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2 septembre 2007


Un quart de million pour traiter le lixivia du site de Neuville
Le site d’enfouissement laisse écouler 650 mètres cubes d’eau par jour

Alain Turgeon

La Régie régionale de gestion des matières résiduelles de Portneuf a investi un quart de million de dollars pour dépolluer l’eau qui s’échappe de son site d’enfouissement à Neuville.

La Régie a construit deux bassins de rétention et aménageédes marais pour traiter le lixivia qui s’écoule du site d’enfouissement à proximité de la rivière Jacques-Cartier et devra en investir encore plusieurs millions de dollars au cours des prochaines années.

Le site laisse écouler 650 mètres cubes d’eau par jour par trois résurgences séparées de plusieurs centaines de mètres. La Régie a creusé des bassins pour intercepter cette eau avant qu’elle n’atteigne la rivière et a aménagé des marais de traitement d’une superficie de 4000 mètres carrés pour la décontaminer. Les travaux ont été effectués l’automne dernier et ils se sont terminés au début de l’été.
La régie a planté 10 200 quenouilles dans les deux marais pour assainir l’eau et des milliers d’autres avaient poussé naturellement dans un des marais. Selon le directeur des opérations du site, Jean-Luc Mercure, les quenouilles se nourrissent des matières organiques et absorbent même les métaux qui se trouvent dans l’eau. Les bassins et marais ont été étanchés avec de l’argile qui a été recouverte de quatre pouces de terre pour cacher les racines des quenouilles. Les installations ont été aménagées de façon à ce que l’eau séjourne cinq jours dans les marais avant de prendre le chemin de la rivière par un ruisseau. C’est la norme, dit M. Mercure.

L’eau qui s’échappe du site d’enfouissement respecte les normes du ministère de l’Environnement même si l’aspect visuel des ruisseaux où s’écoule l’eau laisse craindre le pire. Selon M. Mercure, le problème est le fer dans l’eau. La Régie devait nettoyer les fosses de résurgence tous les ans pour empêcher que les traînées de fer oxydé ne s’étendent.

En 2009, la Régie ne pourra plus ensevelir les déchets de la façon dont elle le fait actuellement. Elle devra étancher son site avec une membrane avant d’y jeter des déchets. Selon le président de la Régie, Bernard Gagné, cela réglera les problèmes de résurgence, mais comme il sera imperméable, il faudra pomper le lixivia pour le traiter. Le directeur des opérations souligne que les systèmes de traitement coûteront des millions de dollars. Le lixivia qui s’échappe du site est délayé par l’eau, mais le liquide qui sera recueilli quand le site sera étanche sera plus difficile à traiter.

Le président de la Régie souligne que la Régie ne reçoit aucune subvention pour le faire. «On veut trouver une solution à la fois pratique et économique de traiter cette eau», a souligné M. Gagné.

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Il faut mieux vendre la piste cyclable
Les intervenants touristiques veulent des forfaits et de la promotion

Denise Paquin


La piste Jacques-Cartier - Portneuf est un atout pour le développement touristique des MRC de Portneuf et de la Jacques-Cartier. Mais personne ne sait en tirer pleinement profit.

Pourtant, ce n’est pas faute d’intérêt ni d’idées, comme l’ont démontré la trentaine d’intervenants du milieu touristique qui ont assisté à la première rencontre de consultation de la Société de la piste cyclable Jacques-Cartier — Portneuf (SPJCP) mardi dernier à Saint-Raymond.

Après 10 ans d’activité, la Société veut se donner de nouvelles orientations de développement et de mise en marché. Elle a embauché le consultant Jean-Michel Perron, de DBSF, pour poser un diagnostic et soumettre un plan de développement à la fin septembre. DBSF a réalisé l’an dernier l’étude globale sur le cyclisme au Québec pour le compte du ministère des Transports et de Vélo Québec.

Depuis le début de l’été, près de 400 cyclistes ont été sondés. Mardi, c’était au tour des intervenants touristiques de parler et le président Jacquelin D. Genois n’a pas été déçu de ce qu’il a entendu. «Il est sorti de fort bonnes idées», a-t-il commenté avec enthousiasme.

Le mot «maillage» est celui qui est revenu le plus souvent au cours des discussions, a-t-il noté. Qu’ils oeuvrent dans l’hôtellerie, les transports ou les services directs aux cyclistes (dépannage), les participants souhaiteraient une coordination afin de faciliter l’élaboration de forfaits pour les touristes.
En plus de lier des entreprises locales, ces forfaits pourraient relier Portneuf à d’autres régions. Des cyclotouristes ont déjà découvert qu’il est facile de faire la piste de Québec à Rivière-à-Pierre, de prendre le train puis d’aller parcourir la route des Bleuets au Lac-Saint-Jean.

D’autres ont souligné le manque de moyens de promotion. La Société n’a toujours pas de site Internet et sa carte ressemble «à une pizza», a noté un intervenant. C’est grâce à son modeste site qu’une entrepreneure de Shannon a loué des vélos à des croisiéristes du Queen Mary en escale à Québec l’été dernier.

Le président Jacquelin D. Genois reconnaît qu’un site Internet est essentiel : «On y pensait déjà, c’est évident que ça va faire partie du plan», indique-t-il.

Avant de se lancer dans le forfaitage et la promotion, les entreprises devront établir leur clientèle cible, a indiqué le consultant Jean-Marie Perron. Avec 45 M$ de retombées l’an dernier, le cyclotourisme connaît la plus forte croissance au Québec. Le cyclotourisme sportif est la clientèle la plus payante, a-t-il indiqué, parce qu’il utilise l’hébergement commercial et les services de restauration.
Cette clientèle recherche avant tout la beauté des paysages et la qualité de la piste, asphaltée ou non, a mentionné M. Perron.

Les avis sont partagés sur la possibilité d’asphalter la piste. Selon M. Perron, l’asphaltage accroît principalement l’achalandage de la clientèle locale, donc la moins lucrative. Dans le secteur de Shannon, les usagers sont tellement nombreux et variés qu’on surnomme la piste «la garderie». C’est avec soulagement que les cyclistes atteignent le gravier, a souligné une intervenante.

De plus, l’asphaltage coûte cher et ne serait pas si endurant. La durée de vie estimée du recouvrement de la piste du Petit train du Nord, asphaltée l’an dernier, a été abaissée de 10 à 5 ans en raison du passage des motoneiges, a indiqué Jean-Marie Perron.

En revanche, un intervenant en loisirs a suggéré l’asphaltage partiel de la piste dans le centre-ville de Saint-Raymond afin de répondre aux besoins des citadins.

La consultation de la Société de la piste Jacques-Cartier – Portneuf coïncide avec une saison exceptionnelle, conséquence de l’abolition du droit d’accès de 10$ et de l’adhésion de la piste à la Route Verte.

On n’a pas vu autant de cyclistes sur le ruban de 68 km depuis son ouverture, affirme Jacquelin D. Genois. «Les patrouilleurs, les gens du milieu nous le disent. Le stationnement de la place Saint-Alexis, à Saint-Raymond, n’a jamais été aussi rempli», indique le président.

Jacquelin D. Genois a maintenant hâte d’entendre ce que les maires des deux MRC auront à dire le 6 septembre à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Il faut toutefois conserver la tête froide. «On veut modeler la piste selon les volontés du milieu, tout en sachant qu’on ne voudra et ne pourra pas tout faire», a-t-il indiqué.

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La chapelle Sainte-Anne, lieu historique national

Alain Turgeon

La chapelle Sainte-Anne, de Neuville, déjà classée monument historique québécois, fait maintenant partie du réseau des lieux historiques nationaux de Parcs Canada.

Le gouvernement canadien a reconnu officiellement ce «trésor culturel et spirituel» qu’est la chapelle Sainte-Anne. C’est le premier site de la région à obtenir cette reconnaissance de la Commisison des lieux et monuments historiques du Canada.

La chapelle Sainte-Anne est le plus ancien site religieux de la région et parmi les plus anciens du Québec. Selon la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, cette délicate chapelle de procession témoigne d’une très ancienne tradition du Québec. C’est l’une des plus anciennes chapelles de procession au Québec. La chapelle Sainte-Anne a été bâtie vers 1830 sur l’emplacement d’une première chapelle construite en 1679. Elle conserve aussi le souvenir du dernier seigneur LaRue qui a eu le privilège d’y ensevelir son tombeau, celui de sa femme et de sa fille adoptive.

Le bâtiment se distingue par son état remarquable de conservation et l’intégrité de son site, fait remarquer la Commission. La chapelle, classée monument et lieu historique en 1965 par la Commission des monuments historiques du Québec, a fait l’objet depuis les 40 dernières années d’au moins trois importantes rénovations.
Le maire Normand Bolduc se réjouit de cette reconnaissance de la Commission. «Neuville est reconnue pour la protection et la mise en valeur de son patrimoine», a-t-il déclaré lors du dévoilement de la plaque commémorant l’importance historique nationale de la chapelle, le 23 août. Le maire a assuré les membres de la commission que Neuville mettra les efforts pour sauvegarder et mettre en valeur la chapelle.

