux et des services administratifs à de futurs médecins. La coopérative sera aussi responsable du recrutement.
L’adhésion d’au moins 600 citoyens vise à assurer le démarrage de l’entreprise en lui donnant une assise financière.


Pour avoir accès aux services, les citoyens doivent devenir sociétaires. Ils sont invités à fournir une part de qualification de 50$ et une première cotisation annuelle de 20$. Cette cotisation pourrait atteindre 100$ lorsque des médecins seront en poste. La coopérative peut aussi recruter des membres de soutien à 1000$ et plus, comme des entreprises. Les citoyens demeurent toujours majoritaires au conseil d’administration.

Les montants recueillis dans les prochains mois seront déposés en fiducie jusqu’à ce que l’objectif de 600 adhérents soit atteint. Si le projet avorte, les gens seront remboursés, a précisé Frédéric Audet, qui a soutenu la mise sur pied de coopératives à Frampton, L’Islet et Saint-Damien et qui travaille actuellement à des projets dans Charlevoix Est et la MRC Robert-Cliche.

La coopérative à naître pourrait aussi profiter de l’aide des municipalités concernées et d’organismes régionaux tel le CLD, la MRC, les Caisses Desjardins.

Besoin de médecins
Dans un sondage à main levée, plus de la moité de la centaine de personnes assistant à la réunion ont indiqué faire affaire avec un médecin en dehors de leur milieu.

Pour le comité provisoire, il ne fait pas de doute que les deux municipalités ont besoin de médecins. «Portneuf et Saint-Basile sont dans un trou de beigne», a imagé le président du comité Michel Bédard en citant des municipalités mieux pourvues tel Donnacona, Pont-Rouge, Saint-Raymond et Saint-Marc-des-Carrières.

Portneuf et Saint-Basile comptent actuellement sur un médecin, qui est débordé. «La Dr Giroux refuse chaque semaine une dizaine de demandes», a indiqué le maire de Portneuf Pierre de Savoye. Il a ajouté que Mme Giroux est prête à se joindre au projet et à recruter de nouveaux clients par l’intermédiaire de la coopérative.
Mais la partie ne sera pas gagnée une fois la coopérative créée, a averti Frédéric Audet, de la Coopérative de développement régional Québec-Appalaches. Le recrutement peut prendre un an, deux ans ou plus.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux et ses instances régionales ont la priorité du recrutement des jeunes médecins qui doivent faire des activités médicales prioritaires dans le réseau public (AMP). Les coopératives recrutent en priorité dans le bassin de médecins de 15 à 20 années de service qui ne sont plus soumis à cette contrainte.

La situation est en voie de changer, cependant. «Depuis un an, on réussit à faire reconnaître des AMP dans les coopératives de santé», a indiqué Frédéric Audet.

Tout en trouvant le projet louable, certains estiment qu’une coopérative de santé instaure une médecine à deux vitesses puisque les citoyens paient déjà avec leur impôt un service que le gouvernement doit leur assurer. «Si le système de santé nous donnait du service, on ne serait pas ici ce soir», a rétorqué Michel Bédard, président du comité provisoire. «Si on ne fait rien, il y a zéro chance qu’on ait des médecins», a renchéri le maire Pierre de Savoye.

Tout au moins, le projet semble avoir intéressé la centaine de personnes présentes. «On est sorti de la réunion très optimistes Beaucoup de gens semblaient bien favorables au projet», a commenté Paulin Leclerc, vice-président du comité provisoire.

La centaine de formulaires d’adhésion disponibles se sont envolés et il a même fallu faire des réimpressions, a souligné M. Leclerc.

Les citoyens de Saint-Basile seront rencontrés à leur tour le 18 mars, à 19h, au centre communautaire.

 

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«On espère que ça va finir bientôt»
- Jacques Faucher, Ville de Pont-Rouge

Denise Paquin

Jocelyn Frenette, des Équipements Jocelyn Frenette de Saint-Basile, derrière un produit devenu rare sur le marché cet hiver : une souffleuse à neige.  

