Haut de la page
L’achat local à Neuville, c’est pour tout le monde
Denise Paquin 
Le programme d’achat destiné aux
aînés de Neuville fonctionne si bien
que la FADOQ en fait maintenant
profiter toute la population.
L’objectif «d’étendre le programme à
tout le monde» a été réalisé avec le lancement d’un projet pilote pour toute la population, lundi dernier,
«C’est la première fois qu’on réunit autant de commerçants de Neuville lors d’un événement», a commenté avec enthousiasme Renée Delisle, présidente de la FADOQ et du comité de promotion de l’achat local.
Le programme d’achat local de la FADOQ de Neuville, fondé sur des rabais offerts aux aînés, se poursuit jusqu’en septembre. Parallèlement, l’organisme a mis en place, avec le soutien de la Chambre de commerce de l’Est de Portneuf, un projet pilote qui s’adresse à toute la population. Même aux gens de l’extérieur, a souligné Renée Delisle.
Le programme regroupe maintenant une quarantaine de commerçants, dont une douzaine de producteurs maraîchers, et une douzaine de membres de soutien, principalement des professionnels.
La nouvelle formule a pris la forme d’un tirage mensuel. Chaque achat de 10$ dans un commerce participant donne droit à un coupon. Le premier tirage de quatre chèques-cadeaux de 25$ a eu lieu le 1er juin.
«Ça conscientise les gens», affirme Médé Langlois, de la Ferme Langlois, qui fait aussi partie des commerçants participants. «Ça m’a aussi encouragé à acheter à Neuville», assure-t-il.
L’association de la Chambre de commerce de l’Est de Portneuf a donné une nouvelle envergure au projet. Pour sa directrice, Danyelle Garneau, le programme est un moyen dynamique de lutter contre les fuites commerciales. Une analyse réalisée par l’organisme a évalué ces pertes à 33,8 M$ dans l’est de Portneuf en 2006. «C’est un projet pilote qu’on pourra étendre à d’autres municipalités qui le désirent», a-t-elle déclaré.
Le programme fait même des envieux autour de la table des représentants de la MRC de Portneuf, a révélé le maire Normand Bolduc. «Les maires me demandent quelle est notre formule magique», a-t-il dit.
Le maire a indiqué que 40% du budget d’achat de la Ville est dédié aux achats locaux, sans compter la masse salariale de 800 000$ des employés municipaux.
«La Ville va continuer à donner l’exemple de cette saine pratique», a déclaré le maire. Il a ajouté que le programme pose maintenant le défi de la qualité : «Il faudra avoir un souci constant d’offrir un produit de qualité à nos gens», a-t-il déclaré. Son discours optimiste a toutefois été mis en question par un entrepreneur qui a révélé avoir perdu un contrat de vidange de fosses septiques au profit d’une entreprise de Victoriaville.
Enfin, Renée Delisle a lancé l’idée que le comité de promotion de l’achat local permette la création d’un regroupement de commerçants à Neuville. «Je veux qu’on crée un sentiment de solidarité pour faire de Neuville la plus belle ville du Québec pour y vivre», a-t-elle conclu.
Haut de la page
Pas facile d’avoir même des médecins étrangers
L’embauche de médecins étrangers n’est pas un remède aux fermetures des urgences
Alain Turgeon 
L’embauche de médecins étrangers n’est pas une panacée aux fermetures des urgences, affirme le député Raymond Francoeur après avoir rencontré la direction du Centre de santé et services sociaux de Portneuf.
Quoiqu’en dise le ministre Couillard, il n’est pas si facile d’embaucher des médecins étrangers, a déclaré M. Francoeur, qui misait aussi beaucoup sur cette solution pour régler le problème dans les urgences. Le ministre a donné sa bénédiction au recrutement des médecins étrangers, mais le Centre de santé n’a pas été capable de consulter la liste des médecins disponibles, déplore le député.
M. Francoeur a mis la main sur cette liste la semaine dernière et lui a remise. Elle contient le nom des médecins qui souhaitent pratiquer la médecine au Québec, mais qui doivent être parrainés par un établissement de santé. Le processus entre la demande de parrainage et l’obtention d’un permis de pratique s’étend sur neuf mois.
«Il y a un manque de coopération des niveaux supérieurs (Agence et ministère)», affirme M. Francoeur. Le ministre doit intervenir comme il l’a fait pour l’hôpital Saint-Sacrement, à Québec, où la situation s’est rapidement réglée, dit-il. «On ne peut pas accepter cette situation dans Portneuf. C’est rendu dangereux», a lancé le député. Le centre de santé a dû fermer les deux urgences durant 24 heures en quelques semaines.
La région de la Capitale-Nationale a le plus de médecins par habitant au Québec. «Il va falloir un pourcentage des médecins dans Portneuf», soutient le député qui croit que Portneuf doit avoir un statut particulier et profiter de considérations spéciales comme des compensations pour les médecins.
Aux voix du député Francoeur et de la coalition formée à l’initiative de la Fondation des services santé et sociaux de Portneuf, s’ajoute celle de la CSN qui représente les quelque 700 employés du Centre de santé et de services sociaux de Portneuf qui demande aussi au ministre de prendre des actions urgentes pour assurer à la population de Portneuf un accès à des services d’urgence en tout temps.
Selon le président du syndicat, René Perreault, les ruptures de services qui durent depuis juillet 2006 et qui se multiplient entraînent des répercussions importantes sur la qualité des services, le climat dans l’établissement, la sécurité de la pratique infirmière en salle d’urgence, la rétention du personnel et l’absentéisme occasionné par le stress devenu insupportable pour le personnel de l’urgence. «Face à une détérioration de la situation qui va en s’accentuant, nous craignons que des dommages irréparables viennent malheureusement ternir notre milieu de travail, écrit le président Perreault, dans une lettre au ministre de la Santé.
Le ministre Couillard a accepté de rencontrer les représentants de la coalition des organismes de Portneuf.
Haut de la page
Le presbytère des Écureuils a été vendu
Alain Turgeon
Le presbytère des Écureuils est maintenant une résidence privée. La Fabrique de la paroisse Saint-Jean-Baptiste s’en est départie afin de conserver son église.
