2 décembre 2007
AbibitiBowater ferme son usine de Donnacona
Alain Turgeon 
L’usine d’AbitibiBowater de Donnacona fermera temporairement ses portes le 30 janvier mettant à pied 200 travailleurs.
La compagnie a annoncé jeudi dernier la fermeture définitive de trois usines de papier et l’arrêt de production pour une durée indéfinie dans plusieurs autres, dont celle de Donnacona, dans le cadre d’une restructuration de ses activités de pâtes et papiers au Canada et aux États-Unis. Les usines de Shawinigan et de Gatineau sont aussi touchées au Québec. Huit usines et scieries sont touchées au pays.
La décision au sujet de l’usine de Donnacona sera réévaluée en juin au plus tard. D’ici ce temps, la compagnie fera l’analyse de ses installations. L’usine de Donnacona n’a pas subi le même sort que celle de Shawinigan, qui fermera définitivement, parce qu’elle fabrique du papier commercial, a indiqué Pierre Choquette, d’AbitibiBowater, «bien qu’il n’y ait pas seulement qu’un facteur qui entre en compte» dans la décision des dirigeants.
Cette réduction survient quelques semaines après le regroupement d’Abitibi-Consolidated et de la compagnie américaine Bowater. Selon Pierre Choquette la compagnie avait annoncé le 6 novembre la révision complète des opérations pour réduire la dette d’un milliard de dollars sur trois ans. L’industrie papetière est en crise, rappelle-t-il. Elle est confrontée à un dollar canadien vigoureux et à la hausse des coûts du bois et de l’énergie. La compagnie vise des synergies de 375 millions et prévoit récolter 500 millions par la vente d’éléments d’actif.
L’entreprise a aussi indiqué qu’elle veut rouvrir les conventions collectives de ses employés dans le cadre d’une vaste opération de réduction des coûts dans la deuxième phase de son plan d’action. Les syndiqués de l’usine de Donnacona ont signé un contrat de travail en 2006 et ont fait plusieurs concessions. Une cinquantaine d’emplois avaient déjà été supprimés.
Réactions
«C’est un moment triste», a avoué le président du syndicat des travailleurs de l’usine de Donnacona, René Julien, qui affirme que les travailleurs ont été pris par surprise.
Selon M. Julien, les travaileurs ont fait de gros efforts pour diminuer le coûts de production et la compagnie en est consciente. L’usine possède aussi u ne machine neuve. «On va travailler pour garder l’usine en vie comme on a toujours fait à Donnacona», a déclaré le président.
Le maire de Donnacona, André Marcoux, n’a pas vu venir le coup non plus, mais il ne désespère pas. «L’usine n’est pas fermée. Il y a encore de l’espoir», a-t-il déclaré vendredi matin, rappelant que la décision finale sur l’avenir de l’usine ne sera pas prise avant six mois. «On ne baisse pas les bras. On va aller à la guerre et on reste positif», a poursuivi le maire. Il a déjà commencé à frapper aux portes pour avoir de l’aide.
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Neuville agrandit sa bibliothèque
Alain Turgeon 
La Ville de Neuville agrandira sa bibliothèque Félicité-Angers. Les travaux sont estimés à 370 000$, dont 150 000$ proviennent du ministère de la Culture et des Communications.
Les travaux consistent à agrandir la bibliothèque de 30% avec la construction d’une mezzanine. La superficie de la bibliothèque passera de 237 à 308 mètres carrés. Selon la responsable de la bibliothèque, Diane Forgues Michaud, cet agrandissement permettra d’augmenter le nombre de volumes. Elle en compte 12 000, dont la moitié lui appartient. Les autres sont prêtés par le Réseau Biblio.
La bibliothèque Félicité-Angers adjacente à l’école primaire Courval appartient à la ville qui investira 109 000$ dans l’agrandissement. La Commission scolaire de Portneuf versa 42 500$ et la caisse populaire Desjardins de Neuville, 30 000$. Selon le directeur général de la caisse, Alain Giguère, «c’est de l’argent des gens de Neuville qui revient à Neuville».
Selon le maire de Neuville, Normand Bolduc, la culture est l’âme d’une municipalité et la bibliothèque est au coeur de la vie communautaire, ce qu’a confirmé la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, venue annoncer la subvention.
Selon la ministre, l’amélioration de la fréquentation et de la qualité des services des bibliothèques publiques passe d’abord par des lieux appropriés qui répondent à la demande des usagers. «L’accès à une bibliothèque publique revêt une importance inestimable dans une ère caractérisée par la croissance de l’économie du savoir», a-t-elle affirmé.
La bibliothèque a été construite en 1993. A cette époque, elle comptait 750 abonnés et faisait 9500 prêts. Elle a maintenant plus de 1100 abonnés et fait 23 000 prêts de livres, deux fois plus que la moyenne régionale pour une bibliothèque de taille comparable, et organise de nombreuses activités. Les 225 élèves du primaire la fréquentent huit fois par cycle.
Le partenariat est devenu une marque de commerce à Neuville, a déclaré le maire Bolduc. Il a rappelé que les mêmes partenaires ont permis la construction du centre de la petite enfance et l’agrandissement de l’école Courval. Selon la ministre St-Pierre, son ministère a financé 74 projets de bibliothèques depuis 2003 et elle souligne que ce partenariat est souhaitable dans les municipalités même s’il n’est pas essentiel pour l’octroi d’une subvention. Elle a mentionné que c’est la première fois qu’elle annonce un projet avec ce partenariat depuis qu’elle est en poste.
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Le Groupe Thibodeau vendu à Transforce
Le siège social de Portneuf ne serait pas touché
Denise Paquin 
La vente du Groupe Thibodeau à Transforce, une compagnie de Montréal spécialisée dans le transport et la logistique, n’entraînera aucun changement au siège social de Portneuf.
«Le Groupe Thibodeau va demeurer. Toutes les divisions sont indépendantes», a déclaré Marc Thibodeau, petit-fils du fondateur et vice-président de l’entreprise, jeudi dernier.
Les membres de la famille Thibodeau actifs au sein de la compagnie conserveront leurs postes, a fait savoir Marc Thibodeau. L’entreprise est dirigée depuis 1988 par Pierre Thibodeau. Son fils Marc est à Montréal et sa fille Anne assure la direction du développement des affaires à Québec.
