Haut de la page
Soucy se dit victime de la grogne contre son parti
Alain Turgeon 
Le vent adéquiste a soufflé la région de Québec et n’a pas épargné Portneuf balayant le député sortant Jean-Pierre Soucy.
Le candidat se dit victime de la grogne contre son parti et n’y voit rien de personnel. «On fait partie d’une grande équipe et je pense qu’aujourd’hui, l’équipe a eu des remontrances. Comme je fais partie de l’équipe, je fais partie de ceux qui paient pour cette remontrance», a-t-il confié quelques minutes après le dévoilement des résultats.
Selon le candidat du Parti libéral, la vague adéquiste a déferlé sur la région de Québec et l’a aussi emporté. «C’est un tsunami et nous étions trop près de l’épicentre», a déclaré Jean-Pierre Soucy, qui a reçu 10 859 voix, accusant un retard de 4600 voix sur le gagnant Raymond Francoeur, de l’ADQ. «Il faut s’attendre à ça quand on fait ce métier» a déclaré M. Soucy devant une soixantaine de partisans déçus rassemblés au Grand Portneuf, à Saint-Basile. M. Soucy, étreint par l’émotion, a eu de la difficulté à terminer son discours.
Son organisation et lui ont mené une bonne, voire une excellente campagne, dit-il. Selon son entourage, le vote des électeurs des plus grandes municipalités à l’est est allé à l’ADQ tandis que le libéral a mieux fait dans les secteurs ruraux de la circonscription. M. Soucy a tenté d’expliquer sa défaite en disant qu’il y a deux clientèles dans Portneuf; les citoyens qui vivent et travaillent dans Portneuf et ceux pour qui Portneuf est une banlieue de Québec. «Il y a deux réalités dans Portneuf et j’ai subi la même réalité que les gens de la ville de Québec», a-t-il dit.
Il ne sait pas ce qui l’attend. Il va prendre du temps pour terminer son travail et il ne se fait pas de plan pour les prochains mois. M. Soucy n’a pas l’intention de se mêler publiquement de politique au cours des prochains mois. «Quand on a été député et qu’on se fait battre, il faut laisser toute la place à celui qui a été choisi pour représenter les citoyens de Portneuf. Je n’ai pas l’intention de faire ombrage au député qui a été élu», a-t-il affirmé.
Haut de la page
Un choix sans équivoque
Alain Turgeon 
Le choix des électeurs de Portneuf a été sans équivoque, lundi dernier. L’adéquiste Raymond Francoeur a recueilli 15 496 voix, gagnant dans 22 des 23 municipalités de la circonscription de Portneuf et obtenant la plus imposante majorité depuis l’élection de 1989.
Le nouveau député a reçu l’appui de 46% des 33 749 électeurs. Raymond Francoeur a obtenu une majorité de 4635 voix sur son plus proche adversaire, le libéral et député sortant Jean-Pierre Soucy. Ce dernier a pour sa part recueilli 10 861 votes (32%), 2000 de moins qu’en 2003. Le Parti québécois a aussi fait pire qu’en 2003. Son candidat Martin Courval a obtenu 5667 votes (17%). Le nombre de voix pour le Parti québécois est en chute libre. Il est passé de 15 500 en 1998 à 8300 en 2003. En fait, le vote pour le Parti québécois n’a jamais été aussi bas depuis l’élection de 1973 alors que le candidat de l’époque avait reçu un peu plus de 4000 voix. Simon Sauvageau, du Parti vert, a recueilli 1145 voix (3%) et André Lavoie, de Québec solidaire, en a obtenu 580 (2%). On a rejeté 267 bulletins de vote.
Les électeurs de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier ont voté massivement pour l’ADQ et M. Francoeur a aussi doublé le vote du libéral dans sa municipalité de Sainte-Christine d’Auvergne où il est maire. Les municipalités de l’est de Portneuf ont donné leur appui à l’ADQ lui offrant des majorités confortables variant de 400 à 700 voix, dont Neuville où habite le candidat Soucy.
Rivière-à-Pierre est la seule municipalité qui a échappé à M. Francoeur. Le candidat libéral y a obtenu 11 voix de plus. M. Soucy a aussi gagné le vote par anticipation, où il a reçu l’appui de près de la moitié des 4878 électeurs, et dans les bureaux de vote hors Québec où il a recueilli 49 votes sur une possibilité de 76. Le péquiste Martin Courval a quant à lui gagné au pénitencier alors que 13 des 23 détenus qui ont exercé leur droit lui ont donné leur confiance. Il a terminé deuxième dans les municipalités de Lac-aux-sables et de Notre-Dame-de-Montauban.
Selon le directeur du scrutin, le taux de participation a été de 77,5% en hausse minime par rapport à l’élection précédente. La liste électorale comptait 43 895 électeurs. La participation dans la région de Portneuf a été supérieure à celle au Québec alors que 71,3% des électeurs se sont prononcés.
Haut de la page
Des «yeux» pour les pompiers
Promutuel offre une caméra thermique à la brigade de Saint-Basile
Denise Paquin 
La brigade de Saint-Basile possède un nouvel outil pour lutter contre les incendies : une caméra thermique. L’équipement d’une valeur de 10 000$ lui est prêté par Promutuel Portneuf-Champlain qui souhaite en munir les 13 autres municipalités de la MRC de Portneuf qui font affaire avec elle.
La caméra thermique remplace les yeux des pompiers lorsque leur vue est entravée par la fumée ou les gaz toxiques.
La caméra thermique détecte les rayons infra-rouges jusqu’à une température de 1000 ºC. Elle permet de «voir» un corps inerte sur un plancher, la présence de gaz hautement inflammables ou un foyer d’incendie qui couve dans un mur.
Les pompiers peuvent aussi s’en servir après un incendie, pour s’assurer que le brasier a été complètement éteint. La caméra fonctionne le jour comme la nuit.
C’est le pompier Cédric Plamondon qui a amené l’idée à Saint-Basile après avoir appris que des brigades de la Beauce utilisaient cette caméra.
Pour le directeur du service incendie Bertrand Thibodeau, la caméra Évolution 5200 HD2 marque une étape comme l’a été l’introduction de l’appareil respiratoire en 1978. «Ça va devenir courant comme l’appreil respiratoire. Elle va sauver des vies et des coûts», prévoit M. Thibodeau qui souligne qu’aucune caméra ne peut remplacer l’expérience d’un pompier.
C’est justement l’objectif visé par Promutuel Portneuf-Champlain qui souhaite équiper, au rythme de deux ou trois par année, les 14 brigades de la MRC de Portneuf qui sont assurées avec elle.
«Il n’y a que quelques secondes entre la vie et la mort. On espère sauver des vies et diminuer le coût des réclamations», affirme Michel Gauthier, président de Promutuel Portneuf-Champlain.
La société d’assurance prête la caméra à la brigade tant et aussi longtemps que la Municipalité détient un contrat d’assurance avec elle. En retour, la brigade doit fournir un rapport d’activité annuel.
Promutuel Portneuf-Champlain enregistre annuellement entre deux et trois millions de dollars de réclamations pour des incendies. «La prévention aide à maintenir la stabilité des réclamations malgré l’augmentation de la valeur assurée», indique Michel Gauthier.
Pour la société d’assurance dont le siège social est à Saint-Basile le moment est opportun puisque la brigade locale sera l’hôte du Festival des pompiers en août prochain.
Haut de la page
Éclatante cinquième place pour Audrey Lacroix
Denise Paquin 
Audrey Lacroix a réalisé sa meilleure performance à vie en terminant cinquième à la finale du 200 m papillon aux Championnats du monde FINA, jeudi, à Melbourne. Elle a brisé trois fois le record canadien sur la distance en moins de 36 heures.
Audrey a nagé la finale en 2 min 07,73 s. C’est aussi en Australie, l’an dernier, qu’elle avait réalisé sa meilleure marque à vie de 2 min 09,96 s pour terminer 4e au Jeux du Commonwealth.