La neuvième tempête de neige de l’hiver, qui a déversé une trentaine de centimètres sur la région le 8 mars, n’a pas encore mis à bout les employés municipaux. Mais les directeurs des travaux publics de Donnacona, Pont-Rouge et Saint-Raymond ont vraiment hâte au printemps.

«Les gens sont tannés de pelleter et nos employés commencent à être brûlés. On espère que ça va finir bientôt», lance Jacques Faucher, directeur des travaux publics de Pont-Rouge.

Son homologue de Saint-Raymond, Benoît Paquet, avoue avoir hâte «que ça achève». «On ne sait plus où mettre la neige», affirme-t-il. Avec des accumulations record dépassant les 450 centimètres, c’est la première fois que le propriétaire du site du dépôt, Victorin Noreau, doit travailler la masse de neige pour faire de la place, raconte M. Paquet.

À Donnacona, les équipes travaillent sur deux quarts après une tempête. «C’est pas si pire malgré le fait que le dépôt commence à être plein et que la souffleuse ait brisé hier», a indiqué avec philosophie le directeur des travaux publics Alain Martel. «Les équipes font 16 heures en ligne, de jour et de nuit.»
À Pont-Rouge, mercredi, les souffleuses et camions commençaient leur troisième journée de déblaiement. Des artisans viennent aussi prêter main forte aux employés municipaux. «On transporte la neige de 15 km de rues et on gratte sept km de trottoirs, a indiqué Jacques Faucher. On roule de 12 à 15 heures par jour.» Les 32 km de rangs sont donnés à contrat.

Le dépôt à neige à l’intersection de la rue Dupont et de la route des Commissaires n’est pas prêt d’être rempli, malgré la hauteur impressionnante de la montagne. «Il y a du terrain, il suffirait d’ouvrir un chemin avec une souffleuse. Il y a même une ville qui nous a appelé pour savoir si on pouvait prendre sa neige », raconte M. Faucher.

La Ville de Saint-Raymond fait ramasser la neige sur 10 km dans son centre-ville. Dans les autres rues, elle est tassée sur l’accotement et soufflée quand l’emprise est trop étroite. «On vient pas à bout de prendre le dessus», dit Benoît Paquet.

Malgré l’hiver qui s’étire, Saint-Raymond a de bonnes provisions de sel et d’abrasifs grâce à l’achat de groupe réalisé par les 131 municipalités membres de l’Union des municipalités du Québec. Saint-Raymond en a même vendu deux chargements à un entrepreneur, indique Benoît Paquet.
À Donnacona, la gestion a été revue il y a deux ans afin de mieux gérer l’application. «Trop de sel, ça glace les intersections», indique-t-il. La diminution de la consommation a entraîné une baisse appréciable des coûts, dit-il.

Enfin, les précipitations record auront un effet certain sur les dépenses municipales. L’impact réel dépendra de ce que réserveront les mois de novembre et décembre prochains, dit le maire de Donnacona, André Marcoux. «Normalement, on termine l’année à égalité ou avec un petit surplus», dit M. Marcoux.
Il peut déjà entrevoir un manque à gagner de 15 000$ depuis janvier pour le transport de la neige confié aux camionneurs artisans. Le coût supplémentaire pour la main-d’oeuvre de la Ville n’est pas estimé. La Ville a prévu une dépense de 377 000$ pour le déneigement en 2008.

 

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Le poker le propulse à Las Vegas
Jonathan Leblanc vise les séries mondiales

Denise Paquin

Le poker fait un nombre croissant d’adeptes dans la région, surtout chez les jeunes hommes dans la vingtaine. Cette passion a mené Jonathan Leblanc, de Pont-Rouge, à son premier tournoi de poker à Las Vegas au début du mois de mars.

Le Pontrougeois de 23 ans est revenu dimanche de ce premier séjour d’une semaine plus riche de 200$ et convaincu qu’il lui faut tenter sa chance aux séries mondiales de poker qui y auront lieu en juin prochain.

