3 février 2008
e ministère des Transports reprend des ponts
L’entretien serait déficient pour 55% des ponts municipaux
Denise Paquin 
Le ministère des Transports reprend à sa charge 93 ponts dans 17 municipalités de la MRC de Portneuf, ponts dont il leur avait cédé la responsabilité en 1993.
Au Québec, 4281 ponts situés sur le réseau routier de municipalités de moins de 100 000 habitants retournent dans le giron du ministère des Transports.
Ce transfert fait suite au rapport de la commission Johnson sur l’effondrement du viaduc de la Concorde, à Montréal. Il révélait que les municipalités du Québec n’ont pas les moyens d’entretenir ces infrastructures malgré l’enveloppe d’environ 8 M$ qui leur était allouée chaque année. Quinze ans après le transfert, 55% des ponts municipaux au Québec seraient en mauvais état.
Considérant l’état des infrastructures, la ministre des Transports, Julie Boulet, a reconnu, mercredi dernier, que le transfert effectué par le gouvernement libéral en 1993 avait été une erreur.
Le ministère investira 100 millions en 2008-2009 sur les ponts du réseau routier municipal. La ministre Boulet a déclaré avoir «bon espoir que d’ici 2012, on soit à 70% de bon état pour les ponts municipaux et d’ici 2022, à 80%».
La liste complète des ponts et ponceaux retenus «à des fins stratégiques» a été publiée dans le décret modifiant la Loi sur la voirie adopté le 16 décembre dernier. Il s’en trouve 244 dans 42 municipalités dans la Capitale-Nationale, dont 93 dans 17 municipalités de la MRC de Portneuf. Seul Saint-Gilbert n’est pas touchée. Il s’agit de ponceaux et de ponts d’acier-bois, de béton ou d’acier.
Plusieurs ponts importants seront repris par le ministère, dont celui de la rue Notre-Dame sur la rivière Jacques-Cartier à Donnacona, le pont de la 1re Avenue et de la rue Bishop sur la rivière Portneuf à Portneuf, le pont du chemin du Roy sur la Jacques-Cartier à Pont-Rouge, les ponts du chemin de l’Île-Grandbois et Lefebvre à Saint-Casimir, le pont du rang Saint-Jacques sur la rivière Sainte-Anne à Sainte-Christine-d’Auvergne, le pont Saint-Michel et plusieurs ponceaux, comme celui de la Mauvaise à Saint-Raymond.
En périphérie de Portneuf, le ministère des Transports remet la main sur trois ponts à Saint-Augustin-de-Desmaures, un à Fossambault-sur-le-Lac et un à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, 10 à Lac-aux-Sables, trois à Notre-Dame-de-Montauban, dont celui de la rivière Batiscan, et un à Sainte-Anne-de-la-Pérade, sur la rivière Charest.
Même si le ministère des Transports prend la responsabilité des inspections et de la réparation des ponts, les municipalités continueront d’assurer l’éclairage, l’asphaltage et le déneigement.
Liste des ponts
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Une deuxième marche pour sauver l’usine
Steeve Alain 
Quelques heures avant l’arrêt des machines à l’usine AbitibiBowater de Donnacona, plus d’un millier de personnes ont marché dans les rues de la ville dimanche dernier et ont scandé leur volonté d’empêcher une fermeture définitive.
La foule estimée par les organisateurs à 1500 personnes s’est réunie devant l’église Sainte-Agnès avant de se diriger à l’école secondaire où les intervenants ont pris la parole, dont la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.
«Des causes difficiles, on connaît ça. Prenez par exemple la Davie à Québec», a lancé la dirigeante syndicale, rappelant la reprise récente des activités du chantier maritime après toutes sortes de difficultés. Mme Carbonneau a salué la mise en place d’une coalition pour trouver des solutions.
Le président de la Chambre de commerce de l’Est de Portneuf, Guy Duchesne, a mentionné que l’impact de la fermeture de l’usine de papier se fera ressentir dans tout Portneuf. La perte économique est évaluée à 20 M$. Selon lui, il faut que la population encourage encore plus l’achat local pour faire face à la crise.
Le maire de Donnacona André Marcoux a répété que l’usine fait partie du fondement de la ville et qu’il allait continuer de se battre avec la coalition pour sauver les emplois. Il a qualifié la population présente à la manifestation comme «un appui extraordinaire».
Le député provincial de Portneuf, Raymond Francoeur a été présenté «Lucien» Francoeur sur la tribune. Après avoir précisé qu’il ne chanterait pas comme l’artiste, il s’est plutôt indigné de l’absence de membres du gouvernement libéral à la marche d’appui aux travailleurs.
La foule était composée d’employés syndiqués et de familles mais aussi de camionneurs et représentants économiques et politiques de la région.
Le maire de Saint-Raymond, Rolland Dion, dont la municipalité abrite une scierie de la compagnie AbitibiBowater était sur place, tout comme Christiane Gagnon, députée du Bloc québécois et Agnès Maltais, députée du Parti québécois, toutes deux responsables de la région de Québec pour leur parti.
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«Jamais on lancera la serviette»
- Robert Drolet
L’usine d’AbitibiBowater de Donnacona ferme pour un temps indéterminé
Alain Turgeon 
Le syndicat des travailleurs AbitibiBowater de Donnacona n’a pas réussi à convaincre AbitibiBowater de retarder la fermeture de l’usine pour exposer son plan de travail pour la sauver. Une cinquantaine des 250 travailleurs ont été mis à pied le 31 janvier.
La compagnie a confirmé qu’elle maintenait la fermeture temporaire de l’usine et qu’elle entreprendrait des discussions sur le plan de travail du syndicat qu’en avril. Le président du syndicat, Robert Drolet, est déçu de la réponse patronale, mais il ne se laisse pas abattre. «Jamais on lancera la serviette», assure-t-il. Le syndicat et la coalition formée d’élus, de syndiqués et de représentants d’organismes économiques, mettront tous les efforts et feront toutes les pressions nécessaires pour maintenir ces 250 emplois dans la région, affirme-t-il.
Les dirigeants de la compagnie ont indiqué aux porte-parole syndicaux, lundi dernier, qu’ils entendraient les propositions syndicales lors d’une réunion du comité de travail conjoint à la mi-avril, au moment où sera décidé l’avenir de l’usine. Le syndicat pourra soumettre ses solutions, mais l’employeur a précisé que cela ne l’engageait en rien pour l’avenir de l’usine, a expliqué Robert Drolet.