«C’est une décision d’affaires, mais une décision émotive à prendre étant donné que nous en sommes propriétaires depuis trois générations», a confié Marc Thibodeau.
La transaction annoncée lundi s’inscrit dans un marché du transport très concurrentiel, a-t-il expliqué. «L’économie est plus difficile. Il y a beaucoup de consolidations.»
Fondée en 1945 par Lucien Thibodeau pour faire du transport pour la papeterie J.Ford, l’entreprise familiale a connu une croissance fulgurante dans les années 1980 à la suite d’importantes acquisitions. Elle est devenue la plus importante compagnie de transport ayant son siège social dans Portneuf et l’un des principaux transporteurs au Québec.
En 1984, le Groupe Thibodeau a étendu ses activités vers le Saguenay-Lac-Saint-Jean avec l’acquisition de Transport Saguelac. En 1986, la compagnie achetait des permis pour desservir 48 États américains. L’année suivante, elle prenait pied dans le sud de l’Ontario avec Transport Marcan. En 1994, elle étendait son réseau jusqu’au Labrador. Enfin, il y a deux ans, le Groupe Thibodeau inaugurait un entrepôt intermodal à Trois-Rivières.
Aujourd’hui, la compagnie emploie 815 personnes, dont 45 au siège social de Portneuf, possède 1530 camions et remorques et 14 terminaux et a généré des revenus de 80 M$ en 2006. Le montant de la transaction n’a pas été révélé.
Le Groupe Thibodeau est la deuxième entreprise de transport portneuvoise à passer au Fonds de revenu Transforce. En 2002, elle a acquis Transport DPM, de Cap-Santé.
Le Fonds de revenu Transforce est une entreprise cotée en bourse qui crée de la valeur pour ses porteurs de parts en gérant un réseau de filiales en propriétés exclusives. La transaction consolidera les activités de transport de lots brisés et de lots complets dans l’Est du Canada.
«Thibodeau est une entreprise prospère solidement établie qui possède des antécédents exceptionnels», a dit Alain Bédard, PDG de TransForce, au quotidien La Presse de Montréal.
L’acquisition annoncée lundi dernier devra être entérinée par les autorités réglementaires avant qu’elle ne puisse se compléter.
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Des millions investis à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier
Alain Turgeon
Près de 25 millions de dollars ont été investis à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier depuis le début de l’année. Les résidences poussent comme des champignons et les entreprises s’implantent dans le parc industriel avec quelque 150 emplois.
Les investissements dans la construction domiciliaire ont atteint 17,8 millions de dollars et quatre nouvelles entreprises ont investi 3,5 millions de dollars pour s’implanter dans le parc industriel et la zone commerciale de la Ville. Il faut ajouter la construction de l’édifice à logements pour personnes âgées évaluée à 3,2 millions de dollars entreprise la semaine dernière.
Selon le maire, Jacques Marcotte, 109 résidences ont été construites depuis janvier. Depuis trois ans, 120 nouvelles familles s’établissent dans sa ville chaque année. «On nous a qualifiés de ville-dortoir. On diversifie l’économie. On n’est plus juste une ville-dortoir », a déclaré le maire. La Ville reçoit régulièrement des demandes de renseignements pour son parc industriel qui a été créé il y a huit ans, poursuit-il.
Deux déménagent de Saint-Augustin et une autre de Québec pour s’établir à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Structure Ultratec, spécialisée dans la fabrication de poutrelles de plancher et de toit, investit 1,2 million pour quitter le parc industriel François-Leclerc transférant une centaine d’emplois à Sainte-Catherine. Le Groupe Néro Bianco, spécialisé dans la vente au détail de vêtement de cuir et de chaussures, investit 800 000$ pour s’installer dans la bâtisse de Produits forestiers Tibo – la première à avoir été construite dans le parc industriel – et déménager son siège social. Le groupe compte 42 magasins opérant sous trois bannières. L’entreprise Caisses et Palettes certifiées du Québec qui a pignon sur rue dans le centre-ville de Québec, investit 350 000$. Son propriétaire, Frédéric Couturier, dit qu’il devait agrandir, mais que les terrains sont trop dispendieux à Québec. L’usine passera de 800 à 6400 pieds carrés. Le propriétaire veut habiter à Sainte-Catherine. Un investissement de 1,2 million de dollars se fait également dans la zone commerciale le long du boulevard Fossambault. Un premier centre de conditionnement physique Athlétique Fitness est en construction et créera neuf emplois.
Frédéric Couturier et le propriétaire de Structure Ultratec, Réjean Beaudoin, ont indiqué que la proximité avec la ville de Québec et la réfection de la route 367 ont joué un rôle dans leur décision de s’implanter à Sainte Catherine-de-la-Jacques-Cartier.
Selon le maire Marcotte, le conseil se penche sur de nouveaux programmes pour attirer les entreprises en 2008 et il souhaite accommoder les travailleurs dans son parc industriel. Le conseil réfléchit sur la mise en place d’un système de transport collectif qui relierait le parc industriel au réseau de transport en commun de la capitale.
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La mise en valeur du lin reconnue à Québec
Le Comité de mise en valeur du lin gagne le prix de la SODEC
Denise Paquin 
«Portneuf n’aura jamais été aussi fière de faire partie de la région de la Capitale-Nationale», a lancé le président du Comité de mise en valeur du lin de Portneuf, Gilles Girard, de la scène du Palais Montcalm où il a cueilli le Prix SODEC de l’entreprise culturelle 2007 lundi soir.
L’organisme de Saint-Léonard a remporté l’un des 22 Prix d’excellence des arts et de la culture qui ont été décernés le 26 novembre à des artistes et organismes des régions de Québec et Chaudière-Appalaches.
Le prix de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) reconnaît le dynamisme du Comité de mise en valeur du lin qui gère depuis 10 ans la Caserne du lin et a créé, en 2005, la Biennale internationale du lin de Portneuf.
On peut avancer, sans trop se tromper, que c’est la première fois qu’un organisme de Portneuf remporte un prix lors de cette soirée dédiée aux arts et à la culture.
