La Ville de Saint-Raymond se retrouve dans le collimateur des militants pour la défense des animaux.
Une soixantaine de manifestants de la Milice animale du Québec ont débarqué dans les rues du centre-ville samedi dernier pour y dénoncer ce qu’ils qualifient d’usines à chiots, à la suite d’un appel d’une résidante de la région.
La présidente-directrice générale de la Milice animale du Québec, un regroupement de défense des droits des animaux, Nicole Messier, a pris la parole près du presbytère avant la manifestation dans les rues de Saint-Raymond, qui compte sur son territoire neuf élevages de chiens.
Mme Messier a dit que 500 000 chiots naissent chaque année au Québec «pour le seul enrichissement de ceux qui les exploitent» dans des usines à chiots. «Ils en produisent plus que l’on peut en adopter», a-t-elle ajouté, indiquant que 20% des 40 000 animaux euthanasiés chaque année dans la province sont des chiens.
La militante a souligné que n’importe qui peut se lancer dans l’élevage de chiens et qu’il y a prolifération d’usines où les animaux grandissent dans des conditions insalubres. Elle s’en est pris à Anima Québec qu’elle surnomme «Inanima Québec». Selon elle, l’organisme mandaté par le ministère de l’Agriculture du Québec pour inspecter les élevages de chiens est irresponsable et incompétent.
Le maire Rolland Dion a fait face à la musique et aux quelques aboiements des chiens qui accompagnaient les manifestants, n’appréciant pas la mauvaise image donnée à sa ville. «Je suis là pour rectifier», a-t-il mentionné. Selon lui, sur les neuf élevages de chiens à Saint-Raymond, un seul est problématique et il «va se régler bientôt».
Le chenil en question, situé sur la Grande Ligne, avait fait l’objet d’un reportage dans un quotidien de Québec en novembre 2005 qui mettait en doute les bonnes conditions dans lesquelles la centaine de chiens étaient élevés. Selon M. Dion, la Ville est intervenue et a forcé le propriétaire à démolir huit bâtiments jusqu’ici et il reste une étable non-conforme à la réglementation municipale.
Selon le maire, la Municipalité peut intervenir en ce qui concerne la conformité des bâtiments, le nombre d’animaux permis et l’environnement, mais elle n’a pas l’autorité pour vérifier ce qui se déroule à l’intérieur, ce qui est la responsabilité d’Anima Québec. «Anima Québec ne nous donne pas les résultats de leurs inspections», a-t-il dit. M. Dion a assuré qu’un inspecteur municipal se rendait sur place à chaque semaine et que lui-même visitait l’éleveur à toutes les deux semaines.
La Milice animale souhaitait se rendre chez l’éleveur samedi, mais une mise en demeure transmise aux organisateurs de la manifestation a fait changer les plans de la journée. Les militants ont distribué des pamphlets à la population et déposé des fleurs devant l’église. Huit d’entre eux ont rencontré le maire à l’hôtel de ville après la manifestation.
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L’algue bleu-vert envahit le lac Sept-Îles
Denise Paquin 
L’algue bleu-vert a envahi le lac Sept-Îles à Saint-Raymond. Les résidants ont reçu lundi une mise en garde de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale les avertissant de la présence de l’algue.
«C’est la claque dans la face», laisse tomber Denis Cayer, président de l’Association des propriétaires du lac Sept-Îles (APLSÎ) qui regroupe plus de 400 propriétaires. «Il y en avait peut-être dans les années antérieures, mais on n’y avait pas porté attention», mentionne-t-il.
«On connaît la cause, c’est le phosphore, mais là c’est une prise de conscience», déclare Denis Cayer qui note que l’invasion généralisée ne contient pas de toxines (cyanobactéries).
La présence de l’algue confirme l’à-propos du plan d’action lancé le printemps dernier par l’Association et la Ville de Saint-Raymond, selon Denis Cayer. En plus d’une diagnose du lac qui sera complétée en décembre par la CAPSA, ce plan cible deux priorités pour 2008 : la renaturalisation des rives et la mise aux normes des installations septiques.
Les responsables du plan ont mis toutes leurs énergies cet été à informer la population. Les propriétaires ont été invités à s’engager volontairement à changer leurs produits domestiques, à vérifier leurs fosses septiques, à regénérer leurs rives.
Malgré toute l’information qui a été donnée, le président de l’APLSÎ constate que le virage ne sera pas facile à prendre. «La majorité des gens sont conscients, mais ils n’ont pas pris de mesures. Je n’en ai pas vu planter d’arbustes sur le bord du lac, au contraire, j’en ai vu plus défricher», affirme Denis Cayer.
La circulation de bateaux à moteur n’a pas connu de baisse non plus. En plus de causer l’érosion des rives, les bateaux qui circulent à grande vitesse brassent les sédiments et remettent le phosphore en circulation dans le lac.
«Il va falloir prendre des mesures radicales si on ne veut pas devenir comme les autres», déclare M. Cayer. Il souhaite qu’à l’instar de Lac-Sergent, la Ville donne des dents aux mesures préconisées par le plan d’action.
«Il faut que la Ville puisse contraindre les gens qui pensent que le lac est à eux. Il faut protéger ce joyau-là, mais c’est aussi dans son intérêt, pour protéger la valeur des propriétés», dit M. Cayer.
La réglementation sur les fosses septiques doit être resserrée, estime le président de l’APLSÎ. «Elle sont peut-être conformes, mais je crois que 50% ne le sont pas pour des maisons en bordure d’un lac», affirme-t-il.
Le lac Sept-Îles est le cinquième lac de la région de Portneuf à être affecté par l’algue bleu-vert cette année. Tout comme le lac Sergent, il s’agit d’une première mise en garde de santé publique. Les lacs Blanc et Perreault à Saint-Ubalde et le lac Saint-Joseph sont toujours sur la liste des lacs affectés au Québec.
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Cinq postes en jeu aux élections scolaires du 4 novembre
Alain Turgeon
Les citoyens seront appelés aux urnes le 4 novembre pour élire cinq des dix-sept commissaires à la Commission scolaire de Portneuf.
Quatre commissaires sortantes, dont deux de Donnacona, ont de l’opposition, une lutte se fera entre deux nouvelles candidates à Pont-Rouge et onze commissaires sortants ont été réélus et une nouvelle a été élue à l’issue de la période de mise en candidature qui se tenait du 25 au 30 septembre.
