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Août 2007
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5 août 2007


«Les meilleurs vont passer au travers» - René Julien, du syndicat
Fusion entre Bowater et Abitibi-Consolidated confirmée

Steeve Alain


Le président du Syndicat des travailleurs des pâtes et papiers de l’usine Bowater de Donnacona, René Julien, entrevoit avec optimisme la fusion des forestières Abitibi-Consolidated et Bowater confirmée le 26 juillet.

«Les meilleurs vont passer au travers. On est bien positionnés à Donnacona», a commenté M. Julien qui est à la tête des 193 employés syndiqués de l’usine de papier, la plus petite de la nouvelle multinationale.

M. Julien a rappelé que la nouvelle entreprise née de la fusion pourrait permettre à l’usine de Donnacona de bénéficier de copeaux provenant de tout près, soit de la scierie appartenant à Abitibi-Consolidated située à Saint-Raymond. Les coûts d’achat des copeaux haute densité pourraient ainsi être réduits d’une vingtaine de dollars la tonne.

Selon le président du syndicat affilié à la CSN, les coupures ont déjà été réalisées à la papetière au cours des derniers mois dans le cadre d’une restructuration pour réduire les coûts de production, soulignant l’abolition de 55 postes et la réduction des coûts des produits chimiques. La convention collective signée en 2006 est valide jusqu’en avril 2008.

René Julien dit qu’il faut maintenant faire du papier et qu’il est possible de maintenir une production de 500 tonnes métriques par jour de papiers pour usages spéciaux à l’usine.

La compétition ne laissera place qu’aux meilleures usines, répète M. Julien. La papetière de Donnacona profite actuellement de la situation plus difficile vécue à l’usine Bowater de Dolbeau-Mistassini et bénéficie de contrats qui étaient auparavant réalisés à l’usine du Lac-Saint-Jean. L’usine de Dolbeau a fermé l’une de ses machines le 28 juillet pour deux semaines.

La fusion entre l’Américaine Bowater et la Canadienne Abitibi-Consolidated a été approuvée par les actionnaires des deux forestières dans une proportion de 80,4% chez Abitibi-Consolidated et de 70% chez Bowater. Les actionnaires de Bowater contrôlent maintenant 52% de la nouvelle compagnie.
La société baptisée «AbitibiBowater» exploite 32 usines de pâtes et papiers et 35 usines de produits du bois situés surtout en Amérique du Nord. Elle est la troisième plus importante société sur le continent dans le secteur du papier et des produits du bois. Au Québec, elle compte plus de 10 000 employés.
La fusion permet aussi à AbitibiBowater de se partager les 28 millions d’acres de territoires forestiers publics au Canada de Bowater et les droits d’approvisionnement de plus de 5,5 millions de mètres cubes en forêt publique au Québec d’Abitibi-Consolidated.

La multinationale, dont le chiffre d’affaires dépassera les 9 milliards de dollars, a indiqué lors de l’annonce de la fusion qu’aucune fermeture d’usine n’était prévue pour l’instant.

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CKNU disparaît et fait place à CHXX
La radio n’a plus de régionale que son origine

Steeve Alain


La station radiophonique CKNU conclut son rapprochement avec Québec amorcé depuis quelques années et devient une station à part entière de la Capitale en adoptant le concept de Radio X.

La station propriété de Radio Nord Communications et contrôlée de Québec adopte le concept Radio X de son grand frère CHOI et abandonne ses lettres d’appel d’origine CKNU qui deviendront CHXX en septembre. La fréquence 100,9 FM prendra le nom de Radio X2 et proposera une programmation plus jeune et plus musicale que CHOI, aussi la propriété de Radio Nord.

Selon le directeur général de CHOI Radio X, Bernard Thiboutot, CHXX sera une station à part entière de Québec qui diffusera du studio de Québec à partir de l’antenne de CHOI située sur le mont Bélair. Elle vend aussi de la publicité à Québec, comme le permet la licence du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) accordée en août 2006.

M. Thiboutot assure en même temps que Radio Nord respecte et respectera l’obligation du CRTC de produire un minimum de 14 heures de programmation locale au studio de Donnacona qui demeure en place. Les employés de CKNU, Mélissa Bernier et Roger Dussault, sont encore employés de la station, indique M. Thiboutot.

Le directeur général n’a pu préciser cependant quelle allait être la programmation locale et comment allait être utilisé le studio de Donnacona qui est pratiquement désert depuis 2006. «Nous avons mis en place l’ossature de la programmation de la station, mais la programmation locale reste à déterminer», a-t-il avoué.

Selon M. Thiboutot, CHXX sera complémentaire de CHOI Radio X. «Il y a une forte demande pour le rock actuel, diversifié et 100,9 va répondre à ce besoin», souligne-t-il. La clientèle visée est celle des 15-30 ans.

CKNU-FM est propriété de Radio Nord Communications depuis décembre 2005. André Arthur notamment y a travaillé du mois d’août 2002 à décembre 2005, alors que la station était la propriété de Genex Communications. La radio régionale a vu le jour en 1995 par l’entremise de Radiodiffusion Portneuf.

 

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Une vingtaine d’employés du CFE Desjardins relocalisés

Steeve Alain

Le siège social du Centre financier aux entreprises (CFE) Desjardins à Pont-Rouge et les bureaux du CFE à Saint-Raymond déménageront à la fin de l’année pour être regroupés dans un nouvel édifice et dans une localité qui reste à déterminer.

Les dirigeants du CFE recherchent actuellement un local pour accueillir la vingtaine d’employés des deux centres qui desservent l’est de Portneuf. Quatre localités sont en lice pour accueillir le nouveau siège social en décembre prochain, soit Saint-Raymond, Pont-Rouge, Donnacona ou Portneuf.

Selon le président du CFE Desjardins Région de Portneuf, Claude Rochette, le regroupement des bureaux de Pont-Rouge et de Saint-Raymond s’effectue pour des raisons d’efficacité des ressources uniquement et non pas pour des raisons de réduction des coûts de location des espaces occupés jusqu’ici. «L’objectif premier est de faciliter le travail de l’équipe», précise-t-il.

Le siège social du CFE Portneuf est situé actuellement dans l’immeuble qui abrite la Caisse populaire de Pont-Rouge sur la rue de la Fabrique, tandis que les bureaux de Saint-Raymond sont installés dans des locaux loués sur la rue Saint-Joseph. Chaque centre emploie une dizaine de personnes.

M. Rochette laisse entendre qu’aucune des quatre municipalités ciblées n’est favorisée au départ des appels d’offres parus dans Le Courrier la semaine dernière. «L’accessibilité et la qualité de l’immeuble font partie des critères de sélection», mentionne M. Rochette.