Comme elle l’avait confié au Courrier avant de partir pour Melbourne, la nageuse originaire de Pont-Rouge a rappelé qu’elle misait tout sur le 200 mètres. Elle ne s’est pas laissée perturber par sa 27e place au 100 mètres nagé le 25 mars.
«En arrivant ici, mes objectifs étaient de battre le record canadien et de faire la finale. Ça faisait longtemps que j’attendais ça et je savais que c’était possible», a-t-elle raconté à l’agence québécoise de sport amateur Sportcom.
Audrey Lacroix ne s’est même pas laissée impressionner par l’Australienne Jessicah Shipper, détentrice du record du monde. La Pontrougeoise a pris l’avance et l’a conservée jusqu’à la fin pour prendre la première place de la ronde.
«La course d’Audrey a été exceptionnelle, a déclaré à Sportcom l’entraîneur de l’équipe nationale, Pierre Lafontaine. Tout le monde était fou comme un balai pour Audrey. Elle-même était très excitée. Vous auriez dû voir sa figure, on aurait dit qu’elle avait gagné le million.»
La nageuse âgée de 23 ans a confirmé sa place en finale en soirée en terminant quatrième, sur les huit places disponibles, avec un temps de 2 min 08,42 s.
«Mon but était de partir en contrôle, car lorsque je pars trop vite, j’en paye le prix au deuxième 100 m de la course. C’était une bonne stratégie et je suis revenue très forte en deuxième moitié de course. Mon dernier 50 m a été superbe!» a commenté Audrey Lacroix à Sportcom.
La finale du 200 m papillon a été remportée par l’Australienne Jessicah Schipper (2 min 06,39 s) qui a devancé l’Américaine Kimberly Vandenberg et la Polonaise Otylia Jedrzejcak.
Haut de la page
8 avril 2007
Triplé pour Portneuf aux Grands Prix du tourisme
Steeve Alain 
Le Festival de films de Portneuf sur l’environnement, la coopé-rative Vallée Bras-du-Nord et d’Arbre en Arbre Duchesnay sont lauréats de la région de Québec des Grands Prix du tourisme québécois. Ils se retrouvent sur les rangs pour le titre national de leur catégorie qui sera dévoilé le 4 mai.
Les prix ont été remis mercredi en présence de 350 personnes lors du Gala régional de l’Office du tourisme de Québec au nouveau Palais Montcalm. Quatre entreprises de Portneuf étaient en lice et trois sont revenues de la soirée avec des titres.
Le Festival de films de Portneuf sur l’environnement (FFPE) a remporté la catégorie «Festival et événement touristique, budget d’exploitation de moins de 1 M$». Son président, Léo-Denis Carpentier, a souligné que le moment est bien choisi pour remporter un tel prix puisque le quatrième FFPE se mettra en branle dans quelques jours.
«C’est la première fois que les Rendez-vous culturels de Saint-Casimir gagnent un prix et c’est la première fois qu’on s’inscrivait aux Grands Prix du tourisme. Le prix nous donne une belle visibilité et le fait de nous rendre à la finale nationale nous donnera encore plus de visibilité», a dit M. Carpentier.
Le FFPE souhaite bénéficier de sa nomination pour établir de nouveaux contacts afin d’obtenir plus d’aide financière. «Nous avons gagné dans la catégorie budget de moins de 1 M$ avec un budget de 280 000$ l’an dernier, ce qui est bon. On prend le temps de grandir», a précisé le président. Le FFPE a devancé notamment dans sa catégorie un autre candidat de Portneuf, le Festival forestier de la Grosse Bûche de Saint-Raymond.
La coopérative Vallée Bras-du-Nord a remporté le prix dans la catégorie «Activités de plein air et de loisir». Le président Jean-Claude Lafrenière et le directeur général Frédéric Asselin ont reçu le prix des mains d’Anne Giroux, d’Hydro-Québec. Selon M. Asselin, le titre donne une crédibilité à l’organisme au niveau de l’industrie et incite à continuer le travail.
«Nous avons connu cet hiver une augmentation de 300% de notre achalandage et il y a de la place pour une autre augmentation similaire. On se rend compte que l’on peut être encore découvert par beaucoup de gens de la région de Québec», a-t-il laissé entendre.
L’activité d’Arbre en Arbre Duchesnay a gagné dans la catégorie «Écotourisme et tourisme d’aventure» et se retrouve aussi en finale nationale. Le directeur général, Yvon Guérard, aussi reçu son prix de Mme Giroux.
Vingt-deux lauréats ont été honorés. Un total de 50 candidatures, provenant d’entre-prises membres de l’Office du tourisme, ont été analysées par les membres du jury.
«La vraie compétition commen-ce maintenant puisque nous nous retrouvons face aux gagnants dans notre catégorie de toutes les régions touristiques de la provin-ce», a souligné Frédéric Asselin.
Le Gala national se déroulera au Centre des congrès de Québec le 4 mai. Les mentions Or, Argent et Bronze seront décernées aux grands gagnants.
Haut de la page
Le Salon Contact emploi attire plus de visiteurs
Maryse Gaouette 
Le Salon contact emploi qui se tenait en fin de semaine dernière à Donnacona a attiré plus d’entreprises et de visiteurs.
Quelque 2300 personnes ont visité le Salon Contact emploi qui s’est tenu au gymnase de l’école secondaire de Donnacona les 30 et 31 mars dernier. Environ 700 chercheurs d’emplois ont visité le salon le samedi, une augmentation de 17% par rapport à l’an dernier, et quelque 1600 élèves des 3e, 4e et 5e secondaires des écoles de la région ont rencontré les employeurs et visité les installations du Centre La Croisée le vendredi après-midi, une première cette année.
Les intervenants en emploi ont pris les grands moyens pour séduire la population de Portneuf lors de ce salon. Quarante-quatre entreprises était présentes pour offrir 525 postes, une augmentation de 69% par rapport à 2006. Certaines d’entre elles avaient même exposé leur équipement pour permettre aux visiteurs de constater de visu leurs réalisations pour intéresser la relève. Le directeur du Centre local d’emploi de Portneuf, Denis Gauvin, a expliqué que le comité organisateur avait, pour le septième salon, opté pour une perspective de développement économique à long terme.
Les représentants d’Alcoa, qui n’embauche pas directement son personnel et qui n’est pas actuellement à la recherche d’employés, ont précisé que leur participation au salon cadrait dans une perspective économique à long terme, car leurs besoins en main-d’oeuvre ne devraient se faire ressentir que dans quelques années.
Le dynamisme des entreprises présentes reflétait bien les performances économiques enregistrées par la région de la Capitale-Nationale en 2006, les meilleures de la province. De plus, la couronne de Québec s’agrandit, ce qui contribue à l’essor des municipalités en périphérie. Seule ombre au tableau, le secteur forestier qui, selon le président du comité organisateur, Bernard Dumont, devrait se repositionner en 2008. Les secteurs de la foresterie et de la métallurgie sont reconnus pour être générateurs d’emplois.
L’achalandage au salon devrait inciter les responsables à reprendre l’événement en 2008.
Haut de la page
L’avenir de l’agriculture discuté à Pont-Rouge
Alain Turgeon
Une dizaine de citoyens et d’organismes de Portneuf se prononceront sur l’avenir de l’agriculture le 12 avril à Pont-Rouge.
La Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois tient des consultations publiques dans la région de la Capitale-nationale et la dernière a lieu à Pont-Rouge après Québec et Charlevoix.
Les trois syndicats de base de l’UPA de Portneuf, la Coopérative agricole de Pont-Rouge, la Corporation d’aménagement de protection de la rivière Sainte-Anne (CAPSA) et la Ferme Tourilli, feront une présentation.
Quelques citoyens s’adresseront aux commissaires à titre personnel. Les représentants du Centre de développement du porc du Québec et la Filière cheval du Québec se feront aussi entendre. La Commission alloue 20 minutes à chacun des intervenants. Les audiences publiques auront lieu au motel Bon Air, de 13h à 17h30.