Des élections auront lieu à Donnacona. Francine Bouchard fera la lutte à la commissaire sortante Johanne Minville dans la circonscription 12 qui comprend Donnacona et une partie de Neuville, tandis que Stéphane Méthot tentera de se faire élire dans la circonscription 13 contre la vice-présidente de la commission scolaire, Janine G. Leclerc. La commissaire sortante, Monique Germain, fera face à Lise Trudel dans la circonscription 4 qui regroupe les municipalités de Sainte-Christine d’Auvergne, Saint-Léonard, Rivière–à-Pierre et une partie de Saint-Raymond. Huguette Chalifour fait la lutte à la commissaire sortante Lisette Gagnon-Perron dans la circonscription 7 regroupant les municipalités de Saint-Alban, Saint-Gilbert, et une partie de Saint-Marc-des-Carrières. Les deux candidates s’étaient déjà affrontées en 2003. Des élections se tiendront aussi à Pont-Rouge où Line Arial sera opposée à Lina Moisan pour succéder à Louise Bernatchez qui n’a pas sollicité de nouveau mandat dans la circonscription 15.
Seuls les résidants des circonscriptions concernées peuvent se prévaloir de leur droit de vote. Le vote par anticipation aura lieu le 28 octobre.
Le président de la Commission scolaire, Serge Tremblay, a été réélu sans opposition au poste de commissaire à Neuville (circonscription 14). Les trois candidats sortants de Saint-Raymond, Donald Alain (1), Lola Bergeron (2) et Roger B. Plamondon (3), ont aussi été réélus. Chrystiane Bourré, qui représente les municipalités de Saint-Ubalde, Saint-Thuribe et Saint-Casimir (5), Claire Dussault, à Saint-Marc-des-Carrières (6), Isabelle Mainguy, à Deschambault-Grondines (8), Yves Walsh, à Saint-Basile (10), Marie-Claude Deschênes, à Cap-Santé (11), ont aussi été réélus. Natalie Roy, qui représente la circonscription 16 qui englobe une partie de Pont-Rouge et de Neuville et Josée Savard dans la 17, une autre partie de Pont-Rouge, ont été réélues. Christine Arsenault a été élue sans opposition à Portneuf (9) pour remplacer Nelson Bédard qui avait été élu en 2005.
Autres CS
Le commissaire sortant Réjean Hivon, de Sainte-Anne-de-la-Pérade, a été réélu sans opposition dans la circonscription 23 de la Commission scolaire du Chemin du Roy, tandis que Raynald Houde, élu en 2003, a conservé son poste dans la circonscription 25 de la Commission scolaire de la Capitale qui englobe les villes de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Fossambault-sur-le-Lac et Lac-Saint-Joseph. La commissaire sortante Danielle Bolduc a aussi été réélue dans la circonscription 16 de la Commission scolaire de l’Énergie dont fait partie Lac-aux-Sables et Notre-Dame de Montauban.
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Le quai de Portneuf : une priorité pour le député Francoeur
Alain Turgeon
À quelques jours de la reprise des travaux parlementaires, le député de Portneuf, Raymond Francoeur, a fait le bilan de ses six premiers mois à l’Assemblée nationale et a fixé ses priorités pour les prochains mois.
Le député Francoeur soutient que le recrutement des médecins pour les urgences de Portneuf, son principal engagement lors de la dernière campagne électorale, est en bonne voie et que la population de Portneuf ne devrait plus subir autant de découvertures médicales dans les urgences l’an prochain et il s’attaquera maintenant au dossier du quai de Portneuf, «une nécessité pour le développement économique de la région», dit-il.
M. Francoeur croit que la vocation commerciale et industrielle du quai de Portneuf doit être conservée et que tout le monde se rangera à cette évidence. Selon le député, le quai de Portneuf est «une nécessité qui va aider à relever l’économie de Portneuf». Il travaillera avec le député fédéral André Arthur pour le conserver. Cependant, la Ville n’en veut pas et la MRC n’a pas encore déposé son rapport sur l’avenir du quai.
Ses six premiers mois comme député ont été une période d’adaptation et de collecte de renseignements sur les besoins des gens du milieu, dit M. Francoeur. Il a souligné qu’il avait obtenu la subvention de 687 000$ pour la reconstruction de la piscine à Saint-Marc-des-Carrières. Ce qui l’a le plus marqué, c’est la lenteur du gouvernement à réagir, dit-il.
Selon M. Francoeur, l’ADQ a aussi appris pendant cette période. Il n’a pas l’intention de faire tomber le gouvernement jusqu’au prochain budget, mais son parti sera moins catégorique qu’au printemps dernier alors que le chef s’était placé dans une position inconfortable en annonçant que l’ADQ voterait contre le budget avant son dépôt. «On a appris de nos erreurs», a dit le député.
Le député et critique dans le dossier de la ruralité a participé, en fin de semaine dernière, au Conseil général de l’ADQ visant à planifier la position du parti sur l’environnement. Son chef Mario Dumont a souligné que les préoccupations environnementales ne devaient pas gêner le développement économique. M. Francoeur croit qu’il n’y a pas de concurrence entre le plan vert de l’ADQ et l’économie. «L’ADQ veut respecter Kyoto et même le bonifier», a-t-il expliqué, promettant que son parti soumettra à la population d’ici peu un programme environnemental qui saura satisfaire la population québécoise.
Le député a aussi remis deux subventions de 5000$ à la Corporation de transport régional et à la Fondation des services santé et sociaux de Portneuf provenant du programme de Soutien à l’action bénévole. Environ 200 organismes de Portneuf se partageront 88 600$. Actuellement 59 organismes ont obtenu une subvention.
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Gilles Landry donne un coup de fouet au Parti libéral
Denise Paquin 
Maintenant qu’il a frappé, Gilles Landry attend de voir si l’onde de choc provoquera les changements qu’il espère à la tête du Parti libéral du Canada.
Le candidat du parti en 2006 et actuel vice-président de l’Association libérale de Portneuf - Jacques-Cartier a ajouté sa voix à la vague de critiques en demandant la démission du chef Stéphane Dion.
«Quand j’ai vu la sortie de Pierre-Luc Bellerose (candidat démissionnaire dans Joliette), j’ai voulu apporter une voie supplémentaire, provoquer le questionnement», a-t-il expliqué vendredi.
Il a présenté sa résolution aux membres de l’exécutif du parti le 24 septembre. «Ce n’est pas la personne qui doit nous représenter à la prochaine élection. La majorité pense comme moi», a-t-il indiqué. L’exécutif statuera le 15 octobre, à la veille du discours du trône.