«Je suis bien content de mon expérience même si j’ai joué du poker de rattrapage», analyse-t-il. «Je me débrouille quand même bien», ajoute le joueur qui a terminé au 58e rang sur 268 participants.
Jonathan Leblanc a accédé à ce tournoi par la filière de la Ligue des tournois de poker du Québec (LTPQ). L’organisme regroupe des bars, brasseries et tavernes où l’on peut jouer au poker dans un cadre légal. «On ne joue pas à l’argent. On gagne des prix ou des cadeaux», précise Jonathan Leblanc.
Dans Portneuf, le poker de la LTPQ se joue au Manoir de Neuville. Une vingtaine de joueurs s’y retrouvent jusqu’à trois fois par semaine pour peaufiner leurs tactiques au Texas hold’em. Le Texas hold’em est la variante la plus populaire actuellement. C’est celle que joue l’agent OO7 dans «Casino Royale», c’est aussi cette variante qui a fait son entrée sur des tables automatisées au Casino de Montréal.

«Cela demande plus de stratégie et moins de “bluff” que le “bluff poker”, mais toujours de la chance», explique Jonathan Leblanc. «J’aime faire des déductions et analyser le jeu des autres», affirme le jeune homme au tempérament très calme qui a découvert le poker avec ses amis de Pont-Rouge il y a cinq ans.

Les joueurs peuvent participer à des tournois locaux et régionaux qui conduisent les meilleurs au tournoi provincial à Montréal. Le Pontrougeois a été surpris de se retrouver parmi les 40 meilleurs le 1er février. «J’ai eu un mois pour faire faire mon passeport», lance-t-il amusé.

L’employé de la voirie à la Ville de Pont-Rouge a été très impressionné par l’envergure des hôtels de la «Sin City» tout comme du traitement de faveur réservé aux joueurs aux tables du Wynn. «Une journée, j’ai joué six heures d’affilée. Il y avait des masseuses qui massaient le cou et le dos des joueurs pour enlever la tension. J’ai essayé une fois», raconte-t-il en éclantant de rire. Ce premier tournoi lui a aussi permis d’améliorer rapidement son anglais, affirme-t-il.

En plus de jouer dans la Ligue depuis décembre, Jonathan Leblanc fréquente les sites Internet spécialisés afin d’améliorer son jeu. «Dans une partie, tu peux voir une vingtaine de mains alors que dans Internet du peux en voir 300, ça va très vite.» Le jeune homme affirme n’avoir aucun problème avec le jeu ou l’argent mais reconnaît qu’une personne peut développer une dépendance, et qu’il faut demeurer vigilant avec les jeux de hasard.

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23 mars 2008


 

Maire et conseillers s’affrontent à Portneuf
Le maire de Savoye propose au conseil de démissionner en bloc

Steeve Alain

Le torchon brûle au conseil municipal de Portneuf. Le maire Pierre de Savoye a proposé lundi dernier aux six conseillers de démissionner en bloc et de tous retourner en élection, lui compris, parce qu’il estime que la situation est devenue intolérable à la Ville.

Selon M. de Savoye, lui et l’administration doivent vivre avec des décisions mal avisées, votées par un conseil divisé et dysfonctionnel. M. de Savoye critique particulièrement les décisions du conseil concernant les employés de la Municipalité, dont une récente mise à pied au Service des travaux publics.

Il affirme que l’atmosphère de travail des employés s’est dégradée et que la productivité est au minimum, ce qui est dommageable pour la Ville et les citoyens. Le maire soutient qu’il n’y a pas de solution possible au sein du présent conseil «parce qu’il en est la cause directe».

Selon lui, depuis 2005, des membres du conseil ont régulièrement mal accueilli les attentes des employés, mais «le seau d’eau qui a fait déborder le vase» s’est produit lors de la session spéciale du 28 janvier dernier au cours de laquelle quatre conseillers ont voté en faveur de la mise à pied d’un employé des travaux publics, à l’encontre des recommandations unanimes des cadres de la Ville.
La décision a été prise une vingtaine de jours après la mise en vigueur de la première convention collective des employés syndiqués. Selon M. de Savoye, la Ville fait face actuellement à six griefs du syndicat, dont cinq qui résultent de cette décision et des employés sont furieux, démotivés et près du «burn-out».

«La majorité des conseillers ont une attitude cavalière envers les employés. Il y en a quatre qui font front commun», répète le maire qui soutient que la Ville ne peut continuer comme ça et que la meilleure solution est de retourner en élection pour réélire un conseil renouvelé.