«On va mettre de la pression pour qu’ils s’assoient à la table le plus tôt possible», affirme le président du syndicat. Les maires de Donnacona et de Saint-Raymond ont rencontré le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, et l’adjoint du ministre Philippe Couillard, mercredi, où on leur a garanti une aide technique pour la préparation d’un plan de relance. «On veut présenter le plan d’action le plus vite possible avant que la compagnie arrête une décision sur l’avenir de l’usine», souligne le maire André Marcoux, qui est satisfait de cette première rencontre. «Tout ce qui est faisable va être fait», a dit le maire. Le gouvernement a répondu qu’il serait partenaire de la relance, mais le ministre n’a pas voulu créer de faux espoirs.
La coalition régionale réclame l’appui du gouvernement du Québec et la pleine collaboration d’AbitibiBowater pour élaborer le plan de relance de l’usine. Elle demande de rencontrer les autorités de la compagnie au début de la semaine et veut déposer le plan d’ici la fin du mois de février.
L’espoir est mince. Selon le président du syndicat, la compagnie a répété qu’il y avait de 1% à 5% de chance que l’usine reste ouverte. Pour ajouter à l’incer-titude, la compagnie a fixé des objectifs aux usines de Clermont et de Beaupré, mais pas à celle de Donnacona. La coalition souhaite obtenir le même traitement. Selon le président du syndicat, l’usine de Donnacona n’a plus de clients depuis le 31 janvier. La compagnie a déplacé les plus gros clients dans ses autres usines, dit-il.
M. Drolet rappelle que l’usine de papier de Donnacona a réalisé des productions records en décembre et en janvier. «Malgré l’annonce du 29 novembre, on ne s’est pas assis sur notre ‘steak’. On veut leur prouver qu’ils font erreur en fermant l’usine», a déclaré le président.
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Combien paiera le propriétaire d’une même maison dans Portneuf?
Alain Turgeon
Quel serait un compte de taxes pour une maison identique dans les 18 municipalités? Les contribuables recevront leur compte de taxes municipales dans quelques jours. Le Courrier de Portneuf a voulu comparer le compte de taxes pour un propriétaire qui voudrait construire une maison de 105 000$ dans l’une ou l’autre des 18 municipalités de la MRC de Portneuf.
La valeur moyenne des 14 206 résidences unifamiliales dans les 18 municipalités a été établie à 105 368$ par le Service de l’évaluation de la MRC de Portneuf. La valeur uniformisée de ces résidences s’élève à plus de 1,4 milliard de dollars, plus de la moitié de la richesse foncière totale de la MRC.
La valeur des résidences est supérieure à 105 368$ dans six municipalités et plus basse dans douze autres. Les résidences dont la valeur moyenne est la plus élevée se trouvent à Neuville (170 000$). La valeur moyenne des résidences dans la MRC a grimpé de 30 000$ depuis 2005, dont 13 000$ dans la dernière année. L’évaluation de certaines maisons a bondi de 50% depuis 2006.
Même si elle est construite au même coût, la résidence n’aura pas la même valeur d’une municipalité à l’autre et elle peut varier à l’intérieur d’une même municipalité. L’effervescence du marché immobilier dans les municipalités de l’est de la MRC, la spéculation pour des résidences près du fleuve ou des lacs et les transactions dans un secteur font bondir les valeurs. L’évaluation d’une résidence est influencée par le prix du terrain, l’attrait d’un secteur et le type de construction. Certains modèles de résidence fort populaires à une certaine époque sont maintenant moins recherchés alors que d’autres, comme les maisons de campagne, sont très en demande alors qu’elles n’intéressaient personne il y a quelques années.
La valeur des résidences à Donnacona et Lac-Sergent est aussi supérieure à l’évaluation moyenne (134 000$ et 149 000$), mais celle des maisons à Saint-Raymond, Pont-Rouge, Cap-Santé, Deschambault-Grondines et Saint-Marc-des-Carrières se rapproche de la valeur moyenne (91 000$ à 119 000$). L’évaluation d’une résidence à Rivière-à-Pierre, Sainte-Christine d’Auvergne, Saint-Alban, Saint-Basile et Portneuf varie de 70 000$ à 85 000$ tandis que celle de Saint-Thuribe, Saint-Casimir, Saint-Gilbert, Saint-Léonard et Saint-Ubalde va de 36 000$ à 67 000$.
Le tableau comparatif a été calculé pour une maison de 105 368$ raccordée à l’aqueduc et à un réseau d’égouts. Pour faciliter la comparaison par municipalité, une moyenne des taux de taxes a été présentée pour les villes de Portneuf et de Saint-Basile qui ont adopté des taux différents pour des secteurs sur leur territoire. À Portneuf, il y a une différence de 10¢ du 100$ d’évaluation du taux de taxe, que l’on habite dans le secteur nord ou le secteur sud, et les taxes d’aqueduc et d’égout ne sont pas les mêmes. À Saint-Basile, le taux de taxe varie de 9¢ du 100$ d’évaluation entre l’ancien village et l’ancienne paroisse. les propriétaires de résidences raccordées à l’aqueduc et au réseau d’égout à Neuville paient 724,50 $ pour la dette et l’entretien. ceux dans le secteur est desservis par l’aqueduc seulement paient 673 $.Les tarifs de services appliqués à Lac-Sergent comprennent le déneigement, les ordures, l’éclairage, la Sûreté du Québec, la quote-part à la MRC, le service d’incendie, les loisirs et l’évaluation.

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«Entendre 85 000 personnes crier ton nom, c’est quelque chose»
Sébastien Morissette termine 3e au Red Bull Crashed Ice à Québec
Denise Paquin
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| (photo: Red Bull Crashed ice) |
Sébastien Morissette rêvait de participer au Red Bull Crashed Ice. Samedi dernier, il a dévalé la glissade sous les cris de 85 000 spectateurs, terminant l’épreuve au 3e rang. «Si le maire Labeaume réussit à conserver le Crashed Ice à Québec, j’y serai les trois prochaines années!» annonce-t-il avec enthousiasme.
«Quand je l’ai vu la première fois, en 2006, j’ai su que je voulais y être à la prochaine, mais j’ai raté mon coup à l’inscription pour 2007», a raconté Sébastien Morissette mardi dernier.
Le jeune homme de Donnacona, qui a eu 25 ans samedi, affirme n’avoir jamais ressenti la peur en descendant à près de 35 km/h l’étourdissant ruban de glace de 535 mètres de long d’une dénivellée de 55 mètres. «J’ai toujours eu un petit côté casse-cou, ma mère pourrait en témoigner», a-t-il indiqué en riant.
Ce à quoi il ne s’attendait pas, cependant, c’était de monter sur le podium. Seul de la région de Québec, il a terminé 3e derrière le seul autre Québécois en finale, Louis-Philippe Dumoulin, de Blainville. La course a été gagnée par un Finlandais, Artuu Pihlainen.