L’appel d’offres fait état que l’espace de bureaux devra présenter une superficie minimale utilisable de 5700 pieds carrés, pouvant être agrandi, être situé à proximité des axes routiers provinciaux, jouir d’une bonne visibilité et disposer d’un minimum de 25 places de stationnement. Le CFE s’engage à louer les locaux pour une durée de cinq ans.

Le président Rochette assure que le regroupement des ressources pour l’est de Portneuf n’affectera en rien le service aux clients de la ou des municipalités qui seront amputées des bureaux du CFE. «Ce ne sont pas les clients qui vont se déplacer. Nous allons continuer de les desservir comme auparavant», assure-t-il.

Le CFE souhaite prendre possession de ses nouveaux locaux le 20 décembre. Le centre dispose de bureaux dans la Caisse de Saint-Casimir pour desservir la clientèle de l’ouest de Portneuf.

Le CFE Desjardins Région de Portneuf est né en mars 2004 afin d’offrir un service adapté aux besoins des entreprises et il occupait depuis les mêmes locaux.

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Le blé d’Inde de Neuville est arrivé
Son prix devrait descendre en fin de semaine

Denise Paquin


La saison du blé d’Inde vient de commencer à Neuville et les maraîchers ne se plaignent pas de la chaleur, eux.

«De la chaleur, c’est ça que ça nous prend!» lance Francis Fiset, de la Ferme Gaétan Fiset. Le fils du vice-président de l’Association des producteurs de maïs de Neuville affirme que les premiers épis étaient au rendez-vous comme prévu, grâce à la production sous bâche.

Le léger retard de croissance causé par les grosses pluies du début juillet sera repris. «Durant six ou sept jours, je n’ai pas été capable d’entrer dans un champ de terre forte tandis que l’eau a lessivé les engrais dans les sols sablonneux», explique Francis Fiset.

«On vend encore du maïs produit sous plastique, mais ça va changer en fin de semaine alors qu’on va commencer à vendre le maïs produit en pleine terre», indique le maraîcher. «Le prix devrait descendre», ajoute-t-il.

À 7,50$ la douzaine, M. Fiset reconnaît lui-même que «c’est cher». «La culture sous plastique donne des rendements moins élevés», explique-t-il. Elle se vend 7$ dans les marchés publics à Québec.

C’est dans leurs kiosques le long de la route 138 que la douzaine de maraîchers membres de l’Association des producteurs de maïs de Neuville vendent toujours une bonne part de leur production.

Mais ils recherchent et trouvent d’autres débouchés pour écouler une production de 300 acres de maïs. «De plus en plus, les producteurs vont à l’extérieur», affirme Francis Fiset. Il en recense trois autres présents comme lui au Marché du Vieux-Port. Il y en a aussi au marché de Sainte-Foy et à Place Fleur-de-lys. La Ferme Langlois s’est installée samedi dernier au marché de Deschambault.

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Robert Bédard continuera d’inspirer la jeunesse

Denise Paquin

Il y avait de la fierté et de l’émotion dans l’air mercredi dernier au terrain de balle de Donnacona. La surface sablonneuse témoin des hauts faits de Robert Bédard porte maintenant son nom.

L’as-lanceur décédé en décembre dernier à l’âge de 62 ans aurait certainement été heureux. Heureux non pas de découvrir son nom écrit en grosses lettres sur le panneau indicateur au fond du terrain. Non. Heureux plutôt de savoir que, même dans l’au-delà, il continuera d’être une inspiration pour la jeunesse de Donnacona.

Yvon Brousseau et Claude Frenette, deux anciens compagnons de balle de Robert Bédard, souhaitaient que soit reconnu l’apport hors du commun de cet homme à la vie sportive et sociale de Donnacona. En plus d’avoir enseigné l’éducation physique durant 33 ans, il a fait vibrer durant 20 ans les amateurs de balle molle avec ses lancers à l’emporte-pièce. En plus de ses aptitudes sportives uniques, il restera dans les mémoires l’image d’un homme exceptionnel, ont témoigné ceux qui le connaissaient.

«“Big Bobby” a sans aucun doute été le plus grand sportif qu’a connu Donnacona», a déclaré Sylvain Trépanier la voix étreinte par l’émotion. «Nous n’avons jamais fonctionné avec des signes. Il décidait de son lancer quand sa balle quittait sa main», a raconté l’homme qui a été son receveur durant huit ans avec le Bar Chez Carmen dans les années 1980.
La Ville tout comme la Commission scolaire de Portneuf ont donné facilement leur aval au projet de nomination du terrain situé derrière la Caisse Desjardins. «En 2002, il m’avait demandé de ramener du dynamisme, de la fierté à Donnacona. Son nom est une inspiration», a déclaré le maire André Marcoux ému.

Sa femme Gisèle a remercié tous les gens qui ont contribué à l’hommage posthume rendu à son mari. «J’accepte l’honneur qui est fait à Robert», a déclaré Mme Bédard, remerciant à la ronde ses amis, parents, anciens adversaires et, avec une pointe d’humour, même «ceux qu’il avait retirés sur trois prises».

Pour clore l’hommage, Tommy Bédard a lancé la première balle du match, et montré qu’il avait hérité les gênes de puissance de son père.

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12 août 2007


Rien n’a pu éteindre le Festival des pompiers

David Meunier-Vallières

Les organisateurs n’en démordent pas. Même si la simulation d’incendie et le sauvetage en tyrolienne au dessus de la rivière ont été annulés, le 24e Festival des pompiers de Portneuf a été une réussite, selon eux.

«Un succès de foule, un succès financier et la température était de notre côté, s’est exclamé Benoît Delisle, membre du comité organisateur. C’est sûr que nous avons été déçus pour la simulation d’incendie, mais il y a eu un problème technique hors de notre maîtrise.»

Pour sa part, la tyrolienne a été annulée puisque André Leblanc, propriétaire de Sauvetage l’Aranéa, était seul pour la démonstration. «Mon équipe est constituée de bénévoles et il y a eu des empêchements de dernière minute», a-t-il expliqué. Il a tout de même réalisé une démonstration de sauvetage en hauteur qui a semblé plaire aux spectateurs.

Mais comme chaque année, ce sont les jeux de pompiers qui ont été les plus populaires. Parmi les 17 brigades présentes, celle de Saint-Raymond a ravi la première place aux pompiers de Pont-Rouge. Ces derniers ont cependant remporté le trophée de l’esprit d’équipe qui est, selon Benoît Delisle, le plus convoité.

Les pompiers ont aussi pu mettre à l’épreuve leur adresse dans une remorque transformée en centre de formation. «Ils doivent entrer à l’intérieur, découvrir trois points chauds, bloquer une tête de gicleur et sauver une victime», a expliqué Claude Lebrun, instigateur du projet. «J’étais instructeur en incendie et nous n’étions pas capables de faire des simulations dans des bâtiments, car l’eau et la fumée causaient des dégâts.» Avec l’aide de quelques commanditaires, lui et son neveu ont donc mis au point cette remorque qui vaut près de 300 000$.