Gilles Landry avait déjà écrit ses doléances à Stéphane Dion le 21 février dernier. Les tergiversations de Stéphane Dion sur l’engagement des troupes canadiennes en Afghanistan ont fait déborder le vase. Fermement opposé à la présence militaire du Canada en Afghanistan, Gilles Landry lui reproche de ne pas maintenir une position ferme face au gouvernement de Stephen Harper.
À son avis, Stéphane Dion aurait dû faire déclencher des élections «avant que les soldats du Québec partent». «Un député fédéral joue avec la vie des gens. Il faut voter», déclare-t-il.
Gilles Landry n’est pas tendre avec son chef. Il ne voit pas d’espoir de faire des gains dans la prochaine campagne électorale (qui pourrait être déclenchée dans les jours qui viennent) avec Stéphane Dion, surtout pas au Québec.
Les statuts du Parti libéral ne permettent pas le changement de chef en cours de mandat, mais seulement après une élection. «On ne peut pas l’éjecter, reconnaît Gilles Landry. La seule option c’est qu’il démissionne.
Bouillé part
«On s’est rallié pour Dion, ce n’est pas une vengeance», plaide Jacques Bouillé, président de l’association, qui demeure un fidèle supporteur de Michael Ignatieff. M. Bouillé ne sollicitera pas un nouveau mandat lors de l’assemblée générale annuelle en novembre.
Il affirme que la fin de son engagement politique n’a rien à voir avec la sortie de son vice-président Gilles Landry. Elle tient plutôt d’un désenchantement général vis-à-vis du parti. «Ma décision est prise depuis trois mois, dit-il. Je ne me retrouve pas dans le parti», explique l’ancien maire de Deschambault et préfet de la MRC.
L’exercice de réflexion sur le leadership du chef Stéphane Dion et sur l’orientation du parti est sain, selon M. Bouillé. Il tient à dire que l’avenir du chef ne sera pas décidé par l’exécutif. «L’Association ne peut pas décider, mais on peut décider de garder ou de rejeter la résolution», dit-il.
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14 octobre 2007
Vers le tourisme durable
La Vallée Bras-du-Nord obtient 136 000$ pour un plan d’intervention
Denise Paquin 
Forte de son développement récréotouristique, la Coopérative de solidarité Vallée Bras-du-Nord s’oriente vers le tourisme durable.
D’ici 2009, elle veut convaincre les forestiers, les entreprises touristiques, les résidants et les visiteurs d’agir de façon à protéger le caractère unique de la vallée.
La Coopérative a obtenu une subvention de 136 000$ du Fonds d’action québécois pour le développement durable (FAQDD) afin de réaliser le projet «Tourisme, paysage et coopération».
«L’objectif est de susciter le changement, de modifier les comportements», a résumé Danielle Larose lors du dévoilement du projet à Saint-Raymond, jeudi dernier. «Le but n’est pas de faire des études. Nous voulons donner des outils aux gens pour réaliser des actions harmonieuses», a ajouté Mme Larose qui participera à la coordination du projet.
La Coopérative élaborera des «trousses d’action» à l’intention des divers acteurs. Chaque groupe pourra y trouver des suggestions d’actions à réaliser pour conserver le patrimoine de la vallée. Une démarche de développement durable sera proposée avec obligation de résultat, a précisé Danielle Larose.
L’organisme a déjà ciblé 16 secteurs où des améliorations doivent être apportées, indique le directeur général Frédéric Asselin. La gestion des eaux usées et des déchets ainsi que le transport en font partie. «Il pourrait y avoir plus de navettes, ce qui réduirait les impacts du transport sur les résidants et l’environnement», illustre-t-il.
Le plan aura également un aspect social afin de regrouper les gens de la vallée mais aussi un volet «paysage habité», a indiqué Danielle Larose. La Coopérative veut faire la promotion de la construction verte et de l’harmonie dans l’habitation. Des chartes de couleurs pourraient être suggérées aux propriétaires, indique Mme Larose qui a mené le projet de revitalisation du centre-ville de Saint-Raymond.
Le maintien du couvert forestier est également une priorité pour la Coopérative. Selon le président Jean-Claude Lafrenière, les riverains partagent cette préocupation. L’organisme veut sensibiliser les propriétaires fonciers privés qui cèdent des droits de passage.
À l’image du type de gestion mis de l’avant il y a cinq ans par la coopérative de solidarité, la concertation entre les divers groupes concernés guidera l’action de l’organisme, a rappelé le directeur Frédéric Asselin.
La Coopérative de solidarité Vallée Bras-du-Nord est le premier organisme non-environnemental à être subventionné par le Fonds d’action québécois pour le développement durable dans la région de Portneuf.
«De plus en plus les intervenants du dévelopemment durable subventionnés ne sont pas des organismes environnementaux. On est très heureux de ça», a déclaré la porte-parole du Fonds Véronique Jampierre.
Le Fonds appuie maintenant ce type d’initiatives parce qu’il permet de rejoindre des clientèles différentes de celles habituellement visées par les organismes environnementaux, a-t-elle expliqué.
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Le toit du Carrefour municipal risquait de s’effondrer
Alain Turgeon 
La Ville de Portneuf a refait le toit du Carrefour municipal, à Notre-Dame-de-Portneuf, qui risquait de s’effondrer.
La toiture de l’ancienne partie du Carrefour municipal construite en 1923 donnait déjà des signes de faiblesse à l’hiver 2006 lorsque la neige s’est accumulée. Après une inspection de la structure, on a trouvé deux toitures superposées. La première datait de la construction originale et une deuxième avait été construite par dessus lors de l’agrandissement en 1979. Son poids causait une surcharge à la première structure.
«On a été chanceux qu’il n’y ait pas eu d’effondrement. Heureusement que la toiture a été déneigée», dit le conseiller municipal Roland Labrie, ingénieur à la retraite et responsable de la réfection.
Un rapport de la firme d’ingénieur-conseil BPR a confirmé que la résistance des fermes de toit était insuffisante et que «le déneigement de la toiture en hiver ne représentait pas une mesure suffisante pour assurer la sécurité des utilisateurs du bâtiment». Les murs et la dalle du plancher de l’étage sont solides et sécuritaires.
Selon M. Labrie, la réfection du toit et la solidification des murs coûteront 75 000$. Selon le conseiller, deux choix s’offraient à la Ville : la rénovation ou la démolition de l’édifice. «On tenait à le garder», affirme-t-il, compte tenu de l’importance de cet édifice pour les activités sociocommunautaires. La reconstruction aurait coûté plusieurs centaines de milliers de dollars.