Le joueur de l’Xtrême Bionest de Shawinigan de la LCH croit que son expérience sportive en planche à roulettes et en vélo de montagne l’a aidé plus que le hockey qu’il a pratiqué jusqu’au niveau junior majeur. «C’est une question d’équilibre. Je fais beaucoup de sports extrêmes», raconte-t-il.
«Ce qui m’a peut-être aidé aussi c’est que je ne m’étais pas mis de pression. Mon but, c’était d’être choisi parmi les 64 finalistes, indique Sébastien Morissette qui a dévalé la piste une quinzaine de fois en deux jours.
En plus de vivre une expérience à fort taux d’adrénaline, Sébastien Morissette a remporté une bourse de 1500$ et une participation au Red Bull Crashed Ice qui aura lieu à Davos, en Suisse, les 8 et 9 février. Les deux premiers Canadiens à se qualifier étaient choisis pour y participer.
«Ça aussi c’est une surprise», dit -il. Il a pris des arrangements avec ses professeurs du Cégep de Sainte-Foy pour ne pas être pénalisé. «Ils sont bien compréhensifs», souligne-t-il, simplement heureux de sa chance.
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10 février 2008
La scierie AbitibiBowater ferme à Saint-Raymond
Quarante-cinq travailleurs sont mis à pied
Alain Turgeon 
La scierie d’AbitibiBowater de Saint-Raymond fermera ses portes pour 12 semaines mettant à pied 35 travailleurs. Une douzaine d’autres ont déjà été remerciés.
AbitibiBowater a annoncé aux syndiqués de la scierie qu’elle cessait les opérations le 15 février en raison d’un surplus d’inventaires. Selon le président du syndicat, Yves Gilbert, 35 travailleurs perdront leur emploi. Une douzaine de travailleurs au rabotage ont été mis à pied le 1er février. Les travailleurs s’attendaient à une fermeture en avril seulement. Le sort de la scierie de Saint-Raymond sera arrêté lors de la deuxième phase de rationalisation de la compagnie à la fin du mois de mars.
Cette décision survient au lendemain du rejet d’un accord de réduction salariale des travailleurs des scieries d’AbitibBowater de la Côte-Nord et du Lac-Saint-Jean. L’entente consistait à lier le salaire à la fluctuation des prix du bois et du taux de change.
Selon Yves Gilbert, les employés de la scierie de Saint-Raymond ont été exclus de ce vote parce que leur salaire était beaucoup moins élevé. Selon M. Gilbert, les syndiqués avaient déjà fait des concessions lors du renouvellement de la convention collective. «On n’avait pas visé trop haut. Peut-être pour ça qu’on était toujours ouvert», a-t-il dit.
Les travailleurs vivent dans l’incertitude depuis un an, dit le président. L’annonce de mardi dernier a été comme un coup de massue. «Les gars sont découragés», admet M. Gilbert. «On se bat pour faire nos preuves, pour rester ouvert. On s’est amélioré sur toute la ligne. On battait des records de production», a-t-il poursuivi.
La scierie de Saint-Raymond approvisionnait la papeterie Belgo, à Shawinigan, et celle de Beaupré. Depuis la fermeture de la Belgo en décembre, une partie des copeaux de bois était acheminée à Donnacona.
Selon M. Gilbert, les travailleurs se battront maintenant pour conserver le contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF) de la scierie à Saint-Raymond pour garder toutes les chances de réouverture.
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AbitibiBowater : «Faut surtout pas renoncer»
- Bernard Drainville, député du PQ
Denise Paquin 
Le député du Parti québécois Bernard Drainville ne croit pas aux miracles. Il estime toutefois qu’un gouvernement péquiste soutiendrait mieux la collectivité de Donnacona pour maintenir en opération l’usine d’AbitibiBowater que ne le fait actuellement le gouvernement libéral.
«Je ne sais pas si on l’aurait sauvée, mais on n’aurait pas abandonné», a assuré le député de Marie-Victorin, conférencier-invité du coquetel de financement de l’association de comté de Portneuf, mercredi dernier.
«Tu peux pas sacrer ton camp comme ça d’une communauté», a lancé Bernard Drainville à la quarantaine de militants réunis à Neuville. «C’est le rôle d’un gou-vernement de discipliner les entre-prises. Ça prend un gouvernement qui met ses culottes», a poursuivi le député.
La machine est pratiquement neuve», a signalé le député. Il a rappelé que le Parti québécois avait été associé à la relance de l’usine pour laquelle il avait octroyé 35 des 275 M$ investis.
La chef du PQ, Pauline Marois, a assuré son soutien à l’exécutif syndical lors d’une rencontre le 22 janvier.
À son avis, un gouvernement doit aider la collectivité à se relever, lui donner espoir. Les efforts devront cependant venir de toutes les parties. «C’est difficile la forêt, a convenu Bernard Drainville, il faut être prêt à changer des manières de faire. Mais il faut surtout pas renoncer.»
Le PQ en chantier
C’est aussi d’espoir dont ont grand besoin les militants de Portneuf à l’approche d’une éventuelle élection. En 2007, le PQ a encaissé son pire revers en 30 ans dans la région, récoltant seulement 17% des voix.
Bernard Drainville a invité les membres à «mesurer le chemin parcouru» depuis l’arrivée de Pauline Marois. «Pauline a réussi à refaire l’unité, à redonner une belle crédibilité au parti», a-t-il déclaré.
«Il faut refaire nos devoirs, soutient Bernard Drainville. Il faut arriver avec un programme qui va plaire à une majorité de Québécois.»
Il invite les militants à faire un exercice de réflexion pour «prendre les valeurs des jeunes générations pour les imbriquer dans le projet souverainiste».
À son avis, la prochaine campagne devra porter autant sur le concept de bon gouvernement que sur celui d’indépendance. Après 10 ans passées à parler d’échéances référendaires, le député estime «qu’il faut dire pourquoi il faut la faire», invitant les militants de longue date à faire preuve de patience.
Cette pause référendaire n’empêchera pas un gouvernement péquiste de «poser des gestes de souveraineté», déclare-t-il. C’est la voie qu’a prise la chef Pauline Marois en proposant le projet de loi sur l’identité québécoise. Même si le Parti libéral et l’ADQ ont empêché son dépôt en chambre, l’initiative a remis le PQ à l’avant-scène politique et dans les intentions de vote, a-t-il souligné.