La Fabrique a obtenu 90 000$ pour l’édifice construit en 1849. La transaction avait reçu l’appui unanime des marguilliers en début d’année. «C’est un bon prix», a indiqué Gilbert Vadeboncoeur, président de la Fabrique.
La dernière étape de la vente a été franchie le 23 mai avec l’autorisation de la MRC au changement de zonage demandé par la Ville de Donnacona. La modification autorise que le presbytère devienne une résidence privée. Des usages domestiques d’activités professionnelles et de location seront aussi permis dans la zone publique institutionnelle qui comprend l’église Saint-Jean-Baptiste.
Le presbytère fait partie de la zone identifiée comme «l’ensemble historique des Écureuils» dans le schéma de la MRC de Portneuf. Ce statut vise à protéger les éléments du patrimoine historique et culturel de Portneuf.
La Ville de Donnacona prévoit élaborer un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) qui permettrait de conserver le caractère des bâtiments patrimoniaux de son territoire, et s’appliquerait donc au presbytère des Écureuils.
La Fabrique envisageait déjà de vendre le presbytère en 2004 afin de trouver une source de revenus pour réaliser des réparations importantes à l’église. Carrefour F.M. a proposé de le louer. Mais le bail a été cassé lorsque l’organisme a fait faillite. La Fabrique accuse un déficit de 10 000$ accumulé au cours des deux dernières années en raison de la perte du loyer.
Une partie du gain de la vente du presbytèe servira à effectuer des réparations urgentes. M. Vadeboncoeur indique qu’il faut réparer et peinturer les fenêtres du côté nord, une dépense estimée à au moins 12 000$. «Il y aurait aussi l’intérieur à peinturer, mais il ne faut pas engager tout l’argent», avertit le président de la Fabrique.
C’est que même l’avenir n’est pas assuré avec la baisse de la pratique, la baisse des revenus et l’augmentation des coûts d’entretien. «On s’interroge sur l’avenir», dit Gilbert Vadeboncoeur.
Haut de la page
Campagne de récupération pour l’éco-chalet à Saint-Alban
La construction commencera dans deux semaines
Denise Paquin 
Récupération et réutilisation, c’est le mot d’ordre du projet d’éco-chalet dont la construction commencera à la mi-juin dans le secteur des Gorges de Saint-Alban.
Action plans d’eau plein air, gestionnaire du site en bordure de la rivière Sainte-Anne, vient de lancer une campagne de récupération de matériaux de construction, de meubles et d’articles de décoration pour réaliser ce projet de 200 000$. «J’ai déjà reçu une excellente réponse à mon courriel envoyé à 1800 adresses», a indiqué avec enthousiasme Sébastien Perreault, coordonnateur d’Action plans d’eau plein air, mercredi dernier.
Le chalet comptera cinq chambres, une salle de conférence et un sauna. Il aura une capacité de 20 personnes. Action plans d’eau plein air pourra augmenter son offre de location aux villégiateurs qui plafonne avec le chalet actuel.
M. Perreault cherche tous les matériaux essentiels à une construction, tels que le bois (contreplaqué, poutres, etc.), les tiges d’armature métallique, la laine minérale, les tuyaux pour la plomberie, le papier coupe-vapeur, la quincaillerie. Pour meubler ce chalet de cinq chambres, il invite les gens à donner des meubles, de la literie, des tapis, des lampes... Le bois est privilégié, la mélamine proscrite. En appelant M. Perreault, au 284.4232 ou à s.perreault@st-alban.qc.ca, il ira chercher matériaux et meubles. Il lance également un appel aux entreprises qui voudraient contribuer à cette initiative.
La construction du chalet doit commencer dans deux semaines pour une ouverture en novembre. Le financement est suffisamment avancé pour lancer la construction, a indiqué Sébastien Perreault. «J’attends la réponse à une demande de subvention, mais ça n’empêche pas le début de la construction, ça permettrait plutôt de choisir des solutions environnementales, plus coûteuses», explique-t-il.
Parmi ces solutions, l’organisme envisage l’aménagement d’un bassin de roseaux épurateurs pour le traitement des eaux usées, le chauffage à l’hydrothermie et la mise en place d’un toit vert, au moins partiellement. L’hydrothermie est un système d’origine européenne qui permet la captation de la chaleur dans l’eau. À Saint-Alban, on utiliserait un ruisseau proche du chalet comme source, indique Sébastien Perreault.
Haut de la page
10 juin 2007
Gazoduc TQM investira 60 millions $
à Sainte-Anne-de-la-Pérade
Alain Turgeon

Gazoduc TQM veut construire un poste de compression de 60 millions de dollars à Sainte-Anne-de-la-Pérade pour transporter le gaz naturel du futur terminal méthanier de Cacouna.
La construction d’un poste de
compression bidirectionnel à Sainte-Anne-de-la-Pérade fait partie du projet de 740 millions de dollars de TQM qui consiste à construire un pipeline de 230 km entre Cacouna et Saint-Nicolas, dédoubler la conduite de 13 km en passant par le tunnel de 3,6 km pour atteindre Saint-Augustin-de-Desmaures et utiliser le gazoduc existant sur la rive nord du Saint-Laurent pour transporter le gaz naturel. Il faudra aussi modifier les postes de Lachenaie et de Les Cèdres, dans la région de Montréal.
TQM ne sait pas encore exactement où sera situé son poste de compression au nord de l’autoroute 40 à Sainte-Anne-de-la-Pérade. La compagnie a besoin d’un terrain de 200 mètres carrés le long du gazoduc, près du réseau électrique et d’une route. Le poste de compression comprendra deux grands bâtiments.
Gazoduc TQM aura réalisé son étude d’impacts en novembre. Elle doit tenir compte de la CPTAQ et de plusieurs autres ministères. Le début des travaux est prévu à la fin de 2009 et la mise en service doit se faire un an plus tard. Le transporteur de gaz doit être prêt à desservir le terminal méthanier qui attend les autorisations du gouvernement du Québec, indique le directeur des communications et des affaires publiques de Gazoduc TQM, Philippe Batani.
Le gaz naturel sera envoyé de Cacouna jusqu’au poste de Sainte-Anne-de-la-Pérade à une pression plus élevée, ce qui permet de lui faire parcourir une plus grande distance. La nouvelle conduite sur la rive sud aura un diamètre de 30 pouces alors que la conduite actuelle sur la rive nord a 24 pouces.