C’est une citoyenne de Neuville, Jeanine Trudel, qui a soumis la candidature de la chapelle. La Commission a étudié le dossier de la chapelle Sainte-Anne en 1999. Selon Sylvie Routhier, de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, quatre ou cinq lieux et monuments historiques sont reconnus chaque année dans l’est du Québec. Il y a environ 900 lieux historiques au pays.

La chapelle est encore utilisée. Elle appartient à la Ville qui l’a achetée pour la somme de 1$ et la loue pour des mariages civils. «Il y en a eu une vingtaine», dit le maire Bolduc.

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Coup de coeur pour le blues
Deux fois plus de monde au festival de Donnacona

Denise Paquin


La musique ne fait pas qu’adoucir les moeurs, elle fait descendre le monde dans la rue à Donnacona. Près de 10 000 personnes se sont laissées charmer par les rythmes du blues en fin de semaine dernière.

«C’est rare qu’on voit le centre-ville aussi animé», a commenté avec satisfaction le président de Donnacona au Rythme du blues, Yannick Lambert.

Le président affirme que 10 000 personnes ont défilé au centre-ville durant les quatre jours du festival. Les organisateurs espéraient en accueillir au moins 8000; ils ont doublé le chiffre de l’an dernier. «Si on se fie à la vente de bière et aux photos aériennes que nous avons prises, l’objectif est dépassé», lance Yannick Lambert. Beaucoup de gens sont venus de l’extérieur, selon M. Lambert. Il souligne avoir même rencontré des visiteurs de l’Alabama et de Boston qui sont venus passer la fin de semaine à Donnacona après avoir découvert le festival sur Internet.

Malgré le temps chaud et humide vendredi soir, près de 3000 personnes ont pris d’assault la rue Notre-Dame décorée de fanions colorés pour entendre Clio & The Blues Highway, groupe gagnant du prix de la relève au Festiblues de Montréal. «On sentait que les gens de la ville attendaient le festival et le spectacle de Clio», dit Yannick Lambert.

L’expérience de l’animation de rues avec le groupe Sax-O-Matic a été concluante. Ils ont joué du saxophone jusqu’à Place Donnacona pour amener des gens au centre-ville. «On va intégrer encore plus d’animation dans les rues l’an prochain», dit Yannick Lambert.

Le cours d’harmonica animé par Peter Shonk a été tellement populaire qu’on a manqué d’harmonicas. Il a fallu accorder les places aux enfants par tirage au sort, raconte Yannick Lambert. Les musiciens européens, tels Éric Bling, ont trouvé la ville et le festival charmants, raconte-t-il. «Les propriétaires de bars sont contents, c’était plein jusqu’à 3h ou 4h du matin», ajoute le président.

Dimanche, les enfants et leurs parents ont envahi la rue par centaines, journée de la famille. «Ça faisait la file pour le magicien et le maquillage», indique Yannick Lambert.

La pluie, samedi soir, a empêché le Torontois Mark Stafford de terminer sa prestation sur la grande scène. Il s’agit du seul nuage sur une programmation sans tache de 25 spectacles gratuits sur quatre scènes.
Le bilan financier reste à faire. Le budget du festival a atteint 67 000$ cette année, incluant un soutien public de 14 000$. Selon Yannick Lambert, le festival reviendra l’an prochain avec de belles surprises.

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Pari sur le premier match de football des Diables
Donnacona reçoit le Zénith de l’École secondaire Saint-Marc

Alain Turgeon

L’arrivée des Diables de l’École secondaire de Donnacona dans la ligue de football juvénile A soulève un grand intérêt et même un enjeu. Les directeurs des deux écoles et les maires de Donnacona et de Saint-Marc-des-Carrières ont fait un pari amical.

Les Diables accueilleront pour le premier match de leur histoire le Zénith de l’École secondaire Saint-Marc qui en est à sa deuxième saison dans la ligue de football scolaire juvénile A. Ce premier duel entre les diables et le Zénith aura lieu samedi prochain à 13h30 à Donnacona. Les cérémonies d’ouverture commenceront à 13h.

Histoire de promouvoir ce rendez-vous portneuvois, les directeurs et les maires se sont lancé un défi. Pas question d’y laisser sa chemise, tout au plus son chandail. Les directeurs et le maire de l’équipe qui s’inclinera devront porter les couleurs de l’équipe victorieuse le lundi suivant.

Selon le directeur de l’école secondaire Saint-Marc, Stéphane Lamothe, l’objectif des représentants scolaires est d’abord et avant tout, de rendre la pratique du football la plus accessible possible et de faire des matchs entre les équipes portneuvoises des occasions de se réunir en grand nombre et de supporter les jeunes dans la pratique de ce sport. L’invitation est lancée à toute la population des secteurs centre et ouest du comté.

Le coup d’envoi de la saison de football scolaire se fait en fin de semaine prochaine. En plus des équipes de Donnacona et de Saint-Marc-des-Carrières, les équipes cadettes et juvéniles du Balbuzard de l’école secondaire Louis-Jobin de Saint-Raymond sauteront sur le terrain. Le Balbuzard cadet recevra la polyvalente Bélanger à 11h alors que l’équipe juvénile recevra la polyvalente de Thetford Mines, à 14h.

La saison locale du Zénith commencera le 15 septembre à 13h30 alors qu’il accueillera la polyvalente du Plateau, de La Malbaie. Deux autres duels totalement portneuvois auront aussi lieu le 28 septembre et le 5 octobre alors que le Balbuzard accueillera respectivement les Diables et le Zénith

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9 septembre 2007


 

Pont-Rouge en route vers un record de mises en chantier

Denise Paquin

Les coups de marteau résonnent du matin au soir dans le développement Du Jardin à Pont-Rouge. Près d’une centaine de mises en chantier ont été enregistrées depuis le début de l’année. La demande est telle que la Ville prévoit rendre disponibles près de 1000 nouveaux terrains sur son territoire.

La Ville de Pont-Rouge battra à coup sûr en 2007 le record de 72 unités résidentielles établi l’an dernier. À la fin août, elle avait déjà vendu 123 terrains et émis 94 permis de construction dans le développement Du Jardin (lot 55).

«Nous avons créé 110 terrains et nous en avons vendu 120», affirme fièrement Jacques Bussières, directeur général de la Ville. C’est sans compter les ventes des promoteurs privés, souligne-t-il.
La valeur totale des investissements devrait également dépasser de quelques millions les 13,2 M$ investis en 2006, prévoit le directeur général. La valeur des maisons nouvellement construites varie entre 120 000$ et plus de 200 000$. La maison de grand gabarit et plus luxueuse est elle aussi en hausse.

Une dizaine d’entrepreneurs de la région de Portneuf et de Québec s’activent sur les chantiers. Des bouts de rues entiers sortent de terre. Du jamais vu dans Portneuf.

Depuis 2007, la ville a loti 300 terrains, dont 110 cette année, et a ouvert huit nouvelles rues derrière le centre technologique et le CLSC, auquel s’attachera l’an prochain le CHSLD promis par le ministre de la Santé, Philippe Couillard.

La phase 7, phase ultime de développement du lot 55, tire à sa fin. Il ne reste qu’une trentaine de terrains à vendre sur l’ensemble du développement municipal créé dans une forêt de pins. Les plus dispendieux sont offerts à 4,50$ le pied carré.

Même l’interstisce entre la route 365 et le développement résidentiel a trouvé preneur. Le Groupe Berletin a acquis deux lots de la Ville au prix de 631 000$ en juin. Le promoteur de Québec s’est fait connaître pour avoir participé à l’implantation de plusieurs marchés IGA au Québec, dont celui de Sainte-Catherine. Deux commerces de restauration rapide devraient s’ajouter au restaurant-bar en construction.

Phase VIII
Lors d’une réunion du conseil en juin dernier, le maire Claude Bégin a qualifié le rythme de développement d’«effarant». En fait, la Ville de Pont-Rouge complétera en sept ans le développement de 300 terrains qui devait se terminer en 2014. Elle prévoit déjà une phase VIII.

Selon le directeur général Jacques Bussières, Pont-Rouge a encore une banque de plus de 900 terrains sur son territoire, dont 800 dans la huitième phase du développement Du Jardin.

En juin dernier, elle a confié à la firme BPR Consultants le mandat de préparer un estimé du coût de la construction des nouvelles rues, au sud du développement Du Jardin. Ils ne seront pas disponibles à court terme puisqu’ils sont en zone agricole, précise Jacques Bussières.