Des élections permettraient à la population de faire un choix, dit-il. Lui-même serait à nouveau candidat à la mairie. «La population aurait le choix entre la ligne dure actuelle ou une gestion respectueuse des employés comme je le souhaite», laisse-t-il entendre.

Le maire a lancé l’ultimatum aux conseillers lors d’une rencontre de travail le 17 mars et dit attendre leur réponse officielle cette semaine. La dissolution du conseil ne sera effective cependant que si tous les membres du conseil municipal démissionnent, indique M. de Savoye.

Le maire avoue qu’il s’agit d’un coup de force, mais qu’il est excédé. «Au point où c’est rendu, une élection va coûter moins cher que les six griefs en arbitrage. Mais s’il y a une meilleure solution, je suis ouvert aux propositions», soutient-il.

 

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Les conseillers surpris disent non

Steeve Alain


Les conseillers municipaux de Portneuf ont accueilli avec grand étonnement la demande du maire Pierre de Savoye de démissionner en bloc et ceux joints par le Courrier ont soutenu qu’il n’était pas question qu’ils quittent leur fonction.

Tant Chantale Hamelin, Roland Labrie, Monique Tardif que Esther Savard ont affirmé qu’ils n’avaient pas du tout l’intention de démissionner et qu’ils avaient été surpris de la demande du maire, présentée lors d’une rencontre de travail ne devant pas traiter de ce sujet.

Selon Monique Tardif, aucun conseiller n’a l’intention de démissionner.

«Ce n’est pas quand ça ne va pas bien qu’on s’en va. Nous, on a des grands dossiers à travailler. Ce n’est pas vrai que ce sont toujours les mêmes conseillers qui votent dans un même sens. On fonctionne normalement comme tout autre conseil municipal. On va continuer avec ou sans lui (le maire)», dit Mme Tardif.

«Il y a exagération dans l’attitude du maire qui a lui-même à faire une réflexion sur le travail d’équipe. Nous, on se rallie aux décisions du conseil, ce qu’il ne fait pas. Le maire n’a pas réussi à faire consensus autour de lui», ajoute Mme Tardif, qui faisait pourtant partie de l’équipe de Pierre de Savoye lors de la dernière élection municipale.

Le conseiller Roland Labrie, qui faisait aussi partie de l’équipe de M. de Savoye en 2005, avoue avoir été surpris par la proposition du maire. «Le conseil n’est pas dysfonctionnel. Les décisions sont prises de façon démocratique. Ce n’est pas notre rôle de dire oui M. le maire à tout», souligne le conseiller de longue date.

Selon M. Labrie, le maire doit être rassembleur et la balle est maintenant dans son camp. «On va attendre sa décision, s’il veut continuer à être maire», indique-t-il.

La conseillère Chantale Hamelin trouve normal qu’il y ait des désaccords de temps en temps. «Peut-être que le maire pensait qu’on serait plus souvent de son avis. C’est certain qu’on ne peut pas toujours être d’accord. Sincèrement, je ne croyais pas que ça allait si mal que ça», souligne-t-elle.
La conseillère Esther Savard va dans le même sens. Elle aussi indique qu’elle refuse la proposition du maire. «J’ai été élu par les citoyens pour un mandat de quatre ans et j’ai l’intention de le compléter et de me présenter aux prochaines élections. Je n’appuie pas les propos du maire. Dans une démocratie, on respecte l’opinion de tout le monde», dit-elle.

Les conseillers ne savent pas quel sera le dénouement de la situation. Mme Hamelin avoue que la sortie publique du maire peut causer un blocage. «Il va falloir qu’on s’assoit, mais il aurait fallu le faire avant », dit-elle.

«On ne sait pas comment ça va se régler. C’est à lui de réfléchir, de s’assoir avec nous », mentionne Mme Tardif. La conseillère demande à la population de se prononcer. «Les coordonnées des conseillers sont dans le site Internet de la Ville. Les gens peuvent nous contacter pour se prononcer sur la situation. S’il y a des élections, ce sont eux qui vont payer», indique-t-elle.