L’emplacement du poste de compression a aussi été choisi en fonction de la densité de la population bien qu’on assure que c’est un réseau fiable et que les normes de sécurité sont sévères pendant et après la construction. Le gaz naturel est peu inflammable, ont affirmé les responsables lors des assemblées d’information et de consultation.
Le gaz naturel arrive de l’ouest et est transporté par le réseau de Gazoduc TQM au Québec. Le pipeline a une longueur totale de 572 km (de Saint-Lazare à Québec et de Lachenaie à East Hereford à la frontière américaine). Il traverse 77 municipalités et passe sur 1700 propriétés. On retrouve des postes de livraison près de la 40 à Sainte-Anne-de-la-Pérade, Deschambault, Portneuf et Donnacona.
Plusieurs consultations publiques sur le projet ont déjà eu lieu sur la Rive-Sud. Lors de la première consultation publique à Sainte-Anne-de-la-Pérade, mercredi après-midi, les citoyens, la plupart propriétaires des terres sur lesquelles passe le gazoduc ont semblé satisfaits des réponses données par Gazoduc TQM.
Haut de la page
Des fromages qui ont le goût du pays
Denise Paquin
Il n’y a pas que du lait de Suisse brune et de chèvre dans les fromages de la Fromagerie des Grondines qui arrivent sur le marché en fin de semaine. L’ingrédient principal de ces produits, c’est la détermination des propriétaires à contribuer à la vitalité du territoire rural.
Le lancement des deux premiers
fromages de l’entreprise, le «Grondines» et le «Grand 2», mercredi, a été l’occasion d’une prise de position pour la ruralité québécoise, appuyée par son chantre Jacques Proulx, président de Solidarité rurale.
«L’avenir agricole réside dans la valeur ajoutée à une production fortement ancrée dans le territoire. Le territoire, ça ne s’exporte pas. Personne ne va vouloir le rouler et partir avec, contrairement à la production», a déclaré M. Proulx qui a avoué ressentir une «émotion très forte» devant la naissance de la petite entreprise grondinoise.
«On ne veut pas compétitionner Saputo. Il y a des sols particuliers à Grondines. On veut faire des produits du terroir représentatifs de la façon de faire et de vivre à Grondines», a affirmé Charles Trottier, co-propriétaire de la fromagerie avec sa conjointe Guylaine Rivard, et Louis Arsenault.
Avec la mise en marché des premiers fromages de lait cru biologique, Charles Trottier a réalisé le serment qu’il avait fait à son père en 1991 «qu’un jour le lait de la ferme sortirait en fromage».
Entre-temps, les partenaires ont acheté l’équipement et ont appris les rudiments du métier, notamment avec le créateur du «Cap-Rond», Éric Proulx, de Saint-Raymond. Le 6 juin 2006, la pelle mécanique commençait à creuser les fondations de la petite fromagerie.
La ferme AACAT a aussi pris le virage biologique, ce qui permet aux fromages de lait cru d’être certifiés Ecocert Canada. Le troupeau d’une trentaine de Suisses brunes est déjà certifié; celui de chèvres le sera au printemps 2008. Un produit obtient la certification lorsqu’il comprend au moins 70% de lait biologique, ce qui est le cas du «Grand 2». Le «Grondines» est entièrement fait de lait de vache.
Le projet a nécessité l’injection de plus de 460 000$, soutenue pour la majeure partie par la Financière agricole. La Fromagerie des Grondines créera cinq emplois lorsqu’elle tournera à plein régime d’ici cinq ans, prévoit Charles Trottier. Le volume de production passera de 150 à 250 kilos par semaine. Les fromages seront distribués au Québec.
Le public pourra découvrir les fromages de la Fromagerie des Grondines lors d’une opération portes ouvertes ce dimanche, de 10h à 16h, à la fromagerie située au 274, rang 2 Est.
Haut de la page
Passion contagieuse pour la musique
Pauline Lemelin et Monique Matte remportent le Prix du mérite municipal
Denise Paquin 
«Attention, mesdames et messieurs, dans un instant tout va commencer…» La joyeuse chanson du Big Bazar donne le ton au spectacle «Au coeur des percussions», une performance musicale unique qui a valu à ses instigatrices, Pauline Lemelin et Monique Matte, le Mérite municipal citoyen 2007 vendredi à l’Assemblée nationale.
Les 15 musiciens du spectacle «Au coeur des percussions» n’ont rien des musiciens conventionnels. Ces adultes ont tous un handicap intellectuel. Or, cette déficience rend extrêmement difficile, voire impossible l’apprentissage d’un art comme la musique, qui exige de la concentration et de pouvoir «lire» une méthode.
C’est du moins ce qu’on croyait avant que la vie mette sur leur route deux femmes passionnées et passionnantes, Pauline Lemelin et Monique Matte. Déjà complices dans leur travail auprès des handicapés, elle se sont trouvé une passion commune pour la musique quand Mme Lemelin s’est mise à la flûte. C’est à ce moment qu’a surgi l’idée de partager cette passion avec les élèves de Mme Lemelin au Centre La Croisée, de Donnacona.
«Vous savez, il n’y a pas beaucoup d’activités pour les adultes handicapés. On voulait qu’ils puissent faire quelque chose comme tout le monde, dit Monique Matte, éducatrice socio-commu-nautaire depuis 30 ans au Centre de réadaptation en déficience intel-lectuelle de Québec (CRDI). C’est une passion commune qui est deve-nue le but d’un projet commun.»
Pauline Lemelin développe son approche musicale depuis huit ans auprès de ses élèves. Elle a déjà élaboré des méthodes d’apprentis-sage pour la flûte et pour le xylophone et le clavier.
L’enseignante a opté pour une méthode simple utilisant des dessins et des signes. La notation musicale pour la flûte est faite de petits dessins de flûtes où la position des doigts est indiquée par des cercles blancs (ouverts) ou noirs (fermés). Pour le xylophone et le clavier, elle utilise la notation anglaise, avec les lettres de A à G. Les élèves peuvent coller des lettres adhésives sur les notes de leur instrument et suivre ainsi la partition.
En prime, chaque cahier d’apprentissage est complété par un CD sur lequel les élèves retrouvent les pièces du livre jouées chacune à des vitesses lente, moins lente et normale.