La Commission a reçu du gouvernement du Québec le mandat d’établir un diagnostic complet sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimen-taire. Les agriculteurs doivent faire face à de nouveaux enjeux. Dans le monde rural, l’agriculture n’est plus seule ni même majoritaire. Des citadins se sont installés posant de nouvelles exigences. Aujourd’hui, la population agricole du Québec ne représente plus que 6,4% de la population rurale, rapporte le document de la Commission.
Le document de consultation sur lequel doivent se prononcer les intervenants comprend dix chapitres portant sur les besoins alimentaires de la population, la production agricole, le commerce extérieur, la transformation et la distribution des aliments, les ressources humaines, la santé, l’agroenvironnement, la ruralité et la gouvernance.
La Commission, formée en 2006, a fait des rencontres exploratoires à l’automne et a commencé les consultations publiques régionales en février. Les audiences provinciales suivront à Québec et Montréal en juin et la Commission doit remettre son rapport en janvier 2008.
Haut de la page
Le pianiste Alain Lefèvre à Cap-Santé
Alain Turgeon 
C’est confirmé, le pianiste de réputation internationale, Alain Lefèvre, donnera un concert à Cap-Santé en novembre. Il jouera sur le piano que vient tout juste d’acquérir le Conseil du patrimoine de Cap-Santé.
Alain Lefèvre donnera un concert-bénéfice à l’église de Cap-Santé, le 3 novembre, à 20h. Ce pourrait être le premier d’une série de concerts si la réponse du public est bonne et le président du Conseil du patrimoine de Cap-Santé, Denis Jobin, est convaincu qu’elle le sera.
Les billets seront en vente lors du concert-bénéfice «Inauguration du piano» qui aura lieu le 28 avril, à 20h, avec des jeunes de la région.
Une centaine des 461 places seront réservées dans les six premières rangées. Les billets pour ces places sont de 30$ et 25$. Les billets d’admission générale coûtent 20$, explique M. Jobin.
Le pianiste Alain Lefèvre présentera son concert «Fidèles insomnies», dont les pièces sont tirées de l’album qui porte le même nom. Le pianiste a ensuite enregistré Rhapsodie à l’automne 2006. M. Jobin dit ignorer si le pianiste interprétera des pièces du compositeur André Mathieu dont le père est originaire de Grondines. Alain Lefèvre a enregistré un album intitulé «Hommages à André Mathieu, oeuvre pour piano seul» en 2005.
Les approches ont été faites l’automne dernier pour connaître l’intérêt du pianiste et le premier contact a été positif. Les discussions se sont poursuivies depuis ce temps et les parties se sont finalement entendues.
Haut de la page
Une saison qui promet pour Tommy Paquet
Steeve Alain 
Le cycliste Tommy Paquet, originaire de Saint-Raymond et résidant de Pont-Rouge, a joint les rangs d’une équipe de pointe en vélo de montagne et entrevoit la prochaine saison avec optimisme.
L’athlète âgé de 29 ans s’est entendu avec la formation Xprezo et c’est sous les couleurs du fabricant de vélo qu’il participera à une quinzaine de courses de vélo de montagne cet été.
Tommy Paquet fera partie d’une équipe de 12 cyclistes, dont certains sont champions québécois de leur catégorie et d’autres qui ont évolué en coupe du monde. L’olympien Guido Visser fait notamment partie de la formation.
«De courir avec de meilleurs cyclistes au niveau technique me permettra de m’améliorer», a dit l’athlète portneuvois qui a terminé deuxième au Championnat provincial québécois et au calendrier régional dans la catégorie senior sport l’an dernier.
Tommy Paquet évoluera cette saison dans la catégorie maître expert. «Ce sera un plus gros “challenge”, avoue-t-il. Mais j’entends bénéficier de l’entraide qu’il y aura dans l’équipe».
Le cycliste entend notamment participer au Raid trans-gaspésien et au Raid Extrême Bras-du-Nord qu’il ne veut absolument pas manquer. D’ici à sa première compétition prévue au mois de mai, Tommy Paquet poursuit son entraînement. Il est actuellement à Cape Cod avec d’autres cyclistes.
Son entente avec Xprezo ne comprend pas de clause salariale, mais lui permet de bénéficier d’un meilleur équipement, dit-il.
Haut de la page
15 avril 2007
Les agriculteurs proposent leur vision d’avenir
Alain Turgeon 
L’aide pour la relève et l’accès aux marchés font consensus dans Portneuf pour assurer l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Québec.
Treize représentants d’organismes et agriculteurs sont allés devant la Commission pour proposer des solutions pour assurer l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire lors des audiences du 12 avril à Pont-Rouge.
D’entrée de jeu, Julien Petitclerc, de l’UPA de la Chevrotière, a souligné que les agriculteurs veulent que le gouvernement reconnaisse que l’agriculture est prioritaire en région. « «La situation en agriculture est déplorable et tout le monde reconnaît l’urgence d’agir», a déclaré Charles Trottier, de Grondines, devant les commissaires. La campagne électorale vient de se terminer et on n’a presque pas entendu parler d’agriculture, rappelle M. Trottier. «Si c’est si important, il faut en parler», poursuit-il, rappelant son importance pour le développement régional.
Parmi les nombreuses solutions avancées lors de ces audiences, plusieurs concernent l’accession à la propriété, l’aide à la relève et le revenu des agriculteurs. Il a aussi été question d’environnement.
Julien Petitclerc croit que l’aide à la relève n’est pas suffisante et trop restreinte, problème qui été souligné lors d’audiences antérieures, a fait remarqué le président de la Commission, Jean Pronovost. «Il faudra faire une place et aider la relève ou dire franchement qu’on n’a pas besoin de relève, mais d’un employé», a déclaré André Corriveau, un producteur laitier qui dit avoir cherché cette relève pendant cinq ans sans succès.
Selon Denis Langlois, de l’UPA Centre de Portneuf, le prix de vente des fermes devrait être fixé en fonction de leur rentabilité et non pas des équipements et des quotas comme cela se fait actuellement. M. Corriveau remet en question le système des quotas qui empêche souvent de vendre les fermes. «Le quota est le meilleur système, mais il est maintenant monnayé», déplore-t-il. Éric Proulx, de la Ferme Tourilli, soutient qu’il faut faciliter l’accès au financement pour les petits agriculteurs. Il faut des programmes de financement pour des fermes à caractère artisanal.
M. Langlois a souligné l’importance de la mise en marché locale et régionale, mais les producteurs manquent de moyens. «Les réseaux de distribution vont devenir un enjeu majeur pour les producteurs de Portneuf et du Québec», dit-il. M. Julien demande que l’on identifie la provenance des produits et que l’on rapproche les usines de transformation des lieux de production. M. Proulx propose d’utiliser le modèle de coopérative régionale pour transformer et distribuer les produits.
«En agriculture, notre avenir appartient souvent à d’autres intervenants», a déclaré Charles Trottier. Si on veut faire de l’agroalimentaire en région, il faut faciliter les démarches, dit-il. Selon lui, il faudrait un guichet unique.
Un agriculteur de Yamachiche qui devra cesser ses activités a lancé un cri du cœur. La réglementation de la CPTAQ a été un obstacle pour lui et l’UPA ne sait pas ce qui se passe dans les entreprises agricoles qu’il est supposé défendre, dit-il. «La CPTAQ est une machine monstrueuse», a-t-il déclaré. Les syndicats de base de l’UPA Centre de Portneuf et de Québec Jacques-Cartier demandent de conserver l’accréditation unique pour représenter les agriculteurs et le maintien de la CPTAQ, «nécessaire pour éviter le développement anarchique», selon Denis Langlois.
Haut de la page
Gratuité sur la piste Jacques-Cartier - Portneuf
La piste a 10 ans et fait partie de la Route verte
Alain Turgeon 
La piste cyclable Jacques-Cartier - Portneuf fait maintenant partie de la Route verte et les cyclistes pourront y circuler gratuitement.