Deux pompiers volontaires, Patrick Turcotte et Yannick Marchand, en ont fait l’essai. «C’est une bonne pratique. C’est comme dans un bâtiment, nous ne voyions rien. Même avec les caméras thermiques, c’était difficile à cause de la fumée.»

Grâce à un simulateur électronique de 130 000$ installé par le Centre de formation en transport de Charlesbourg, certains visiteurs ont pu réaliser un vieux rêve: conduire un camion d’incendie. Guy Germain, chef de la caserne de Cap-Santé, a testé le réalisme de la simulation. «Ce n’est pas la même sensation du tout, on ne ressent pas le comportement du véhicule. Mais il faut tout de même penser à freiner pour tourner!»

Bonne participation
L’ensemble des 7000 billets de tirage a été vendu, 575 personnes ont participé au souper du dimanche soir et 121 à la collecte de sang. Yves Simard, de Saint-Basile, et Monique Audet, de Saint-Ubalde, ont respectivement remporté le V.T.T Kawasaki de 10 000$ et 5000$ en matériaux à la Coop de Saint-Basile.
C’est Donnacona qui accueillera le Festival des pompiers en 2008

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Déboisement près du lac Blanc
L’Association des riverains s’inquiète des effets sur la qualité de l’eau

Alain Turgeon

Au moment où tout le monde s’emploie à lutter contre les cyanobactéries en renaturalisant les rives, l’Association des riverains du lac Blanc à Saint-Ubalde lance un cri d’alarme pour empêcher des coupes forestières prévues dans des zones fragiles à l’érosion près du lac.

L’Association s’inquiète. Des coupes de jardinage dans des érablières et des coupes progressives de réensemencement couvrant 30 hectares sont prévues sur des terres publiques dans la partie sud-ouest du lac. Ces coupes semblent très dangereuses pour l’écologie du lac dont la fragilité a été mise en évidence l’été dernier avec l’apparition des cyanobactéries, selon son président, Yvan Pleau. L’Association des riverains souhaite le retrait de tout projet de coupe de bois dans le bassin versant immédiat du lac.

Les travaux se feront dans des pentes raides et l’eau de ruissellement s’écoule vers une petite baie où l’accumulation de sédiments est déjà importante. Les responsables de l’Association estiment que ces travaux augmenteront l’apport de sédiments et nuira à la qualité de l’eau du lac Blanc. L’étude du lac réalisée en 2006 a révélé un lien entre les sédiments et le haut taux de phosphate observé dans le lac, rappelle le président.

Le maire Jean-Paul Darveau admet que l’Association a raison de s’inquiéter à la suite de l’apparition des cyanobactéries en 2006. Cependant, dit-il, la Municipalité n’a aucun pouvoir, car l’entrepreneur a des droits de coupes.

«La Municipalité ne peut empêcher les coupes forestières, mais gardera un oeil sur les travaux pour qu’ils soient faits dans les règles de l’art et ne nuisent pas au lac», a déclaré le maire. Les travaux se feront durant l’hiver pour faire le moins de dommages possible. Il encourage l’Association à poursuivre ses revendications pour influencer l’entrepreneur et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. M. Darveau note le paradoxe. Alors qu’on demande aux riverains de planter des arbres pour protéger le lac, d’autres les coupent tout près. Plus de 1000 arbres et arbustes ont été donnés aux riverains du lac Blanc au début de l’été.

Le phosphate dans l’eau du lac provient aussi en bonne partie des rejets des installations septiques, reconnaît M. Pleau. La Municipalité a adopté un règlement qui lui permet d’assurer la vidange des fosses septiques, mais l’Association souhaite qu’elle procède dans les plus brefs délais à des contrôles des installations sanitaires. «Ça s’en vient», dit le maire.

Selon M. Pleau, l’association a demandé et reçu la collaboration des riverains et elle en attend autant des organismes privés et encore plus des organismes gouvernementaux qui ont les moyens et l’autorité nécessaire pour apporter une solution durable aux problèmes environnementaux du lac Blanc. L’Association fondée en 2005 regroupe 80% des riverains.

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Lac-Sergent un modèle selon la ministre Beauchamp

Denise Paquin

Lac-Sergent est un modèle au Québec dans la lutte contre les cyanobactéries et la préservation des plans d’eau. C’est la ministre Line Beauchamp qui l’a dit lors de sa visite à Lac-Sergent lundi dernier, premier arrêt de sa tournée québécoise pour cerner le problème des algues bleues.

«Fiers, c’est pas le mot», lance le maire Denis Racine invité à commenter sa rencontre de la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

Le maire Racine a informé la ministre Beauchamp des mesures prises par la Ville depuis le 1er janvier 2006 pour limiter les apports de phosphores au lac. ««Nous avons dressé un état de la situation, a expliqué M. Racine. La liste de mesures environnementales que nous lui avons remis faisait deux pages et demi.» La plus récente a commencé en mai avec le plan de regénération des rives visant une première vague de 133 propriétés.

Le maire Racine croit que la ministre Beauchamp a bien pris note des recommandations et qu’elle agira promptement. «Il va se produire quelque chose, surtout pour 2008. Je crois qu’elle va forcer la renaturalisation», affirme-t-il.
Pour le maire, le succès d’un tel programme repose sur la participation et l’appui des citoyens. À Lac-Sergent, contrairement à d’autres lacs, il fait la quasi unanimité. Seulement cinq ou six propriétaires n’auraient pas adhéré au programme de plantation.

«Nous sommes très heureux. Nous recevons beaucoup de demandes d’organismes de bassin, de MRC et de municipalités qui veulent avoir notre réglement», dit Denis Racine qui a accueilli Mme Beauchamp en compagnie de représentants municipaux et d’organismes de citoyens de Saint-Raymond, Sainte-Catherine, Lac-Saint-Joseph et Saint-Ubalde.

Le maire de Lac-Sergent a profité de sa rencontre pour lui demander de mieux soutenir les municipalités. Il estime que le problème des cours d’eau en est un de bassin versant et, à cet égard, souhaite que la ministre accorde plus d’aide aux organismes de bassin versant. Dans le cas du lac Sergent et de la rivière Portneuf, il veut un soutien financier supplémentaire pour la CAPSA, qui est en charge du dossier.

Denis Racine a aussi rappelé à Mme Beauchamp que son ministère n’autorise pas encore la certification de système de déphosphatation. Ces systèmes retiennent le phosphate qui provient des égouts domestiques.

Égout collecteur
La pose de systèmes de déphosphatation n’est toutefois pas une solution de rechange à l’installation d’un égout collecteur à Lac-Sergent, soutient le maire Denis Racine. «C’en est une pour les secteurs difficiles à raccorder à un réseau d’égout, mais ce n’est pas une solution au bord du lac», explique-t-il.