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«C’est le silence qui tue»
- Jocelyne Cazin
Alain Turgeon 
«C’est le silence qui tue et c’est pour ça que j’ai accepté de parler», a dit d’entrée de jeu la conférencière et présidente d’honneur de la semaine de prévention du suicide dans Portneuf, la journaliste Jocelyne Cazin, dont quatre proches se sont enlevé la vie, dont le journaliste Gaétan Girouard.
Les gens ne choisissent pas de mourir, mais ils veulent mettre un terme à leur souffrance, croit Jocelyne Cazin, qui a présenté sa conférence lors du mini colloque sur la prévention du suicide, mardi dernier, à Saint-Raymond. «Le doute, l’insécurité et le désespoir assassinent», a dit Mme Cazin qui a livré pour la première fois un témoignage à la suite du suicide de son collègue et ami Gaétan Girouard dans une conférence intitulée «Ouvrir les yeux, choisir la vie».
La journaliste dit avoir ressenti de la colère à la suite du décès de Gaétan Girouard parce qu’elle ne comprenait pas pourquoi il s’était enlevé la vie. À la suite de la mort du journaliste, Mme Cazin a reçu une centaine de lettres dans lesquelles les gens lui confiaient que «si Gaétan Girouard s’était suicidé (alors que tout semblait lui réussir), eux n’avaient aucune raison de vivre».
Jocelyne Cazin a confié avoir elle-même songé à «tout foutre en l’air» (plus facile à dire que suicide, a-t-elle fait remarquer) quand elle tentait de se tailler une place dans le monde du journalisme il y a plusieurs années, mais elle a choisi la vie. Elle a donné ses moyens pour s’en sortir. D’abord, il ne faut pas se voir comme une victime. «La vie est un effort», dit Mme Cazin, qui se qualifie de «battante». Il faut aussi accepter l’aide de l’extérieur.
Elle croit que les gens se suicident parce qu’ils n’ont pas assez de reconnaissance. Les employeurs et les parents sont concernés. Les dépressions au travail augmentent et elle souhaite que les parents soient plus présents pour leurs enfants
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Sursis pour le 3e secondaire à Pont-Rouge
Les élèves pourront encore s’inscrire à l’école Saint-Charles
Alain Turgeon 
La Commission scolaire de Portneuf reporte d’un an sa décision de rapatrier les élèves de 3e secondaire de l’école Saint-Charles de Pont-Rouge à Donnacona.
Les commissaires ont accédé à la demande des parents et des citoyens de Pont-Rouge de conserver les trois premières années du secondaire pour l’année scolaire 2008-2009.
Les commissaires ont compris le message exprimé en assemblée de consultation quelques jours plus tôt, a affirmé le président de la Commission scolaire de Portneuf, Serge Tremblay, et ont décidé de revoir les critères d’inscription pour la prochaine année.
Selon le directeur général, Jean-Pierre Soucy, la commission scolaire doit offrir un nouveau programme en 3e secondaire l’an prochain. L’application du Renouveau pédagogique et du nouveau programme de formation amène les élèves à faire un choix de parcours au 2e cycle du secondaire, dont fait partie le 3e secondaire. La commission scolaire veut regrouper les cycles dans la même école. Les élèves de 4e et 5e secondaire de Pont-Rouge fréquentent déjà l’école secondaire de Donnacona.
Selon M. Soucy, avec une soixantaine d’élèves de 3e secondaire à l’école Saint-Charles, il sera difficile de donner le service requis. «On va offrir la meilleure offre de service possible avec les ressources qu’on a», a déclaré le président Tremblay aux parents.
Les parents se sont sentis coincés par le délai trop court des consultations. Les autorités municipales ont également protesté contre le projet de la commission scolaire et le milieu a dit qu’il collaborerait pour trouver une solution au maintien de l’école secondaire à Pont-Rouge.
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L’école Bon-Pasteur aura son musée du 400e
Denise Paquin

Québec fête ses 400 ans et les élèves de l’école Bon-Pasteur de Cap-Santé souligneront l’anniversaire en créant un musée… dans leur école.
L’envergure du projet qu’entreprennent les 158 élèves de l’école est telle que les organisateurs de la 17e Semaine québécoise des arts et de la culture à l’école, en cours jusqu’au 17 février, ont choisi de donner à Cap-Santé le coup d’envoi de l’événement dans la région de Québec, jeudi dernier.
Le projet «Mon musée à l’école… Québec 400 ans d’histoire» amènera les élèves de la maternelle à la 6e année à faire un voyage culturel dans le temps, thème de la semaine, en montant une collection d’objets et de textes significatifs.
À la fin de l’année scolaire, le musée ouvrira ses portes au public. Il pourra admirer avec quelle ingéniosité les élèves présentent, par exemple, la légende de la chasse-galerie et des objets utilisés à l’époque de la Nouvelle-France, exposent la vie des Iroquoiens ou illustrent des expressions bien québécoises comme «avoir la guedille au nez».
Pour allumer leur imagination, une quarantaine d’élèves ont eu le privilège de se faire raconter l’histoire de l’harmonica par nul autre que le conteur Alain Lamontagne, porte-parole de la Semaine québécoise des arts et de la culture à l’école.
Habitué des rencontres scolaires, il visite une quarantaine d’écoles par année depuis 20 ans, l’inventeur du mot «podorythmie» (qui signifie taper avec ses pieds sur un rythme, une musique) a conquis son jeune public avec une histoire abracadabrante mettant en scène des monstres gluants, un horloger un peu fou et même le célèbre «Road Runner» !
La prestation d’Alain Lamontagne a fait dire au directeur général de la commission scolaire, Jean-Pierre Soucy, que le secret d’une classe attentive résidait dans le fait de «mettre le plus tannant en avant», un commentaire qui a bien amusé les enfants.
Le court spectacle a été enregistré et sera présentré dans toutes les classes, a souligné Josée Marcotte, enseignante responsable du comité culturel de l’école Bon-Pasteur.
La présence d’Alain Lamontagne à l’école Bon-Pasteur est l’une des activités préparatoires qui permettront aux élèves de mener leur projet à bien. En mars, ils visiteront le Musée de la civilisation pour apprendre comment monter une exposition, a indiqué Mme Marcotte.
Pour le responsable du dossier de la culture à l’école à la C.S. de Portneuf, Harold Larrivée, le projet de l’école Bon-Pasteur témoignne que la cuture fait désormais partie intégrante des activités éducatives. Selon M. Larrivée, la culture suscite la créativité des jeunes, et est en cela une donnée essentielle dans le parcours scolaire. La commission scolaire s’est dotée en 2005 d’une politique culturelle qui encourage de telles initiatives.