«Certains élèves sont capables, pour la première fois, d’associer des signes écrits à des actions», révèle Pauline Lemelin avec enthousiasme. «Cela leur permet de faire quelque chose chez eux tout seuls», renchérit Monique Matte, qui agit aussi comme metteure en scène du spectacle.
L’an dernier, les instigatrices du projet ont monté un spectacle avec le groupe du mercredi. Le 6 juin, ils le présentaient pour la troisième fois, cette fois à la Maison de la culture de Donnacona pour la Semaine de la municipalité.
Le spectacle commence par une chorégraphie de tous les élèves sur la chanson de Michel Fugain, avec pompons et lipsync. Puis, ils s’exécutent en solos ou duos sur leur instrument.
Malgré quelques accrocs et lenteurs, tous ont réussi leur performance, chaudement applau-die par le public.
Monique Matte a rappelé l’énorme effort de concentration qu’un tel exercice requiert. Selon les instigatrices du projet «Au coeur des percussions», l’appren-tissage de la musique n’apporte que des bienfaits. Il développe l’autonomie, l’estime de soi, la communication. Il adoucit même les moeurs: «Il n’y a plus de chamaillage dans les autobus», indique Pauline Lemelin.
L’enseignante ne prévoit pas faire breveter sa méthode d’ensei-gnement. «On ne veut pas faire d’argent, mais on aimerait en avoir pour acheter des instruments», dit-elle. Peut-être qu’avec un prix du Mérite municipal son souhait sera entendu.
Haut de la page
La Biennale dévoile ses charmes
Steeve Alain 
Art contemporain, métiers d’art, mode, patrimoine et agriculture constituent la toile de fond des activités de la deuxième Biennale internationale du lin de Portneuf. Les activités se dérouleront dans plusieurs municipalités jusqu’en septembre prochain.
La programmation dévoilée à la Caserne du lin de Saint-Léonard, dimanche dernier, propose de nouveau des expositions artistiques uniques mais aussi quelques activités originales différentes de celles présentées en 2005.
Parmi celles-ci, il faut retenir la «Sacrée corvée» qui se tiendra le 25 août à Saint-Léonard, alors que le public sera invité à procéder à une corvée d’arrachage du lin dans un champ de la municipalité derrière l’église.
Dîner sous un chapiteau, musique, présentation de vêtements de la designer Katia Plamondon, sculptures et objets d’art divers composeront la journée festive parallèlement au Festival du lin. Un concours de confection d’épouvantails pour animer le champ est aussi envisagé, a indiqué Gilles Girard, de la Caserne du lin qui abrite aussi l’exposition «Mains et maintes fois».
Le Moulin Marcoux à Pont-Rouge sera l’hôte à partir du 16 juin de l’exposition «Mauvais plis : une histoire du fer à repasser», exposition qui raconte l’évolution du fer à repasser sous toutes ses formes par l’entremise de la collection de Valois Coulombe.
Le 21 juin, le Moulin de la Chevrotière à Deschambault-Grondines ouvrira de nouveau ses portes aux artistes des métiers d’art de toutes disciplines qui présenteront leur oeuvres inspirées du lin lors de l’exposition «Lin sacré». Treize artistes canadiens et d’ailleurs seront présents, dont Aude Franjou, de France, et Jean Lebel, du Québec, qui réaliseront leur oeuvre devant public le 3 juillet.
Trois jours plus tard, l’église et le Vieux Presbytère du cap Lauzon s’animeront à leur tour par l’exposition «Le lin : chroniques et récits». Dix artistes en art visuel québécois, albertain, français et belge offriront au regard leur oeuvre, dont quatre seront intégrées à l’architecture de l’église patrimoniale.
Le volet agro-économique est de retour et il s’étendra sur deux jours. Une première activité est prévue le 21 juillet lors de l’Exposition agricole de Portneuf à Saint-Marc-des-Carrières. Des spécialistes y présenteront l’état actuel des connaissances sur la culture du lin oléagineux. Puis un souper-conférence aura lieu le 25 septembre à l’Hôtel Roquemont, à Saint-Raymond, comprenant notamment des plats intégrant la graine de lin.
La mode sera en vedette le 14 septembre. Le colloque mode et textile au Campus Notre-Dame-de-Foy à Saint-Augustin précédera le dévoilement des gagnants du concours provincial de création vestimentaire lors d’un défilé en soirée à l’église de Les Écureuils à Donnacona.
Tout comme les partenaires de la Biennale qui ont souligné son apport important au niveau culturel et économique pour Portneuf, le député Raymond Francoeur a vanté son mérite d’unir tous les Portneuvois dans la même direction pour en faire un succès.
Doris Julien, de la SADC, a signalé de son côté que la Biennale bien qu’internationale n’est pas uniquement pour les gens de l’extérieur, mais aussi pour les gens de Portneuf. La SADC estime que la première Biennale a attiré 15 000 personnes dans Portneuf en 2005.
Haut de la page
Kevin Allard l’emporte
Plus de 800 coureurs à Deschambault
Steeve Alain 
La piste de Deschambault a accueilli 818 pilotes de motocross et de VTT la fin de semaine dernière lors de l’ouverture de sa 18e saison de compétition. Le Portneuvois Kevin Allard a profité de l’occasion pour briller.
Kevin Allard, de Saint-Casimir, démarre sa saison sur des chapeaux de roues puisqu’il a remporté la compétition pro-am devant le champion canadien 2006 de la catégorie, Richard Pelchat. Pelchat n’a pu faire mieux qu’une dixième place.
Christian Gilbert, de Québec, a remporté le titre en motocross chez les pros dans les catégories 125 cc et 250 cc. Sans rien enlever au gagnant, il faut souligner toutefois l’absence des grands noms de la catégorie lors de cette compétition Grand-Prix du circuit CMRC Québec.
Une trentaine de Portneuvois ont pris part aux courses. Parmi les performances à retenir, Maxime Dusablon, de Saint-Marc-des-Carrières, a remporté deux courses dans la catégorie Initiation motocross avant de chuter malheureusement en finale. Yorick Latulippe, de Pont-Rouge, a conclu l’épreuve 85 cc en septième place.