La toiture de 75 pieds de long sur 40 de large a été faite selon les moyens du temps, explique Roland Labrie. L’édifice du Carrefour municipal mesure environ 110 pieds de long. Lorsque le bâtiment a été modifié en 1979, personne ne s’est inquiété de l’état du vieux toit. Lorsque la couverture en bardeaux d’asphalte a été refaite il y a quelques années seulement, on ne s’est pas rendu compte non plus de la déformation de la toiture qui apparaît maintenant évidente.
Il a fallu trois jours pour enlever le toit en sections à l’aide d’une grue et le reconstruire selon les nouvelles normes de construction.
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Les Portneuvoises adoptent la mammographie
Denise Paquin 
Sept ans après son instauration dans la région de Portneuf, le programme de dépistage du cancer du sein rejoint plus de femmes que la moyenne québécoise. Mais il est encore à 10% de l’objectif de 70%.
Les Portneuvoises ont opté majoritairement pour la mammographie comme moyen de dépistage du cancer du sein depuis la mise en place du Programme québécois de dépistage du cancer du sein au Centre de santé et de services sociaux de Portneuf, en 2000.
Le taux d’examen est passé de 35% à 60,7% dans la région, a révélé la docteure Jocelyne Sauvageau lors du passage de la porte-parole du programme, la comédienne et auteure Francine Ruel, à Saint-Raymond au début d’octobre dans le cadre du mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. Dans la région de la Capitale-Nationale, le programme a rejoint 59,8% des femmes visées et seulement 51,1% à l’échelle du Québec.
Tout en se réjouissant de cette augmentation importante, les responsables ont indiqué que l’objectif à atteindre est de 70% afin de voir diminuer la mortalité de 25%.
Selon la docteure Sauvageau, les responsables doivent maintenant relever le défi de la persévérance. «Après quelques mammographies, les femmes abandonnent. Le défi est de les ramener à tous les deux ans», a-t-elle déclaré.
La recommandation récente de la Société canadienne du cancer invitant les femmes à abandonner l’autoexamen mensuel, jugé peu efficace, pourrait convaincre ces femmes de maintenir leur visite aux deux ans.
«C’est prouvé que la mammographie est le procédé le plus fiable pour le dépistage», a indiqué Francine Ruel. Elle a invité les femmes à suivre son exemple et à prendre soin de leur santé. «La lettre que vous recevez, il faut la voir comme une lettre d’amour», a lancé l’auteure, qui est porte-parole du programme depuis trois ans. «Si vous ne pensez pas à vous, personne ne va le faire», a-t-elle ajouté.
Deux femmes de Saint-Raymond, Denise Julien et Diane Paquet, sont la preuve vivante de l’importance de la mammographie. Elles ont souligné que l’examen a permis de détecter des tumeurs minuscules qui ont pu être combattues rapidement et avec succès.
Le Centre de santé de Portneuf devra enfin relever dans les prochaines années le défi de l’accroissement des candidates au test. Conséquence du vieillissement de la population, plus de femmes subissent le test. En effet, de l’an 2000 à 2007, le nombre de femmes visées par le programme est passé de 4900 à 6400.
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Le secteur de la métallurgie, principal employeur dans Portneuf
Alain Turgeon
Le secteur de la métallurgie est maintenant le plus grand employeur dans Portneuf. Les 40 entreprises de la région emploient plus de 1330 travailleurs soit près de 12% des emplois dans Portneuf et pour conserver cette place elles ont décidé de se regrouper.
Le secteur de la métallurgie a pris la place du secteur de la forêt et des pâtes et papier dans Portneuf, dit Guy Beaulieu, de la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC). Selon les responsables, Portneuf compte une des plus grandes concentrations d’entreprises de métallurgie au Québec.
Pour conserver cette place, les entreprises du secteur de la métallurgie de première, deuxième et troisième transformation ont décidé de se regrouper pour affronter la concurrence des régions ressources et de la mondialisation et de la fluctuation du dollar.
La coalition «Signé Portneuf métallurgie» sera formée le 25 octobre. Selon Romain Julien, de Mécanarc, initiateur du projet, toutes les entreprises sont intéressées par ce regroupement, incluant Alcoa, et il veut rassembler le plus d’entrepreneurs possible.
Selon M. Julien, le secteur de la métallurgie est un important levier économique dans Portneuf et il doit le faire savoir et le faire ressentir. Un logo a été créé pour identifier les entreprises qui seront membres de la coalition. Il a été conçu conjointement par quelques entreprises et il sera réalisé par les élèves de La Croisée et installé devant les entreprises.
Romain Julien souhaite que la région de Portneuf soit à la métallurgie ce que Bellechasse est au plastique et que le regroupement des entreprises puisse attirer d’importants contrats.
Un des objectifs de la coalition est de contrer la pénurie de main-d’oeuvre. La coalition permettrait de partager les ressources humaines et matérielles pour offrir une stabilité d’emploi et éviter l’exode des travailleurs. Le propriétaire de l’entreprise, située dans le parc industriel de Portneuf, souligne que ces échanges entre entrepreneurs assureront à l’industrie de garder les travailleurs et pourrait en inciter d’autres à venir. «Lorsque les employés sont mis à pied temporairement parce qu’il y a moins de travail, ils risquent d’aller ailleurs. Ça me coûte 5000$ pour former un soudeur», dit M. Julien.
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Quand l’aluminerie devient «Art au travail»
Steeve Alain 
L’art et le travail ont fusionné devant l’appareil du photographe Tristan Fortin LeBreton qui a présenté au public l’œuvre d’art contemporain qu’il a réalisé dans le cadre du 15e anniversaire de l’aluminerie Alcoa, lors des Journées de la culture.
Les six photographies montées sur trois cadres d’aluminium recto verso qui représentent l’usine tant de l’extérieur que de l’intérieur ont été installées dans le Vieux Presbytère de Deschambault, avant de prendre la route de l’usine. Elles avaient auparavant été dévoilées aux employés d’Alcoa le 15 septembre lors des célébrations du 15e anniversaire.
Les photos «noir et blanc» proposent des deux côtés une opposition entre l’environnement extérieur et la structure industrielle intérieure, entre le désordre et l’ordre de la structure rectiligne de l’usine. Des «splash», de l’aluminium qui a pris forme sur le sol de l’usine à la suite d’éclaboussures, font partie de certaines des photographies encore pour opposer chaos et ordre.
M. Fortin LeBreton a souligné l’interaction qu’il y a eu tout au long du projet avec les employés de Deschambault. «Il s’agissait d’une démarche très différente, ce fut un bel exercice de création», a-t-il précisé. L’artiste et les employés ont entre autres ramassé ensemble les «splash». Les cadres d’aluminium qui supportent l’œuvre ont été réalisés par des soudeurs de l’usine, a aussi précisé celui qui a pris une centaine de photographies pour mener à terme son oeuvre.