La Société de la piste Jacques-Cartier-Portneuf (SPCJP) a aboli la tarification de 10$ qui existait depuis 10 ans. Elle était une des deux dernières au Québec à demander une contribution aux cyclistes adultes. Il ne reste plus que la piste du Petit train du Nord dans les Laurentides.
Selon le président de la Société, Jacquelin Genois, la vente de vignettes a chuté de 10 à 12% par année depuis 2002. La Société a vendu 6500 vignettes en 2006 alors que 9000 cyclistes ont emprunté la piste. Selon M. Genois, il n’y a pas moins de cyclistes, mais les pistes se sont multipliées. Il reconnaît toutefois que la vente de la vignette soulevait la grogne chez les cyclistes.
Pour compenser l’absence de revenus des vignettes, la SPJCP pourra compter sur une subvention de 68 000$ du ministère des Transports. La Société de la piste profitera aussi d’un montant de 40 000$ partagé par les municipalités et les MRC de Portneuf et de La Jacques-Cartier.
Le préfet de la MRC de La Jacques-Cartier, Michel Giroux, dit avoir deux bonnes raisons de se réjouir; l’intégration à la Route verte qui est un avancement important pour la piste Jacques-Cartier - Portneuf et la gratuité. Il voit un espoir d’augmenter la clientèle et les retombées économiques. La SPJCP a recensé 250 000 visites sur la piste l’an dernier. Le préfet de la MRC de Portneuf, Michel Matte, reconnaît que la vignette à 10$ était un irritant et il ajoute que la collaboration entre les deux MRC est une troisième raison de se réjouir.
La piste Jacques-Cartier - Portneuf a 10 ans. Le premier tronçon de 27 kilomètres entre Shannon et Saint-Raymond a été inauguré en juillet 1997. En faisant partie de la Route verte, qui a elle aussi dix ans, la SPJCP profite de l’aide du ministère des Transports et de toute la promotion faite par Vélo Québec. Dans le cadre du programme d’aide financière à l’entretien de la Route verte, le MTQ verse une subvention représentant 50% des coûts d’entretien (maximum de 1000$ par kilomètre). La Route verte s’allonge sur 3750 km. D’ailleurs, on l’inaugurera en août. Selon le directeur général de Vélo Québec, Jean-François Pronovost, cette inauguration amènera le Forum mobile international du Québec et des cyclistes de plusieurs pays emprunteront la piste entre Duchesnay et Québec.
Le président Genois espère l’ouverture de la piste à la mi-mai, mais fait remarquer qu’elle est toujours à la merci de la température.
Haut de la page
Le FFPE maintient le cap
Denise Paquin 
Une cinquantaine de films, une brochette de conférenciers de marque, une célébration du Jour de la Terre couronnée par le spectacle de Fred Pellerin, des images exclusives de l’Antarticque ramenées par Jean Lemire et un hommage à Frédéric Bach, le 4e Festival de films de Portneuf sur l’environnement (FFPE), qui aura lieu du 20 au 29 avril à Saint-Casimir, maintient le cap.
C’est avec fierté que le président Léo-Denis Carpentier a lancé la programmation, jeudi dernier, en brandissant le trophée des Grands Prix du tourisme remporté une semaine plus tôt à Québec. Le FFPE est l’événement de l’année dans la région de Québec dans la catégorie de buget d’opération de moins de 1 M$.
«Ce prix va nous aider à continuer», a déclaré M. Carpentier qui a annoncé que le Bureau de la Capitale-Nationale alloue au Festival 48 000$ sur trois ans. «C’est la première fois que nous avons une aide sur trois ans», a déclaré le président qui accueille avec joie ce financement à plus long terme.
Le maire de Saint-Casimir, André Filteau, est certain que le Festival est là pour rester, car il participe à l’éveil des consciences à l’environnement «des citoyens et des maires», a-t-il souligné.
Son conseil vient tout juste d’adopter par résolution la disparition des verres de styromousse et des ustensiles de plastique à l’hôtel de ville. M. Filteau a rappelé l’ouverture de l’éco-centre à Pont-Rouge, où tout le bois de construction en bon état sera gratifié d’une seconde vie. Il a aussi annoncé le lancement d’un projet-pilote de récupération du plastique de balles rondes. «Il est primordial de prendre soin de notre planète pour notre futur à tous», a-t-il déclaré.
Diversité
Par sa diversité et sa qualité, la sélection du concours de films devrait encore susciter beaucoup de discussions au sein du jury, prévoit la juge Lise Castonguay. «La qualité est grandissante», affirme la comédienne qui siégera notamment avec le comédien Christian Bégin, le gagnant du concours 2005 Bruno Boulianne et la présidente Geneviève Bilodeau.
Le FFPE a retenu 34 films en compétition. Neuf productions arrivent de France, dont plusieurs ont été primées, et, pour la première fois, on pourra voir un film de Hongrie. Le volet carte blanche de Bretagne disparaît.
Les Portneuvois auront même l’occasion de découvrir les talents de cinéaste de Simon Sauvageau, candidat du Parti vert à l’élection du 26 mars. Il a tourné «Leçon» en réaction au manque de conscience environnementale populaire.
Les films en compétition seront projetés en six blocs à la salle La Chapelle, à l’Auberge du Couvent. Une projection d’un bloc est aussi prévue le 25 avril à Donnacona et le 26 à Deschambault.
Les élèves de l’école secondaire Louis-Jobin, de Saint-Raymond, sont encore en bonne posture pour rafler le prix de la Relève avec quatre films sur les six inscrits dans cette catégorie. Le Kino est aussi de retour.
Le Festival remettra plus de 20 000$ en prix aux gagnants lors de la clôture de l’événement le 29 avril.
«On ne veut pas changer le noyau, mais on ajoute des nouveautés, comme un débat. Depuis le début, je voulais le faire», explique Léo-Denis Carpentier (voir texte en page 8).
Plus de 500 élèves des écoles de la région suivront des ateliers de photos, de cinéma, d’illustration, de fabrication de papier, de lombricompostage.
Haut de la page
De Jacques Languirand à Frédéric Bach
Les communicateurs engagés ont rendez-vous à Saint-Casimir
Denise Paquin
Qu’ont en commun le communicateur Jacques Languirand, le scientifique Jean Lemire et l’illustrateur et cinéaste Frédéric Bach? Ces trois ardents défenseurs de l’environnement seront les invités du Festival de films de Portneuf sur l’environnement qui commence le 20 avril.
Contrairement aux deux premiers, Frédéric Bach en sera à sa première visite au Festival. Les organisateurs offriront même, vendredi, un hommage au créateur du film d’animation «L’homme qui plantait des arbres», gagnant d’un Oscar.
À 83 ans, Frédéric Bach demeure un artiste engagé et un fervent écologiste. Il a même refusé que ses dessins soient transposés dans un livre afin de ne pas dépenser de papier. Ils se trouvent depuis la semaine dernière dans son musée virtuel à www.fredericbach.org.
M. Bach témoignera de son engagement indéfectible lors d’une rencontre au cours de laquelle seront projetés «L’homme qui plantait des arbres» et «Le Fleuve aux grandes eaux». «Quand il termine sa conférence, tout est tellement clair qu’il n’y a pas de questions», indique le président du Festival Léo-Denis Carpentier, enthousiasmé par la participation du cinéaste qui devient par le fait même un ambassadeur du Festival.
La conférence de Jean Lemire «De retour de l’Antarctique» sera sans aucun doute un autre coup de cœur du Festival. L’an dernier, le chef de mission du Sedna IV avait rejoint les spectateurs du FFPE directement du pôle Sud grâce aux satellites. Il sera à Saint-Casimir en chair et en os le 21 avril.
Le biologiste et cinéaste dévoilera en exclusivité des extraits du tournage de la Mission Antarctique. Des images à couper le souffle, si l’on se fie à celles visionnées lors du dévoilement de la programmation jeudi dernier. «Même au quatrième visionnement, j’en ai encore des frissons», commente le président du FFPE, Léo-Denis Carpentier.