Le maire souligne que le projet a reçu l’assentiment de 90% des citoyens qui ont assisté aux rencontres d’information des 5 et 6 juillet. La Ville recevra d’ici le 15 août les réponses de ses deux voisines, Saint-Raymond et Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Une décision finale sera prise le 20 août. «On va de l’avant», conclut-il.

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Après son maïs, Neuville a ses cerises

Denise Paquin

Il y en a qui tombent dans les pommes. Marcel Pleau et Irène Boudreault ont préféré se lancer dans les cerises. Leur entreprise, La Cerisaie La belle des Bois, à Neuville, a mis ses premières cerises en marché il y a deux semaines.

Après 10 ans de préparation, M. Pleau et Mme Boudreault ont récolté pour la première fois les fruits de leur labeur à la fin juillet. Leur bonheur est indiscible. Comment ne pas être heureux à la vue de ces belles grappes de cerises rouge vif, grosses comme le pouce.

«L’an dernier, nous en avons eu suffisamment pour en manger et pour faire des essais. Cette année, nous avons pu en écouler dans des kiosques à Neuville et au marché à Deschambault», indique Marcel Pleau. «La réponse a été très encourageante, ajoute Irène Boudreault. Ça nous a permis de tester le marché.»
Le couple, qui travaille dans le milieu de la santé à Québec, a fondé son entreprise sur la certitude que tout le monde aime les cerises. «Tout le monde les aime, mais personne n’en fait. Alors où est le problème», s’est demandé Marcel Pleau.

Le cerisier est en effet quasi absent du paysage québécois, exception faite du cerisier à grappes, qui pousse le long des rangs sablonneux, et du cerisier Montmorency, aux cerises appréciées, mais qui n’est pas cultivé en raison de sa grande taille et de sa fragilité au nodule noir (champignon).

C’était avant la création en Alberta et en Saskatchewan de cultivars moins sensibles aux rigueurs du climat hivernal. Un cerisier Evans, qui atteint moins de 20 pieds de haut, peut produire jusqu’à 300 livres de fruits.
Dans les dernières années, quelques Québécois hardis sont devenus des pionniers en plantant ces variétés plus rustiques en Montérégie, en Mauricie et à Neuville. M. Pleau en a planté 1600 de neuf variétés.

En étant les pionniers, ils ont dû tout apprendre sur la culture de cet arbre sensible au froid, aux insectes, aux maladies, aux champignons et même aux chevreuils, qui mangent leurs bourgeons. «Il n’existe pas de soutien technique. Il n’y avait personne qui savait tailler des cerisiers», affirme Marcel Pleau.
Mais en optant pour les cultivars rustiques, les producteurs québécois ont aussi opté pour un goût et une production. En effet, les cerises sont acidulées, comme des griottes. Elles sont moins propres à la consommation fraîche, mais donnent les meilleures confitures. Le couple du rang Petit-Capsa dirigera donc la majeure partie de sa production vers la confection de produits transformés: confitures, gelées, tartes, cerises séchées.

La vente au marché a aussi confirmé aux producteurs qu’ils sont sur la bonne voie. «Les gens cuisinent moins qu’avant. Ils sont à la recherche de produits finis, affirme Irène Boudreault. Compte tenu du succès à Deschambault, ils seront attendus.»

M. Pleau convertira son garage en atelier de production pour commencer la transformation avec la récolte 2008. Il projette d’autres utilisations de ces cerises, entre autres dans des produits alcoolisés. Des négociations sont actuellement en cours avec des entreprises de Québec.

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Le Centre de santé exclu du recours collectif de 50M$

Alain Turgeon

Une centaine de centres d’hébergement publics et privés du Québec devront rembourser les frais de lavage de vêtements réclamés aux usagers à la suite d’un jugement de la Cour d’appel rendu mardi dernier, mais les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du Centre de santé et de services sociaux de Portneuf ne font pas partie du nombre.

Le Centre de santé de Portneuf ne surfacture pas sa clientèle pour laver les vêtements de ses résidants, mais la centaine de centres d’hébergement qui l’ont fait devront rembourser quelque 50 millions de dollars.

«Nous n’avons jamais chargé à notre clientèle et nous avons toujours offert le service aux usagers», a déclaré le directeur général du Centre de santé et de services sociaux de Portneuf, Denis Bouchard. Les gens paient pour habiter dans les centres d’hébergement et certains services sont inclus, dont celui de la buanderie. M. Bouchard indique que les CHSLD de Portneuf offrent le service de buanderie et de couture sans facturation additionnelle. On va même au-delà du lavage des vêtements. On s’occupe même de la literie personnelle du résidant.

La Cour d’appel a rendu un jugement mardi dernier confirmant la décision de la Cour supérieure en 2005 à la suite d’un recours collectif. Elle confirme que les CHSLD sont subventionnés pour effectuer le lavage des vêtements de leur clientèle et n’avaient donc pas à le facturer aux patients. Les familles qui ont payé pour faire laver les vêtements de leurs proches auront droit à un remboursement maximum de 40$ par mois pour chaque mois où ils ont payé pour le lavage. Ceux qui ont fait le lavage pour leurs proches pourront recevoir jusqu’à 30$ par mois.

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19 août 2007


 

Embouteillage dans les montagnes

Steeve Alain


Le Raid extrême Bras du Nord de Saint-Raymond continue de briser des records. Cette fois, il a attiré 622 cyclistes, dont Benoît Simard, l’un des meilleurs de la discipline au Québec, qui a survolé la compétition et remporté l’épreuve reine de 99 kilomètres.

Benoît Simard, âgé de 31 ans de Prévost, a été le premier à franchir la rivière Bras-du-Nord à mi-chemin du parcours et le premier à gravir les 2,9 km de la «côte à Ti-Oui» un peu plus tard. Il a conservé son avance et terminé avec un temps de 4 h 16 min 27 s, soit 23 minutes devant ses plus proches poursuivants, Jean-Philippe Lemieux et Luc Doiron.

Le meilleur Portneuvois parmi les 226 compétiteurs du Gros Bras du Nord a été Louis Pérusse, de Pont-Rouge. Le membre du Club Vélo Extrême de Saint-Raymond a fini en neuvième position avec un temps de 4 h 46min 54s. Kelly St-Amant, aussi du club local, a bien fait, remportant la catégorie junior avec un temps de 5h 25min 58s.

La course de 58 km a été celle qui a regroupé le plus d’amateurs de vélo de montagne avec un impressionnant total de 328 coureurs. Les membres de Vélo Extrême ont brillé chez les juniors. Jasmin Cantin a fini premier avec un temps de 2 h 36 min 57 s, Jonathan Cantin, deuxième et Mathieu Bellefeuille, quatrième.

Cinquante-cinq cyclistes ont pris part à l’épreuve de 30 km et 12 à celle du 15 km. L’an dernier le raid avait attiré 599 cyclistes, un record qui a de nouveau été fracassé.