Le projet a été réalisé dans le cadre du programme «Art au travail» de l’organisme Culture pour tous qui favorise la création d’œuvres en partenariat avec des entreprises du Québec. Alcoa a investi 10 000$ dans le projet.
Les œuvres seront exposées à l’aluminerie de Deschambault et se retrouveront aussi au siège social d’Alcoa à Montréal. Il est possible également qu’elle soit exposée éventuellement au Musée de la civilisation à Québec, a indiqué M. LeBreton, un résidant de Deschambault-Grondines.
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21 octobre 2007
Deux villes, un exemple à suivre au Québec
Rues Principales honore Saint-Raymond et Donnacona
Denise Paquin 
Saint-Raymond et Donnacona sont des exemples à suivre au Québec en matière de revitalisation de centres-villes. La Fondation Rues Principales l’a décrété en leur octroyant la nouvelle certification «4 as».
Seulement cinq villes du Québec ont fait leur entrée dans ce club sélect créé lors du 20e congrès de la Fondation Rues Principales le 29 septembre à Québec. La certification «4 as», valide pour trois ans, reconnaît qu’une municipalité a appliqué de façon exemplaire les pratiques de gestion et de développement durable et concerté dans la mise en valeur de son centre-ville.
«Il y a de quoi être doublement fiers car on jouait dans la cour des grands comme Drummondville et Sherbrooke», a souligné Jacquelin Genois, conseiller municipal et représentant du centre-ville de Saint-Raymond mardi dernier.
La Ville de Saint-Raymond a été la pionnière de la revitalisation dans la MRC de Portneuf en lançant son programme en 1997. La Ville de Donnacona lui emboîtait le pas en 1999.
La Ville de Saint-Raymond a également récolté le nouveau prix de l’accomplissement pour la «Mise en valeur du patrimoine».
Ce prix doté d’une bourse de 5000$ du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine récompense les efforts déployés par une collectivité pour mettre en valeur son patrimoine local et identitaire et en faire un levier de développement économique. Parmi ces efforts, la Fondation a retenu la mise en place d’un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA), afin d’intégrer les édifices futurs dans la nouvelle trame urbaine, et la mise en valeur du patrimoine forestier avec le Festival de la Grosse Bûche.
Laissant leurs rivalités de côté, les maires des deux villes pôles avaient organisé une conférence de presse conjointe pour annoncer la nouvelle. Ils ont reconnu qu’en matière de revitalisation leurs villes partagent une même vision.
Le maire Rolland Dion a souligné que c’est avec «euphorie» que les représentants de la Ville avaient accueilli ces prix le 29 septembre. «Lorsque je regarde notre centre-ville, j’en suis très très fier», a-t-il indiqué, rappelant que c’est sous feu Alban Robitaille que le projet avait pris son élan.
Le maire de Donnacona André Marcoux a déclaré que le projet de revitalisation avait aussi contribué «à donner un sentiment d’appartenance et de fierté» aux gens de Donnacona. «Mais ce n’est jamais fini, a-t-il averti. Il faut motiver les gens à s’y installer [au centre-ville]. Il faut que les propriétaires maintiennent les rénovations qui ont été faites et aussi que la Ville investisse pour refaire les infrastructures.»
«Il faut toujours rester comme un chien de garde», a soutenu le conseiller municipal Jacquelin Genois. À Saint-Raymond, la Ville «essaie d’appliquer ces valeurs à l’ensemble du milieu».
La Fondation Rues Principales a également reconnu le travail d’un bénévole dans chacune des deux villes. Il s’agit de Daniel Simoneau, président de la Société du patrimoine de Saint-Raymond, et de Jean-François Desputeaux, membre du comité de revitalisation du Vieux Donnacona.
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Industriel intéressé au quai de Portneuf
Alain Turgeon 
L’avenir du quai de Portneuf est une fois de plus remis en question avec l’arrivée d’un nouveau promoteur qui a un projet novateur et voudrait l’utiliser à des fins industrielles.
Une entreprise a présenté un projet industriel respectueux d’une vocation récréonautique et potentiellement intéressant pour la Ville, a confirmé le maire de Portneuf, Pierre de Savoye, mercredi dernier. Ces nouveaux développements ont amené la MRC à refuser la demande de la Ville de Portneuf de modifier le schéma d’aménagement pour radier la vocation industrielle du quai et conserver seulement sa vocation récréonautique et touristique.
Selon Denis Racine, le président de la Commission du dévelop-pement social et économique de la MRC chargée de faire des recommandations aux maires, le quai de Portneuf demeure une infrastructure majeure pour le développement économique de la MRC. Selon lui, le transport maritime est appelé à se développer. Les députés fédéral et provincial de Portneuf se sont dits intéressés à conserver la vocation industrielle du quai.
Le maire de Savoye est solidaire du rapport de la commission, où il siégeait, mais il prévient que Portneuf écoutera le promoteur sans plus, puisque la Ville n’est pas propriétaire du quai. «Les membres du conseil municipal ont décidé de ne considérer aucune proposition pour un usage industriel ou autre du quai tant et aussi longtemps que la Ville n’en sera pas propriétaire à des conditions raisonnables», a-t-il fait savoir. La Ville poursuit les discussions avec Transports Canada pour acquérir le quai et demande l’appui de la MRC.
Le maire soutient que les inconvénients sont plus grands que les retombées. Les activités industrielles au quai ne rapportent que 500$ par année à la Ville, dit-il. M. de Savoye a rappelé que la presque totalité des 200 répondants à un sondage en 2006 ont favorisé une vocation exclusivement récréonautique et touristique.
Un industriel utilise encore le quai malgré sa détérioration. Les coûts de réfection varient de 2 à 30 millions de dollars selon le scénario proposé. Le maire de Savoye a expliqué que l’enrochement coûterait environ 2 millions de dollars, la réfection du quai environ 7 millions et sa réfection et l’agrandissement des aires de stockage pour répondre adéquatement aux besoins pourraient s’élever à 30 millions. Le projet présenté pourrait se réaliser malgré un enrochement, a indiqué le maire.
Le gouvernement fédéral répare les quais qu’il cède et octroie une aide pour assurer sa viabilité par la suite. C’est ce qu’il a fait au début du mois d’octobre avec les quais de Trois-Pistoles et Les Escoumins. En plus de la cession du titre de propriété, le gouvernement du Canada a versé plus de 15 millions à une régie intermunicipale pour la réfection des infrastructures et les frais d’entretien et de fonctionnement pour une période de dix ans.