Invité d’honneur associé au Festival depuis les tout débuts, le communicateur Jacques Languirand participera, le 20 avril, à une table ronde sur la surconsommation animée par la comédienne et présidente du jury Geneviève Bilodeau.
Autour de cette table se retrouveront Marc St-Onge, producteur des séries documentaires «Les Artisans du rebut global», «Les Citadins du rebut global» et «Habitat 07», diffusées à Télé-Québec, deux artisans du Rebut global, Catherine Marcotte et Francis Pronovost, que certains ont pu entendre lors du colloque écocitoyen à Donnacona en mars dernier, et la comédienne, auteure et végétalienne engagée Patricia Tulasne.
Côté spectacles, on passe rapidement sur celui du conteur Fred Pellerin puisqu’il affiche complet (voir entrevue).
Signalons que les enfants auront aussi droit à des invités de marque lors des trois journées d’activités qui leur sont consacrées. Ils pourront rencontrer l’auteur Philippe Girard, alias «Phlppgrrd», et la présidente du Salon du livre de Québec, Renée Hudon, lors d’une conférence à la bibliothèque Jean-Charles-Magnan.
Enfin, toujours dans le volet scolaire,Stanislas Stronikowski, de Saint-Raymond, offrira un atelier Recycl’art.
Haut de la page
Les services ont la cote chez les jeunes entrepreneurs
Denise Paquin 
La Coopérative d’utilisation de matériel agricole de La Chevrotière (CUMA) est la grande gagnante de la finale locale du Concours québécois en entrepreneuriat dont les lauréats ont été dévoilés mercredi dernier à Donnacona.
Même si elle a remporté par défaut le prix dans la catégorie économie sociale, la CUMA a décroché une mention spéciale du jury parce qu’elle est d’envergure régionale, marie développement durable et économie et mise sur la collaboration entre les entreprises agricoles.
Fondée l’an dernier par cinq agriculteurs, la CUMA compte aujourd’hui 26 membres qui se partagent 15 équipements agricoles.
Finox, une entreprise de polissage d’acier inoxydable de Pont-Rouge propriété de Claude, Dany et Éric Fiset, a remporté le prix dans la catégorie Exploita-tion-transformation-production.
Deux nouvelles entreprises de mets préparés établies à Neuville ont gagné les catégories Bioalimentaire et Services. Les douceurs d’Olivier, fondée par Mylène Marcotte, offre des produits préparés pour les personnes souffrant d’allergies alimentaires tandis que Les Délices de Marguerite, propriété de Caroline Martel, se spécialisera dans les mets préparés pour familles affairées.
C’est une jeune entrepreneure de 21 ans, Isabelle Genois, qui a raflé le prix de la catégorie Commerce. Elle a ouvert à Saint-Raymond une boutique de vêtements et équipement pour la pratique de sports extrêmes, Boutique In-Extrème-X.
Le jury a également retenu deux autres projets pour le concours régional qui aura lieu le 1er mai. Il s’agit de la Clinique vétérinaire de Pont-Rouge, fondée par la vétérinaire Barbara Larue, et Aidants naturels et bénévoles, une entreprise de formation d’aidants naturels créée par Lorraine Gignac.
«Les choix ont été déchirants. C’étaient tous des projets intéressants», a déclaré le président du concours Sylvain Trépanier, d’Enviroval, lui-même un ancien lauréat du Concours québécois en entrepreneuriat.
Le président du CLD de Portneuf et maire de Saint-Casimir, André Filteau, a invité les participants à savourer «ce petit moment de gloire». Le député fédéral André Arthur a conseillé aux jeunes entrepreneurs de lutter contre leur propension naturelle à l’individualisme afin de s’assurer que la prospérité qu’ils génèrent soit utilisée à bon escient par les niveaux de gouvernement.
Le concours organisé par le CLD, la SADC et le Carrefour jeunesse-emploi a suscité une par-ticipation record de 22 entreprises, majoritairement des commerces, à l’état de projets ou lancées au cours de la dernière année. La catégorie innovation technologi-que a de nouveau fait chou blanc.
En plus d’être finaliste au niveau régional, ces entrepreneurs de la relève ont reçu 500$ en argent et 1000$ en services de divers commanditaires.
Les gagnants du volet scolaire seront dévoilés mercredi à la salle Luc-Plamondon de Donnacona.
Haut de la page
22 avril 2007
14,5 M$ contre les phosphores à Lac-Sergent
Les citoyens consultés sur le traitement des eaux usées
Denise Paquin 
L’installation d’un égout collecteur et d’un système de traitement des eaux usées au lac Sergent coûtera 14,5 M$. Dans les prochaines semaines, les villes de Saint-Raymond, Sainte-Catherine et Lac-Sergent sonderont leurs citoyens sur l’opportunité de réaliser ce projet afin de sauver leur lac.
Le projet est en route à Ville de Lac-Sergent qui consultera ses citoyens, majoritairement des villégiateurs, au courant du mois de juillet. Son objectif est de lancer la construction au printemps 2008 pour une mise en service en 2009.
La firme Génivar a établi à 14,5 M$ le coût d’installation d’un égout sur le pourtour du lac et la construction d’une usine de traitement des eaux usées. L’entretien et le fonctionnement entraîneront une dépense supplémentaire de 120 000$ par année.
Le réseau et l’usine desserviraient 528 propriétés et 1584 citoyens répartis dans trois villes. La construction serait financée en parité entre ces villes en fonction du nombre de résidences. La part de Lac-Sergent équivaudrait à 70% (371 résidences), celle de Saint-Raymond, à 25% (132), et celle Sainte-Catherine, seulement 5% (25 résidences).
Pour le conseil municipal de Lac-Sergent, l’égout collecteur est le moyen ultime de stopper à la source l’apport de phosphores dans les eaux du lac.
«Les fosses septiques sont presque rendues à la fin de leur vie utile», affirme le maire Denis Racine. Avec un coût de remplacement pouvant atteindre 15 000$, plus la vidange, il estime que l’égout collecteur est une solution valable. Il en coûterait entre 8000$ et 12 000$ par propriété, en plus du raccordement, environ 3000$.
La Ville de Lac-Sergent déposera sous peu ses demandes de subventions au Fonds sur l’infrastructure municipale rurale (FIMR) avec l’objectif d’obtenir un financement de 70%.
Chez les voisines
La Ville de Saint-Raymond sera la première à consulter ses 396 citoyens du secteur ouest du lac le 8 mai, à 19h, à l’Espace culturel.
Le maire Rolland Dion rappelle que la Ville a fait de grands pas dans l’amélioration de la qualité des eaux des lacs de son territoire, et c’est peut-être ces efforts qui pourraient nuire au projet d’égout collecteur.
La Ville a mis de l’avant des programmes incitatifs pour le changement des installations septiques. «Dans le secteur du lac Sergent, 80% ont été refaits dans les trois ou quatre dernières années», indique M. Dion.
Les propriétaires qui viennent d’investir plusieurs milliers de dollars pour renouveler leurs installations ne seront peut-être pas prêts à réinvestir de nouveau. «Ça ne veut pas dire qu’ils vont dire non, prévient le maire. Il faudra comparer avec les coûts d’une réfection et de vidange.»
La même question se posera à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, prévoit le maire Jacques Marcotte. «Les installations ne sont pas nécessairement désuètes dans le secteur concerné, dit-il. Il faudra voir si les gens sont intéressés à réinvestir.»
La Ville consultera les 75 citoyens concernés à la fin mai, a fait savoir le maire.
Haut de la page
Le député Francoeur, critique de la ruralité pour l’ADQ
Alain Turgeon 
Le nouveau député de Portneuf, Raymond Francoeur, a été assermenté le 12 avril et son chef lui a confié le dossier de la ruralité au Québec.
L’assermentation a été empreinte d’émotion, avoue M. Francoeur. «C’est un engagement formel face aux Portneuvois et aux Québécois», dit-il. Puis, mercredi dernier, le chef de l’opposition, Mario Dumont, a formé son cabinet fantôme et le député Francoeur a été nommé critique officiel en matière de ruralité.