Elle prévoit ouvrir avec huit propriétaires 135 terrains à la construction en complétant des rues entre la rue Dupont Est et le développement Du Jardin. Il y a aussi de l’espace au nord de la rue Dupont Ouest.
Pont-Rouge prend des allures de banlieue de Québec. «On estime que 58% de la population de Pont-Rouge travaille à Québec. Dans le lot 55, cette proportion est probablement plus élevée», avance-t-il.
Et ces nouveaux résidants contribuent à faire monter le revenu moyen à 43 000$, parmi les 20 plus élevés au Québec, souligne Jacques Bussières.

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Des ponts solides sur la 40

Alain Turgeon


Deux des quatre ponts de la Rivière aux Pommes sur l’autoroute 40 faisant partie des 135 structures identifiées par le ministère des Transports pour vérifier leur solidité ont passé le test.

Dix-huit ponts dans la région de la Capitale-nationale ont fait l’objet d’une évaluation et le ministère des Transports a déposé quatre rapports dont ceux concernant les ponts enjambant la Rivière aux Pommes, sur la voie ouest de l’autoroute 40, à Neuville. Selon le MTQ, ils ne demandent aucune intervention à la suite de l’inspection de l’état des matériaux et de l’évaluation de la capacité portante des structures. L’interdiction en surcharge a été enlevée jeudi matin. L’évaluation des ponts sur la voie est se poursuit et un rapport sera présenté plus tard. L’interdiction de surcharge est maintenue pour ces deux ponts. L’évaluation du pont d’étagement qui enjambe la voie ferrée Québec-Gatineau sur la voie est de la 40 à Sainte-Anne-de-la-Pérade sera faite du 12 au 14 septembre.

Le ministère des Transports du Québec a présenté les premiers rapports de l’évaluation structurale des 135 ponts à dalle épaisse lancée en juillet dernier. L’évaluation comprend l’analyse structurale basée sur les données de plans, une inspection pour s’assurer de la conformité du pont avec les plans et l’état des éléments principaux et enfin une analyse du béton (carottage).

 

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Des algues bleues dans les lacs Saint-Joseph et Blanc

Alain Turgeon

Les algues bleues sont réapparues au lac Saint-Joseph et au lac Blanc.

La Direction régionale de santé publique a émis un avertissement aux citoyens de Fossambault-sur-le-Lac et de Lac-Saint-Joseph le 29 août à la suite du signalement de la présence d’une fleur d’eau d’algues bleu-vert (cyanobactéries). Le lendemain, les citoyens de Saint-Ubalde recevaient le même avis. La Direction de la santé publique a invité les citoyens à la prudence et à la vigilance, mais aucun avis d’interdiction de consommer l’eau ou de baignade n’a encore été émis.

On rapporte la présence d’algues bleu-vert sur tout le lac Saint-Joseph tandis qu’elles ont été observées dans certains secteurs seulement au lac Blanc. La Direction de la santé publique rappelle que les citoyens peuvent continuer de se baigner et pratiquer leurs activités aquatiques si l’eau est claire. Il faut cependant éviter de se baigner (ou s’immerger lors d’activités nautiques) aux endroits où l’eau est bleu-vert ou anormalement colorée. Aucune plage n’a été fermée.

Le maire de Fossambault-sur-le-Lac, Guy Maranda, confirme l’apparition des algues bleues, mais rappelle qu’il s’agit seulement d’un avertissement. Il y a beaucoup de turbidité, mais pas de cyanobactéries, dit-il. «Cela semble calme. Il n’y a pas de panique à y avoir», a déclaré le maire. Les tests sont effectués régulièrement et la Ville n’a rien détecté dans le réseau d’eau potable.

M. Maranda n’est pas surpris de la réapparition des algues bleues, mais souligne que la sensibilisation dans la dernière année a donné des résultats. «Les gens font attention. On est en bonne voie, mais on n’est pas sorti du bois», a déclaré le maire, qui espère que la situation ne s’aggravera pas avant le mois d’octobre. À ce moment, la Ville pourra utiliser ses nouveaux puits et alimenter l’aqueduc municipal.

Selon le maire de Saint-Ubalde, Jean-Paul Darveau, les algues sont localisées dans des baies du côté est du lac et le problème semble se résorber avec le temps frais. Selon le maire, peu de citoyens puisent leur eau dans le lac et les clients du camping qui utilisent l’eau du lac ont été avisés de ne pas prendre d’eau. L’avertissement émis le 20 juillet pour le lac Perreault, également à Saint-Ubalde, tient toujours.

Selon le maire Darveau, les moyens mis de l’avant pour lutter contre les cyanobactéries portent fruit. Après la vidange des fosses septiques, la Municipalité veut embaucher un consultant pour vérifier les champs d’épuration à la demande des associations de riverains.

La Direction de la santé publique avait interdit à deux reprises aux citoyens de Fossambault-sur-le-Lac de consommer l’eau de l’aqueduc municipal en 2006. Les résidants n’ont pu utiliser l’eau du lac pendant près de deux mois. Un premier épisode de cyanobactéries avait eu lieu à la mi-septembre puis un second deux semaines plus tard. Le lac Blanc a aussi été contaminé aux cyanobactéries en octobre 2006 obligeant la Direction de la santé publique à interdire la consommation d’eau.

 

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Le groupe 57th gagne à Saint-Raymond

Maryse Gaouette


Le groupe 57th, de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, a remporté le Concours musical en 4 temps présenté le 1er septembre à Saint-Raymond.

Martin Houde, Amélie Gagnon, Félix Poulain et Sébastien Roy ont remporté le premier prix, soit une bourse de 2000$, pour leur inter­prétation de chansons de Chuck Berry, de CCR, de Van Halen et de Guns N’ Roses. Les musiciens n’en étaient pas à leurs premières armes. Ils jouent ensemble depuis six ans et ont à leur actif une cinquantaine de spectacles.

Neuf groupes ont répondu à l’invitation lancée en juillet par le comité organisateur du Concours musical en 4 temps. La Société de développement commercial, la Ville de Saint-Raymond, le Pacte rural et les inscriptions ont financé le projet, dont la bourse. Samedi dernier, chaque groupe a offert au public et au jury quatre pièces, soit une par décennie des années 1950 et 1980.

Le groupe Exhibition, de Saint-Raymond, a misé sur des valeurs sûres avec des chansons d’Elvis Presley, des Rolling Stones, de Kiss et de Bon Jovi. Ils ont remporté le prix du public.

Michelle Lavallée, porte-parole du comité organisateur, évalue entre 125 et 150 le nombre de spectateurs qui se sont massés dans la rue Saint-Joseph fermée à la circulation pour l’occasion.

Elle s’est dite très satisfaite de l’événement pour une première année. Des changements pour­raient être apportés l’an prochain, dont à l’emplacement et aux critères d’évaluation.

«Je considère l’activité comme un bon succès malgré les petits écueils, dont des événements religieux à proximité. Nous allons écouter les commentaires, mais il ne faut pas lâcher. C’est bien, un air de jeunesse sur la rue Saint-Joseph», a commenté le maire Rolland Dion.

Les musiciens ont aussi apprécié l’expérience. Certains ont relevé le défi à la dernière minute. «Je joue de la guitare et j’ai appris à jouer de la basse la semaine dernière pour pouvoir participer au concours», a confié Jonathan Gendron, de Saint-Casimir, membre du groupe Memoriest.

D’autres groupes, séparés par les études ou le travail, se sont retrouvés, le temps du spectacle, comme ce fut le cas du groupe The Next Dream composé de jeunes musiciens de l’Ouest de Portneuf.

Tous, tant musiciens, qu’orga­nisateurs et spectateurs, s’enten­daient à dire qu’ils étaient là pour écouter de la musique, encourager la relève et avoir du bon temps.

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Les mordus étaient à Deschambault!

Maryse Gaouette

Deschambault a, une fois de plus, été le terrain de jeux d’impétueux coureurs à la recherche de sensations fortes les 1er et 2 septembre. Avec 564 compétiteurs, le programme «Shoutout Est vs Ouest» a même établi un nouveau record pour la fin de semaine de la Fête du travail.

Dans la catégorie Expert Open (450 cc), Jean-Sébastien Roy a devancé Simon Homans tandis que les pilotes ont inversé leur position dans la catégorie Expert 250f (125 cc). Ils font tous deux partie de l’écurie Yamaha.

Pour sa part, Marc-Antoine Généreux a surpris les amateurs en talonnant, entre autres, Jean-Sébastien Roy pour terminer 3e dans les deux courses Expert. Malheureusement, Tim Tremblay, 2e position au Canada, a eu des problèmes mécaniques dans les deux catégories et il n’a pu faire mieux qu’une 9e place.

Malgré ses nombreux engagements, Jean-Sébastien Roy tenait tout de même à être présent à Deschambault. «Les dénivellements naturels sont exceptionnels ici. Le mélange de terre et de sable rend le parcours particulièrement intéressant, je participe chaque fois que mon horaire le permet. Je viens même parfois pour m’entraîner», a confié le pilote.