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Le pont de Chavigny sera reconstruit
Denise Paquin 
La Municipalité de Deschambault-Grondines pourra reconstruire le pont de la rue de Chavigny avec l’aide financière du ministère de la Sécurité publique du Québec.
La Municipalité a eu gain de cause après deux ans de pressions appliquées sans relâche par le conseil municipal. Le maire Gaston Arcand a reçu la semaine dernière une lettre signée par le sous-ministre associé à la Direction générale de la Sécurité civile, Michel C. Doré, lui confirmant que sa Municipalité pourra compter sur le programme général d’aide financière lors de sinistres.
Le ministère a révisé sa décision en tenant compte d’une particularité de la réglementation de la Municipalité qui interdit les culs-de-sac. «Sans pont, les deux bouts de rues constituaient des voies sans issues. La décision vise à rendre la rue de Chavigny conforme à notre réglementation», a expliqué le maire Gaston Arcand visiblement enchanté de la décision de la Sécurité publique. «Je suis vraiment content que le gouvernement soit revenu sur sa décision», a-t-il commenté.
Depuis que le pont avait été emporté par la crue soudaine de la rivière Lachevrotière le 26 septembre 2005, le ministère s’opposait à financer sa reconstruction en plaidant que l’infrastructure n’était pas essentielle.
La Municipalité invoquait que le lien était nécessaire pour assurer la circulation dans le secteur advenant une fermeture de la route 138. Des travaux l’été dernier ont obligé les automobilistes à faire un détour par l’autoroute 40. Le conseil municipal avait aussi plaidé la sécurité des résidants et des écoliers du secteur et l’accès au site historique du Moulin de la Chevrotière.
Le programme général d’aide financière lors de sinistres a financé à 70% la reconstruction du pont dans le secteur Lachevrotière, qui avait aussi été emporté le 26 septembre 2006.
Le mois dernier, l’aluminerie Alcoa a annoncé qu’elle contribuerait pour 150 000$ à un nouveau pont, soit la moitié du coût de reconstruction estimé, notamment en fournissant une oeuvre d’art en aluminium. Le maire Gaston Arcand avait indiqué que la Municipalité tenterait de boucler le financement.
Le projet prévoit toutefois un pont à une voie. Étant donné que le ministère de la Sécurité publique reconstruit habituellement la structure disparue, le pont retrouverait ses deux voies. Il a cependant été impossible d’en obtenir la confirmation auprès du ministère la semaine dernière.
«Je veux qu’on nous redonne ce qu’on avait avant», affirme le maire Gaston Arcand. Il considère l’apport d’Alcoa comme un ajout qui ne doit pas réduire la participation gouvernementale. Le maire souhaite faire faire les études et aller en appel d’offres au courant de l’hiver pour lancer le chantier au printemps 2008.
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Pont-Rouge sauve la mise
Hausse des permis de construction au premier semestre
Alain Turgeon
La Ville de Pont-Rouge a délivré 78 permis de construction au cours des six premiers mois de l’année, presque la moitié de tous les permis accordés dans la MRC.
Les 18 municipalités ont délivré 176 permis de construction de janvier à juin, 19 de plus qu’à la même période l’an dernier. À elle seule, Pont-Rouge en a délivré 48 de plus. La valeur de ces 78 permis s’élève à 8,9 millions de dollars, en hausse de 4 millions. Celle des permis accordés dans toute la MRC s’élève à 21,4 millions de dollars, 2,1 millions de moins qu’au premier semestre de 2006.
Cinq autres municipalités ont noté une augmentation des mises en chantier durant les six premiers mois de 2007. Portneuf et Saint-Alban ont accordé six permis, respectivement deux et trois de plus que l’an dernier. Le nombre de permis a augmenté d’un à quatre à Saint-Léonard, de trois à quatre à Saint-Basile, et d’un à deux à Saint-Casimir.
La baisse la plus importante a été constatée à Deschambault-Grondines où le nombre de permis a chuté de dix à un. À Neuville, ce nombre est passé de 20 à 12, à Saint-Raymond de 32 à 25 et Donnacona de 17 à 13. Les permis ont aussi diminué de 13 à 10 à Cap-Santé, de 7 à 3 à Saint-Ubalde de 3 à 1 à Lac-Sergent, de 7 à 6 à Sainte-Christine d’Auvergne et de 3 à 2 à Saint-Marc-des-Carrières. La municipalité de Rivière-à-Pierre a accordé trois permis, nombre identique à celui de l’an dernier, tandis que Saint-Gilbert et Saint-Thuribe n’en ont accordé aucun, comme l’an passé.
Les 18 municipalités ont délivré 288 permis en 2006. La construction a ralenti dans Portneuf l’an dernier après avoir augmenté pendant cinq ans d’affilée.
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Championne à Shanghaï
Catherine Rochette rafle cinq médailles aux Jeux spéciaux mondiaux
Denise Paquin 
Catherine Rochette a bien su faire tourner son ruban et son cerceau. L’athlète de Pont-Rouge a remporté cinq médailles aux 12es Jeux olympiques spéciaux mondiaux d’été qui se sont terminés le 11 octobre à Shanghaï, en Chine.
La jeune femme est revenue à Québec le 12 octobre à minuit après un exténuant voyage. Malheureusement, elle n’a pu montrer ses médailles à ses proches. Elle les avait rangées dans sa valise qui est arrivée seulement le lendemain à Québec, a raconté sa mère Johanne Paquet la semaine dernière.
Spécialiste de la gymnastique rythmique, Catherine Rochette a remporté des médailles d’or au ruban et au concours multiple, une médaille d’argent au cerceau et des médailles de bronze au ballon et à la corde.
«Elle était tellement contente. C’était son but. Elle y allait pour remporter des médailles», a commenté Mme Paquet qui a assisté aux Jeux avec son mari Denis Rochette. «Elle a travaillé fort, c’est bien mérité», a-t-elle ajouté.
Plus de 7500 athlètes provenant de 165 pays ont participé aux épreuves dans 25 disciplines. À aucun moment la jeune femme trisomique âgée de 24 ans n’a manifesté de nervosité devant le gigantisme de l’événement auquel elle prenait part pour la première fois.
«Shanghaï, c’est une ville de 15 millions d’habitants. Il y avait 80 000 personnes à la cérémonie d’ouverture. C’était grandiose. Nous avons été touchés. Jamais on ne reverra quelque chose d’aussi beau», a raconté Mme Paquet.