C’est un dossier important pour le Québec et pour Portneuf qui est composé de municipalités rurales, dit M. Francoeur. Il s’occupera entre autres de la Politique de la ruralité et du pacte rural et de la dévitalisation des municipalités. M. Dumont lui a confié ce dossier parce qu’il vient d’une région rurale et qu’il a été maire.
Selon M. Francoeur, le début de mandat est très occupé. Il répète que ses priorités sont restées les mêmes que celles énoncées pendant la campagne électorale. La santé et l’obtention du tarif L pour l’agrandissement de l’aluminerie Alcoa viennent en tête de liste. Le député met un bémol toutefois.
L’ADQ n’est pas au pouvoir, mais dans l’opposition. Il ne peut que faire pression. Il faut aussi adopter le budget, puis autoriser les crédits ministériels. «On ne touchera pas d’argent avant l’été. Cela retarde les subventions», avertit M. Francoeur. Il doit rencontrer les maires à la MRC le 2 mai.
Le bureau de comté du député sera situé sur la rue Saint-Cyrille à Saint-Raymond, là même où était son bureau de campagne. M. Francoeur y emménagera le 30 avril. Il n’a eu son bureau au parlement qu’en milieu de semaine dernière.
Le député a embauché une partie de son personnel. Son directeur de campagne et gendre, Arnault Dardenne, sera son bras droit. Le règlement de l’Assemblée nationale n’interdit pas formellement aux députés d’engager des membres de leur famille et plusieurs députés le faisaient. Cependant, profitant de l’élection du 26 mars, l’Assemblée nationale a fait savoir aux trois partis que cela posait un problème d’éthique. Les députés de l’ADQ ont accepté unanimement la suggestion du chef Mario Dumont de ne pas embaucher un conjoint, un parent ou un membre de sa famille, juste avant l’assermentation du 12 avril. Selon M. Francoeur, la décision ne s’applique pas puisqu’il a été convenu de ne pas embaucher les parents et les enfants des députés. Le député de Vanier, Sylvain Légaré, a soulevé la polémique en voulant garder sa mère à son emploi.
Selon M. Francoeur, M. Dardenne connaît bien les dossiers de la région et il est tout désigné pour remplir le poste.
Haut de la page
Le Centre de santé sacrifierait l’urgence de Saint-Marc
Alain Turgeon
Incapable de régler le problème de découvertures médicales des urgences dans Portneuf, le Centre de santé multipliera les fermetures à Saint-Marc-des-Carrières pour épargner Saint-Raymond.
Les maires se sont insurgés contre ce scénario annoncé le 4 avril dernier par les dirigeants du centre de santé et demandent encore une fois au gouvernement de changer les règles pour attirer les médecins dans Portneuf.
Portneuf a perdu 12 médecins depuis un an et n’en a recruté que six «sur papier», rappelle le maire de Donnacona, André Marcoux. Un seul est venu, les autres répondant plutôt à l’appel des centres hospitaliers et des cliniques médicales de Québec.
Les maires ont dénoncé le manque de médecins qui entraîne la fermeture des urgences et demandent, comme ceux de Charlevoix, des mesures spéciales pour augmenter le nombre de médecins parce qu’elles sont dans la région de la Capitale-nationale où, selon les règles, le nombre de médecins est suffisant.
L’Agence de la santé et des services sociaux de Québec ne veut pas changer les règles pour des cas spécifiques comme Portneuf et la fédération des médecins a aussi son mot à dire, soutient le maire de Saint-Raymond, Rolland Dion. L’Agence profite de la divergence des gens de Portneuf pour ne rien faire, a affirmé le maire Marcoux. «Il faut démontrer que la MRC est unie pour offrir des soins de santé», a-t-il déclaré. «Il faut frapper fort», a dit le maire Dion.
Le scénario du Centre de santé prévoit des découvertures médicales plus nombreuses à l’urgence de Saint-Marc-des-Carrières pour garder celle de Saint-Raymond ouverte. Une résolution a été adoptée par les maires pour forcer le Centre de santé à assurer des services d’urgence continus dans les deux urgences tout en maintenant la clinique sans rendez-vous à Donnacona.
Les maires ont rappelé que l’urgence de Saint-Marc-des-Carrières a été inaugurée en février 2006. On y a investi 1,2 million de dollars. «La peinture n’était pas sèche qu’on parlait déjà de la fermer», a décrié le maire de Deschambault-Grondines, Gaston Arcand.

Histoires d’horreur
Les maires ont aussi créé une Commission d’examen de l’accès aux services de santé dans la MRC, formé de six maires et du député provincial, qui fera l’inventaire des besoins et identifiera les carences et en évaluera les conséquences pour être en mesure de faire des pressions politiques. «On veut que les citoyens viennent raconter leur histoire d’horreur vécue à cause de la découverture et du manque de médecins», a déclaré le maire de Lac-Sergent, Denis Racine, qui siège au conseil d’administration du centre de santé. Le maire Rolland Dion a raconté qu’un patient à l’urgence de Saint-Raymond a dû suivre le médecin à Saint-Marc-des-Carrières pour être examiné, car ce dernier devait y faire un autre quart de travail. Selon le maire de Saint-Casimir, André Filteau, il ne faut pas attendre qu’il arrive un autre drame comme celui survenu à Shawinigan il y a deux ans quand un citoyen est décédé dans l’ambulance parce que l’urgence était fermée.
Haut de la page
Portneuf honore ses bénévoles
Alain Turgeon 
Fernande Welsh, de Donnacona, et Benjamin Borgia, de Saint-Raymond, sont les bénévoles de l’année dans Portneuf en 2007.
Mme Welsh a reçu le titre chez les bénévoles seniors et M. Borgia, celui des bénévoles qui ont moins de 30 ans. Vingt-cinq bénévoles seniors et onze juniors ont été récompensés lors du Gala des bénévoles et de la jeunesse de Portneuf, jeudi dernier, à la salle Luc-Plamondon. Les candidatures ont été soumises par les organismes de la région.
Benjamin Borgia, âgé de 22 ans, est bénévole pour le Groupe d’information politique de Portneuf (GIPP) depuis trois ans environ. C’est cette organisation qui lui a donné le goût de faire du bénévolat et l’a intéressé à joindre d’autres groupes, dit-il. Il se donne à fond dans son milieu, notamment comme entraîneur d’une équipe de football à l’école secondaire Louis-Jobin.
Fernande Welsh fait partie du Comité des bénévoles du centre d’hébergement de Donnacona depuis 20 ans. Elle visite les pensionnaires deux fois par semaine. Elle les accompagne aux activités de loisirs et lors des sorties. Le bénévolat lui rapporte beaucoup, dit-elle. Ce qu’elle peut donner aux autres pour rendre les gens heureux, la satisfait grandement.
Les responsables ont changé la formule du gala cette année. Le comédien Marcel Leboeuf a présenté sa conférence sur la passion, en lien avec le thème de la semaine du bénévolat «le bénévolat, une affaire de passion». Il a conquis l’auditoire.
Le gala a attiré près de 300 personnes, plus que par les années passées. On ne sait pas si la nouvelle formule y est pour quelque chose.
Haut de la page
Un repos puis de retour en guerre
Jonathan Leduc sait maintenant à quoi s’attendre
Steeve Alain 
Le militaire et joueur des Prédateurs junior AA de Saint-Marc-des-Carrières, Jonathan Leduc, est reparti lundi dernier en Afghanistan après un repos de 18 jours auprès des siens, mais aussi quelques jours seulement après la mort au combat de huit soldats canadiens.
«Avec les événements actuels, c’est plus dur pour la famille. Mais pour moi, c’est moins difficile d’y retourner, parce qu’on sait à quoi s’attendre, ce qu’on savait plus ou moins avant notre premier départ», a dit le militaire de 20 ans, dont la mission à Kandahar est entreprise depuis novembre dernier.