 

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Un poste de police surveillé à Pont-Rouge

Alain Turgeon

Le nouveau poste de la Sûreté du Québec de la MRC de Portneuf est parmi les plus modernes de la province. Tout a été pensé pour faciliter le travail des policiers.

Sans être une forteresse, les caméras de surveillance sont omniprésentes. «Il y a en a partout. Tout est filmé», fait remarquer le chef par intérim du poste, Guy Tremblay. Les accès sont également surveillés et l’ouverture des portes contrôlée.

L’édifice est conçu de façon à faciliter le travail de la cinquantaine de policiers. Les espaces de travail sont plus vastes et mieux situés. Le poste est divisé en trois secteurs (administration, opération et le bloc cellulaire). On veut éviter les déplacements des gens dans le poste et des rencontres fortuites avec d’autres citoyens ou des policiers, indique Guy Tremblay. Les visiteurs qui ont affaire à la police demeurent près de la réception. Ce sont les policiers qui viennent les rencontrer dans un bureau.
Les employés de l’administration ont leur accès au poste tout comme les patrouilleurs. Les suspects appréhendés utilisent une autre entrée à l’écart. On compte trois salles d’interrogatoires et une salle d’identification et quelques cellules. La prise d’empreintes digitales se fait aussi à l’abri des regards indiscrets.

Le nouveau poste est plus grand que les deux anciens postes de Saint-Raymond et de Portneuf réunis, souligne M. Tremblay. Il est aussi plus adéquat pour les policiers. On retrouve aussi une salle de breffage et de formation pouvant accueillir deux équipes de relève et une salle où peuvent se réunir plusieurs personnes lors d’une opération d’urgence d’envergure. Les architectes s’en sont donnés à cœur joie en dessinant ce nouveau poste dans lequel sont déménagés les policiers à la mi-juillet. Le nouveau bâtiment est moins austère que les anciens postes. Il est très vitré et est à la fine pointe de la technologie. Il est d’ailleurs chauffé et climatisé par un système géothermique. Il restait toutefois quelques petits réglages à faire parce qu’il faisait chaud.

Selon M. Tremblay, qui remplace le directeur Michel Boisvert entré en fonction en juin et en congé de maladie, le rassemblement de tous les effectifs dans un seul poste a des bienfaits. La gestion est plus facile. La direction de la SQ a aussi modifié les horaires de travail des patrouilleurs pour éviter que des secteurs soient découverts lors des changements de quart. La construction du poste relais à Saint-Marc-des-Carrières devrait commencer dans les prochains jours. Il améliorera encore le travail des policiers, affirme M. Tremblay. Il y comprendra un bureau pour rencontrer les citoyens de l’ouest de Portneuf et un ivressomètre. Actuellement, ces tests pour tous les conducteurs sont faits à Pont-Rouge. Le poste relais réduira les déplacements. Le maire de Saint-Raymond, Rolland Dion, qui réclamait un poste relais dans sa ville à la suite du déménagement de la SQ à Pont-Rouge, a lâché prise.

 

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Un Portneuvois au panthéon de l’horticulture

Denise Paquin

Le créateur de la Route des fleurs, Paul-André Marcotte, a accédé au panthéon de l’horticulture québécoise aux côtés des bien connus Larry Hogdson et Jean-Claude Vigor. Le citoyen de Donnacona a été fait chevalier de l’«Ordre national de Romarin», la plus haute distinction attribuée à un horticulteur au Québec.

Paul-André Marcotte a reçu sa médaille, son chapeau de paille et son tablier à l’insigne de l’Ordre lors de l’assemblée annuelle de la Fédération des sociétés d’horticulture et d’écologie du Québec, le 4 août, à Granby.

«Ça faisait 20 ans que je ne portais plus de chemise blanche. J’ai dû en acheter une pour recevoir le tablier. Ça valait le coup!» raconte M. Marcotte avec humour.

Seulement 25 horticulteurs ont été choisis depuis 2002 dans ce cercle sélect inspiré de l’Ordre national de Romarin créé en 1995 à Lyon, en France. Cette année, ils étaient trois, dont Jean-Denis Brisson, un bénévole de longue date au Jardin Van den Hende, et Pierre Paquet, propriétaire de la Pépinière Abbotsford.
«J’ai été très touché de cet honneur-là. C’est la première fois de ma vie que je reçois une médaille», a confié Paul-André Marcotte.

La distinction, dont l’emblème est un jardinier, récompense les Québécois qui se sont engagés à protéger et faire aimer la nature dans son ensemble, mais plus particulièrement les plantes.

La Société d’horticulture et d’écologie de Portneuf (SHEP) a soumis la candidature de M. Marcotte pour que soit reconnu l’apport de cet avant-gardiste, souligne Rolland Hamel, actuel président de l’organisme qui compte 250 membres dans la grande région de Portneuf.
Le hobby que cultive M. Marcotte depuis 30 ans est devenu un engagement social avec la fondation du comité d’embellissement de Notre-Dame-de-Portneuf en 1980. Il a soutenu la création d’autres comités, par ses conseils et des conférences. Puis est venu le temps de rassembler ce monde: il a fondé en 1993 la Société d’horticulture et d’écologie de Portneuf.

Toutes les municipalités de la MRC ont ensuite été invitées à se doter d’un emblème floral. M. Marcotte allait poursuivre ce développement régional en créant la première Route des fleurs au Québec.
Parallèlement, M. Marcotte et sa femme Marielle aménageaient un immense jardin à Portneuf, Les Jardins du Merle bleu. Ce jardin ouvert au public a incité bien des Portneuvois à embellir leur propriété.
Mais l’arrivée de l’aluminerie Alcoa dans la cour arrière du jardinier, en 1991, a bien failli anéantir ce travail. M. Marcotte a choisi de se battre pour obliger le gouvernement à resserrer les normes environnementales. «C’est un changement qui a eu des incidences au Québec», dit-il.

Installé à Donnacona depuis qu’il a vendu son domaine à Portneuf, le sexagénaire a réduit ses activités. Il ne donne plus de conférences, mais n’a pas abandonné le jardinage. Il y a deux semaines, lui et sa femme ont accueilli une cinquantaine de membres de l’Association des petits jardins du Québec. Quand on lui demande quelles sont ses fleurs préférées, il répond les primevères, les clématites et les graminées, emblème de la Ville de Donnacona. Il déplore cependan que ces dernières soient encore si peu connues.

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La poésie de Saint-Denys Garneau immortelle
Une journée mémoire lui sera consacrée chaque année

Steeve Alain


Les textes de Hector de Saint-Denys Garneau ont repris vie à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, le 12 août, dans le cadre de la Journée mémoire consacrée au poète. Ils le rendront encore plus immortel puisque l’événement sera repris annuellement.