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17 février 2008
«Un rendez-vous manqué»
- Christian Lacasse, président de l’UPA
Alain Turgeon 
Le nouveau président de l’UPA, Christian Lacasse, a rencontré les agriculteurs de Portneuf mercredi dernier pour parler de sa vision de l’agriculture. Il n’en fallait pas plus pour qu’ils lui demandent de réagir au rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire.
«Il y a des choses intéressantes dans le rapport, tout n’est pas négatif», dit le président Lacasse, mais selon lui, «c’est un rendez-vous manqué» en raison de la remise en cause de l’accréditation qui a occulté toutes les autres recommandations du rapport.
Selon lui, il y a longtemps qu’une commission ne s’est pas penchée sur l’agriculture et il n’y a pas eu de véritable politique agricole depuis 40 ans. «C’est décevant parce qu’il y avait beaucoup d’attente et on met tout de côté pour parler du monopole de l’UPA», a commenté M. Lacasse.
La Commission a retenu plusieurs éléments suggérés par l’UPA, largement partagés au cours des audiences. Selon M. Lacasse, l’UPA s’est investie dans la commission parce qu’il était important que le point de vue des producteurs soit présent.
Le président admet que la vision proposée est correcte, mais le rapport déçoit quand la Commission, au lieu de s’en tenir à des orientations générales, propose des moyens particuliers qui pourraient mettre en péril l’avenir de l’agriculture au Québec. «La commission s’est trop avancée», dit M. Lacasse, qui aurait souhaité que l’UPA participe au rapport.
La remise en question du Programme d’assurance-stabilisation des revenus agricoles (ASRA) et les modifications proposées à Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles qui pourraient avoir pour effet de transférer certains pouvoirs aux MRC, inquiètent le président de l’UPA.
Quant à l’interpellation sur l’accréditation syndicale, l’UPA croit que cette considération n’a tout simplement pas sa place quand plus de 94 % des agriculteurs adhèrent volontairement à l’organisation. Selon le président, plusieurs organisations ne rendraient pas service aux agriculteurs, car ils ne pourraient défendre leurs intérêts. M. Lacasse a annoncé aux agriculteurs que le ministre Lessard a déjà clarifié la situation en disant mercredi que son gouvernement ne reconnaît qu’une seule accréditation.
«Le rapport n’est pas une fin, mais une étape», a déclaré le président de l’UPA. «Il reste maintenant à savoir ce que le gouvernement va en faire».
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Choqués des primes accordées à AbitibiBowater
Alain Turgeon 
Le versement de primes totalisant 60 millions de dollars aux hauts dirigeants d’AbitibiBowater a choqué les travailleurs de l’usine de Donnacona qui perdront leur emploi le 23 février.
Le président du syndicat, Robert Drolet, s’est dit «outré que les travailleurs soient les seules victimes d’AbitibiBowater alors que ses dirigeants en tirent des bénéfices et des avantages substantiels». Le 23 février, 250 travailleurs seront mis à pied pour une période indéterminée.
Il s’agit selon lui d’un manque de respect envers les travailleurs. Cette situation est d’autant plus inacceptable, dit-il, que le syndicat revendique sans succès l’aide et la collaboration de la compagnie pour la mise en place immédiate d’un comité de relance.
La coalition régionale pour la relance de l’usine de Donnacona est aussi déçue du refus de l’entreprise de s’asseoir dès maintenant avec les travailleurs afin d’élaborer un plan de relance, mais selon son porte-parole, le maire de Donnacona, André Marcoux, elle est plus déterminée que jamais à poursuivre ses actions.
La coalition a réitéré son ouverture à travailler de concert avec AbitibiBowater, pour avoir accès rapidement aux différentes données techniques reliées aux opérations de l’usine. Elle a aussi informé l’entreprise qu’une demande a déjà été faite pour rencontrer le ministre des Ressources naturelles et de la Faune afin d’obtenir son appui. Elle examine les divers scénarios possibles pour relancer l’usine dans les plus brefs délais.
Le maire André Marcoux et le député fédéral André Arthur, dont les propos au sujet de l’avenir de l’usine ont semé la controverse depuis un mois, se sont rendus à Ottawa jeudi afin d’obtenir de l’aide.
Pas des enfants gâtés
Le président Drolet se porte à la défense des employés. «Depuis quelque temps, certaines personnes s’amusent à faire des déclarations chocs de façon négative à notre égard et j’aimerais apporter certains éclaircissements», dit-il.
«À Donnacona, les travailleurs ont fait d’énormes concessions depuis bien des années», rappelle-t-il. «Les machines à papier numéros un et deux ont été fermées définitivement à l’automne 2001 (36 postes ont été coupés). Le 28 janvier 2003, la compagnie annonçait encore une fermeture permanente, cette fois pour la machine no 3 et 125 emplois ont été perdus. En 2006, lors de la dernière convention collective, nous avons diminué les dépenses récurrentes de 15 millions de dollars, dont 7,4 millions seulement par les travailleurs. Ce montant est réparti comme suit: 55 emplois perdus, fin des bonus alloués aux travailleurs, réductions des coûts d’opération, d’électricité, des produits chimiques et autres et gel des salaires», dit-il.
Selon M. Drolet, les travailleurs de l’usine de Donnacona se sont ajustés au marché du papier et ont fait des concessions majeures depuis les sept dernières années. «Nous avons maintenant perdu la moitié des travailleurs. Nous étions 418 travailleurs syndiqués en août 2000 et nous sommes rendus à 202 au 23 février 2008», déplore le président.
«Il est facile de traiter les travailleurs du papier de Donnacona de grands enfants gâtés, mais quand on connaît l’historique de ces gens qui ont fait des sacrifices depuis toutes ces années, qui ont signé des ententes en sachant que cela occasionnait la perte d’emploi de son voisin, de son meilleur ami et même de son frère, ça s’appelle mettre ses tripes sur la table».
«À Donnacona, les travailleurs ont toujours fait tout en leur pouvoir pour sauver leur usine et ce n’est pas aujourd’hui qu’on va lâcher, même si on sait d’avance que ça va faire mal encore une fois», conclut-il.
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Les agriculteurs questionnent le secrétaire d’État à l’Agriculture
Alain Turgeon 
Au-delà des beaux discours et des programmes, il faut rendre l’agriculture attrayante pour attirer la relève, a soutenu Richard Genest, agriculteur et maire de Saint-Thuribe, lors d’une rencontre organisée par le député André Arthur avec le secrétaire d’État à l’Agriculture du Canada, Christain Paradis.