Le fusilier du Royal 22e Régiment de la Base de Valcartier a indiqué que les dernières pertes de vie canadiennes ont eu lieu dans le secteur où lui et ses compagnons sont appelés à circuler. «Il y a régulièrement des explosions près des routes. C’est arrivé qu’une bombe explose cinq minutes avant notre passage», a-t-il révélé.
Le militaire a précisé que des endroits spécifiques plus dangereux sont bien connus. «On est préparé à cela. On serre les dents. On fait confiance à notre équipement qui est le meilleur», a-t-il laissé entendre. Le danger est présent partout. Une décharge accidentelle s’est produite dans une tente située à 20 mètres de lui.
Jonathan Leduc a souligné que la formation en premiers soins qu’il a suivie au cours de son entraînement intensif d’un an a été rapidement utile à Kandahar. «Ça faisait seulement trois semaines que nous étions là et j’ai été appelé à aider plusieurs blessés après une explosion près du camp», a-t-il révélé.
Comme fusilier, il surveille le camp, escorte les convois et patrouille dans le secteur afin d’assurer la sécurité de l’équipe de reconstruction de la province. «La majeure partie des gens sont heureux de nous voir. Les enfants courent pour nous saluer. Lorsqu’on leur donne une bouteille d’eau, c’est presque “la fin du monde”. Il y a beaucoup de pauvreté», a indiqué le soldat.
Les militaires accompagnent des organismes d’aide lors de la distribution de nourriture et d’autres qui construisent des écoles. Les soldats de Valcartier ont notamment procédé à l’inauguration d’un terrain de soccer avant de prendre un repos au pays.
C’était l’hiver en Afghanistan lors des quatre premiers mois de la mission, une saison au cours de laquelle les Talibans sont moins actifs, mais c’est maintenant l’été là-bas et les affrontements risquent d’augmenter en intensité. «On va en entendre parler», a confirmé le soldat. La mission de Jonathan Leduc devrait se terminer au mois de juillet ou août.
Haut de la page
29 avril 2007
Une étude confirme les inégalités dans Portneuf
Alain Turgeon 
Une étude sur les «Inégalités de santé et milieux de vie» réalisée de 2002 à 2006 par une équipe de l’Université Laval, de l’Institut national de la santé publique du Québec et du Centre de services de santé et de services sociaux Vieille-Capitale démontre qu’il existe des inégalités entre l’est, l’ouest et le nord de Portneuf.
«Portneuf obtient un bilan de santé positif malgré sa relative défavorisation matérielle», concluent les chercheurs. Portneuf présente un bilan de santé positif qui se rapproche de celui du Québec pour ce qui est entre autres de l’espérance de vie et de santé, mais il existe des disparités à l’intérieur de la MRC.
Le bilan de santé est moins bon dans l’ouest que dans l’est de Portneuf et les résidants des secteurs est et centre sont plus favorisés sur les plans de l’emploi, de la scolarité et du revenu que ceux de l’ouest et du nord.
Les Portneuvois peuvent espérer vivre 79 ans et vivre en santé jusqu’à 75 ans, ce qui est identique à la moyenne québécoise. Cependant, l’espérance de vie des citoyens de l’ouest est de six ans de moins que ceux de l’est et celle de vivre en santé est de huit ans de moins. Les décès des personnes âgées de moins de 65 ans sont plus nombreux dans Portneuf que la moyenne au Québec et surviennent en plus grand nombre dans l’ouest. Portneuf a plus de cas de cancer, mais moins de troubles mentaux que la moyenne provinciale. Les chercheurs ont observé certains problèmes de santé plus particuliers aux milieux ruraux comme l’obésité, le surplus de poids et le tabagisme qui touche de façon plus importante les jeunes.
Selon les chercheurs, Portneuf est plus défavorisé sur le plan matériel et le revenu moyen est plus faible que la moyenne provinciale, mais il y a moins de grande pauvreté qu’ailleurs et présente une meilleure situation au niveau social qu’au Québec. Selon l’enquête, 81% des Portneuvois désirent rester dans la région.
Le préfet de la MRC, Michel Matte, explique qu’il ne voulait pas être alarmiste en publiant ces chiffres, mais faire un état de la situation. Les résultats de l’étude sont dévoilés en pleine crise des urgences dans la région, mais le préfet assure qu’il s’agit d’une coïncidence. L’étude démontre qu’il y a des réalités différentes entre les municipalités et il faudra que la MRC soit de plus en plus unie pour s’aider. Les maires sont de plus en plus conscients de cette réalité», a déclaré le préfet. «On n’a pas de solution miracle, mais il ne faut pas être défaitiste», a conclu Michel Matte.
Haut de la page
Festival de films de Portneuf sur l’environnement
«Ça va changer»
- Jacques Languirand
Denise Paquin 
La cause de l’environnement a atteint «un point de bascule» qui rend optimiste le philosophe et communicateur Jacques Languirand.
«La ferveur est telle que je me dis que ça va changer», a déclaré le parrain du Festival de films de Portneuf sur l’environnement (FFPE) lors de la soirée d’ouverture, le 20 avril.
La présence grandissante de jeunes «puissamment engagés» et des entreprises comme le FFPE contribuent à cette ferveur, a souligné M. Languirand.
«Tu penses que ça ne débloquera jamais, mais depuis trois ou quatre ans on sent une ascension lente. Cette année, on voit que ça débloque. On voit les gens d’affaires s’intéresser à l’environnement», a raconté le septuagénaire aux 275 personnes réunies à l’hôtel de ville.
L’homme qui se préoccupe de l’environnement depuis 1971 admet avoir adapté son propre discours afin d’y inclure l’économie pour témoigner des changements qui s’opèrent.
Il cite en exemple les résultats étonnants de l’entente conclue par Québécor pour le Jour de la Terre. La compagnie invite les clients de Vidéotron à abandonner la facturation papier, en échange de quoi elle plantera des arbres. «On va dépasser les 100 000 arbres», a annoncé Jacques Languirand.
Enfin, il a été cinglant à l’endroit du ministre de l’Environnement John Baird qui, à son avis, n’a pas donné l’information juste sur la situation. Le ministre annonçait le jour même qu’un virage environnemental aurait des conséquences apocalyptiques sur l’économie canadienne. «Ils ne font pas valoir les avantages que les industriels vont en tirer», a déclaré M. Languirand, soulignant l’influence du voisin malcommode, les États-Unis, sur les politiques canadiennes.
Rebuts électroniques
Après avoir construit deux maisons avec des rebuts de construction et avoir expérimenté la maison écoénergétique avec Habitat 07 à La Malbaie, le producteur Marc St-Onge s’attaquera aux déchets électroniques.
Contrairement à l’Europe, au Québec, la seule solution pour ces articles de grande consommation comme les téléphones cellulaires, les téléviseurs et les ordinateurs, est la poubelle. Le concepteur des trois séries du «Rebut global» et de l’émission sur la consommation responsable «La vie en vert», diffusées à Télé-Québec, veut offrir l’option de la récupération et du recyclage.
L’idée du producteur qui mène une lutte acharnée contre «le scandale de l’obsolescence», soit les objets créés pour jeter rapidement, a été chaudement applaudie par les spectateurs.
Le producteur a annoncé qu’il ira plus loin que dans les séries précédentes. Il prévoit la création d’un Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) où des jeunes en difficulté pourront trouver un lieu d’apprentissage.
Haut de la page
Les travaux reprendront dans la route Guilbault
Les municipalités ont conclu un protocole d’entente de 3,2 M$ avec le MTQ
Denise Paquin

Des travaux 3,2 M$ rendront la route Guilbault carrossable entre Deschambault-Grondines et Saint-Casimir d’ici la fin de l’été. Mais elle ne sera asphaltée que l’an prochain.