«C’était bien excitant. On était bien fiers», a témoigné Gilles Girard qui a partagé l’honneur en invitant la vice-présidente du Comité, Noëlla Berrouard, le vice-président et la coordonnatrice de la Biennale, Donald Vézina et Karine Germain, à monter sur scène.
En compagnie du porte-parole de l’Opposition officielle en matière de culture François Benjamin, le député de Portneuf Raymond Francoeur a été parmi les premiers à féliciter les lauréats.
Au-delà du prix de 3000$, le Prix d’excellence offre une visibilité et une reconnaissance sans équivalents au Comité de mise en valeur du lin. «Cela ne nuira pas au soutien financier», a commenté Gilles Girard.
Le président du Comité a plusieurs projets, mais le plus urgent est de publier le catalogue des expositions de la Biennale du lin 2007. L’organisme a besoin d’au moins 5000$ pour réaliser un ouvrage digne des expositions d’envergure internationale qui ont eu lieu l’été dernier, principalement à Deschambault-Grondines.
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9 décembre 2007
Fermeture d’AbitibiBowater
Le ministre Hamad a voulu rassurer les travailleurs
Alain Turgeon 
Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a rencontré les représentants syndicaux de l’usine d’AbitibiBowater de Donnacona jeudi dernier pour les rassurer.
«S’il y a une fermeture, ce que je ne souhaite pas, on ne laissera pas tomber les travailleurs», a déclaré le ministre à la sortie de la rencontre de près d’une heure où il a expliqué ce que son gouvernement pouvait faire pour eux.
Les travailleurs n’ont droit à aucun programme autre que l’assurance-emploi puisque l’usine sera fermée temporairement. Le ministre Hamad a affirmé que le gouvernement accorderait le budget nécessaire pour le reclassement des employés si elle devait fermer définitivement comme c’est le cas à Shawinigan. «Je les ai rencontrés pour leur dire qu’on va être là», a réaffirmé le ministre.
Trois ministres ont annoncé en début de semaine dernière que Québec allouerait un million de dollars sur trois ans pour diversifier l’économie de Shawinigan, comme il l’a fait pour Saint-Léonard et Saint-Raymond à la suite de la fermeture de Tembec, et 5 millions de dollars pour le reclassement et la formation des travailleurs pour compenser la fermeture de la Belgo, à Shawinigan.
Le maire André Marcoux est satisfait de cette première rencontre avec le ministre. Selon lui, le ministre est venu rassurer les travailleurs. Il croit qu’on peut mettre de la pression sur AbitibiBowater. Le maire doit discuter avec d’autres ministres.
Le président de la Fédération des travailleuses et des travailleurs du papier et de la forêt (FTPF–CSN), Sylvain Parent, qui assistait à la rencontre, a assuré que la FTPF–CSN déploiera tous les efforts nécessaires pour remettre les travailleurs à l’ouvrage, particulièrement ceux de Donnacona qui sont affiliés à la fédération.
Après avoir vécu la fermeture de l’usine de Port-Alfred, en 2004, il dit comprendre le désarroi et la forte inquiétude des travailleurs de Donnacona. L’année dernière, ces travailleurs ont renouvelé leur convention collective en assumant la perte de 56 emplois, en acceptant un gel salarial de trois ans et en revoyant l’organisation du travail pour réduire les coûts de main-d’oeuvre. Il y a six ans, ils avaient aussi permis à l’entreprise de demeurer compétitive. « L’État avait investi 32 millions de dollars pour une nouvelle machine à papier. La multinationale devrait avoir davantage d’obligations sociales. Actuellement, ce sont toujours les travailleurs et les communautés qui écopent», a déclaré M. Parent.
La Fédération québécoise des municipalités (FQM) a aussi réagi à la fermeture de plusieurs usines.
Son président, Bernard Généreux, y voit «la concrétisation des scénarios les plus sombres, en même temps que l’illustration de la nécessité de mettre en place rapidement des mesures musclées afin de permettre la relance d’un secteur d’activité névralgique pour l’économie des régions et de l’ensemble de la société québécoise». La FQM est d’accord que Québec récupère le 1% de la TPS que laisse le gouvernement fédéral pour allouer 1,1 milliard de dollars au secteur forestier. La demande de plan d’urgence de l’Action démocratique du Québec va sensiblement dans le même sens. La FQM appuie aussi l’initiative du ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, de ne pas leur allouer de nouveaux volumes de bois à AbitibiBowater sans l’assurance du maintien des emplois actuels.
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Euphorie sur les pentes à Saint-Raymond
Denise Paquin 
C’est l’euphorie au Centre de ski de Saint-Raymond. Les pistes sont ouvertes aux amateurs de glisse depuis le 1er décembre.
Après avoir enregistré l’ouverture la plus tardive de son histoire en janvier 2007, faute de neige, le centre de ski municipal a ouvert ses pistes exceptionnellement tôt pour cette 34e saison grâce aux abondantes précipitations qui sont tombées dans les deux dernières semaines.
En fait, il n’y a qu’en 1985 qu’on avait réussi l’exploit d’ouvrir plus tôt, un 29 novembre, a rappelé Daniel Boucher, coordonnateur des loisirs à la Ville de Saint-Raymond, lors du lancement de la saison mercredi dernier.
Six des huit pistes sont ouvertes tout comme le parc de glissade. Les pistes 3 et 7, à la pente plus accidentée, ouvriront lorsque la neige sera plus épaisse. Afin d’assurer un bon fonds, les pistes sont ouvertes uniquement la fin de semaine jusqu’à nouvel ordre, a précisé Josée Pérusse, coordonnatrice du Centre.
Pour Daniel Boucher, cette ouverture hâtive offre de bonnes perspectives pour renflouer le manque à gagner supplémentaire de 75 000$ enregistré l’hiver dernier, alors que la saison avait commencé le 12 janvier. «On avait perdu le bout de la saison le plus payant (le temps des Fêtes). On espère le reprendre cette année», a-t-il indiqué.
Le Centre de ski affiche bon an mal an un manque à gagner de 200 000$. «C’est une fierté d’avoir un centre de ski familial, mais, bien sûr, c’est un équipement qui ne fait pas ses frais», a rappelé le maire Rolland Dion.