Selon le maire, l’agriculture est peu valorisée, les salaires sont bas et les agriculteurs sont critiqués dès que le prix du lait ou des céréales monte. «Quand je vois mon voisin gagner 75 000$ dans une usine, je me demande si j’ai fait le bon choix», a poursuivi M. Genest. Un autre a rappelé que le taux de suicide chez les agriculteurs au Québec est plus élevé que la moyenne et il hésite à intéresser ses enfants. M. Paradis venait de dire que la relève est une priorité pour le gouvernement fédéral.
Une quarantaine d’agriculteurs ont répondu à l’invitation du député fédéral André Arthur de rencontrer le secrétaire d’État à l’Agriculture, le 8 février, à Pont-Rouge. « Ma job de député n’est pas de tout connaître. Je ne connais rien en agriculture et j’ai mis les agriculteurs en contact avec quelqu’un qui sait de quoi ils parlent. Je pense que c’est mon devoir de permettre aux gens que je représente de dire ce qu’ils ont à dire», a déclaré le député très heureux de la rencontre qui a duré environ une heure et demie.
Les agriculteurs ont pu poser les questions plus techniques allant des programmes d’aide à la vente de chevaux de course en passant par la recherche, l’OMC et le protectionnisme américain.
Le secrétaire d’État a vanté le programme «Cultivons l’avenir» que veut instaurer le gouvernement de Stephen Harper au cours des prochains mois en réponse aux questions sur les programmes de financement. Les agriculteurs ont aussi dénoncé le peu d’investissements en recherche et développement dans l’est du pays, ce à quoi M. Paradis a suggéré de soumettre des projets. L’harmonisation des normes d’abattage en Amérique du Nord et l’imposition de taxes lors de la vente de chevaux de course ont aussi été abordées.
Propriétaire d’un boisé privé, André Corriveau a dénoncé le programme d’aide de 1 milliard de dollars du gouvernement Harper pour l’industrie forestière et l’industrie manufacturière qui ignore les producteurs forestiers. On s’occupe des municipalités et des compagnies, mais les producteurs forestiers sont laissés pour compte, dit-il.
Le secrétaire d’État a invité les agriculteurs à lui faire part de leurs préoccupations directement ou par l’entremise du député Arthur.
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Une médaille d’argent pour Morissette à Davos
Denise Paquin
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photo: (c)Predrag Vuckovic/Red Bull Photofiles
Sébastien Morissette, à l'extrême gauche, a sablé le champagne avec le vaiqueur Miika Jouhkiainen, Lukas Kolc et Louis-Philippe Dumoulin, qui a terminé au 4e rang. |
Sébastien Morissette, de Donnacona, a terminé deuxième à la descente Red Bull Crashed Ice disputée samedi dernier à Davos, en Suisse.
L’attaquant de l’équipe senior AAA de Shawinigan a fait mieux que sa troisième place à Québec il y a deux semaines et a même devancé sur le podium Philippe Dumoulin, de Blainville, qui a terminé troisième.
La descente à Davos était bien différente de celle à Québec. D’abord elle faisait 390 mètres, contre 538 à Québec et était située dans une pente d’une station de Bolgen, en banlieu de Davos, plutôt qu’en plein centre-ville.
Sébastien Morissette, un étudiant en assurances de dommages au Cégep Sainte-Foy, a mis la main sur un chèque de 3000$ pour son exploit.
À peine débarqué d’avion, il est allé raconter ses exploits à des élèves de l’école Perce-Neige de Pont-Rouge qui ont suivi ses exploits dans les médias et dans Internet.
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La Biennale du lin a attiré 27% plus de visiteurs
Denise Paquin 
La Biennale internationale du lin de Portneuf a attiré en 2007 27% plus de visiteurs qu’en 2005. Ces touristes ont laissé plus de 1 million de dollars dans la région.
C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par la firme Robert Harmegnies Marketing sur la provenance des visiteurs de 12 festivals et événements tenus au Québec l’an dernier.
«Une hausse de 27% c’est excellent. On ne s’attendait pas à avoir une si grosse augmentation», a commenté Karine Germain, directrice générale de la Biennale du lin.
L’été dernier, plus de 19 000 personnes ont visité un ou plusieurs des cinq sites d’exposition de la Biennale, soit le Vieux Presbytère, l’église Saint-Joseph et le Moulin de La Chevrotière à Deschambault-Grondines, la Caserne du lin de Saint-Léonard et le Moulin Marcoux de Pont-Rouge. En 2005, les guides en avaient recensés 15 000.
L’autre résultat du sondage qui réjouit particulièrement Karine Germain est celui sur la provenance des gens. Selon l’analyse effectuée, 84% des visiteurs avaient parcouru plus de 40 km pour se rendre à un site d’exposition.
De ce nombre, 13% provenaient de l’extérieur du Québec, dont 2,63% du Canada et 1,25% des États-Unis. La clientèle internationale, surtout européenne, constituait 9,5% du groupe. C’est trois fois plus que la moyenne enregistrée dans les 11 autres festivals étudiés, souligne Mme Germain.
Ces visiteurs auraient laissé plus de 1 M$ en retombées, incluant l’hébergement, un service utilisé par 14% des visiteurs. «Nous avons fait une évaluation conservatrice», affirme Mme Germain.
Les responsables se sont aussi rendu compte que le bouche à oreille est devenu le principal outil de promotion de l’événement. «Près de 60% des visiteurs ont dit connaître la Biennale par des parents, des amis ou des artistes qui y étaient venus», commente Karine Germain.
Seul bémol à cette analyse, le droit d’entrée exigé dans les sites d’exposition agit comme repoussoir. L’église de Deschambault, seul site gratuit, a vu passer 75% des visiteurs.
La directrice de la Biennale reconnaît que les frais d’entrée de 4$ par site ont un impact négatif, mais ils seront maintenus en 2009. «On ne peut les abolir puisqu’ils sont une source de revenus», dit-elle.
L’étude de la provenance des clientèles permettra à la Biennale du lin de répondre à une nouvelle exigence du ministère du Tourisme. «L’étude sera obligatoire en 2009 pour faire une demande au programme d’aide financière aux festivals et événements touristiques», indique Karine Germain.
«On trouve ces chiffres bien encourageants. Ils démontrent les retombées de l’événement», affirme Gilles Girard, président du Comité de mise en valeur du lin, qui chapeaute la Biennale.
M. Girard, qui dirige la Caserne du lin de Saint-Léonard, affirme que le chiffre d’affaires augmente de 25% l’année de la Biennale. «Les commerçants ont hâte que la Biennale revienne», dit-il.
Le coup d’envoi de la troisième Biennale du lin sera donné dans seulement 15 mois. Les responsables ont commencé la recherche de financement et la préparation des activités culturelles qui auront lieu l’an prochain.