«Là j’ai hâte !» a lancé avec soulagement le maire Gaston Arcand, maire de Deschambault-Grondines, mercredi dernier. «Le but, c’est qu’elle soit carrossable de bout en bout cette année», a ajouté le maire. La Ville a commencé les appels d’offres. La première réunion de chantier devait avoir lieu vendredi, le 27 avril, et les travaux commenceront à la fin du dégel.
Le nouveau protocole signé le 30 mars entre les deux municipalités et le ministère des Transports prévoit que des travaux de 3,2 M seront réalisés en 2007. Ils seront financés presque complètement par le gouvernement, comme s’y était engagé l’ex-député Jean-Pierre Soucy l’automne dernier. «Je tiens à souligner la coopération de M. Soucy dans ce dossier», a déclaré le maire Arcand.
La Ville de Deschambault-Grondines, qui a vu reconfirmé son statut de maître d’œuvre du projet, obtient 1 850 000$ pour terminer les travaux dans son secteur. Saint-Casimir touchera 1 M$ du ministère pour les 2,3 km à refaire. Elle devra autoriser bientôt un règlement d’emprunt de 1,4 M$, comprenant sa part et les intérêts, afin de financer les travaux d’ici à ce que le ministère rembourse sa part.
Les deux municipalités ont arrêté les travaux l’automne dernier parce qu’elles n’avaient pas assez des 2,4 M$ prévus dans le protocole signé en 2005. Deschambault-Grondines a même fermé la route pour l’hiver pour des motifs de sécurité. Hydro-Québec a profité de cette fermeture pour déplacer la ligne électrique.
Divers imprévus ont obligé les municipalités à demander un rajustement. La nature du terrain au nord du 3e rang a causé des surprises. Le ministère des Transports a aussi décidé que la qualité de la portion entre les 2e et 3e rangs devait être celle d’une route régionale, pour supporter le trafic lourd. La limite de vitesse sera haussée à 90 km/h.
Le ministère, qui n’injectait que 1 M$ dans le projet, augmente sa mise d’au moins un autre million. Il s’engage également à réaliser l’an prochain l’asphaltage des sept kilomètres de route et à construire, en 2009, la courbe qui raccordera la route Guilbault à la route 363 à Saint-Casimir.
Le conseil de Deschambault-Grondines a utilisé son droit de retrait pour ne pas assumer le coût de l’asphaltage. Selon le maire Gaston Arcand, il n’était pas question de faire assumer par les citoyens cette dépense rendue hasardeuse en raison de l’augmentation du prix du pétrole.
Le conseil municipal de Saint-Casimir a vu, mardi, le plan de l’îlot ralentisseur qui sera aménagé à l’intersection des deux routes. «Ça va être de toute beauté», a indiqué le maire André Filteau. Cet îlot incitera les conducteurs à abaisser leur vitesse de 90 à 30 km/h.
Même s’il estime que le projet «ne va pas aussi vite qu’on voulait», M. Filteau est satisfait de la nouvelle entente. «Ça va coûter un peu plus cher, mais l’engagement est pris. C’est important. Nous, on y tient à la route. On veut attirer de nouvelles familles», déclare le maire.
Saint-Casimir caresse un projet de développement domiciliaire d’une vingtaine de terrains, annonce M. Filteau.
Haut de la page
La construction s’essouffle
Alain Turgeon 
La construction a ralenti dans Portneuf en 2006 après avoir augmenté pendant cinq ans de suite, mais le coût des mises en chantier a atteint un sommet inégalé.
Les 18 municipalités ont délivré 288 permis, 12 de moins qu’en 2005, mais leur valeur a bondi de 10 millions de dollars pour s’élever à 48,4 millions.
Pont-Rouge a connu une année exceptionnelle avec 72 constructions évaluées à 13,2 millions, presque le double de la valeur des 60 permis accordés en 2005. On y a construit 64 résidences unifamiliales, six multi-logements, un commerce et une entreprise.
La construction du poste d’Hydro-Québec et de l’édifice à logements Les Jardins Lambert, à Donnacona, ont gonflé les investissements. La Ville a délivré 30 permis, neuf de plus qu’en 2005, pour une valeur de 10,3 millions, 8 millions de plus qu’en 2005.
Pour la première fois depuis fort longtemps, Saint-Raymond ne se classe pas au premier rang des mises en chantier. Leur nombre est passé de 72 en 2005 à 51, dont 15 chalets, l’an dernier. Les investissements, qui s’élevaient de 10,2 millions avec la construction du supermarché Provigo, en 2005, sont passés à 5,5 millions.
Le service de l’aménagement et de l’urbanisme de la MRC rapporte 2166 mises en chantier depuis 10 ans dans Portneuf. La construction a connu un creux en 2000 où 114 maisons ont été construites.
Malgé un baisse de six, Cap-Santé arrive au 4e rang avec 20 permis d’une valeur de 2,3 millions. Suivent Neuville avec 19 (trois de moins qu’en 2005) pour 2,4 millions. Elle avait atteint un sommet en 2002 avec 49 permis, mais il ne reste plus de terrains. Un projet de développement résidentiel à l’est de la ville est en cours. La construction a aussi diminué à Saint-Léonard, Saint-Alban, Portneuf et Lac-Sergent.
Seize maisons ont été construites à Deschambault-Grondines, cinq de plus qu’en 2005, pour une valeur de 2,2 millions. Le nombre de constructions a aussi augmenté à Sainte-Christine-d’Auvergne, passant de 14 à 16 dont la valeur atteint 2,6 millions. Treize permis ont été délivrés à Saint-Ubalde, un de plus qu’en 2005. Le coût déclaré des construction est de 2 millions de dollars, presque identique à celui de l’année précédente.
Saint-Marc-des-Carrières a accordé neuf permis, dont trois pour des industries, pour une valeur de 3,3 millions, trois fois celle de 2005 où huit permis avaient été donnés. Les mises en chantier ont aussi augmenté de cinq à sept à Saint-Basile, de quatre à six à Rivière-à-Pierre et de un à deux à Saint-Casimir.
Saint-Léonard a accordé deux permis, sept de moins qu’en 2005. Saint-Alban et Portneuf en ont donné neuf. C’est respectivement quatre et deux de moins tandis que le nombre de permis à Lac-Sergent est passé de neuf à sept.
Saint-Gilbert et Saint-Thuribe n’ont eu aucune mise en chantier l’an dernier. Saint-Gilbert a eu 11 constructions en 10 ans et Saint-Thuribe, deux.
Haut de la page
Pierre-Alexi Perron a joué au Skydome
Le joueur de baseball de Saint-Casimir est l’un des meilleurs au Canada
Alain Turgeon 
Pierre-Alexi Perron, de Saint-Casimir, âgé de 15 ans seulement, a été un des 45 meilleurs joueurs de baseball de 16 ans et moins au Canada invités à participer au Camp Mizuno, à Toronto, en collaboration avec les Blue Jays. Il évoluera cet été pour les Aigles midget AAA de Trois-Rivières.
«C’est très rare qu’un jeune de 15 ans joue dans le midget AAA», a déclaré son entraîneur, Philip Tomlinson, qui ne tarit pas d’éloges envers Pierre-Alexi Perron. Selon l’entraîneur, il a un talent hors de l’ordinaire. Il a de belles qualités athlétiques et comprend bien le jeu. «C’est un coureur rapide, il a un excellent bras et démontre beaucoup de puissance au bâton», a-t-il expliqué.
Le jeune Perron qui a eu 15 ans hier (samedi) est un des 10 joueurs québécois à avoir participé au camp Mizuno au Skydome de Toronto. Il a offert une belle performance et il s’est fait remarquer par son talent de frappeur.
Pierre-Alexi Perron fait partie du programme sports-études depuis trois ans à l’Académie les Estacades. Il s’entraîne 20 heures par semaine depuis le mois de septembre. Pierre-Alexi Perron, qui était un joueur d’avant-champ, a été transformé en voltigeur en février et, selon M. Tomlinson, il évoluera à cette position pour les Aigles.
Il revient tout juste de la Floride où il a participé au camp d’entraînement des équipes midget AAA pendant neuf jours.
Haut de la page