Hubert Rousseau, président de la série Challenge Québec Motocross qui sanctionnait les courses, en a rajouté : «Ce site est un des plus beaux.». Le propriétaire du terrain, Daniel Thibault, est très satisfait de l’événement qui s’est déroulé sans accident et il estime qu’environ 2000 personnes ont assisté aux courses.

Les organisateurs avaient pensé à la relève en organisant plusieurs courses pour les jeunes. Le plus jeune était âgé de quatre ans. Parmi eux, deux mordus de Saint-Marc-des-Carrières, les cousins Pierre-Yves Gravel, âgé de six ans, et Frédéric Grondines, âgé de huit ans, qui courent en Honda. Frédéric a terminé premier dans les six manches auxquelles il a pris part à Deschambault.

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16 septembre 2007


 

Fin du Festival routier à Donnacona
La Ville met fin à son association après trois ans

Alain Turgeon

Le Festival du routier n’aura plus lieu à Donnacona. La Ville a décidé de ne plus s’associer à l’événement après trois ans en raison de la pollution et de la décision du ministère des Transports de ne plus fermer la route 138.

Le conseil municipal a revu ses orientations pour la tenue d’événements qui se déroulent à Donnacona. Il privilégiera désormais les activités axées sur la famille et le respect de l’environnement, a expliqué le maire André Marcoux.

Selon le maire, le ministère des Transports ne veut plus fermer la route 138 où se tenaient les compétitions de camions pour des raisons de sécurité routière. Il s’agit d’un carrefour parmi les plus achalandés dans la région, rappelle-t-il. Le directeur du centre de service du ministère des Transports, à Cap-Santé, Yvan Barette, n’a pas voulu commenter la décision parce que le promoteur du festival, Jean-François Foy, n’avait pas encore reçu la lettre du ministère.

«La Ville a beaucoup donné en argent, en temps et en service en trois ans», a déclaré le maire Marcoux. La Ville a injecté 67 000$ dans ce festival, dont 27 000$ en argent et 40 000$ en services. «On a fait notre grande part», a-t-il dit. Il a rappelé que toute la population n’est pas en faveur du festival. Plusieurs plaintes ont été formulées au cours des dernières années.

La décision des élus municipaux de ne plus s’associer au Festival du routier a été unanime. La gestion et le manque de transparence des organisateurs et de la fondation les tracassent. Le conseiller Serge Paquin a déclaré que les élus devaient faire acte de foi sur les états financiers et qu’ils n’avaient jamais eu de bilan de la fondation. Le président du festival, Jean-François Foy, a répondu que la Ville n’avait qu’à payer si elle voulait des états financiers vérifiés.

Les organisateurs du Festival du routier et la vingtaine de bénévoles qui les accompagnaient ont fait valoir ses retombées économiques. Selon eux, le festival a mis Donnacona «sur la map». Selon M. Foy, les raisons du bruit et de la pollution ne tiennent pas. «Les points positifs pèsent plus lourd dans la balance», croit-il, soulignant que le festival a fait connaître Donnacona partout dans l’est du Canada et aux États-Unis. Jean-François Foy et sa conjointe, Michelle Desilets, qui est présidente de la fondation Les amis de Pamela, à qui reviennent les profits du festival, soutiennent qu’il s’agit d’une rancune du maire contre eux. «C’est grâce à vous qu’on a eu le festival, mais c’est à cause de vous qu’on le perd. Si vous le vouliez, on l’aurait», a lancé Mme Desilets.

«Le conseil municipal a fait des efforts surhumains pour la tenue du festival au cours des dernières années», affirme le maire qui dément la prétention des organisateurs. «La Ville est allée au bâton pour la tenue du festival en 2007 parce que le ministère des Transports ne voulait plus que ses infrastructures servent à cet événement», a-t-il poursuivi.

Les bénévoles sont amers parce que la Ville a pris une décision sans les consulter. «Vous nous avez coupé l’herbe sous le pied après trois ans alors que le festival fait de l’argent. La Ville a fait une erreur en ne s’assoyant pas avec les organisateurs pour trouver une solution», a déclaré un des bénévoles, Simon Matte. Il a même suggéré de séparer la fondation du festival pour le sauver.
Les organisateurs ont approché la Ville de Portneuf pour tenir un prochain festival. Pont-Rouge est aussi dans leur mire.

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Les rives se reboisent au lac Saint-Joseph

Alain Turgeon


Le quart des propriétaires riverains du lac Saint-Joseph ont commencé à reboiser leurs berges.

Les citoyens de Fossambault-sur-le-Lac et de Lac-Saint-Joseph ont pris part, cet été, à la revégétalisation des rives du lac Saint-Joseph. Selon la présidente de l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Joseph (APPELSJ), Lynda Hayes, qui compte 450 membres, 122 propriétaires sur les 500 autour du lac ont commencé à revégétaliser les rives et 22 autres le feront l’an prochain. «C’est une nouvelle tendance, les citoyens sont conscients qu’il faut faire quelque chose et ils sont en train d’embarquer pour améliorer l’état du lac par leur action», a affirmé la présidente qui souligne que plus du tiers de la bande riveraine est maintenant renaturalisé alors que moins du quart du pourtour du lac était constitué de végétation naturelle l’an dernier.

Dans le cadre des campagnes de sensibilisation, l’APPELSJ a aussi offert des conférences techniques de renaturalisation aux citoyens ainsi qu’une activité éducative pour les enfants. En plus des initiatives individuelles, près de 7500 arbres, arbustes et vignes ont été subventionnés et seront plantés dans le bassin versant du lac. L’association a reçu une subvention des caisses Desjardins pour planter 750 arbres dans la bande riveraine du lac et 250 dans le secteur de la rivière aux Pins, à Fossambault-sur-le-Lac. On distribuera également des cèdres.

Les villes de Fossambault-sur-le-Lac et Lac-Saint-Joseph ont participé à ces projets. La première a donné des arbres et la seconde a donné des subventions. Elle remboursait la moitié de la facture d’achat d’arbustes jusqu’à concurrence de 500$. Les gens ont collaboré. Une soixantaine de permis ont été accordés, a indiqué la directrice générale de la ville, Vivanne Viviers. Elle a aussi planté des arbres au club nautique avec des enfants pour les sensibiliser. Le maire de Fossambault-sur-le-Lac, Guy Maranda, croit que les changements de mentalité et les actions posées depuis un an entraîneront une amélioration de l’état du lac. «Il ne faut pas s’asseoir sur nos lauriers», a-t-il prévenu. On a aussi remarqué moins de bateaux au cours de l’été.

Le concours Belles Berges a connu du succès. Le gagnant du concours, Germain Lamonde, a reçu 179 arbustes et des vignes qui ont été plantés pour cacher le muret de pierres au bord de l’eau et dans la bande riveraine.

M. Lamonde a acheté il y a quelques années un chalet construit dans les années 1950. À cette époque, le propriétaire rasait la végétation jusqu’au lac et la pelouse se rend jusqu’au lac. «La première chose que j’ai faite quand je suis arrivé a été d’arrêter les engrais. Le gazon est moins beau qu’il l’était, mais j’en suis fier», a déclaré M. Lamonde. Selon lui, il faut cesser de vouloir recréer le milieu de la ville. Il croit que les gens sont de plus en plus sensibilisés. «Ne pas savoir n’est plus une excuse», dit-il.

?Eau non potable

L’eau du lac Saint-Joseph est impropre à la consommation en raison des cyanobactéries.
Des algues bleu-vert ont été détectées à la prise d’eau de l’aqueduc de Fossambault-sur-le-Lac. La Direction régionale de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale recommande aux citoyens de ne pas utiliser cette eau pour boire ou faire des glaçons, ni pour laver, préparer ou cuire les aliments.

Ils peuvent continuer à utiliser l’eau pour la prise de bains ou de douches ainsi que pour le brossage de dents en s’assurant d’éviter l’ingestion d’eau. L’eau peut être utilisée pour laver la vaisselle et les vêtements ainsi que pour arroser le potager.

La Ville devrait raccorder son aqueduc à ses nouveaux puits au milieu de la semaine.

 

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La cloche de l’église Christ Church a sonné
Un mémorial rappelle le souvenir de l’église anglicane incendiée

Denise Paquin

La cloche de l’église Christ Church a sonné de nouveau dimanche dernier, presque deux ans après sa destruction par un incendie d'origine criminelle.

Une centaine de personnes sont souligné le dévoilement du monument commémoratif lors d'une messe dite en anglais et en français. En plus de membres de la communauté anglicane de Portneuf, on remarquait la présence de plusieurs autres citoyens, dont le maire de Portneuf, Pierre de Savoye. L’archidiacre de l’Église anglicane de Québec, Tom Settle, accompagné de sa femme Mia Anderson, curé de la paroisse Saint-Michael de Sillery, a donné sa bénédiction aux fidèles.