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24 février 2008
Grand spectacle sur la banquise
Quarante-et-une équipes à la course en canot
Steeve Alain 
La foule qui a assisté à la cinquième course en canot à glace La Banquise Portneuf Alcoa aura été témoin d’un événement rare dans cette discipline alors que l’équipe du Château Frontenac A de Jean Anderson a été vaincue par celle du Château Laurier.
L’arrivée des équipes de la classe Élite a été fort spectaculaire et c’est finalement la formation de l’Hôtel Château Laurier qui l’a emporté au sprint devant la réputée équipe du Château Frontenac, et ce, par seulement un dixième de seconde.
Les gagnants ont réussi la traversée aller-retour jusqu’à la Pointe-au-Platon, un parcours de 5,3 kilomètres, en un temps de 37 minutes 48 secondes. Château Frontenac B a terminé troisième. Les canotiers ont dû faire face à de forts vents sur le fleuve.
La formation portneuvoise Passion Krafts du capitaine François Drolet de Neuville a terminé au cinquième rang de la classe Élite, devançant de justesse à l’arrivée la formation Volvo et ratant de seulement une fraction de seconde la quatrième place. Il leur a fallu 41 minutes 30 secondes pour terminer le trajet.
L’autre canot de Portneuf a terminé quatrième dans la classe Sport, comme l’an dernier. Passion Krafts B du capitaine Simon Robitaille a enregistré un chrono de 48 minutes 33 secondes. L’équipage avait pris le troisième rang des qualifications vendredi. C’est l’équipe McDonald qui a été la plus rapide.
Brynd Smoked Meat a conservé son titre et gagné de nouveau dans la classe Compétition femmes. Plus de 2000 personnes emmitouflées ont assisté à la course par un temps glacial au Parc récréonautique de Portneuf
Il s’agissait de la troisième épreuve de la Coupe des glaces CGI. La dernière course se déroulera le 8 mars à Québec lors du Grand défi des glaces.
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Les agriculteurs invités à agir les premiers
Le gouvernement choisit la rivière La Chevrotière
Denise Paquin 
Le gouvernement du Québec a donné son aval au projet de bassin versant du syndicat de l’UPA de La Chevrotière. L’organisme recevra 40 000$ par année d’ici 2010 pour inciter les agriculteurs à améliorer la qualité de l’eau de la rivière La Chevrotière.
«C’est une très très bonne nouvelle. Ça fait longtemps qu’on y travaillait», a commenté Simon Marcotte, responsable du projet au syndicat de l’UPA de La Chevrotière.
Le gouvernement a sélectionné 10 des 30 projets qui lui ont été soumis. Celui du sous-bassin de La Chevrotière est le seul de la région de la Capitale-Nationale à obtenir une subvention du Plan d’action concerté 2007-2010 sur l’agroenvironnement et la cohabitation harmonieuse. Ce plan est financé principalement par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) et l’Union des producteurs agricoles (UPA).
Pour M. Marcotte, c’est le signe que l’UPA de La Chevrotière a bien fait son travail. Le syndicat a déjà inventorié les secteurs à problèmes et réalise, depuis trois ans, des analyses d’eau. Cet échantillonnage a permis de constater que l’eau est polluée par les coliformes et les nitrates et qu’elle présente une quantité de matières en suspension (turbidité) qui peut nuire gravement à la vie aquatique.
L’UPA a fait appel à la CAPSA, l’organisme de bassin de la rivière Sainte-Anne, qui a embauché le biologiste Jean-François Ricard comme chargé de projet.
Il travaillera sur le terrain avec les 38 producteurs agricoles du bassin versant. La moitié des exploitations agricoles sont à Saint-Gilbert; les autres sont à Saint-Marc-des-Carrières, Deschambault-Grondines et Saint-Alban. Seulement le tiers des terres du bassin de La Chevrotière, d’une superficie de 111 km carrés, sont des terres agricoles.
Jean-François Ricard a commencé ses rencontres et prévoit effectuer de visites sur le terrain au printemps pour évaluer l’ampleur des travaux. Ils seront semblables à ceux effectués aux abords de la rivière Niagarette, à Saint-Casimir, soit la préservation de bandes riveraines, la limitation de l’accès du bétail aux cours d’eau, la lutte contre l’érosion. Mais il n’y aura pas d’aménagements pour la faune puisque le but du projet n’est pas la biodiversité.
En plus d’une aide technique, les producteurs pourraient avoir accès à l’aide de la Financière agricole, entre autres des compensations pour des superficies non cultivées dans le but de protéger les berges.
«On souhaite que les producteurs voient que c’est avantageux de participer au projet», dit Simon Marcotte. Julien Petitclerc, président du syndicat de base, rappelle que les producteurs sont invités à un participer sur une base volontaire.
M. Marcotte indique que le projet d’amélioration de la qualité de l’eau ne met pas en veilleuse la création d’un comité de bassin versant qui réunira au tour d’une même table tous les acteurs du bassin de la rivière La Chevrotière.
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Jacquelin Genois sera candidat du Bloc québécois
Denise Paquin 
Jacquelin Genois, de Saint-Raymond, sera l’homme du Bloc québécois dans Portneuf - Jacques-Cartier si le gouvernement conservateur minoritaire est renversé à la suite du dépôt du budget mardi.
Le conseiller municipal de Saint-Raymond a été présenté officiellement par le chef du parti Gilles Duceppe vendredi dernier à Québec, en même temps que les candidats des circonscriptions de Beauport-Limoilou et Louis-Hébert.
«C’est un but (me présenter candidat) que j’ai poursuivi toute ma vie, mais que j’avais remis aux calendes grecques pour m’impliquer à Saint-Raymond et dans la région, jusqu’à ce qu’on vienne me dire qu’on avait pensé à moi», a expliqué M. Genois, jeudi dernier.
Le candidat, âgé de 64 ans, a répondu «Je suis prêt» tout récemment au chef du parti, Gilles Duceppe, avec qui il a discuté à quelques reprises, tout comme avec Louis Plamondon, député de Bas-Richelieu - Nicolet - Bécancour, un ancien collègue au primaire lorsqu’il habitait à Saint-Raymond.
Jacquelin Genois affirme qu’il n’aurait jamais répondu à l’invtation d’un autre parti: «Je pense que le Bloc québécois est le seul parti qui nous représente vraiment bien. Depuis qu’il est à Ottawa, les Québécois sont plus respectés dans la fédération.»
Jeudi, M. Genois a informé de sa décision le maire de Saint-Raymond, Rolland Dion, qui a lui-même goûté à la politique fédérale comme député libéral de Portneuf de 1979 à 1984. Advenant qu’une élection soit déclenchée ce printemps, M. Genois quitterait temporairement ses fonctions au conseil de Ville.