Dans la catégorie Grand-Prix pee-wee six ans, Jacob Thibault, de Saint-Marc, a fini deuxième. D’autres coureurs de Saint-Marc, Julien Tessier et Jérôme Thibault, ont pris respectivement les deuxième et troisième rangs de la catégorie 50 cc KTM, tandis que Frédéric Grondines a fini quatrième chez les sept et huit ans 50 cc.
En VTT, Éric Moisan, de Saint-Raymond, est le vainqueur chez les 30 ans et plus. Sébastien Lapointe, aussi de Saint-Raymond, a terminé quatrième dans la catégorie semi-pro. Dave Lambert, de Saint-Augustin, a bien fait avec une 11e place dans la caétgorie Débutant 13 à 19 ans.
Environ 1000 spectateurs ont assisté aux différentes courses. «Il s’agissait d’une compétition avant tout pour les coureurs. Tout s’est bien déroulé et on se prépare maintenant pour l’importante course du Challenge Québec de la Fête du travail, qui réunira autant de coureurs, mais seulement de motocross», a indiqué le promoteur Daniel Thibault.
Haut de la page
17 juin 2007
Mieux vaut prévenir que guérir au lac Sept-Îles
Steeve Alain 
Même si le bassin d’eau n’est pas affecté par les
cyanobactéries, c’est avec la prémisse qu’il vaut
mieux prévenir que guérir que l’Association des
propriétaires du lac Sept-Îles (APLSÎ) a lancé un plan
d’action en environnement, mardi dernier.
De plus en plus de résidants permanents, l’érosion des rives causée par de nouvelles embarcations qui produisent plus de vagues pour la pratique de sports nautiques, le manque de végétation sur les rives et la présence d’algues bleues dans des lacs de la région incitent l’association à agir avant qu’il ne soit trop tard.
Le président de l’APLSÎ, Denis Cayer, souligne qu’environ huit chalets sont transformés en résidence permanente chaque année au lac Sept-Îles. Quelque 220 propriétaires y vivent aujourd’hui en permanence. «On est privilégié de vivre dans un bel environnement, mais on a des obligations, dont celle de protéger cet environnement», a-t-il précisé.
Le plan intitulé «Mon lac Sept-Îles... j’en prends soin» comprend plusieurs activités échelonnées sur trois ans, dont dès cette année la réalisation d’un bilan de santé du lac et de ses tributaires, au nombre de 12, ainsi que plusieurs activités d’information avec l’objectif de mobiliser volontairement les résidants.
Les responsables entendent rencontrer individuellement les 400 propriétaires de résidences et de terrains ceinturant le lac au cours des prochaines semaines. Trois rencontres publiques d’information sont aussi prévues les 27 juin, 1er et 21 juillet.
Selon M. Cayer, tous les utilisateurs du lac sont dans le même bateau, sans mauvais jeu de mots. Il souhaite établir un partenariat avec la Plage publique Camping Beau-Soleil, où peuvent être amarrés plus de 100 bateaux l’été. «Plusieurs vont avec leur bateau dans le secteur vierge du Lac au chien qui est le poumon du lac Sept-Îles. Le secteur près de la plage est aussi peu profond», a dit M. Cayer, sachant que le passage d’une embarcation brasse l’eau et peut faire remonter le phosphore du fond.
Le plan prévoit le nettoyage des tributaires du lac au mois d’août et la réalisation d’une diagnose écologique du lac et de ses tributaires supervisée par la Corporation d’aménagement et de protection de la rivière Sainte-Anne (CAPSA). Les résultats de l’étude seront dévoilés avant le début de la saison 2008.
Le responsable du comité environnement de l’APLSÎ, Michel Fleury, estime que des interventions seront éventuellement nécessaires sur environ 75% des propriétés, dont plusieurs manquent de végétation.
La renaturalisation des rives du lac et de ses tributaires ainsi que la poursuite de la mise aux normes des installations septiques figurent parmi les priorités envisagées dans le plan pour 2008.
La réalisation du plan de lutte aux cyanobactéries nécessitera des investissements d’au moins 65 000$ sur trois ans. Un montant de 25 000$ est investi cette année, dont 12 500$ proviennent de la Ville de Saint-Raymond pour la diagnose et 7500$ de l’APLSÎ.
Le maire de Saint-Raymond, Rolland Dion a mentionné qu’il y avait un éveil au bon moment au lac Sept-Îles et qu’il représentait un joyau. «Et on retire pas mal de taxes d’ici», a-t-il lancé à la blague.
L’APLSÎ compte dans ses rangs environ 90% des propriétaires ceinturant le lac Sept-Îles, un bassin d’eau qui alimente la rivière Portneuf.
Congédiement contesté à Saint-Ubalde
Les citoyens exigent la démission du conseil municipal
Alain Turgeon
La pression populaire a obligé le conseil municipal de Saint-Ubalde qui voulait congédier son surintendant des travaux publics à se replier.
Plus d’une centaine de personnes ont pris la défense de l’employé municipal Denis Hébert, mercredi dernier, exigeant même la démission du maire et des conseillers qui ont adopté à l’unanimité son congédiement en séance spéciale.
Devant la manifestation d’appuis des citoyens envers Denis Hébert, le conseil municipal a accepté de rencontrer le surintendant la semaine prochaine pour l’informer de leurs récriminations. Deux conseillers ont indiqué qu’ils étaient prêts à réviser leurs positions, mais le congédiement de M. Hébert est toujours effectif et la résolution adoptée prévoit qu’il sera payé jusqu’au 31 août.
Le conseil municipal a prolongé d’avril à août la période de probation du surintendant qui est à l’emploi de la municipalité depuis 2006. Par la suite, il a décidé de le congédier. La population et l’employé demandaient les raisons du congédiement, mais le maire n’a pas voulu les divulguer. M. Hébert dit avoir été mis devant le fait accompli le 8 juin. Selon le maire Darveau, M. Hébert ne s’est pas présenté aux réunions où le conseil devait l’informer des raisons de son congédiement. Le principal intéressé soutient plutôt qu’il avait demandé de reporter la date de la rencontre.
Les citoyens ont perdu confiance envers le maire Jean-Paul Darveau et ont réclamé à plusieurs reprises sa démission. Une pétition a même circulé dans la salle du conseil pendant que les citoyens questionnaient les élus. Les citoyens ont même menacé de demander au ministère des Affaires municipales et des Régions de mettre la Municipalité en tutelle.