«C’est une cérémonie pour l’église et les premiers de la communauté qui se sont établis à Portneuf», a déclaré le pasteur de la paroisse, le révérend Graham Jackson, avant de réciter un premier psaume.

Au cours de la messe, il a invité un paroissien, Charlie Bonnallie, à sonner le premier la cloche du monument, maintenant enfermée dans un clocher de granit et de métal gris rappelant celui de l’ancienne église. Cette cloche est tout ce qui a pu être sauvé de l'église de bois construite en 1842 détruite par un pyromane le 25 octobre 2005.
«Je suis content de voir ce qu’ils ont fait, il n’y aurait rien ici sinon», a dit l’homme de 89 ans né dans le rang de l’Irlande, dont les parents et grands-parents reposent dans le cimetière.

L’église avait été construite sur un terrain donné par le seigneur de Portneuf Edward Hale, d’où le nom de Halesborough donné au secteur en hommage au bienfaiteur. Elle était classée d’intérêt supérieur dans l’inventaire patrimonial des églises de la MRC de Portneuf. Deux panneaux d’interprétation illustrés de nombreuses photos retracent l’histoire du lieu.

«Elle est irremplaçable», a confié le révérend Jackson après la cérémonie. Le pasteur disait une messe par année à l’église Christ Church. Il affirme que les paroissiens veulent maintenir la tradition. Graham Jackson est responsable des deux autres paroisses anglicanes de Portneuf, St. John the Evangelist à Portneuf et St. Bartholomew à Saint-Raymond.

Le projet lancé quelques jours après l'incendie a été mené par le comité culture et patrimoine de la Ville de Portneuf, sous la coordination de Pierre Gignac. Il a profité du soutien financier, technique et historique de plusieurs organismes et personnes, dont la Ville, la communauté anglicane et des entreprises. Le projet a reçu 1800$ de l’entente de développement culturel entre la MRC de Portneuf et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

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Foule record à l’Expo de Donnacona

Alain Turgeon


La 39e exposition commerciale de Donnacona qui se tenait en fin de semaine dernière a attiré une foule record de 35 000 personnes.

«C’est de loin la plus belle exposition», a affirmé l’organisateur, Nelson Langlois, au lendemain de l’événement.

La belle température et les changements apportés à l’expo cette année ont mené à ce succès, souligne M. Langlois. Il avait aussi accordé un plus gros budget aux spectacles et la réponse a été excellente. Les nouveaux manèges ont attiré une nouvelle clientèle.

«C’était plein dans l’aréna et dans les manèges», a rappelé M. Langlois. Le quart des visiteurs à l’expo provenaient de l’extérieur de Portneuf, a-t-il mentionné.
Selon M. Langlois, les commentaires des exposants ont été positifs et ils ont fait de bonnes ventes. Le salon de la gastronomie et du terroir est là pour rester et pour grossir. Il y aura encore des manèges l’an prochain, a confirmé l’organisateur. M. Langlois prévoit souligner de façon spéciale le 40e anniversaire de l’expo en 2008.

Le spectacle de l’humoriste Mike Ward a connu un succès monstre. Nelson Langlois dit qu’il n’avait pas vu autant de spectateurs depuis sept ou huit ans. Les visiteurs ont rempli les sièges d’une grande partie de l’aréna et ont bloqué les allées de l’Expo. «Mike Ward a attiré encore plus de monde que Jean-Marc Parent à Donnacona», a souligné l’organisateur. L’humoriste n’a pas été avare de son temps. Il a signé des autographes pendant plus d’une heure après son spectacle.

 

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Les Diables gagnent leur premier match
La saison de football est lancée à Donnacona

Alain Turgeon

Les Diables de Donnacona ne pouvaient espérer un meilleur scénario pour marquer leur entrée dans la ligue de football scolaire. L’équipe de l’école secondaire de Donnacona a signé la première victoire de son histoire au compte de 14 à 9 contre le Zénith de Saint-Marc-des-Carrières devant une foule de 1300 spectateurs.

Les deux équipes ont tenu les spectateurs sur le bout de leur siège jusqu’à la dernière seconde. Après les cérémonies d’usage pour souligner cette première partie de l’histoire des Diables de l’école secondaire de Donnacona, le Zénith a pris les devants grâce à un touché. Les Diables ont ensuite créé l’égalité avec un touché et ont pris l’avance avec deux touchés de sûreté et un placement. Le Zénith qui avait réduit l’écart à cinq points est venu cogner à la porte des buts à la dernière minute, mais la défensive de Donnacona a résisté.

«Voici un moment que nous attendions depuis longtemps», a déclaré le vice-président de l’équipe et conseiller municipal, Sylvain Germain, lors de la cérémonie précédant ce premier match. «La venue d’une équipe de football de niveau juvénile à l’École secondaire Donnacona représente l’aboutissement d’un long processus de discussions et de préparations», a-t-il poursuivi, remerciant au passage les directions des écoles secondaires Saint-Marc et Louis-Jobin pour leur appui. Il a également présenté la trentaine de commanditaires qui ont permis la réalisation du rêve.

Les deux équipes sont à l’oeuvre en fin de semaine. Le Zénith joue son premier match local contre La Malbaie le 15 septembre, exceptionnellement à 14h15, et les Diables sont à Thetford Mines.
Les prochains matchs auront lieu samedi prochain à 13h30. Donnacona recevra l’école Bon-Pasteur, de L’Islet, le Zénith accueillera La Pocatière et le Balbuzard sera à Beauceville. Le Balbuzard cadet jouera dimanche à Saint-Georges de Beauce.

 

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23 septembre 2007


 

Alcoa offre un pont à Deschambault

Steeve Alain


Habituellement, lorsqu’on célèbre son anniversaire, on reçoit des cadeaux. C’est plutôt l’inverse qui s’est produit samedi dernier alors que l’aluminerie Alcoa de Deschambault a fêté ses 15 ans en offrant 150 000$ pour la reconstruction d’un pont sur la rivière Lachevrotière.

L’aluminerie et la Fondation Alcoa défrayeront la moitié des coûts du projet estimé à 300 000$ pour réaliser le nouveau pont fait d’aluminium et de bois qui remplacera celui emporté par les inondations de l’automne 2005 près du moulin de Lachevrotière, à Deschambault.

L’absence d’un pont près du secteur patrimonial avait été dénoncée par plusieurs citoyens au cours des derniers mois. «Depuis 15 ans, nous participons activement à la vie de la communauté portneuvoise et nous savons que ce pont est essentiel à la qualité de vie des gens d’ici», a indiqué Jacques Alain, vice-président et directeur général de l’usine.

Le maire de Deschambault-Grondines, Gaston Arcand, a assuré que le projet allait se réaliser, bien qu’il reste à ficeler le financement des 150 000$ manquants. Selon lui, l’argent proviendra du milieu, mais il ne peut dire pour le moment quelle sera sa contribution ni de quel ordre serait une éventuelle aide gouvernementale.

Les dirigeants d’Alcoa ont dévoilé une esquisse du pont qui comptera une voie. Jacques Alain a indiqué que la présence d’aluminium dans la structure était souhaitée dès le départ et qu’il s’agissait d’un défi lancé à l’artiste et architecte Florent Cousineau, qui a réalisé le concept. Alcoa souhaite que le pont, dont elle paie en quelque sorte la partie métallique, soit ouvert l’été prochain.

15 ans
Le président d’Alcoa Canada, Jean-Pierre Gilardeau, a mentionné que l’usine de Deschambault a bien grandi depuis son démarrage en 1992 et qu’elle fait partie aujourd’hui des fleurons d’Alcoa. «On sent une culture qui est différente dans cette usine.Tout cela a été possible grâce à des gens qui veulent bien faire et une communauté qui veut réussir», a dit celui qui dirigeait l’usine en 1992.

L’usine qui compte 530 employés et produit plus de 250 000 tonnes métriques d’aluminium par année est devenue un modèle au niveau du management, selon M. Gilardeau. Elle exporte aujourd’hui son expertise auprès d’autres entreprises et participe à la construction et au démarrage d’usines en Islande et en Norvège.

Jacques Alain a aussi attribué la réussite aux employés qu’il a remerciés. «L’engagement des employés est exceptionnel dans l’usine, mais il l’est aussi à l’extérieur. L’an dernier, 200 employés ont fait du bénévolat pour un total de 3700 heures. Le succès est global», a dit M. Alain.
L’usine construite au coût de 1 MM$ engendre des retombées économiques annuelles de 100 M$ dans Portneuf et de 300 M$ dans la province, indique Alcoa.