«Notre circonscription n’est pas représentée, on l’entend partout dans les deux MRC, affirme Jacquelin Genois. La circonscription de Portneuf - Jacques-Cartier a besoin d’un véritable représentant, qui y vit, qui la connaît, qui travaille dans le milieu.»
Retraité de la Commission scolaire de Portneuf, M. Genois a été directeur de l’école Louis-Jobin et a travaillé au service aux entreprises de la Commission scolaire de Portneuf durant l’implantation de l’aluminerie Alcoa. Il est conseiller municipal depuis 2003 et président de la Société de la piste Jacques-Cartier - Portneuf depuis deux ans.
Guy Lymburner, président de l’Association du Bloc Québécois de Portneuf – Jacques-Cartier, est enchanté par le candidat. «Nous souhaitons redonner une voix à la circonscription au parlement d’Ottawa. Jacquelin Genois est articulé, il est sérieux, il sera le député à plein temps dont les électeurs ont besoin. Il ne nuira pas aux démarches des maires, comme à Donnacona pour la Bowater et à Portneuf pour son quai», dit-il.
Avec un candidat, le Bloc québécois est maintenant sur la ligne de départ d’une campagne électorale, affirme M. Lymburner. Le candidat Jacquelin Genois souhaite qu’elle soit déclenchée bientôt.
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Les TCE et les eaux souterraines dans la mire de la CBJC
Alain Turgeon
La Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC) devrait accorder beaucoup d’importance au TCE qui s’écoule de la base militaire de Valcartier et aux eaux souterraines dans plusieurs municipalités dans son rapport sur la gestion intégrée de l’eau.
Le président de la CBJC, Claude Sauvé, affirme qu’il n’y a pas que les trichloréthylènes (TCE) dans la rivière, mais qu’il y a des problèmes avec les eaux souterraines dans plusieurs municipalités et que les mesures préventives vont «sortir clairement» dans le portrait qui sera réalisé, a-t-il déclaré lors de la consultation sur la gestion intégrée de l’eau dans le bassin versant de la rivière Jacques–Cartier, mercredi dernier.
Selon Paul-Guy Boucher, qui siège à la CBJC, la base militaire réglera son problème en se raccordant à l’aqueduc de Québec, «mais nous on va rester avec le problème». Les TCE ont été découverts à Shannon et à la base militaire et se sont retrouvés dans la Jacques-Cartier en 2002.
La Ville de Donnacona est la plus grande utilisatrice de la rivière, car elle y puise son eau potable. Environ 98% des citoyens de Donnacona sont alimentés par l’aqueduc municipal alors que plus de 80% de la population du bassin versant de la Jacques-Cartier s’approvisionne en eaux souterraines. Selon le maire de Donnacona, André Marcoux, la ville fait des tests trimestriels pour détecter les TCE depuis sept ans et ils sont bien en decà de la norme. On recense 27 200 personnes dans le bassin de la Jacques-Cartier.
La Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC) a présenté le portrait du bassin versant de la rivière Jacques-Cartier à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier en vue de remettre son analyse sur la gestion intégrée de l’eau au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs le 31 mars.
Le bassin versant de la Jacques-Cartier a une superficie de 2500 kilomètres carrés. Il comprend 19 rivières, 32 ruisseaux et 457 lacs. La rivière d’une longueur de 177 km a un dénivelé de 800 mètres. La rivière est entravée par trois centrales hydroélectriques et 24 petits barrages.
Selon le nouveau directeur général de la CBJC, Antoine Bourke, la partie centre du bassin est sensible à l’acidification et les nitrites et les nitrates dépassent les critères dans sa partie sud, surtout dans la Rivière-aux-Pommes. Trois villes et la garnison de Valcartier déversent leurs eaux usées traitées dans le bassin de la Jacques-Cartier. Donnacona et Cap-Santé les rejettent dans le fleuve.
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Titre provincial pour Marie-Michelle Genois
Denise Paquin
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| (photo : Photo-Action) |
Marie-Michelle Genois, de Cap-Santé, a été nommée joueuse par excellence par la Fédération québécoise du sport étudiant (FQSA).
La joueuse de deuxième année du Rouge et Or de l’Université Laval a été choisie joueuse la plus utile par un vote tenu parmi les entraîneurs-chefs des équipes de la Ligue universitaire de basketball du Québec. L’étudiante en deuxième année en biochimie a également été nommée sur la première équipe d’étoiles de la Ligue universitaire de basketball du Québec.
«C’est une bonne surprise», a commenté Marie-Michelle Genois qui a appris la nouvelle par les journaux, mardi dernier. L’an dernier, à sa première année avec le Rouge et Or, elle avait été nommée recrue de l’année au Québec.
L’athlète de 6 pieds 2 pouces affiche une fiche impressionnante. Elle est la deuxième compteuse de la Ligue avec une moyenne de 13,6 points par match. Elle détient la première place pour les rebonds, avec une moyenne de 9,1 par match, pour un total de 137 en 15 duels. Elle se distingue aussi en défensive avec 28 vols de ballon, pour un 5e rang, et en lancers bloqués, pour un 3e rang.
Après 15 matchs, le Rouge et Or se maintient en tête du classement de basketball féminin devant l’UQAM. Le dernier match de la saison est disputé samedi. Les demi-finales auront lieu mercredi au PEPS puis les finales le 1er mars. L’équipe gagnante a l’avantage du terrain. L’équipe championne représententa le Québec au championnat canadien qui sera disputé en Saskatchewan à partir du 5 mars.
Ballon et livres
Marie-Michelle Genois excelle autant au basketball que dans ses études en biochimie.
L’étudiante âgée de 21 ans a décroché une bourse d’études de 1000$ de la Banque Nationale le 11 février pour avoir concilié avec succès sport et études universitaires. Elle a maintenu une moyenne scolaire de 3,80 sur 4,33 à ses trois premières sessions, se surpassant avec un 4,17 à la dernière. Cette bourse s’ajoute à une autre de 2000$ récoltée en novembre.
Marie-Michelle Genois se dit aussi fière sinon plus de ses bourses que de ses titres sportifs. «Je suis très fière de mes bourses, dit-elle. Je veux faire de la recherche et aller chercher une bourse de maîtrise et à ce niveau c’est super compétitif.» Elle explique que son entraînement lui laisse peu de temps pour travailler et que ces bourses compensent ce manque à gagner. Ce sera différent l’été prochain puisqu’elle effectuera un stage de recherche rémunéré.
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