Denis Hébert est le père de la fillette gravement malade qui a lancé un appel à l’aide dans les pages du Courrier de Portneuf le 20 mai pour rénover et adapter la maison qu’a achetée le surintendant pour être sur son lieu de travail. Il devait déménager en juillet.
La piste de Deschambault prend du galon
Elle fait partie du réseau provincial de parcs permanents pour motos
Steeve Alain 
La piste de motocross de Deschambault prend du galon et fait partie officiellement depuis jeudi dernier du nouveau réseau provincial de parcs récréatifs permanents destinés aux amateurs de motos hors route et quads de compétition.
Les dirigeants de la Fédération québécoise de motos hors route (FQMHR), de la Fédération québécoise des clubs quads (FQCQ) et de l’Association des concessionnaires de loisir du Québec (ACVLQ) ont annoncé la création du réseau sur le site de Deschambault, le seul accrédité de la grande région de Québec parmi les six parcs de la province.
«Ils m’ont dit qu’ils avaient choisi la piste ici pour la présentation parce qu’elle est la plus belle de la province», a lancé très heureux le propriétaire Daniel Thibault, ce qu’ont confirmé ensuite les intervenants.
La mise en place de parcs accessibles aux utilisateurs de motos hors route résulte des audiences publiques tenues en 2005 par la déléguée aux Transports, Julie Boulet. Les problèmes de cohabitation entre utilisateurs de motos hors route et population ainsi que la difficulté d’accès à des sites légaux pour la pratique de ce loisir étaient alors ressortis.
Les responsables souhaitent que les parcs incitent les utilisateurs de motocross à quitter par exemple les sablières afin de pratiquer leur loisir dans un endroit légal et sécuritaire. «95% des utilisateurs pourront utiliser seulement ces parcs pour leur moto ou en raison de leur âge», a dit Benoît-Gilles Depont, directeur général de la FQMHR.
La piste de Deschambault devait répondre à plusieurs critères pour se joindre au réseau naissant, notamment en ce qui concerne la sécurité et la protection de l’environnement, et devra suivre les règles de la FQMHR entre autres en installant des affiches de signalisation pour la pratique en circuit fermé. Les amateurs devront être membres pour utiliser la piste.
Le site est également accrédité comme lieu où sera donnée la formation en conduite de véhicule hors route. «C’est la première fois que la formation sera donnée au Québec. Dix moniteurs ont été formés», a indiqué Danny Gagnon, directeur général de la FQCQ. Les concessionnaires de véhicules hors route inviteront de leur côté les acheteurs à suivre le cours de conduite reconnu pour se conformer à la loi. Chaque parc a reçu un montant de 5000$ pour aménager un site pour la formation.
Le financement des parcs provient de la SAAQ avec l’argent provenant des coûts supplémentaires de 6$ d’immatriculation des motocyclettes hors route. L’an dernier au Québec, 10 500 motos hors route ont été immatriculées. Le parc de ces véhicules est cependant estimé à 30 000 dans la province.
Le site Internet de la piste de Deschambault est www.moto-crossdeschambault.com
Une récompense pour l’ex-préfet Jacques Bouillé

L’ex-maire de Deschambault-Grondines et préfet de la MRC, Jacques Bouillé, a été honoré par le Conseil des monuments et sites du Québec (CMSQ) pour son implication exceptionnelle comme élu municipal pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine de Deschambault-Grondines et sa contribution au développement culturel de la MRC de Portneuf.
Le CMSQ a procédé à la remise des certificats d’honneur qui soulignent des contributions remarquables à la mise en valeur et la sauvegarde du patrimoine bâti et paysager au Québec dans le cadre de sa rencontre annuelle qui se tenait cette année à Sherbrooke.
La présidente du Conseil des monuments et sites du Québec, Louise Mercier, a procédé à la remise des deux prix, l’un soulignant l’«Implication d’un individu » qui s’est consacré de façon exceptionnelle à la cause du patrimoine et l’autre soulignant un
« Projet remarquable » ayant contribué de manière significative à la protection, la sauvegarde ou la mise en valeur du patrimoine bâti ou des paysages culturels.
M. Bouillé a reçu le certificat d’honneur dans la catégorie « implication d’un individu ». Pendant 25 ans, il a contribué à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine de sa municipalité, comme élu et comme bénévole dans différentes organisations culturelles, locales, régionales et nationales. Pour M. Bouillé, «le patrimoine contribue directement au développement des municipalités du Québec».
Le Conseil des monuments et sites du Québec (CMSQ) est un organisme privé à but non lucratif qui œuvre depuis plus de 30 ans à protéger, à mettre en valeur et à faire connaître le patrimoine bâti et les paysages culturels du Québec.
Football scolaire : fébrilité à Donnacona
Les Diables joueront leur premier match contre Saint-Marc
Alain Turgeon 
Les Diables de l’école secondaire de Donnacona joueront le premier match de football de leur histoire contre le Zénith de Saint-Marc-des-Carrières les 8 septembre prochain à Donnacona.
Les Diables joindront les rangs de la ligue de football juvénile A de l’Association régionale de sport étudiant de Québec et Chaudière-Appalaches (ARSEQCA) et joueront huit matchs la saison prochaine, dont celui contre l’école secondaire Saint-Marc et un contre le Balbuzard de l’école Louis-Jobin, à Saint-Raymond.
Les responsables attendent 95 joueurs au prochain camp d’entraînement qui commencera en août. Déjà 85 élèves se sont présentés au camp de printemps. L’entraîneur des Diables, Michel Légaré, dit qu’il n’a jamais vu cela à Québec en dix ans. On en gardera une soixantaine.
Selon le président de l’équipe, Jean-François Germain, le budget annuel est de 15 000$. Il a fallu recueillir 75 000 $ pour lancer l’équipe. Une école seule ne peut y arriver, dit-il. C’est un exemple parfait de partenariat, a déclaré le directeur adjoint François Couture. Sans les partenaires, on serait resté à l’étape du rêve, dit-il. La Caisse populaire de Donnacona a versé 25 000$, la Ville de Donnacona, 20 000$ et la Commission scolaire, 8000$ en plus d’améliorer les infrastructures.