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Les discussions avec Québec reprennent
L’agrandissement de l’aluminerie au coeur de la fête

Steeve Alain


Les discussions entre Alcoa et le gouvernement du Québec con­cer­nant le projet d’agrandissement de l’usine de Deschambault ont repris et les dirigeants d’Alcoa semblent optimistes mais demeurent prudents.

Selon les dirigeants d’Alcoa, les discussions n’ont jamais arrêté avec le gouvernement. Elles ont repris plus intensément l’an dernier puis ont cessé lors des négociations entre Québec et Alcan et lors des élections avant d’être relancées ce mois-ci.
«Les conditions semblent vouloir s’aligner pour la phase 2. Un momentum est en place. Il y a plus de lumière au bout du tunnel», a révélé le président d’Alcoa Canada, Jean-Pierre Gilardeau, lors des célé­brations des 15 ans de l’usine de Deschambault sur le cap Lauzon.

«À l’époque de la construction, il s’agissait d’une grande usine, mais aujourd’hui, dans le marché mon­dial, nous sommes une petite usine et on reste un petit joueur», a indiqué M. Gilardeau, qui voit des pistes de solution actuellement avec le gouvernement.

Le directeur général de l’usine, Jacques Alain, trouve «encour geant» la reprise des discussions. «On ne sable pas le champagne tout de suite, mais c’est bon signe», a-t-il dit, prudent.
Le maire de Deschambault-Gron­dines, Gaston Arcand, a insisté sur le projet d’agrandissement. «Quin­ze ans, c’est aussi le nombre d’années du dernier investissement majeur fait dans Portneuf. La phase 2 de l’aluminerie apporterait une bouffée d’air frais au comté de Portneuf qui en a bien besoin», a-t-il souligné.

«Nous avons une compagnie prête à investir, nous avons l’expertise, nous avons l’emplace­ment et l’électricité. Bon sang, qu’attendons-nous ?» a ajouté le maire, qui a demandé de ne pas remiser le chapiteau du 15e anniversaire trop loin pour pouvoir l’utiliser lors de l’annonce de l’agrandissement.
Le préfet de la MRC, Michel Matte, a lui aussi répété que le projet d’Alcoa était une priorité pour Portneuf. De son côté, le député Raymond Francoeur s’est limité à dire que le dossier sera réglé lorsque son parti sera au pouvoir.

Alcoa et le gouvernement du Parti québécois s’étaient entendus sur un projet qui comprenait l’agrandissement de l’usine en 2003. L’entente a été rejetée par le gouvernement libéral quelques mois plus tard. Alcoa s’engageait à agrandir l’usine au coût de 1 MM$, doublant sa production et ajoutant 250 emplois. Québec offrait à Alcoa un congé fiscal de plusieurs années, un prêt sans intérêt de 260 M$ et 500 magawatts à tarif

 

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Gérald Larose encourage les troupes
Le Bloc veut ranimer les souverainistes dans Portneuf

Steeve Alain

Après deux échecs aux dernières élections fédérales et provinciales, une trentaine de militants portneuvois du Bloc québécois ont écouté Gérald Larose leur expliquer les raisons pour lesquelles, selon lui, il faut continuer les efforts pour atteindre la souveraineté du Québec.

Gérald Larose, président du Conseil de la souveraineté du Québec, croit d’abord que la mondialisation nécessite la souveraineté des nations et que de «ne pas être indépendant, c’est être dépendant». «Le Québec a toutes les capacités pour être indépendants. Tout le monde s’est libéré, sauf deux dans le monde, soit le Québec et la Palestine», a-t-il laissé entendre.

L’ex-chef syndical a souligné que la loi 101 a été érodée, rappelant les décisions récentes des cours fédérales au sujet de la langue d’enseignement, la langue anglaise qui a été utilisée comme seule langue administrative dans un jugement et l’application de la loi dans l’affichage.

«Tout se fait avec les tribunaux fédéraux. Les cours fédérales ne sont pas neutres en matière de Constitution. Elles sont là pour faire la job de bras dans le sens de la minorisation du Québec», a-t-il avancé.
M. Larose a repris le discours disant que le fédéralisme appauvrit le Québec et que les grands leviers du développement ne sont pas au Québec. «L’avenir est aux petites nations. Dans la mondialisation, ceux qui gagnent sont ceux qui sont le plus vite sur leurs patins. Nous, quand on a une idée, il faut se mettre à genoux et baiser les bottes d’Ottawa», a-t-il dit.

Il a ajouté que la société civile québécoise représente un modèle différent très organisé avec plus de syndicats, de coopératives et d’associations qu’ailleurs et qu’il faut un État qui veuille travailler avec elle et non pas «un État étranger», faisant référence au gouvernement canadien.

Selon M. Larose, être une nation est aussi une question de dignité. «Il faut se décoloniser, se laver la crasse, avoir pleine confiance en soi. Le Québec manque d’estime de lui-même. S’il était vraiment fier de ce qu’il est, il serait indépendant», a lancé le président du Conseil de la souveraineté, un organisme avec mission de stimuler l’idéal de l’indépendance.

M. Larose a aussi invité le Parti québécois à proposer une gouvernance souverainiste en mettant en place une constitution québécoise, une citoyenneté québécoise et une histoire québécoise.

Pas de candidat
Par ailleurs, le président du Bloc québécois Portneuf – Jacques-Cartier, Guy Lymburner, a dit qu’il n’y avait toujours pas de candidat officiel en vue de prochaines élections fédérales. «Il y a de l’intérêt de certains, mais personne ne nous a approché officiellement», a-t-il indiqué.

Le parti entend redoubler d’efforts au cours des prochaines semaines pour rétablir les contacts surtout avec les jeunes souverainistes en reconstituant des structures militantes dans les 25 municipalités du comté fédéral. «On va reconquérir l’électorat souverainiste qui est là», a assuré M. Lymburner

 

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Le Centre financier aux entreprises déménage à Portneuf

Alain Turgeon

Le Centre financier aux entreprises de la région de Portneuf déménagera dans l’ancien poste de la Sûreté du Québec à Portneuf en janvier 2008.

Les Caisses Desjardins de Portneuf ont annoncé la relocalisation des places d’affaires de Pont-Rouge et Saint-Raymond du CFE. Le centre financier dispose également d’un bureau dans la Caisse de Saint-Casimir pour desservir la clientèle de l’ouest et gardera ce pied-à-terre.

Le siège social du CFE Portneuf est situé actuellement dans l’immeuble de la Caisse populaire de Pont-Rouge, et le centre financier a un bureau à Saint-Raymond. Chaque centre emploie une dizaine de personnes. Le regroupement des bureaux de Pont-Rouge et de Saint-Raymond s’effectue pour des raisons d’efficacité des ressources. Il entraînera également des économies de plusieurs milliers de dollars, affirme le président, Claude Rochette.

Portneuf est une des quatre municipalités avec Donnacona, Pont-Rouge et Saint-Raymond qui ont été identifiées à la suite d’une étude pour établir le nouveau siège social du CFE. Par la suite, le CFE a demandé des propositions de location dans ces quatre municipalités. Selon M. Rochette, neuf propositions ont été reçues et les responsables ont arrêté leur choix sur les locaux de Portneuf. Le CFE voulait un bail de cinq ans avec une possibilité de rachat par la suite.

Le nombre de places d’affaires du CFE est passé de quatre à deux en deux ans. Il avait des bureaux à Saint-Marc-des-Carrières qui ont été regroupés avec ceux de Saint-Casimir l’an dernier. Selon le président, la CFE n’a pas l’intention de fermer ce bureau à court terme.

Le CFE - Région de Portneuf a pour mission de desservir la clientèle entreprise commerciale et agricole de l’ensemble des caisses de la région. Le centre financier désire rencontrer sa clientèle directement en entreprise ou dans les 23 caisses.
Les nouveaux bureaux seront situés au 101 Provencher, à Portneuf, et au 185, rue Tessier Ouest, à Saint-Casimir.

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Le lin sous les projecteurs à la Biennale
La relève est récompensée

Denise Paquin

Les designers de la relève en ont mis plein la vue lors du jugement du concours de création vestimentaire de la Biennale internationale du lin de Portneuf à Donnacona vendredi dernier.

Les mannequins qui ont défilé sur la passerelle à l’église Saint-Jean-Baptiste à Donnacona ont ébloui la centaine de spectateurs avec une vingtaine de créations de style prêt-à-porter et excentriques.

Le jugement du concours avait été confié à Yves-Jean Lacasse, designer de la griffe ENVERS, Chantal Durivage, co-fondatrice de Sensation mode, Stéphane Carrier, de l’Office Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse, Annie Lafrance, journaliste mode, et Karine Germain, coordonnatrice de la Biennale.
Le jury a félicité la recherche, le travail des matières, la qualité de la coupe, de la finition et du tombé des vêtements présentés par les designers en donnant non pas quatre mais cinq prix dans les catégories étudiant et excentrique.