Catherine Rochette a contribué au maximum à la récolte de 112 médailles faite par les 83 athlètes de la délégation canadienne. Chaque athlète ne pouvait remporter plus de cinq médailles. Les cinq athtlètes en gymnastique en ont raflé 25. Catherine était la seule représentante de niveau 3 du Québec, le plus haut niveau atteint par une athlète dans cette discipline.
La jeune Pontrougeoise devient la plus grande médaillée olympique de la région de Portneuf après Chantal Petitclerc, coureuse en fauteuil roulant originaire de Saint-Marc-des-Carrières, qui a remporté cinq médailles d’or aux Jeux paralympiques d’Athènes et la médaille d’or de la première course en démonstration aux Jeux olympiques de 2004.
Catherine est devenue le printemps dernier la première athlète handicapée intellectuelle à recevoir une bourse de la Fondation d’aide au sport amateur de Portneuf.
À Shanghaï, la région de Portneuf comptait un autre représentant, soit Benoît Proulx, de Saint-Raymond, qui agissait comme entraîneur adjoint en athlétisme pour la délégation du Québec.
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28 octobre 2007
Le feu détruit le cinéma Royal
Alain Turgeon 
Un incendie a détruit l’ancien cinéma Royal dans le centre-ville de Donnacona dimanche soir dernier et forcé l’évacuation d’une quarantaine de voisins de l’immeuble, dont 28 personnes âgées qui habitent une résidence à côté.
Le feu s’est déclaré un peu avant 20h. Une cinquantaine de pompiers de Donnacona et de Cap-Santé ont combattu l’incendie pendant plusieurs heures. Les policiers enquêtent sur les causes du sinistre.
Le cinéma Royal a été construit en 1946. Il avait changé de vocation à la fin des années 1980 et on y avait présenté des spectacles. La bâtisse de la rue Notre-Dame était pratiquement désaffectée, à l’exception d’un petit logement situé à l’avant. Propriétaire depuis 2003, Éric Turgeon voulait le rénover, mais n’en avait pas les moyens. Il l’avait mis en vente il y a deux semaines. Il n’a pas été possible de rejoindre M. Turgeon, mais il soutient dans une lettre que l’incendie est criminel et il demande l’appui des institutions et des entreprises pour reconstruire l’édifice. Selon la Sûreté du Québec, aucune conclusion sur l’origine du brasier n’a encore été retenue.
Ce bâtiment constituait une source d’ennuis pour la Ville depuis plusieurs mois. Elle souhaitait la réfection ou la démolition de l’immeuble. Le cinéma intéressait la Ville il y a quelques années pour le transformer en maison de la culture, mais elle a acheté un autre édifice sur la rue Notre-Dame. Selon le maire André Marcoux, la Ville a incité le propriétaire à faire des rénovations, mais elle demande maintenant de démolir ce qui reste du cinéma parce que la structure est dangereuse.
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Retour à la normale dans les urgences d’ici l’été
Alain Turgeon 
Le directeur général du Centre de santé et services sociaux de Portneuf, Denis Bouchard, est convaincu du retour à la normale dans les urgences de Saint-Raymond et de Saint-Marc-des-Carrières d’ici l’été prochain.
«L’année 2006-2007 en a été une de grands bouleversements. On a commencé l’année très inquiet et on la termine très optimiste», a déclaré Denis Bouchard, lors de la présentation du rapport annuel de son organisation, lundi dernier, à Saint-Marc-des-Carrières.
Le centre de santé a dû fermer ses urgences en raison du manque de médecins. La pénurie des effectifs médicaux a atteint un creux historique de moins de 40% des besoins nécessaires pour couvrir les urgences au cours de la dernière année, reconnaît M. Bouchard. Les premières découvertures médicales ont été annoncées en juillet 2006, juste comme il entrait en poste. «On n’avait jamais vécu ça dans Portneuf», dit-il. Selon le directeur général, 971 patients n’ont pas eu accès à une évaluation médicale en raison de ces découvertures.
La clientèle qui fréquente les deux services d’urgence est en constante augmentation. Le nombre de visites s’élève à 20 509 à l’urgence de Saint-Marc-des-Carrières et à 22 697 à Saint-Raymond.
Selon le directeur général, un «travail monstre» a été fait au centre de santé et dans la région pour régler le problème. Le partenariat a donné des résultats, dit-il. Il y a eu la mise en place de la stratégie de recrutement de médecins et les premiers groupes de médecine familiale verront le jour dans quelques mois, a-t-il indiqué. Selon M. Bouchard, cette formule est un moyen pour attirer les médecins. Certains ont d’ailleurs accepté de venir dans Portneuf pour cette raison.
Le recrutement va bon train. Quelques médecins se sont ajoutés et le centre de santé de Portneuf parraine deux médecins étrangers. Selon M. Bouchard, une trentaine de ces médecins ont postulé. Divers problèmes, dont celui de la langue, ont réduit le nombre des candidatures.
Outre les GMF pour attirer et garder les médecins, le centre de santé travaille à développer un centre de soins et de services ambulatoires spécialisés et des lits de soins de courte durée à l’Hôpital régional de Portneuf, à Saint-Raymond.
«Je crois que la population a eu confiance en nous et je la remercie de sa patience», a déclaré M. Bouchard.
Les services de radiologie ont effectué plus de 20 500 examens l’an dernier. On a aussi fait 1200 échographies. Le centre de santé a réalisé 15% plus de mammographies atteignant la cible recommandée par l’Agence de la santé.
Le centre de santé et de services sociaux de Portneuf a un budget de 44,5 millions de dollars, dont la moitié représente le salaire de ses 856 employés. Il a terminé l’année avec un surplus de 207 000$.
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Précourt système vise le marché international du voilier
Alain Turgeon
Après avoir atteint une renommée internationale avec une gamme de pièces de performance pour voilier et la fabrication de trimarans repliables de grandes dimensions, Précourt systèmes, de Portneuf, mettra en production le Précourt 7.5, un voilier monocoque qui se distingue par sa vitesse, sa stabilité, sa sécurité, son espace ergonomique et par ses méthodes de fabrication, destiné à un large marché local et international.
Premier du genre en Amérique, le voilier Précourt 7.5 (7,5 mètres de long) offre une performance remarquable, disent les propriétaires de l’entreprise, Érik Précourt et Sophie Marcouiller. Dans un premier temps, la compagnie vise le Québec et la Californie. Viendront ensuite les Grands Lacs et la Côte est des États-Unis.
La compagnie spécialisée dans la voile rapide est connue dans plusieurs pays de tous les continents pour plusieurs pièces légères innovatrices. Fidèle à sa mission d’innover dans le domaine de la voile, Précourt systèmes a intégré plusieurs caractéristiques à son nouveau voilier pour lui assurer sa grande vitesse et sa maniabilité.