La coordonnatrice à la culture à Sainte-Catherine, Lise Langlois, a révélé que les activités de la première Journée mémoire se voulaient le lancement de l’événement qui sera repris chaque année. «On souhaite faire de la journée mémoire la fête des mots, la fête de la littérature. Elle pourrait avoir lieu en juin, le jour de son aniversaire», a-t-elle dit.

C’est dans un environnement qui a influencé le poète, au cœur du domaine seigneurial Juchereau-Duchesnay - où il a vécu son enfance et les dernières années de sa vie -, entouré de majestueux arbres, près des ruines du moulin et bercé par les échos de la rivière Ontaritzi, que la comédienne Danielle Panneton a lu quelques-uns des textes de Saint-Denys Garneau.

Mme Panneton, qui est une «petite cousine» de Anne Hébert, a entrepris la lecture par le poème «Accompagnement» puis a récité des extraits de son journal, rappelant comment le poète était amoureux de la nature.

«C’est extraordinaire d’être ici sur les lieux qui l’ont inspiré. Mot après mot, il nous peint un tableau», a-t-elle indiqué en présentant ensuite le texte «Du côté de la décharge».

Une soixantaine de personnes se sont déplacées sur les terrains du manoir, une propriété privée qui a ouvert ses portes pour l’occasion. La pluie a cependant interrompu la seconde partie de la présentation.
Danielle Panneton a précisé que Saint-Denys Garneau a habité son adolescence, tout comme d’autres poètes. «Je souffrais avec eux, a-t-elle dit sourire aux lèvres. J’ai aussi aimé Anne Hébert pour ses poèmes d’abord et avant que je ne sache que nous avions un lien de parenté.»

La comédienne, que l’on peut voir au petit écran dans la télésérie «Providence», a adapté pour une lecture publique le roman de Anne Hébert intitulé «Aurélien, Clara, Mademoiselle et le lieutenant anglais». Elle présente ce texte en tournée depuis deux ans. «Anne Hébert m’a suivie toute ma vie», a blagué Mme Panneton, soulignant qu’elle aimerait bien présenter ce spectacle dans la région.

La journée a aussi permis à la bibliothèque Anne-Hébert de s’enrichir de livres personnels de Saint-Denys Garneau, de son ardoise, d’un cahier manuscrit et de négatifs sur verre de photographies prises par l’artiste. Conrad Beaumont, dont le père a travaillé au manoir, a fait le don à la bibliothèque.

Saint-Denys Garneau est mort à l’âge de 31 ans en 1943. Il a été retrouvé sans vie près de la rivière Jacques-Cartier.

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Plus de 30 joueurs attendus au camp du Précision
L’équipe sera dirigée par Richard Vachon

Alain Turgeon- Steeve Alain

Mike Brault, Thomas Bellemare, Yannick Leclerc et plusieurs autres vétérans sont de retour avec le Précision de Pont-Rouge sous la direction d’un nouvel entraîneur chef, Richard Vachon, dans la Ligue centrale de hockey senior AAA du Québec.

La direction du Précision a présenté les joueurs qui seront au camp d’entraînement qui commence le 24 août. Selon le directeur général, Michel Bisson, 31 joueurs sont attendus au camp et 21 resteront. «Quand l’équipe joue en bas de .500 (comme c’est arrivé la saison dernière) il n’y a pas de place assurée», a averti Michel Bisson qui occupera aussi le poste d’entraîneur adjoint avec Michel Brière.
Après avoir confirmé jusqu’à le retour ou l’arrivée d’une quinzaine de joueurs au cours de l’été, Michel Bisson a complété sa période de magasinage estivale en annonçant la signature de sept nouveaux joueurs et le retour de l’un des vétérans de la dernière saison. Le gardien Claude Fernet, Luc Paquin, Keven Poulin, Benoit Martin, Nicolas Morisset, Yves Bertrand et Éric Lesage s’amènent avec le Précision alors que Justin Plamondon sera de retour pour la saison 2007-2008. Des discussions ont lieu avec le robuste Samuel Duplain, de Saint-Raymond.

L’entraîneur Richard Vachon a dirigé le CRS Express de Saint-Georges et remporté le titre d’entraîneur de l’année de la Ligue nord-américaine la saison dernière. Il a déjà dirigé le Grand Portneuf à la fin des années 90.

Le capitaine Mike Brault, qui est âgé de 37 ans, a signé une nouvelle entente. Thomas Bellemare a participé au match d’étoiles en 2007 et il est aussi reconnu pour son jeu robuste. Yannick Leclerc a également signé un nouveau contrat tout comme Jean-Philippe et Pierre-Luc Brière, Simon Nadeau, Jean Jr Morin, Nicolas Pelletier et Louis Chabot. Le directeur général, Michel Bisson, a aussi confirmé le retour des vétérans défenseurs Louis-Philippe Sévigny et Steve Vincent ainsi que de la recrue Maxime Aubut qui avait terminé la dernière saison avec l’équipe en plus de confirmer l’arrivée d’un autre vétéran en défensive en François Hardy.

Par ailleurs, le Précision s’est entendu avec l’attaquant Dave Tremblay acquis de Sainte-Marie. Tremblay a récolté 95 points la saison dernière. Alexandre Nadeau, frère de Simon Nadeau, qui a évolué dans la LHJAAAQ à Kahnawake et Francis Cloutier acquis de Rivière-du-Loup se rapporteront eux aussi à l’entraîneur Richard Vachon.

Selon Michel Bisson, le Précision avait un bon noyau de joueur et s‘est amélioré au cours de l’été surtout du côté robustesse. «Personne va nous toucher», dit le directeur général qui croit que sa formation sera la mieux nantie à ce chapitre.

Le camp d’entraînement débute en fin de semaine prochaine (vendredi à 20h et samedi à 15h) au Centre Récréatif Joé-Juneau, mais une pratique optionnelle a lieu le 22 août également à 20h. Le premier match hors-concours du Précision est prévu le 6 septembre à 20h au Centre récréatif Joé-Juneau, face à Sainte-Marie. Le Précision amorcera sa saison à Shawinigan le 20 septembre et jouera son premier local le lendemain contre Saguenay.

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26 août 2007


Yannick Lupien domine le fleuve
Trente-six nageurs participent à La Grande Nage

Steeve Alain

Le nageur olympique Yannick Lupien a remporté La Grande Nage Portneuf Savoura samedi dernier. Lui tout comme les 22 autres participants à l’épreuve reine de 3,8 km, un record, ont dû faire face à de fortes vagues et à un temps glacial.

Le gagnant a réalisé la traversée en un temps de 1h 1min 17s. «Il y avait de grosses vagues en revenant, des vagues de deux pieds. Mon problème, c’est que je n’avais pas de bateau pour me guider. J’ai dû faire un kilomètre de trop. Si je reviens, je m’assurerai d’avoir un bateau», a dit Yannick Lupien à sa sortie de l’eau au quai de Portneuf, lui qui est un spécialiste du sprint en piscine.