«Quand on vend un projet comme celui-là, on est acheteur en partant», a affirmé le maire de Donnacona, André Marcoux. Selon lui, le football est une école de vie. Il a d’ailleurs annoncé que 3000$ des profits du tournoi du maire qui a lieu en août seront remis à l’équipe de football. De plus, la Ville a obtenu une subvention de 53 000$ du programme pour les infrastructures sportives du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport pour améliorer le terrain de football. La Commission scolaire utilisera aussi les profits de son tournoi de golf pour financer le sport dans ses écoles.
Selon le directeur de l’école secondaire, Mario Ouellet, le sport scolaire est un outil de valorisation du sentiment d’appartenance. Pour le président de la Caisse populaire, Jean-Guy Noël, le sport et les études est un beau duo et le football est un sport en plein développement. Selon lui, l’investissement dans le capital humain rapporte des dividendes.
Haut de la page
24 juin 2007
L’écocentre a déjà traité 2000 tonnes de rebuts
Alain Turgeon 
Près de 2000 tonnes de matières recyclables ont été transbordées à l’écocentre du site d’enfouissement de Neuville depuis sa construction il y a trois mois, surpassant les prévisions de la Régie et de la compagnie Gaudreau Environnement qui l’opère.
La construction de l’écocentre au site d’enfouissement de Neuville a réduit de 1400 tonnes les déchets enfouis depuis le 1er mars, a indiqué le président de la Régie régionale de gestion des matières résiduelles de Portneuf, Bernard Gagné. De ce fait, la Régie a économisé 14 000$ en taxes d’enfouissement.
En trois mois, 1996 tonnes de diverses matières résiduelles y ont été envoyées. Selon les statistiques, 1155 tonnes ont été acheminées par conteneur et 841 par petites remorques de particuliers. On a récupéré 486 tonnes de bois, 335 tonnes provenant de la collecte sélective des commerces ou des industries, 284 tonnes de papier et de carton, 140 tonnes de béton et de briques, 104 tonnes de feuilles et de gazon, 46 tonnes d’acier et trois tonnes de plastique. Il a tout de même fallu enfouir près de 600 tonnes de déchets. La majorité des particuliers trient ce qu’ils apportent. Ceux qui ne le font pas doivent payer 10$.
L’Écocentre ouvert depuis février a été inauguré le 14 juin dernier. Huit emplois ont été créés. Il a été construit au coût de 2 millions de dollars sans aucune subvention gouvernementale, souligne le président Gagné. La Régie a investi 1,5 million et Gaudreau Environnement, 700 000$. Les opérations sont confiées à la compagnie privée qui revend les matières résiduelles. Le bois est transformé en copeaux sur les lieux et est utilisé pour chauffer des usines à Trois-Rivières et les feuilles et le gazon sont envoyés pour faire du compost chez Enviroval, à Portneuf. Les autres matières sont envoyées au centre de tri de l’entreprise à Victoriaville. Les pneus servent à chauffer les usines et à faire des tapis pour les arénas alors que, et le papier et le carton sont vendus à diverses compagnies, dont BPCO à Pont-Rouge.
La Régie loue l’écocentre à Gaudreau Environnement pendant cinq ans, entente renouvelable durant quatre autres termes de cinq ans. La compagnie verse un loyer annuel qui est calculé sur la base des bénéfices qui seront générés. Il faut 9000 tonnes pour le rentabiliser, mais les résultats des premiers mois dépassent les attentes, a déclaré le directeur général de Gaudreau Environnement, Johnny Izzi. Selon M. Gagné, les surplus générés seront remis dans les poches des citoyens qui sont de plus en plus taxés. Il faut être créatif pour que l’écocentre rapporte afin de baisser leur fardeau, a-t-il dit. Une nouvelle entente avec le privé a été conclue. Une dalle de béton sera construite pour y déposer des sols contaminés et là encore les profits seront partagés, a souligné M. Izzi.
Pour aller là où les ambulances ne vont pas
Daniel Massé, de Saint-Basile, met sur pied une unité de motos ambulances
Steeve Alain 
Daniel Massé, de Saint-Basile, est premier répondant, mais il est aussi passionné de motocyclettes. Il a jumelé les deux et a mis sur pied la première unité d’intervention médicale à moto de la province et même du Canada.
M. Massé, qui a vécu durant 11 ans en Europe comme militaire, avait remarqué que les unités d’intervention médicale en moto inexistantes ici font partie du système pré-hospitalier de plusieurs pays.
Après trois ans de préparation, il a fondé l’Unité d’intervention médicale à moto du Québec en janvier dernier, un organisme sans but lucratif regroupant des professionnels de la santé formés en intervention médicale d’urgence en motocyclette.
Selon M. Massé, l’unité comble un besoin en offrant un service médical lors d’événements ponctuels où les ambulances ont des difficultés d’accès. Cette année, une quinzaine d’événements sont à l’agenda de l’équipe qui compte huit membres. «Nous avons déjà réalisé des interventions et les policiers de la SQ nous ont félicités», dit-il.
Le groupe a assuré le soutien médical d’urgence lors du Tour cycliste de l’île d’Orléans et du Vélirium coupe du monde vélo de montagne au Mont Sainte-Anne ce mois-ci. Il sera présent à la Randonnée moto Marie-Vincent entre Montréal et Québec et à la compétition de motocross de Deschambault en juillet.
L’unité compte dans ses rangs deux médecins, quatre infirmières et quatre premiers répondants. La formation minimale pour être membre de l’équipe est celle de premier répondant. Une formation en conduite de motos en situation d’urgence est aussi nécessaire.
Deux motocyclettes équipées de matériel médical, de girophare et de sirène sont utilisées par le groupe qui intervient en équipe de deux. «C’est un équipement similaire à celui d’une ambulance mais en modèle réduit», dit M. Massé. Les motos Enduro KTM utilisées peuvent circuler sur la route et hors route. Chaque moto vaut environ 32 000$, estime-t-il.
M. Massé souhaite que les motos de l’unité d’intervention médicale soient éventuellement reconnues comme véhicules d’urgence par la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) et que le ministère de la Santé intègre son groupe dans le système de santé pré-hospitalier québécois. «On souhaite être reconnus comme premiers intervenants sans être attitrés à une région», précise-t-il.