La vente de billets de saison a commencé lentement. Une attitude normale, signale Josée Pérusse: «Après une mauvaise saison, les gens hésitent.» La perspective de passer le temps des Fêtes sur les pentes devrait les ramener au guichet.
Daniel Boucher souhaite que les citoyens de Pont-Rouge profitent pleinement de l’entente intermunicipale qui leur permet depuis l’an passé d’utiliser les services du Centre de ski au même prix que les citoyens de Saint-Raymond. Nouveauté pour les gens de Saint-Raymond, la politique familiale s’applique dorénavant sur les abonnements au Centre de ski.
La Ville a investi 35 000$ en améliorations. La plus remarquable est l’installation d’un réducteur de vitesse sur le remonte-pente. L’équipement électrique a été obtenu à bas prix de la papeterie Tembec dont le démantèlement est en cours. La Ville l’a acquis pour 8000$ alors qu’il en coûterait 35 000$ pour un équipement neuf.
La démonstration est concluante. Avec l’ajout de trois vitesses plus lentes, pour un total de quatre, les amateurs auront plus de temps pour monter sur les chaises ou en descendre. Le Centre de ski, de son côté, économisera sur la facture d’électricité avec la diminution des arrêts et départs. «On a déjà constaté une grosse différence», dit Josée Pérusse.
Le Centre de ski a également remplacé le débarcadère au haut de la montagne par une plate-forme de 20 mètres de long. Les planchistes demandaient cette amélioration. On a aussi ajouté pour 10 000$ de copeaux de bois pour remplir des trous et camoufler des plaques de galets.
Côté sécurité, le Centre de ski s’est dissocié de l’Ambulance Saint-Jean qui a abandonné «de façon cavalière» le service. Devenue autonome, la patrouille est accréditée par la Patrouille canadienne de ski, a annoncé Daniel Boucher.
Enfin, les pentes sont dorénavant fermées le samedi soir. Les usagers étaient principalement des adolescents qui faisaient plus de chalet que de planche, a indiqué Daniel Boucher.
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Les agents de la faune déménagent
Alain Turgeon 
Les agents de conservation de la faune emménageront au printemps dans les anciens bureaux de la Sûreté du Québec, à Saint-Raymond.
La Société de la faune et des parcs est locataire d’un immeuble situé sur la route 365 à Saint-Raymond depuis une vingtaine d’années. Elle déménagera dans l’édifice de la Société immobilière du Québec (SIQ) qu’occupait jusqu’en juillet la Sûreté du Québec.
Selon Chantal Drapeau, du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, l’édifice est plus grand et mieux adapté pour les agents de la faune. Le bureau de Saint-Raymond regroupe six employés. Il faut aussi de la place pour les quatre camions, quatre motoneiges, les VTT et les bateaux.
L’édifice actuel où loge la société de la faune et des parcs, propriété d’un homme d’affaires de Saint-Raymond, est à vendre.
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Tourisme : Portneuf préfère rester avec Québec
Alain Turgeon
Insatisfaits des services que leur rend l’Office du tourisme de Québec, les intervenants touristiques de Portneuf ont tout de même préféré rester sous sa coupe.
La majorité de la soixantaine de personnes qui ont participé au premier forum touristique de Portneuf qui se déroulait à Saint-Basile, mardi dernier, a choisi de poursuivre la promotion touristique avec l’Office du tourisme de Québec, soulignant toutefois qu’il fallait revoir les modalités de fonctionnement et de financement.
Les intervenants ont reconnu que la MRC ne recevait pas sa part du gâteau et qu’elle avait très peu de pouvoirs dans l’organisme. Ils ont soulevé le peu de financement et de ressources qu’accorde l’OTQ pour la promotion touristique de Portneuf. Par contre, ont-ils fait valoir, elle a une expertise pour soutenir la région à ce chapitre.
Le président du CLD de Portneuf, André Filteau, est surpris de cette décision. Selon lui, les participants l’ont pris sans avoir eu un éclairage nouveau sur la relation entre l’OTQ et Portneuf. Il semble qu’elle est plutôt tiède depuis que les maires ont refusé de verser la contribution que leur demandait l’OTQ parce qu’ils jugeaient ne pas en avoir pour leur argent.
Selon M. Filteau, l’office du tourisme de Québec a un budget de 14 millions de dollars. Québec, qui reçoit 5,5 millions de visiteurs par an, s’intéresse peu à la promotion touristique de Portneuf qui en accueille moins de 1%. Selon René Savard, du CLD, le budget dédié à la promotion touristique dans Portneuf est de 50 000$.
Des intervenants craignent que la facture soit plus élevée pour se développer sans Québec. Le tiers des 165 intervenants touristiques de Portneuf sont membres de l’OTQ.
Les participants se sont aussi penchés sur la façon dont Portneuf pouvait devenir une destination touristique. Un plan stratégique de cinq ans pour développer le tourisme dans la région sera déposé en février et les premières actions devraient être mises en place dès 2008.
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Les Houlala! lancent leur premier album
Le groupe opte pour le téléchargement gratuit
Denise Paquin 
Après deux semaines en ligne, c’est le succès à la clef... USB pour le groupe neuvillois Les Houlala! «Des champis, des confitures» fait un tabac dans le cyberespace avec plus de 5000 téléchargements. Pas mal pour un premier album original.
«C’est excellent! lance Médé Langlois, guitariste du groupe On ne s’attendait pas à ça.» Les Houlala! ne s’attendaient pas non plus à ce que leur album soit téléchargé principalement par des Européens (50% contre un maigre 3% pour le Canada). «Ce sont des fans, c’est sûr», dit Médé Langlois. Probablement, pour une bonne part, des Français qui les ont vus lors de leur tournée marathon en 2005.
Nés d’une passion commune à faire revivre le groupe culte français Ludwig Von 88, Les Houlala! sont passés à l’écriture l’an dernier. Ils se sont inspirés de leur groupe culte pour enregistrer au studio M&M de Mathieu Joosten à Saint-Raymond leurs 16 pièces sur des rythmes punk, ska et raggae.
La maison de distribution française FZM (Folklore de la Zone mondiale) a créé un label spécial (NetLabel) pour ce premier album offert en téléchargement libre et gratuit sur son site Internet.