Lupien, de Québec, se prépare en vue d’une troisième participation aux Jeux olympiques. Membre de l’équipe nationale de natation depuis l’âge de 15 ans, l’athlète âgé de 27 ans dit avoir pris part à la traversée à Portneuf pour le «fun». «Ça représente un entraînement, c’est OK, comme de faire deux heures de musculation», a-t-il indiqué. Lupien a aussi remporté le sprint de 100 m à la fin de la course.
Le gagnant de l’an dernier, Olivier Hodgson, âgé de 17 ans, a fini deuxième avec un temps de 1h 1min 48s, suivi de Paul Boisvert, 45 ans, aussi de Québec en 1h 3min 7s. Quinze nageurs masculins ont pris le départ du 3,8 km, dont Jocelyn Cantin, de Deschambault-Grondines, qui a terminé dixième.
Josée-Anne Rodrigue, 22 ans, de Saint-Jean-Chrysostome, a gagné chez les dames en un temps de 1h 14min 20s, devançant Anik Labrecque, de Cap-Rouge et Marianne Lemay, de Saint-Romuald. Huit femmes ont effectué la traversée.

Treize nageurs, sept hommes et six femmes ont participé à la nouvelle épreuve de un kilomètre. Frédéric Marois, de Québec, et Virginie Trudel, âgée de 13 ans seulement, de Québec, ont enlevé les honneurs de la compétition. Annie Lavallée, de Donnacona, a pris le troisième rang chez les dames.
Les organisateurs estiment que 300 personnes ont assisté aux courses. Les deux compétitions en eau libre étaient sanctionnées par la Fédération de nage du Québec. L’an dernier, une dizaine de nageurs avaient pris part à l’épreuve..

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Des kilomètres pour avoir de l’eau
Des citoyens de Grondines attendent un aqueduc

Alain Turgeon


Des citoyens de Grondines doivent faire des kilomètres pour chercher de l’eau simplement pour tirer la chasse ou pour faire leur lessive.

Il y a deux ans, environ 80 propriétaires du 2e et 3e rang et de la route 138 à Grondines ont demandé à la Municipalité de trouver une solution à la contamination et à l’assèchement de leurs puits. Yolande Naud et Martin Trottier, dans le 2e Rang Ouest, doivent aller chercher de l’eau deux ou trois fois par semaine au village pour remplir leur puits. «La routine chaque matin c’est de voir s’il y a assez d’eau dans le puits pour nos besoins» a déclaré Mme Naud.

«C’est pas normal qu’en 2007 il n’y ait pas assez d’eau pour l’utilité courante», a déclaré Mme Naud. Les enfants de la famille ont pris leur douche à l’école le printemps dernier. Mme Naud doit prévoir les jours de lessive. Certains résidents apportent leurs vêtements chez la parenté pour les laver, dit-elle. La ferme de Mme Naud et de M. Trottier n’est pas la seule touchée, un résident du secteur qui a cinq puits manque d’eau.

Les résidents touchés ont signé trois pétitions en septembre 2005 pour demander à la municipalité de régler le problème, dont la construction d’un aqueduc. Environ 80 résidences, dont une douzaine de fermes, ont des problèmes avec leurs puits. Ils sont contaminés par des coliformes ou du baryum. Certains réussissent à traiter l’eau contaminée par les coliformes, mais d’autres n’ont même pas assez d’eau pour la décontaminer. Mme Naud fait remarquer que son puits est à sec depuis la construction des sorties de l’autoroute 40 et d’une carrière juste en face.

Un autre puits qui alimente la ferme de 80 bêtes est contaminé au baryum. Le taux est neuf fois plus élevé que la norme. Selon Mme Naud, il est impossible d’augmenter le cheptel en raison du manque d’eau et les nouvelles normes gouvernementales qui seront appliquées en 2010 sur la qualité de l’eau les condamneront à cesser l’exploitation de leur ferme.

Yolande Naud dit avoir proposé des solutions à la municipalité pour régler le problème, mais qu’elles ont été refusées ou sont demeurées sans réponse.

Le maire de Deschambault-Grondines, Gaston Arcand, reconnaît qu’il y a un problème de quantité et qualité d’eau depuis fort longtemps dans ce secteur. «L’eau c’est important, on comprend le problème et le conseil municipal fait des pieds et des mains pour le résoudre», a-t-il répondu. Cependant, il ne veut pas hypothéquer la municipalité. Il faudra des subventions, mais il n’y a pas de programmes gouvernementaux pour des travaux à l’extérieur du périmètre urbain, explique le maire.

Selon M. Arcand, une étude de préfaisabilité pour construire un aqueduc dans ces secteurs vient d’être réalisée. Il faudrait quinze kilomètres de conduite dans le roc pour desservir les résidences. Le maire rappelle que des travaux sur la rue des Ancêtres, dans le village, ont coûté un demi-million de dollars pour une conduite de 600 mètres.

M. Arcand rappelle qu’il existe des programmes pour les agriculteurs qui souhaitent se raccorder au réseau municipal. Les résidents pourraient se raccorder selon certaines exigences de la municipalité.

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Des Grandes retrouvailles populaires

Steeve Alain

Le Parc des retrouvailles de Sainte-Anne-de-la-Pérade s’est animé de sons et de couleurs et a été envahi d’environ 1200 personnes réunies pour festoyer lors des Grandes retrouvailles, dimanche dernier.

La journée a permis aux citoyens de se retrouver dans le parc près de la rivière où étaient installés notamment des kiosques proposant des produits du terroir ou encore des oeuvres d’artisanat et d’artistes.

Une série de spectacles fort diversifiés ont été présentés durant l’après-midi de fête, qui coincidait avec le 340e anniversaire de l’arrivée des premiers colons à Sainte-Anne-de-la-Pérade. C’est nul autre que le premier seigneur du territoire, Michel Gamelin, et des colons personnifiés par des membres de la Société d’histoire qui ont lancé les festivités sur la grande scène.

Artistes de musique africaine, de folklore québécois, auteurs compositeurs interprètes et chorales se sont succédé sur scène au grand plaisir des spectateurs qui ont tantôt découvert de nouvelles musiques, tantôt apprécié des chants populaires.

La journée avait d’abord commencé par une messe dans l’église avec la participation des artistes Patrick Norman et Marc-André Fortin. Selon la secrétaire des Grandes retrouvailles, 1500 personnes ont assisté à la messe spéciale. L’activité annuelle sert de moyen de financement pour la conservation du patrimoine religieux de la localité. Les fonds sont versés à la Fabrique de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

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Gros chantier routier à Pont-Rouge
Le MTQ réaménage l’intersection des routes 365 et 358

Denise Paquin


La circulation est entravée à Pont-Rouge depuis une semaine en raison de travaux de consolidation du pont Rouge. Mais le pire reste à venir pour les centaines d’automobilistes qui empruntent quotidiennement la route 365. Le ministère des Transports (MTQ) entreprend cette semaine le réaménagement de l’intersection de la route du Grand Capsa.