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AbitibiBowater rencontre la coalition à Donnacona
La compagnie devrait répondre au plan syndical cette semaine

Denise Paquin

La rencontre souhaitée par le syndicat des travailleurs de l’usine de Donnacona a eu lieu mercredi dernier à Donnacona. Le syndicat a pu présenter son plan de relance à la compagnie AbitibiBowater. Les membres de la coalition attendent maintenant le jugement de la haute direction à Montréal qui devrait tomber d’ici la fin de la semaine.

«On ne veut pas avoir de faux espoirs, mais ça a été une bonne rencontre, cordiale et réceptive du côté de la compagnie», a déclaré André Marcoux, maire de Donnacona et président de la coalition.

«On est contents d’avoir au moins pu présenter notre plan. Ça faisait trois mois qu’on attendait ce moment», a commenté, visiblement satisfait, Robert Drolet, président du Syndicat national des travailleurs des pâtes et papier de Donnacona, affilié à la CSN.

Le syndicat a présenté aux représentants d’AbitibiBowater, Pierre Choquette, directeur des affaires publiques et des communications pour le Québec, et Bruno Tremblay, premier vice-président service de soutien à l’entreprise, son plan de relance de l’usine composé de projets destinés à réduire le coût de production de la tonne de papier.

M. Choquette est celui qui, à la fin janvier, avait déclaré que les chances que la fermeture de l’usine de Donnacona soit temporaire étaient minces.

«Il y a de quoi sur la table, chiffres à l’appui», affirme Robert Drolet qui aurait aimé cependant la présence du vice-président papier commercial Alain Grandmont. Ce dernier avait rejeté, en janvier, un premier plan de travail pour contrer la fermeture de l’usine. Il avait repoussé à la mi-avril la première rencontre d’un comité de travail conjoint afin d’évaluer les propositions syndicales.

Les représentants de la compagnie se sont engagés à faire rapport à Alain Grandmont lundi. «Si on n’a pas de nouvelles jeudi, on va appeler», dit Robert Drolet.

La rencontre survient deux semaines après le passage du chef de l’Opposition, Mario Dumont, à Donnacona. À cette occasion, il avait sommé Claude Béchard, ministre des Ressources naturelles et de la Faune, de faire pression sur AbitibiBowater, mettant dans la balance le fait que c’est son ministère qui attribue les contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF).

Le président de la coalition, André Marcoux, préfère attribuer ce résultat positif aux nombreuses pressions effectuées collectivement par tous les acteurs de la coalition. «On a été proactifs. Notre but était de ne pas dépasser Pâques», répond-il.

Au bureau du député Raymond Francoeur, on se dit bien content de ce déblocage des relations entre les travailleurs et la compagnie qu’on attribue directement à la visite du chef de l’ADQ Mario Dumont à Donnacona, il y a deux semaines.

«Depuis le début, jamais AbitibiBowater n’a voulu rencontrer le syndicat. Ça n’a sûrement pas nuit que le chef de l’Opposition vienne ici», a déclaré Marc Forest, conseiller politique du député adéquiste.

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La lecture: un plaisir partagé à l’école Les Bourdons

Denise Paquin

Tous les mercredis, Jean-Guy, Nicole, Yvon et Carmelle vont lire des histoires aux élèves de 1re année de l’école Les Bourdons de Neuville. Cet atelier hebdomadaire du programme Lire et faire Lire est l’événement de la semaine pour plusieurs d’entre eux.

La Fadoq L’Oasis de Neuville n’a pas attendu les programmes de promotion de la ministre respon-sable des Aînés, Marguerite Blais, pour donner une image positive du vieillissement. Après avoir mené une fructueuse campagne pour l’achat local, l’organisme a lancé en septembre son programme de promotion de la lecture chez les enfants.

La Fadoq cherchait une moyen de répondre au besoin des nou-veaux retraités qui veulent demeu-rer actifs dans leur milieu, indique Solange Blouin, responsable du programme. La découverte du pro-gramme intergénérationnel Lire et faire lire est arrivée à point pour cette femme sensible à l’impor-tance de la lecture et à l’incidence de l’analphabétisme sur le décro-chage scolaire.