Médé Langlois affirme que le téléchargement est la voie de l’avenir. «Dans deux ans, il n’y aura plus de CD à la FNAC (équivalent d’Archambault en France). Internet, c’est mondial. Ça donne une chance aux petits groupes et ça suscite une demande de spectacles», explique-t-il.
Pour compléter l’album, les fans peuvent obtenir gratuitement un livret «magique», contenant les paroles, en écrivant au groupe ou à FZM.
Jean-René Martel, chant, Steeve Moisan, basse, Médé Langlois, guitare, et Alain Roy, boîte à rythmes, lanceront «Des champis, des confitures» le 22 décembre au Bar L’Agité, boul. Dorchester, à Québec. Les jeunes sont invités à apporter leur clé USB pour télécharger l’album sur place, souligne Médé Langlois.
Il s’agira de l’unique spectacle des Houlala! dans la région de Québec avant leur tournée en France en février. Le groupe fera 17 concerts dans 17 villes entre le 1er et le 18 février. «On a dû refuser 15 dates», signale le guitariste. Les Houlala! ont été invités par leurs groupes amis tels Guerilla Poubelle, qui s’était fait refouler aux douanes canadiennes le printemps dernier, Parabellum, Marcel et son orchestre.
Éric Roberge, le chanteur du groupe neuvillois EricPanic, sera de la partie. En novembre, 2006, Médé Langlois avait accompagné EricPanic en France. Les Houlala! lui rendent la pareille.
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16 décembre 2007
Portneuf veut dépenser 8,5M$ sans toucher à la taxe foncière
La ville a pour 5 millions DE DOLLARDS de travaux dans ses cartons
Alain Turgeon
La Ville de Portneuf a déposé un budget dans lequel elle a prévu investir un peu plus de 5 millions de dollars pour des travaux d’infrastructures d’aqueduc et d’égout et la rénovation de ses immeubles avec des subventions et des règlements d’emprunt en 2008.
La Ville de Portneuf prévoit dépenser 8,5 millions de dollars en 2008, mais son budget d’opération se chiffre à 3 503 283, une hausse de 245 000$ sur celui de 2007, qui n’affecte pas le taux de la taxe foncière. La tarification pour les services municipaux augmente cependant.
La Ville de Portneuf a présenté un programme triennal d’immobilisation de 12,3 millions de dollars, dont 4 millions de dollars seront dépensés dès 2008 pour la réfection de l’aqueduc et de l’égout sur la 1ere avenue, entre la rue Provencher et la rivière Portneuf. Les travaux sont évalués à 2,7 millions de dollars. La Ville veut aussi effectuer des travaux de 1,3 million sur la rue des Écoliers pour refaire la canalisation d’un ruisseau qui passe sous les maisons et qui commence à s’effondrer. Portneuf se lance aussi dans un programme de rénovation de ses bâtiments en investissant un demi-million de dollars en 2008.
Le maire, Pierre de Savoye, compte sur un montant de 552 000$ provenant du transfert de la taxe fédérale d’accise sur l’essence et sur des subventions qui couvriront 75% des coûts. «Les citoyens de Notre-Dame de Portneuf ont fait leur effort il y a dix ans et c’est au tour du secteur sud», a déclaré le maire. D’autres travaux d’aqueduc et d’égout de 1,2 million seront effectués sur la 2e avenue et les rues transversales en 2009.
Il en coûtera presque 1800$ pour une résidence moyenne du secteur sud, qui vaut maintenant 96 115$, et 1668$ pour une résidence du secteur nord, évaluée à 73 427$. La valeur de la maison moyenne a augmenté respectivement de 9000$ et de 7000$ en 2008.
Les propriétaires du secteur sud paieront 1,38$ du 100$ d’évaluation, 1¢ de moins que cette année, et ceux du secteur nord 1,48$, une hausse de moins d’un cent. Le taux de la taxe foncière reste à 96,2¢ du 100$ d’évaluation, celle pour la SQ baisse de 1,2¢, celle du fonds de roulement augmente de 3¢ tandis que celle du service de la dette commune demeure à 11¢. Le refinancement d’une dette augmente le taux de taxe de 2¢ dans le secteur nord.
Le coût de la collecte des ordures passe de 57,69$ à 90,33$ et le tarif de l’aqueduc bondit en raison des travaux effectués au cours de la dernière année. Le tarif pour payer la dette de l’aqueduc
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Une première convention collective entre Portneuf et ses employés
(AT) - La Ville de Portneuf et le syndicat des travailleuses et des travailleurs de la ville de Portneuf, affilié à la CSN, ont signé une première convention collective le 10 décembre prévoyant un rattrapage salarial annuel de plus de 4%.
La convention fixe les conditions de travail des employés du bureau municipal, des travaux publics et des loisirs, jusqu’en décembre 2010. Le syndicat regroupe quatorze employés, dont neuf à temps plein. Les parties se sont entendues pour étaler un rattrapage salarial sur la durée de la convention. L’augmentation moyenne sera de 4,25 % par année, incluant une rétroactivité au 1er janvier 2007. Selon le président du syndicat, François Caron, ce rattrapage est basé sur les salaires qui sont offerts dans les villes environnantes.
Selon le maire de Portneuf, Pierre de Savoye, cette première convention collective n’a pas d’impact sur le budget 2008 puisque la Ville l’avait prévue pour 2007 et l’an prochain.
Le maire a félicité les quatre conseillers membres du comité patronal de négociation pour leur travail. «Je souligne tout particulièrement le dévouement et l’implication de Esther Savard (conseillère et négociatrice en chef pour la Ville) qui a su mener à bon terme ce qui était un défi de taille», a déclaré le maire. Il a aussi souligné la loyauté et le professionnalisme des employés de la ville qui ont maintenu la qualité des services au citoyen durant l’année qu’a duré la négociation.