M. Massé prévoit augmenter le nombre de motos de l’unité d’intervention médicale d’urgence à huit dans la province. Il vise aussi pouvoir compter sur trois pilotes par motos d’urgence pour permettre un répit aux membres de l’équipe.
Jean-Pierre Soucy dirigera la Commission scolaire
Alain Turgeon 
L’ex-député libéral, Jean-Pierre Soucy, dirigera la Commission scolaire de Portneuf. Il succède à Simon Julien qui occupait cette fonction depuis trois ans et qui part pour la retraite.
M. Soucy a été confirmé dans ses fonctions lors de l’assemblée des commissaires mercredi dernier. Il entrera en poste le 2 juillet. Son mandat est de cinq ans.
«J’ai toujours la passion de Portneuf, de ses institutions et de sa population», a déclaré le nouveau directeur général devant les commissaires. Il ajoute que la commission scolaire a une réputation qui dépasse les frontières de Portneuf pour la réussite des élèves et sur le plan organisationnel. «Je serai à la hauteur de vos attentes», a-t-il lancé. M. Soucy veut poursuivre ce qui a été commencé pour la réussite des élèves.
Jean-Pierre Soucy a été choisi parmi 36 candidats après deux concours d’embauche. Le président, Serge Tremblay, a indiqué que des employés de la commission scolaire ont postulé sans en dévoiler le nombre.
M. Soucy a été enseignant pendant 19 ans et possède une maîtrise en analyse et gestion. Il terminera sous peu à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP) une maîtrise en administration publique. M. Soucy a aussi assumé les fonctions de directeur général de la MRC de Portneuf durant quatre ans avant d’être élu à l’Assemblée nationale en 2003. Il a été défait aux dernières élections.
Du temps où il était député, il a toujours eu une oreille attentive aux demandes du monde de l’éducation et a permis de réaliser plusieurs projets dans les écoles, dont l’agrandissement à Neuville.
Le directeur général actuel de la Commission scolaire de Portneuf, Simon Julien, quittera ses fonctions le 30 juin. M. Julien, âgé de 55 ans, est dans le monde de l’éducation depuis 35 ans. Il avait demandé un mandat de quatre ans au lieu des cinq habituels lorsqu’il a été nommé. Il en aura fait trois.
Pour tout connaître du fer à repasser
Steeve Alain 
Saviez-vous que des fer à repasser ont déjà pesé plus de 25 livres ou que d’autres fonctionnaient au charbon avec cheminée? C’est entre autres ce que nous fait découvrir l’exposition «Mauvais plis: une histoire du fer à repasser» au Moulin Marcoux.
L’exposition tenue dans le cadre de la Biennale internationale du lin de Portneuf présente quelque 150 fers à repasser de la collection privée de Valois Coulombe, un résidant de Montréal qui se passionne pour cet objet depuis 35 ans.
M. Coulombe a entrepris sa collection d’une façon tout à fait originale il y a 35 ans. «J’habitais dans une vieille maison à Laval dont la porte battait sans arrêt. J’ai acheté un vieux fer de huit livres pour tenir la porte, puis lors d’un voyage j’ai acheté un fer au charbon comme bibelot. Je suis ensuite entré en contact avec des collectionneurs européens», a-t-il raconté lors du vernissage de l’exposition le 14 juin.
La collection de M. Valois compte aujourd’hui 600 fers provenant d’une vingtaine de pays. Il a aussi écrit l’histoire du fer à repasser et présenté plusieurs expositions. La salle Raymond-Turgeon accueille entre autres des fers pleins forgés, des fers creux à braise, des fers à lingot et en fonte des 18e et 19e siècles. On découvre aussi des fers miniatures, des fers à glacer, des fers pour table de billard et une planche à lisser pour repassage à froid datant de 1851.
M. Coulombe, qui dit ne pas repasser lui-même, rencontrera le public au cours de l’été. L’exposition est ouverte au public du mardi au dimanche, de 10h à 17h, ainsi que le jeudi jusqu’à 20h. Le coût d’entrée est de 3$.
Retour du hockey senior à Donnacona
Alain Turgeon
Le hockey senior est de retour à Donnacona après une absence de deux ans avec le déménagement de l’équipe de Saint-Marc-des-Carrières qui évoluait dans la Ligue élite senior A mauricienne.
La franchise de Saint-Marc-des-Carrières que détenait Daniel Berrouard a été vendue à Sylvain Petit qui est à la tête d’un groupe de gens d’affaires de Donnacona avec Luc Beaudry, Jules Fournier et Robert Légaré. La transaction a été approuvée par la ligue.
Daniel Berrouard ne voulait plus s’occuper de l’équipe et la perte du commanditaire principal, le bar l’Extra, ne lui permettait plus de financer ses activités. Il admet avoir reçu une offre de dernière minute plus intéressante sur le plan financier de la Ville de Saint-Marc-des-Carrières, mais il a tout de même choisi de vendre à Donnacona pour la viabilité de l’équipe.
M. Berrouard affirme être déçu pour les partisans qui ont appuyé son équipe durant deux ans, mais il soutient qu’il n’était pas reconnu par les dirigeants de la Ville. Par contre, le nouveau propriétaire de l’équipe a une bonne entente avec la Ville de Donnacona et de très bonnes conditions.
M. Petit tentait d’obtenir une franchise dans la Ligue élite senior A mauricienne. Cap-de-la-Madeleine a été acceptée dans les rangs de la ligue, mais le bassin de joueurs de Donnacona aurait été trop éloigné de la Mauricie pour en faire partie. La franchise peut compter sur le territoire de l’ancienne équipe de Saint-Marc.
Le propriétaire des nouveaux Tomahawks de Donnacona croit que le hockey senior est viable à Donnacona après avoir constaté l’affluence lors du tournoi midget en janvier. De plus, plusieurs amateurs sont encore amers du départ de l’équipe senior AAA. «C’est du bon hockey à moindre budget», dit M. Petit. Les joueurs ne sont pas payés.
La vente de billets de saison commencera en fin de semaine. Un kiosque sera installé sur le site des fêtes de la Saint-Jean. Les responsables souhaitent vendre 200 billets à 50$ pour une douzaine de matchs locaux.
Haut de la page