Né en Bretagne en 1980, Lire et faire lire s’est rapidement propagé à toute la France sous le par­rainage de l’écrivain Alexandre Jardin. «Je l’ai entendu en parler lors de son passage au Québec et je me suis dit que je l’implanterais lorsque je prendrais ma retraite», raconte Solange Blouin, travailleuse sociale qui a pris sa retraite il y a deux ans.

Le programme a pris son élan en septembre avec une vingtaine de membres de la Fadoq L’Oasis. Chaque semaine, ils vont lire et faire lire des histoires à une centaine d’enfants de maternelle à la 2e année.
Réunis par groupes de quatre à cinq élèves, les enfants écoutent la nouvelle histoire et sont invités à participer. Yvon Delisle, un professeur de français à la retraite, leur fait apprendre le sens de certaines expressions. Nicole Arnault, qui a joint la Fadoq pour participer au programme, leur fait personnifier des personnages des contes qu’elle lit. Chaque élève sera invité à continuer l’histoire. Et aucun d’entre eux ne se fait prier pour lire quelques mots ou quelques lignes.

«Au début, j’étais un peu sceptique, avoue l’enseignant de 1re année Christian Boucher. La période de lecture est devenue un point marquant dans le cycle. Je crois que cela va leur donner le goût.»

Le bonheur des bénévoles se trouve aussi dans l’idée qu’ils peuvent amener un enfant à accrocher à la lecture. «Ça donne beaucoup de sens à notre retraite», affirme Solange Blouin.

Elle tient à souligner que l’appui de la directrice de l’école Les Bourdons, Chantale Fortin, a été un facteur déterminant dans la réussite du programme jusqu’à maintenant. Celle-ci a réaménagé l’horaire afin que l’atelier de lecture soit hebdomadaire plutôt qu’une fois par cycle de neuf jours, afin d’accommoder les bénévoles.

«La lecture fait partie du projet éducatif de l’école. De plus, le programme constitue un lien avec les personnes âgées que nos jeunes n’ont pas l’occasion de côtoyer», explique Chantale Fortin qui souhaite que le programme se poursuive l’an prochain. C’est aussi ce que souhaite Solange Blouin et les bénévoles.

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Encore plus d’argent pour les athlètes

Steeve Alain

Un montant record de 32 000$ a été remis à 54 jeunes athlètes de la région par la Fondation d’aide au sport amateur de Portneuf (FASAP) le 14 mars à Saint-Basile.

Très heureux de remettre «la plus grosse bourse de l’histoire», le président de la FASAP, Raymond Carpentier, a souligné que l’objectif demeure celui d’aider finan­cièrement les athlètes qui «sont des modèles de persévérance pour les autres jeunes». Les 32 000$ fracassent le record de l’année dernière qui était de 28 500$.

Un total de 27 athlètes évoluant au niveau national et international ont reçu une aide financière. Dix-neuf de niveau provincial et huit de catégorie développement et relève ont aussi obtenu des bourses. Plusieurs des athlètes présents reve­naient de camps d’entraî­nement et de compétitions aux États-Unis ou se préparaient à s’y rendre.

La nageuse Audrey Lacroix, de Pont-Rouge, qui poursuit sa route vers les Olympiques de Pékin, figure parmi les plus importants boursiers. Son père a accepté en son nom une 11e bourse de la FASAP, qui ne divulgue par les montants consentis aux athlètes individuellement. Les bourses varient entre 150$ et 1500$.

Guillaume Lavallée-Guay, de Pont-Rouge, a rappelé comment la FASAP a été un élément dé­clencheur dans son cas. «La bourse m’a permis d’acheter une pagaie, ça a changé ma vie», a dit le spécialiste du canoë-kayak.

Preuve que le sport amateur se développe de plus en plus et surtout se diversifie dans Portneuf, alors que la plupart des boursiers provenaient bien souvent de la natation il y a quelques années, les 54 boursiers 2008 évoluent dans 21 disciplines différentes.
lance après une année d’arrêt en 2005. Depuis ses débuts, la fondation a distribué un total de plus de 283 000$ en bourse.

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2 mars 2008