François Caron est aussi satisfait de la conclusion d’une dizaine de mois de négociations. Les employés municipaux ont demandé leur accréditation syndicale à la CSN en avril 2006. La Ville a contesté la syndicalisation de certains employés, ce qui a retardé le début des négociations. Haut de la page
Les travailleurs d’AbitibiBowater marchent à Donnacona

(AT) - Les quelque 150 travailleurs affiliés au Syndicat national des travailleurs des pâtes et papiers et du Syndicat des employés de bureau de Donnacona de la CSN ont demandé à leurs exécutifs syndicaux de mettre tout en oeuvre afin d’éviter la fermeture de l’usine de papier.
Les travailleurs et leurs familles, les élus et les dirigeants syndicaux ont marché dans les rues du centre-ville de Donnacona samedi matin. C’est le premier événement d’un plan d’action des syndicats pour sensibiliser la population de Portneuf «sur les conséquences désastreuses de la fermeture de l’usine sur l’économie de la ville de Donnacona et de toute la région».
Selon Robert Drolet, du syndicat des travailleurs des pâtes et papiers, des rencontres avec des groupes ont déjà eu lieu et divers autres moyens de sensibilisation sont prévus.
Les syndicats de la CSN souhaitent mettre sur pied une large coalition d’intervenants politiques, socio-économiques et communautaires pour forcer la compagnie AbitibiBowater à reconsidérer sa décision et pour s’assurer que les gouvernements prennent les décisions favorables pour les travailleurs. Les syndiqués se sont réunis en assemblée générale le 6 décembre, quelques heures après la visite du ministre Sam Hamad qui avait rencontré leurs représentants pour les rassurer.
Les syndicats affiliés à la CSN n’en sont pas à leur première lutte pour contrer la fermeture de l’usine de Donnacona et leur mobilisation et leur détermination ont permis de la maintenir ouverte jusqu’à présent, a rappelé M. Drolet.
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La maison de Mlle Augustine protégée
La Ville invite le parolier Luc Plamondon à collaborer
Denise Paquin 
La Ville de Saint-Raymond veut protéger la maison d’Augustine Plamondon-Smith. Elle a même fait appel au célèbre neveu de la professeure de piano, Luc Plamondon, pour qu’il collabore au projet d’en faire une maison de la culture.
L’idée de conserver dans le patrimoine raymondois la belle maison de briques de la rue Saint-Joseph fait consensus au conseil municipal, a révélé le maire Rolland Dion lors du lancement des Prix du patrimoine, le 12 décembre.
La maison n’est plus habitée depuis que sa propriétaire, qui aura 100 ans le 7 janvier 2008, réside au centre hospitalier de Saint-Raymond. Selon M. Dion, la famille est pressée de vendre afin d’éviter le délabrement de la propriété. La Ville comprend cette urgence, mais doit attacher les fils de ce «gros projet», a dit le maire.
La semaine dernière, le conseil s’est mis d’accord sur un moyen de financer le projet. Ce moyen, qui sera exposé à la réunion de janvier, miserait sur les dons et les subventions pour financer 75% du coût d’achat et de restauration de l’édifice. C’est à cette seule condition que la Ville pourrait envisager investir dans le projet. «Les élus ont accepté d’aller dans le dossier, mais faut aller chercher tout ce qu’on peut aller chercher», a déclaré Rolland Dion.
Pour réussir à boucler ce budget, la Ville compte faire appel à tous ceux qui pourraient être concernés par ce projet. D’où les contacts avec le parolier Luc Plamondon qui, comme des dizaines de Raymondois, a appris le piano chez Mlle Augustine, a rappelé Claude Huot, l’historien de Saint-Raymond.
La restauration de la maison pourrait être admissible à des subventions, mais non l’acquisition, a précisé Daniel Simoneau, président de la Société du patrimoine de Saint-Raymond.
Personne ne veut s’avancer sur l’usage qui pourra être fait de la maison. Elle pourrait accueillir des organismes, tel la Société d’histoire, a avancé le conseiller Jacquelin D. Genois. «De faire de la maison Plamondon une maison de la culture ne nous enlève pas d’argent pour le centre communautaire. C’est un projet spécifique», a tenu à dire M. Genois.
La maison de briques de la rue Saint-Joseph a été construite par le grand-père de Mme Plamondon, Joseph Bureau, après le grand feu de 1907 qui ravagea le centre-ville de Saint-Raymond. Arpenteur et explorateur, M. Bureau a tracé, entre autres, le corridor de chemin de fer du Petit train du Nord et celui du CN entre Rivière-à-Pierre et Roberval. Haut de la page
Projet de centre de loisirs pour handicapés physiques
Alain Turgeon
Pierre Charest est en fauteuil roulant depuis 13 ans et il se bat pour avoir un centre de loisirs pour personnes handicapées physiques.
M. Charest, qui préside l’Association de la sclérose en plaques de Portneuf, souhaite avoir un centre des loisirs pour divertir les personnes handicapées et exploiter leurs compétences.
Selon lui, les personnes handicapées sont souvent isolées. «Il est démontré qu’une personne qui est six mois sans sortir perd son réseau social», dit-il. Il souhaite la création d’un centre qui deviendrait un lieu de rencontre pour toute la région ouvert tous les jours de la semaine. Il ne veut pas une coquille vide et il faudra embaucher un animateur pour offrir des activités. L’emplacement n’est pas encore arrêté. On cherche un local où les handicapés physiques auraient facilement accès à divers services.
«Les municipalités dépensent des milliers de dollars pour les loisirs, mais pas un sou pour les personnes handicapées, dit M. Charest, qui a aussi été président de l’Association des personnes handicapées de Portneuf (APHP) durant trois ans. «Je pense qu’il est temps de faire quelque chose», a-t-il déclaré.
Selon lui, les handicapés physiques sont laissés pour compte. Le centre de jour du centre de santé et services sociaux de Portneuf s’adresse aux personnes de plus de 65 ans et ne répond pas aux attentes des jeunes personnes handicapées. L’Association des personnes handicapées de Portneuf ne répond pas non plus aux besoins des handicapés physiques, dit-il. Sa clientèle est surtout composée d’handicapés intellectuels et on ne peut pas mêler les deux, dit-il. Les activités ne sont pas les mêmes.
La nouvelle Association de sclérose en plaques de Portneuf est le promoteur du centre de loisirs, mais il s’adresse à toutes les personnes handicapées physiques de la région, note M. Charest. D’ailleurs, des invitations et des lettres d’information seront envoyées aux éventuels utilisateurs par les organismes qui s’occupent des personnes handicapées physiques. M. Charest les a aussi invités à contacter l’association.