Isabelle Giroux, étudiante à l’École supérieure de mode de Montréal à l’UQAM, a remporté le premier prix de la catégorie étudiant, un séjour en Belgique offert par l’Office Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse. Elle a «ébloui» le jury avec son travail de transformation de la matière et de réinvention de la coupe féminine, a souligné le designer Yves-Jean Lacasse, un habitué des concours de mode.
Nancy Gélinas, de Québec, a remporté le 2e prix, doté d’une bourse de 500$ offerte par la Biennale, pour son ensemble décontracté pour homme. Ariane Guérin-Montpetit, de Montréal, a gagné le 3e prix, et le montant de 250$ de la Caisse populaire de Donnacona, pour sa robe asymétrique.
Dans la catégorie excentrique, le premier prix a été décroché par Julie Ouellet, designer chez Myco Anna, pour une robe de soirée à traîne rouge et or à la coupe complexe. Le jury a également décerné une mention à Isabelle Veilleux pour son utilisation judicieuse de plusieurs techniques de tricot réunies dans une tunique.

Les participants au concours ont relevé le défi qui leur était posé mieux que la première fois. C’est probablement dû au fait que le concours était ouvert à tous les étudiants d’écoles de mode du Québec et avait été scindé en deux catégories pour bien départager étudiants et professionnels.

«En général, tout ce qui a été présenté est d’une très grande complexité», a commenté le designer Yves-Jean Lacasse, un habitué des jurys. «Les gens ont essayé de recréer, de repenser les vêtements et le compromis entre le créatif et le portable est très réussi», a déclaré M. Lacasse, ajoutant, en esquissant un sourire, qu’il aime «voir évoluer ceux qui seront un jour ses concurrents.»

Le designer a enfin souligné la qualité de la matière première: les tissus offerts par la Maison du lin de Paris. «C’est le problème des concours de ne pas avoir accès à des matières plus raffinées. C’est très généreux à la Maison du lin de Paris d’avoir offert ces tissus prestigieux accessibles aux grands noms (de la mode)», a conclu Yves-Jean Lacasse.

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Une première mondiale pour Précourt Systèmes

Alain Turgeon


Précourt Systèmes, de Portneuf, a mis à l’eau le trimaran F-39 Farrier Marine, le plus grand trimaran repliable à avoir été construit au monde.

Plus de 2000 trimarans repliables ont été construits à partir des plans de Farrier Marine inc., mais celui de Précourt Systèmes est le plus gros avec ses 39 pieds de long et ses 27 pieds de large. Il possède un mât de 53 pieds. C’est un voilier de très haute performance qui peut atteindre plus de 40 km/h à voile (20 nœuds marins), a indiqué Sophie Marcouiller, de Précourt Systèmes. Le plus grand trimaran repliable jusqu’à la sortie du F-39 avait une longueur de 33 pieds.

Selon Mme Marcouiller, il a fallu deux ans pour construire le voilier de 400 000$ qui a été vendu à un plaisancier de New-York. Plus d’une centaine d’amateurs de voile de performance des États-Unis, du Canada et de l’Europe ont suivi les étapes de la construction de ce bateau sur le site Internet www.precourt.ca.

Selon Mme Marcouiller, deux autres trimarans F-39 sont en construction. Maintenant que les plans et les ajustements sont faits, on croit pouvoir les construire en 16 mois. Le trimaran repliable a l’avantage de pouvoir être transporté par route malgré sa grosseur. Il peut aussi être remisé plus facilement dans les marinas.

Précourt Systèmes, qui est établi à Portneuf depuis 2005, veut aussi produire en série un autre voilier de 25 pieds. Il est unique, accessible et soulève vivement l’intérêt des amateurs de voiles, souligne Mme Marcouiller.

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30 septembre 2007


La Vallée jour et nuit
L’hébergement en hausse de 30%

Denise Paquin

Les marcheurs ne sont pas seulement plus nombreux dans la vallée de la rivière Bras-du-Nord à Saint-Raymond, ils y séjournent aussi plus longtemps. Et leur nombre devrait augmenter avec l’ouverture de deux nouveaux refuges.

La Coopérative de solidarité Vallée Bras-du-Nord vient d’ajouter une yourte et un refuge en bois rond à son parc d’hébergement, portant à huit le nombre de ses chalets et à une cinquantaine de places sa capacité d’accueil quotidienne.

Au-delà des 70 km de sentiers de marche, du canotage et, bientôt, des sentiers de vélo de montagne, c’est l’hébergement qui apportera la rentabilité à la Coopérative, affirme son coordonnateur Frédéric Asselin. «Notre chiffre d’affaires a doublé en comparaison de l’an dernier parce que les gens restent plus longtemps et font d’autres activités», explique-t-il.

Le nombre d’utilisateurs est passé de 15 000 à plus de 20 000 au cours de la dernière année et l’hébergement a augmenté de 30% au cours de la même période.
Avec la yourte et le refuge La Clairière, les beautés de la vallée du Bras-du-Nord seront encore plus accessibles puisqu’ils sont situés à quelques centaines de mètres seulement de l’accueil Shanahan, porte d’entrée de la Vallée.

L’investissement totalisant environ 65 000$ a été réalisé avec la subvention allouée à cette fin par la Caisse Desjardins de Saint-Raymond et Sainte-Catherine. Le directeur de la Caisse, François Mercier, a profité de l’inauguration des installations, le 21 août, pour donner la deuxième des trois tranches de 50 000$.

«C’est un montant extrêmement important. On ne peut que se réjouir du résultat», a déclaré M. Mercier, soulignant le rayonne­ment du projet qui a remporté plusieurs prix depuis deux ans.
La Coopérative n’aurait jamais pu envisager filer avec la même rapidité vers l’autonomie finan­cière, a souligné son président Jean-Claude Lafrenière. L’an dernier, la Caisse Desjardins a annoncé un don de 150 000$ sur trois ans. Cet apport doit servir de levier pour un investissement de 2,3 M$ dans la Vallée. «Ne fermez pas la chantepleure tout de suite, on en a encore besoin», a-t-il dit.

Le maire Rolland Dion a profité de la visite des nouveaux refuges pour annoncer qu’il prévoit inclure dans le budget 2008 une dépense de 400 000$ pour asphalter 2 km du rang. Il reste six kilomètres en gravier avant d’atteindre l’accueil Shanahan. Selon le maire, l’asphaltage est devenu une nécessité en raison de la hausse de l’achalandage dans le rang dûe la hausse de l’achalandage dans la Vallée et dans les zecs plus au nord.

 

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Une épicerie toute neuve à Saint-Casimir
Le propriétaire du Métro Richelieu investit 1,5 M$

Denise Paquin


Les clients du Marché Richelieu de Saint-Casimir diront bientôt adieu, sans regrets, aux allées étroites et au manque de variété sur les tablettes. Le propriétaire Alain Thibault investit 1,5 million de dollars dans une nouvelle épicerie qui ouvrira ses portes à la fin janvier.

La première pelletée de terre a été donnée mardi dernier sur un terrain en plein champ qui deviendra le 675, boulevard de la Montagne.

La taille de l’unique épicerie du village située dans l’ancienne salle de quilles, passera de 3800 à 8630 pieds carrés. C’est près du double de la superficie moyenne des 106 épiceries portant la bannière Marché Richelieu, qui couvre le segment des épiceries de quartier dans le groupe Métro. En comparaison, le supermarché Métro de Saint-Marc-des-Carrières fait 21 000 pieds carrés.
Pour Alain Thibault, qui en est à son deuxième déménagement en 13 ans, ce sera déjà bien assez grand pour offrir une gamme de produits dont ses clients ne pouvaient que rêver ou aller acheter ailleurs. «Actuellement, quand on entre un produit il faut en sortir un», lance-t-il.

Il pourra ajouter des mets cuisinés, de la boulangerie, plus de fruits et légumes frais, de viande et de surgelés, indique Gaston Pouliot, responsable de la bannière Marché Richelieu pour l’Est du Québec.
Afin de conserver l’unique épicerie du village, la Coopérative agricole de Saint-Casimir a donné au commerçant le terrain situé en face de la rue Fleury. «Il n’y a pas de terrain disponible dans le village. C’était la seule possibilité de prendre de l’expansion», explique le commerçant âgé de 37 ans..
«Ce terrain de 200 par 375 pieds représente une valeur de 125 000$», a indiqué Serge Touzin, directeur de la quincaillerie. La Coopérative prendra en octobre sa décision sur le déménagement de ses propres installations à proximité, a fait savoir M. Touzin.

La Municipalité a donné elle aussi un gros coup de pouce au commerçant. Perdre l’unique marché d’alimentation aurait été le début de la fin pour le village de 1000 habitants, de l’avis du maire André Filteau.