Dans le but d’améliorer la circulation provenant du nord en direction est, le ministère des Transports ajoutera une voie de virage à gauche à l’intersection de la rue du Collège (route 365) et du Grand Capsa (route 358).
Les automobilistes ont eu un avant-goût la semaine dernière des perturbations à la circulation qui s’en viennent avec la réfection du pont Rouge. La présence d’une grue pour réaliser ces travaux de consolidation du pont surplombant la rivière Jacques-Cartier a entraîné la fermeture de une voie sur deux à cet endroit très achalandé. Le chantier n’étant pas perturbé par la pluie, il devrait se terminer en début de semaine.

En ce qui concerne l’intersection de la rue du Collège et du Grand Capsa, l’ajout d’une voie de virage à gauche devrait améliorer grandement la fluidité de la circulation à ce carrefour très achalandé aux heures de pointe. Les deux chantiers sont réalisés par l’entreprise Gilles Rochette et fils au coût de 750 000$. Le réaménagement de l’intersection sera complété le 15 octobre.

Selon Louise Villeneuve, du MTQ, le projet a été reporté à la fin de l’été pour ne pas nuire à la villégiature, à la demande des municipalités. C’est aussi pour répondre à la demande de Pont-Rouge que le ministère conservera deux voix de circulation. «La durée des travaux aurait été raccourcie de trois semaines si nous n’avions conservé qu’une voix. La Ville voulait une mobilité maximale», explique Mme Villeneuve.
À trois occasions, cependant, l’entrepreneur n’aura pas le choix de ne conserver qu’une voie.

Mme Villeneuve tient à souligner que les deux voies de circulation seront de moindre largeur (trois mètres). Cela obligera les véhicules plus larges à emprunter des parcours alternatifs, soit le Grand Capsa par l’est ou le rang Saint-Joseph et la sortie de Cap-Santé vers l’ouest. «Cette restriction ne vise pas uniquement les véhicules lourds. Cela peut être aussi des véhicules récréatifs, des roulottes», souligne l’agente d’information du MTQ.

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Algues bleu-vert : gestes concrets à Saint-Ubalde

Maryse Gaouette-Denise Paquin

Les résidants du lac Perreault, à Saint-Ubalde, ont appris avec stupéfaction le 19 juillet que leur lac venait d’être inscrit sur la liste des plans d’eau affectés par l’algue bleu-vert. Une tournée de la municipalité montre que le phénomène suscite des sentiments partagés, mais les gestes concrets se multiplient.

Le lac Perreault est un des quatre lacs affectés dans la région de Québec qui en comptait 123 en date du 23 août. La contamination est localisée et l’avis de la Santé publique n’interdit pas la baignade ni la consommation d’eau, mais invite les riverains à être vigilants.

Or, depuis qu’ils ont été avertis, la soixantaine de propriétaires sont sans nouvelle, ce que déplore le président de la nouvelle Association des propriétaires du lac Perreault, Pierre Bourret.
La découverte d’algues bleues a entraîné la renaissance de l’Association à la fin juillet. Jusqu’à maintenant, une trentaine de propriétaires ont adhéré à l’Association. Pierre Bourret souhaite que le regroupement des propriétaires facilite l’accès à l’information et aux mesures correctrices, si nécessaire.

Une tournée effectuée récemment dans le secteur des lacs Perreault et Blanc montre que les avis des résidants sont partagés quant à l’étendue des dégâts causés par les cyanobactéries et aux moyens à prendre pour lutter contre leur invasion. Alors que certains s’inquiètent et veulent agir, d’autres sont convaincus qu’ils font personnellement tout ce qui est bien pour leur lac et qu’aucune association ne pourrait faire mieux.

Des propriétaires ont confié voir ces matières en suspension dans l’eau depuis de nombreuses années et qu’ils n’en ont jamais été incommodés. À leur avis, la qualité de l’eau de leur lac n’est ni pire ni meilleure qu’autrefois, ce sont les moyens pris pour en analyser la qualité qui se sont améliorés.
Les algues bleues (ou algues bleu-vert) ne sont pas vraiment des algues, ce sont des cyanobactéries. Le problème ne tient pas à l’existence de ces microorganismes mais à leur prolifération qui entraîne la formation de fleurs d’eau, produisant de grandes quantités de toxines.

Cette prolifération est principalement causée par le phosphore en surplus provenant, entre autres, des eaux usées, des activités agricoles et des pesticides.

À l’instar du maire de Saint-Ubalde Jean-Paul Darveau, le porte-parole de l’Association des riverains du lac Blanc, Eugène Pleau, est déçu des mesures prises par le ministère du Développement durable. La ministre Beauchamp a annoncé un meilleur suivi de la situation et de l’aide à l’analyse de la qualité de l’eau, mais pas de moyens de lutte contre cette invasion.

C’est «trop peu et mal planifié», dit M. Pleau. «L’association fait de la sensibilisation, mais il faut que la Municipalité et le gouvernement emboîtent le pas», affirme-t-il. Il souligne que la distribution d’arbustes organisée par Saint-Ubalde a été mieux gérée et a atteint son objectif, ce qui n’a pas été le cas d’une distribution d’arbres faite en catastrophe par le gouvernement.

Gestes concrets
Malgré des avis opposés quant au sérieux de la situation, il est unanimement reconnu que des mesures doivent être prises pour sauvegarder l’eau et préserver le milieu.

Certains ont décidé de contribuer à améliorer la qualité de leur environnement. La Municipalité de Saint-Ubalde a remis des arbustes à des résidants pour qu’ils reboisent les rives de leur lac. De plus, elle a instauré un programme bisannuel de vidange des fosses septiques pour l’ensemble de son territoire non desservi par le réseau municipal.

Le lac Blanc est encore épargné, mais il faut se rappeler que l’an dernier le signalement du MDDEP avait été fait en octobre.

Denis Audet, copropriétaire du Camping du lac Blanc, ne s’inquiète pas outre mesure. Les propriétaires ont tout de même effectué un investissement de 300 000$ le printemps dernier qui pourrait contribuer à améliorer la situation. Ils ont construit une piscine mais surtout un champ d’épuration pouvant desservir les 341 sites de camping, incluant les 67 sites ajoutés cette année.

À Saint-Ubalde, les commerçants se mettent aussi de la partie. L’épicerie L’Intermarché a mis sur ses tablettes une trentaine de produits de nettoyage et d’hygiène personnelle sans phosphate ou biodégradables. La responsable de l’initiative, Jocelyne Delisle, espère que la population répondra favorablement, ce qui pourrait d’ailleurs l’inciter à offrir une plus vaste gamme de produits.

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