M. Charest ignore le nombre exact de personnes handicapées physiques dans la région, mais il souligne que 52 personnes atteintes de sclérose en plaques de Portneuf sont inscrites à l’association de Québec.
Selon M. Charest, les personnes handicapées doivent avoir des services dans la région sinon elles déménageront dans les grands centres urbains.
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23 décembre 2007
Marche des syndiqués d’AbitibiBowater
Les travailleurs entendent sauver l’usine
Steeve Alain 
Même si les chances sont minces d’éviter la fermeture définitive de leur usine, les syndiqués de l’usine AbitibiBowater de Donnacona veulent démontrer aux dirigeants de la multinationale qu’ils ont tort.
La campagne de résistance à la fermeture a été entreprise samedi dernier dans le cadre d’une marche de solidarité par un temps glacial dans les rues de la ville, à laquelle ont participé quelque 150 personnes.
Le président du Syndicat national des pâtes et papier de Donnacona, René Julien, a révélé que les dirigeants de l’usine estiment à 5% les chances de reprendre la production de papier après la fermeture temporaire prévue le 31 janvier.
«AbitibiBowater fait une erreur en nous disant que nous avons 5% de chances de continuer notre production, 5% à Donnacona c’est beaucoup. En 1992, nos chances étaient nulles de sauver l’usine, pourtant on travaille présentement avec une des machines des plus modernes au monde. Cette machine-là est ici, chez nous, pis c’est à Donnacona qu’elle va virer», a-t-il lancé aux travailleurs et à leur famille devant le local du syndicat de la rue Saint-Jacques.
M. Julien a dit aux travailleurs de ne pas se sentir coupables de ce qui arrive. Il a souligné qu’ils avaient fait comme employés des sacrifices lors de la dernière convention collective. «C’est nous les travailleurs et les travailleuses qui avons gelé nos salaires, qui avons redonné notre bonus et avons concédé des emplois, Des sacrifices qui ont diminué de 7 millions de dollars les dépenses de la compagnie», a ajouté M. Julien.
M. Julien perçoit des éléments encourageants. «Décembre risque d’être un des meilleurs mois de l’année en production. Même nos cadres ont décidé de s’investir avec nous afin de former des comités de travail en partenariat dans tous les départements», a-t-il indiqué. Depuis le début de mois, selon des travailleurs, l’usine produit plus de 500 tonnes de papier par jour, ce qui est un excellent rendement.
Le maire de Donnacona, André Marcoux, a pris la parole devant l’hôtel de ville. Il a souligné qu’il faut mettre en place les conditions gagnantes, entre autres en réduisant les coûts de l’énergie, des fibres de bois et de la main-d’œuvre. Il tente notamment de rediriger les fibres de la scierie AbitibiBowater de Saint-Raymond envoyés à l’usine Belgo qui ferme ses portes définitivement vers Donnacona. «On va gagner cette lutte. On va préparer un plan. Soyons positifs», a-t-il lancé.
Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches de la CSN, a souligné l’impact incroyable sur une communauté que représente cette annonce de fermeture. «On va se revoir, c’est certain», a assuré la dirigeante syndicale.
Quelques instants plus tard, les syndiqués hissaient une bannière devant leur local indiquant que jamais il n’y aurait de fermeture. Une coalition pour sauver l’usine regroupant notamment la Ville de Donnacona, les syndicats, la MRC et les commerçants a été mise en place.
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Sur les pentes à moindre coût
Après Pont-Rouge, au tour de Sainte-Catherine et Saint-Léonard
Denise Paquin
Contrairement à ce que dit le dicton, le bonheur des uns peut aussi faire le bonheur des autres. C’est ce qu’entend prouver la Ville de Saint-Raymond en ouvrant son centre de ski à meilleur prix aux citoyens de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et de Saint-Léonard.
Les amateurs de ski et de planche de ces deux municipalités ont désormais accès aux pentes au même tarif que les résidants de Saint-Raymond. Ils profiteront cet hiver d’une économie de 30% sur les abonnements et de 5$ sur les billets quotidiens.
Pour compenser le manque à gagner, la Ville de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier versera un montant minimum de 4000$ au terme de la saison. Elle octroiera un montant supplémen-taire de 5$ par entrée, jusqu’à concurrence de 5800$. Le montant est fixe pour Saint-Léonard, 1773$, puisqu’elle subventionne déjà l’accès des enfants.
«Cette entente sera bénéfique pour la population et pour les municipalités. J’en ressens beau-coup de fierté», a déclaré le maire de Sainte-Catherine, Jacques Mar-cotte. Sainte-Catherine n’en est pas à sa première entente avec Saint-Raymond et le maire Marcotte s’est dit ouvert à exploiter d’autres avenues. «Nous avons un point commun, la nature, et il y a encore énormément d’espace pour qu’on y travaille encore», a-t-il avancé.
À Saint-Léonard, cette entente s’inscrit dans la volonté d’amélio-rer les loisirs, qui s’est affirmée cette année avec l’embauche d’une responsable, France Lafleur. «Le ski est un moyen très efficace de faire sortir les gens de la maison, a indiqué le directeur général de Saint-Léonard, Eddy Alain. Le but, c’est que l’achalandage des gens de Saint-Léonard augmente.»
C’est aussi ce que souhaitent les dirigeants de Saint-Raymond. L’augmentation de l’achalandage et les compensations des municipali-tés diminueront légèrement le manque à gagner annuel de 200 000$ du centre de ski, et la facture des contribuables de Saint-Raymond.
La Ville a élaboré une formule de compensation qui pourrait être utilisée pour d’autres municipali-tés, a indiqué Alain Tardif, direc-teur de la Ville. Le centre de ski tiendra des statistiques de fréquen-tation pour établir la compensa-tion de Sainte-Catherine. Les ententes avec les deux municipali-tés seront révisées l’automne prochain.
Avec Pont-Rouge, qui a conclu la première entente en 2006, c’est 75% du bassin de clients du centre de ski qui profite maintenant de tarifs privilégiés, a indiqué Daniel Boucher, directeur des loisirs de Saint-Raymond.