«C’est un bateau innovateur et on va miser beaucoup là-dessus», dit Sophie Marcouiller. Les voiliers de performance sont très en demande, soulignent les propriétaires. Il y a déjà des clients intéressés. «Des gens trépignaient autour du premier voilier», a déclaré Érik Précourt, lors de la présentation du voilier, le 19 octobre, à la marina de Portneuf.
Selon Mme Marcouiller, la dérive est munie d’un pare-chocs en caoutchouc. L’entreprise a aussi mis au point une remorque pivotante qui permet de transporter le voilier plus facilement sur les routes sans permis spécial. «C’est la clé pour le marché américain de pouvoir transporter son bateau», a dit Érik Précourt. Selon lui, l’attente pour une place dans une marina de Los Angeles est de sept ans. Le bateau transportable est une solution.
Le Précourt 7.5 a une longueur de 25 pieds et une largeur de 10 pieds. Il est unique sur le marché parce qu’on peut l’utiliser pour des croisières, disent les propriétaires. Trois versions sont offertes. La version «régate» est destinée aux amateurs de courses, la version «course-croisière» est idéale pour les amateurs de vitesse qui désirent un intérieur aménagé et la version «croisière confort». Le coût de base est de 68 000$.
L’entreprise peut fabriquer 20 bateaux par année. Le projet mijote depuis un an et demi, dit Mme Marcouiller. Le voilier a été dessiné par une compagnie française et Précourt système en détient l’exclusivité. Pas question pour les propriétaires de concevoir les plans de voiliers. L’entreprise se spécialise dans les gréements et la fabrication et laisse l’architecture à d’autres, disent-ils, ajoutant qu’ils peuvent toutefois raffiner le produit.
Le député Raymond Francoeur déplore que le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation n’ait pas appuyé financièrement l’entreprise même si elle démontre qu’elle fait de l’innovation.
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«La Petite Séduction» tournera à Saint-Casimir
Denise Paquin
L’animateur de «La Petite Séduction», Dany Turcotte, visitera Saint-Casimir en compagnie d’un invité surprise l’été prochain. La maison de production La Presse Télé a accepté la proposition de Daniel Tessier et son groupe.
«Nous avons reçu la semaine dernière la confirmation que Saint-Casimir a été retenue. La représentante de la maison de production était enchantée de notre présentation et les gens à qui on en parle sont tous enchantés», a indiqué Daniel Tessier fort heureux lui aussi.
La municipalité de 1000 habitants que traverse la rivière Sainte-Anne sera donc la première de la MRC de Portneuf à attirer l’émission estivale qui sera diffusée pour la troisième année à Radio-Canada.
Les citoyens de Saint-Casimir ont répondu en grand nombre à l’appel lancé par M. Tessier en août dernier. Les gens ont suggéré les noms d’une cinquantaine d’artistes qu’ils aimeraient accueillir chez eux. Le comité a dû faire une sélection afin de ne retenir que les cinq plus populaires. «On a retenu des artistes dynamiques qui correspondent à la personnalité de la population de Saint-Casimir», affirme Daniel Tessier.
Le comédien Guillaume Lemay-Thivierge, vedette de la série «Casino» et du film «Nitro», arrive en tête de cette liste de cinq noms. Les gens de Saint-Casimir seraient aussi très heureux de dérouler le tapis rouge devant la comédienne Guylaine Tremblay, l’humoriste Louis-José Houde, le comédien et animateur Guy Jodoin ou la comédienne Hélène Bourgeois-Leclerc, qui s’est fait connaître dans «Les Bougons».
La maison de production effectuera le jumelage entre un artiste et Saint-Casimir d’ici le mois de décembre. Le comité sera averti à ce moment-là du nom de l’invité que la population aura à étonner et à combler l’an prochain.
«On en saura plus sur ses goûts, ça mettra le comité sur la piste pour organiser des activités, explique Daniel Tessier. On a beaucoup de choses à montrer.» La descente de la rivière Sainte-Anne et la visite du Trou-du-Diable devraient faire partie du programme.
Une quinzaine de personnes ont également joint le comité qui organisera l’événement, et ce chiffre est appelé à grandir avec la tâche, indique Daniel Tessier.
La population de la vingtaine de villages sélectionnés au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick doit mettre tout en oeuvre pour séduire son invité. Elle doit faire du tournage de l’émission, qui prend toute une fin de semaine, un événement inoubliable.
Daniel Tessier est certain que les gens de Saint-Casimir réussiront à ?relever ce défi.
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Léa Chastenay Joseph rapporte son Soulier d’or
Denise Paquin 
La joueuse de soccer Léa Chastenay Joseph a récolté le Soulier d’or, catégorie U14, dans la Ligue de soccer élite du Québec (LSEQ). Et ce ne sera pas son dernier, assure-t-elle.
«Je suis fière, c’est flatteur», a commenté la joueuse de Donnacona mercredi dernier. Elle s’est avoué être un peu surprise de mettre la main sur le trophée de meilleure buteuse à sa première année dans la ligue élite. Elle a compté 23 buts en 20 matchs avec le Dynamo U14 de Québec cette saison.
Léa a reçu son trophée lors du banquet annuel de la Ligue de soccer élite du Québec le 20 octobre à Laval. Les équipes et joueurs du Dynamo de Québec ont remporté plusieurs prix, dont celui de club de l’année.
À quoi peut donc aspirer une adolescente qui atteint à 14 ans le sommet au niveau provincial? «Je veux remporter le même prix dans le U15 l’an prochain», nous répond-elle sans aucune hésitation. Léa pourrait aussi remporter le ballon d’or attribué au meilleur joueur par catégorie.
Une entorse lombaire n’a pas empêché la joueuse d’aller chercher son trophée à Laval. Léa s’est infligé cette blessure aux Championnats canadiens des clubs 2007 qui ont été disputés dans les province de l’Atlantique.
Après l’élimination du Dynamo de Québec, Léa Chastenay Joseph a été recrutée par l’équipe du Québec U-18 pour remplacer une joueuse blessée, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Léa a marqué six buts en cinq matchs, aidant l’équipe U18 a rapporter la médaille de bronze.
La réforme du soccer à Québec l’an prochain fera disparaître le Dynamo. L’objectif de la ligue est d’augmenter le nombre d’équipes élite (AAA) dans la région de Québec. Les anciennes équipes du Dynamo porteront le nom de Royal de Beauport et cet arrondissement deviendra leur port d’attache. Léa Chastenay Joseph y fera toutes ses pratiques avec l’équipe U15.
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