Elle fournit les infrastructures d’aqueduc et d’égout, une dépense estimée à 40 000$, en plus d’allouer une aide sur cinq ans composée d’un crédit aux entreprises de 15 000$ pour les trois premières années et l’équivalent de la taxe fonctière pour les deux dernières.

Le déménagement de l’épicerie arrive à point nommé, selon le maire Filteau, alors que Saint-Casimir connaît une année de construction exceptionnelle avec cinq nouvelles maisons, comparé à la moyenne de une par année. Le Marché Richelieu devrait aussi profiter de son établissement sur la route 363 et de la reconstruction de la route des Grondines, qui donnera un accès direct à Saint-Casimir à partir de l’autoroute.

Certains clients qui pouvaient se rendre à l’épicerie de la rue Tessier Est à pied apprécieront moins de la voir partir en-dehors du coeur du village. M. Thibault répond que le service de livraison sera maintenu. Il ajoute que le stationnement de 48 places rendra l’opération beaucoup moins hasardeuse qu’elle ne l’est actuellement.

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La fondation Les Amis de Pamela ébranlée
Sa présidente, Michelle Desilets, clame son intégrité

Alain Turgeon

La présidente de la fondation Les Amis de Pamela, Michelle Desilets, clame son intégrité à la suite de la décision de la Ville de Donnacona de se dissocier du Festival du routier, principale source de financement de sa fondation.

«Je suis très honnête et très intègre», a déclaré la présidente, qui a présenté les états financiers de sa fondation après que la Ville eut énoncé diverses raisons, dont le manque de transparence dans la gestion, pour ne plus collaborer au festival après trois ans.

Michelle Desilets soutient que la Ville a obtenu les états financiers en février 2007 et qu’ils sont disponibles à la fondation. Les bilans des trois dernières années ont été déposés, mais ils sont peu détaillés, ce que reprochaient les élus de Donnacona. Les activités de la fondation et du festival s’y fondent. Le Festival du routier est la création de la fondation et son unique activité de financement, avoue Mme Desilets, «On travaille pour tous les enfants handicapés. Durant la fin de semaine du festival, on ne pense qu’à faire de l’argent pour les enfants», a affirmé la présidente et fiduciaire de la fondation. Selon elle, 10 000$ ont été remis pour payer des activités ou des biens pour les enfants handicapés et le répit pour les parents depuis 2005. Mme Desilets a annoncé que la fondation et le festival seront séparés s’il survit à la décision de la Ville. «L’organisation du festival remettra l’argent à qui elle voudra», dit-elle.

Avec ses 224 000$ de revenus, le festival 2006 a généré des profits de 30 800$. La présidente reconnaît que ce sont de très grosses dépenses parce que «le festival coûte excessivement cher». Celui de 2005 était déficitaire de 28 000$. Michelle Desilets et son mari, Jean-François Foy, l’organisateur du festival et un des trois administrateurs de la fondation, ont assumé les pertes et se sont remboursés en partie en 2006, disent-ils, pour laisser de l’argent dans la caisse de la fondation. Le dernier festival tenu en juin devrait encore générer des profits, affirme Mme Desilets, à qui la fondation doit encore de l’argent.

La firme comptable de la fondation, Cantin et Laflamme, a compilé les états des résultats et l’avoir de la fondation à partir des renseignements fournis par la direction et n’a procédé à aucune vérification. Mme Desilets préfère conserver l’argent pour les enfants plutôt que de payer pour des états financiers vérifiés.

L’argent du festival a entre autres servi à payer les camps, l’accompagnement et le salaire des éducatrices. La présidente de la fondation ne veut pas dire à qui est versé l’argent, question de confidentialité. La fondation créée en 2003 peut répondre à plus de demandes, assure-t-elle. Elle veut offrir aux enfants handicapés un lieu pour qu’ils puissent se réunir.

Mme Desilets fait remarquer que le maire André Marcoux a félicité le comité organisateur et les bénévoles du festival et leur a souhaité bonne chance dans leurs activités pour financer la fondation et que le chef du centre de services du MTQ ne remet pas en cause les objectifs visés par la fondation dans sa décision de ne plus permettre le festival sur la route 138.

 

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Il manque de véhicules pour le covoiturage
Moins du tiers des adhérents ont une auto

Denise Paquin


Les adeptes du covoiturage augmentent, mais il manque de propriétaires de véhicules pour les transporter.

La Corporation de transport régional de Portneuf lance une campagne de recrutement d’offreurs de transport de concert avec Promutuel Portneuf-Champlain.

La mutuelle d’assurance a fourni 2500$ pour financer l’impression de l’autocollant «Dans Portneuf... moi, je covoiture, c’est assuré!». Les offreurs de transport le recevront dans les prochains jours et seront invités à l’apposer sur une vitre de leur véhicule.

Le soutien donné pour la première fois au transport régional s’inscrit dans la mission sociale de la société d’assurance, selon son président Michel Gauthier. «Le transport régional est un plus dans le développement de Portneuf, pour les jeunes surtout qui n’ont pas tous de l’argent plein les poches pour se procurer un véhicule», a-t-il déclaré.

M. Gauthier a reconnu qu’il ne tenait pas le même discours lors de la naissance de la Corporation de transport régional de Portneuf, en septembre 2005. «Je doutais, au début, des besoins de transport », a-t-il dit. Il craignait également que l’organisme ne puisse atteindre l’autosuffisance et que son financement échoit à la MRC.

Il est maintenant convaincu des impacts positifs, ne serait-ce qu’en termes de réduction du nombre d’accidents de la route et de la pollution. «Ça fait partie d’un enjeu mondial, a-t-il indiqué. Nous devrons tôt ou tard effectuer un virage vert.» Il croit aussi que l’organisme a posé les jalons vers l’autofinancement.
Même s’il est menu, la coordonnatrice de la Corporation de transport, Guylaine Charest, a salué cet apport du privé et ce premier engagement de Promutuel.

La Corporation a commencé l’année 2007 avec un manque à gagner de 25 000$ causé par le tarissement de sources de financement non renouvelables. Mme Charest a souligné que le député adéquiste Raymond Francoeur avait suivi la voie instaurée par son prédécesseur Jean-Pierre Soucy en allouant 5000$ de son budget discrétionnaire. D’autres rentrées d’argent sont attendues, a-t-elle indiqué.

L’organisme s’en va tranquillement vers son objectif de 900 adhérents. Elle en compte actuellement 792, comparé à 650 en janvier dernier.

À ce sujet, Guylaine Charest souligne que 26 des 31 étudiants qui s’étaient montrés intéressés à utiliser un service d’autobus vers Québec - projet qui a été abandonné faute d’inscriptions - se sont tournés vers le covoiturage.

Cependant, moins du tiers des adhérents à la Corporati0n - 215 précisément - prennent des passagers à bord de leur véhicule. Guylaine Charest espère que des dizaines d’autres Portneuvois répondront au message qu’ils afficheront.

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Les ponceaux font grimper le budget de 4 M$

Denise Paquin

L’année 2007 est celle de la réfection des ponceaux sur les routes régionales dans Portneuf.

Le ministère des Transports (MTQ) a prévu investir au moins 4 M$ pour en réparer une vingtaine. Les automobilistes qui empruntent la route 363 vers Saint-Ubalde ou la 367 vers Saint-Léonard doivent se montrer particulièrement patients ces temps-ci en raison des travaux qui perturbent la circulation.

Les tuyaux de tôle ont atteint leur fin de vie et sont remplacés à plusieurs endroits par des tuyaux de béton. La tuyau est plus résistant, indique Yvan Barrette, du bureau du MTQ à Cap-Santé, mais son installation exige une grue. C’est ce qui se passe près de la Fromagerie Alexis de Portneuf, à Saint-Raymond.

Cet effort particulier mis sur le remplacement des ponceaux fait grimper à 11 M$ le budget de 2007. Il était de 7,7 M$ l’an dernier.

La réfection du pont et l’élargissement de l’intersection du Moulin Marcoux à Pont-Rouge est le principal chantier par son impact sur la circulation. Afin de diminuer ses désagréments, les travaux se font sur 12 heures, de 7h à 19h, et même la nuit, indique Yvan Barrette. Le budget alloué est de 1 060 000$
Le plus gros chantier est toujours celui de la reconstruction de la route Guilbaut. Le ministère y consacre 1,5 M$.

Sur la route 369, à la limite de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et de Shannon, le ministère profite des travaux de prolongement du réseau d’aqueduc à Shannon pour améliorer la route. Des travaux sont prévus sur 2,4 km, dont 500 mètres du côté de Sainte-Catherine. Le MTQ doit aussi consolider le talus de la rivière Jacques-Cartier. Le projet est estimé à 740 000$.

Près de 400 000$ sont prévus au budget pour compléter la réfection de la rue Principale de Saint-Marc-des-Carrières à l’approche de la route 354. Un montant de 200 000$ est aussi prévu pour le réaménagement de l’intersection de la 40 à Donnacona.

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