Les conditions de neige exceptionnelles ont fait bondir le nombre d’abonnements. Plus de 300 ont déjà été vendus. Le centre de ski sera ouvert tous les jours jusqu’au 7 janvier, à l’exception de Noël et du jour de l’An. «Nous avons eu le deuxième meilleur départ et j’espère que nous aurons 67 jours de ski comme en 1986», a déclaré Daniel Boucher, directeur des loisirs de Saint-Raymond.
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Le nouveau rôle coûte cher aux citoyens de Saint-Marc
Alain Turgeon 
Les contribuables de Saint-Marc-des-Carrières paieront plus malgré la diminution de 9% du taux de la taxe foncière.
Le taux de la taxe foncière passe de 1,43 à 1,30$ du 100$ d’évaluation, mais le propriétaire d’une résidence moyenne, évaluée maintenant à 90 000$, paiera 106$ de plus en 2008. La valeur des maisons a augmenté en moyenne de 18% avec le dépôt d’un nouveau rôle d’évaluation. En 2007, la valeur moyenne d’une résidence était de 76 000$.
En plus de payer un montant plus élevé pour la taxe foncière en raison de la nouvelle évaluation, les contribuables devront payer 22$ de plus pour la collecte des matières résiduelles. Les tarifs pour les égouts et l’aqueduc restent les mêmes qu’en 2007 respectivement à 178.45$ et 135$.
Selon le maire Matte, les fermetures de commerces et d’industries et la contestation de l’évaluation ont réduit les revenus de taxes et cette perte est absorbée par le secteur résidentiel. Saint-Marc-des-Carrières compte 970 résidences. Le nouveau rôle a fait grimper la richesse foncière de 106 à 120 millions de dollars. Selon le maire, les maisons construites il y a une trentaine d’années sont les plus affectées par la hausse des valeurs.
La Ville ira chercher 52 000$ de plus en revenus de taxe foncière, mais perd 22 000$ en tenant lieu de taxes parce qu’elle a abaissé le taux de taxe, explique le maire, Michel Matte. Il compte sur un revenu de 17 000$ provenant de la location du poste relais par la Sûreté du Québec.
Le budget de Saint-Marc-des-Carrières se chiffre à 3 808 900$, une hausse de 6% sur celui de 2007. Cette hausse de 215 000$ s’explique par la décision d’acheter un nouveau camion de pompier. Les dépenses en immobilisation sont de 526 000$, en hausse de 187 000$ sur le budget précédent. La ville utilisera 164 000$ de son surplus pour boucler le budget des immobilisations. Le camion de 300 000$ remplacera les deux qu’elle a actuellement. Selon le maire, il aurait fallu les changer dans deux ou trois ans pour répondre aux exigences du schéma de couverture de risques incendie de la MRC. Les réparations coûteuses sur ses camions l’incitent à le faire l’an prochain. Selon le maire, la Ville n’aura pas besoin d’aller en règlement d’emprunt.
L’autre écart important dans les dépenses est causé par la nouvelle quote-part de la Régie régionale de gestion des matières résiduelles, en hausse de 35 000$.
La Ville a réduit de 20 000$ sa contribution annuelle à la Corporatoin de développement économique. Elle versera 30 000$. Selon M. Matte, il faudra être plus agressif avec le programme d’incitation à l’habitation et pour attirer des entreprises.
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La Jacques-Cartier à la Cour de Saint-Raymond
Steeve Alain
L’achalandage à la Cour municipale de Saint-Raymond augmentera en 2008. L’ensemble des municipalités de la MRC de la Jacques-Cartier y feront dorénavant traiter leurs causes en matières pénale et civile.
Les neuf municipalités et la MRC elle-même relèvent de la Cour municipale de Saint-Raymond depuis le 13 décembre. L’entente devait être officialisée en janvier, mais la nouvelle a été dévoilée lors de la présentation du budget de Saint-Raymond, lundi dernier.
Les municipalités de la MRC de la Jacques-Cartier associées auparavant à la Cour municipale de la Ville de Québec ont opté pour la Cour de Saint-Raymond en raison des coûts moindres, de son efficacité, de sa proximité et parce qu’elle siège le soir, a expliqué le maire Rolland Dion.
La Cour municipale siège habituellement une fois par mois à la Maison de la justice de la route des Pionniers. Le tribunal se déplacera aussi au Centre communautaire du Lac-Beauport pour répondre aux besoins de la population de la MRC voisine située plus à l’est.
La Cour municipale de Saint-Raymond traitait déjà les dossiers de dix des 18 municipalités de la MRC de Portneuf.
Les juridictions de la Cour municipale règlent les causes en matière civile tel que le recouvrement d’un montant d’argent dû à une municipalité, notamment les taxes municipales, les licences et permis. En matière pénale, la Cour entend des causes relatives aux infractions au Code de la sécurité routière et aux règlements municipaux.
L’entente avec la MRC de la Jacques-Cartier a occasionné l’embauche d’un troisième employé.
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Tembec éventrée
Steeve Alain 
L’ex-usine de papier de la compagnie Tembec à Saint-Léonard croule actuellement sous le pic des démolisseurs.
Le Groupe St-Pierre, propriétaire du site et des immeubles depuis mai dernier, a entrepris il y a quelques semaines la démolition des bâtiments. Les imposantes structures d’acier sont éventrées par la machinerie qui récupère le métal pour sa revente. L’usine de papier vieille d’une centaine d’années a fermé ses portes en mai 2005, entraînant la perte de 165 emplois. Elle avait été modernisée au coût de 125 M$ au début des années 1990.
Le Groupe St-Pierre a acquis l’usine désaffectée au coût de 4,6 M$. La démolition du complexe évalué à 3 M$ entraînera un manque à gagner en revenus de taxes pour la Municipalité de Saint-Léonard de l’ordre de 45 000$ annuellement, estime le directeur général, Eddy Alain. Les effets se feront sentir l’an prochain seulement puisque la Municipalité a bénéficié cette année du revenu de la taxe sur les mutations immobilières (taxe de bienvenue) lors de la transaction entre Tembec et le Groupe St-Pierre. (photo : Steeve Alain)
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